2018
Paniers et bocaux
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À la chaire

Paniers et bocaux

Chieko Nishimura Okazaki (1926–2011)

Photographie de sœur Okazaki publiée avec l’autorisation de la bibliothèque d’histoire de l’Église ; autres images : Getty Images

Baskets and Bottles

Dieu nous a accordé de nombreux dons, une grande diversité et de nombreuses différences mais l’essentiel est ce que nous connaissons les uns des autres, que nous sommes tous ses enfants.

En tant que membres de l’Église, on nous demande d’apprendre les uns des autres afin de pouvoir tous nous aimer et progresser ensemble.

La doctrine de l’Évangile est indispensable. Elle est essentielle mais l’emballage peut varier. Je vais vous en donner un exemple simple pour vous montrer la différence entre la doctrine de l’Église et l’emballage culturel. Voici un bocal de pêches d’Utah préparées par une ménagère d’Utah pour nourrir sa famille pendant la saison froide. Les ménagères hawaïennes ne font pas de conserves de fruits. Elles ramassent suffisamment de fruits pour quelques jours et les mettent dans des paniers comme celui-ci pour leur famille. Ce panier contient une mangue, des bananes, un ananas et une papaye […] cueillis par une ménagère hawaïenne pour nourrir sa famille sous un climat où les fruits mûrissent tout au long de l’année.

Le panier et le bocal sont des récipients différents mais le contenu est le même : des fruits pour la famille. Le bocal est-il bon et le panier mauvais ? Non, ils sont bons tous les deux. Ce sont des récipients adaptés à la culture et aux besoins des gens. Et ils conviennent tous les deux à leur contenu : des fruits.

Mais le fruit, que représente-t-il ? Paul nous dit : « Le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur [et] la tempérance » [Galates 5:22-23]. Dans la fraternité de la Société de Secours, dans la fraternité des collèges de la prêtrise, dans le recueillement de la réunion de Sainte-Cène, le fruit de l’Esprit nous unit dans l’amour, la joie et la paix, que la Société de Secours soit à Taipei ou à Tonga, que le collège de la prêtrise soit au Montana ou au Mexique et que la réunion de Sainte-Cène soit à Fidji ou aux Philippines. […]

Quand j’ai été appelée à la présidence générale de la Société de Secours, le président Hinckley m’a donné ce conseil : « Vous apportez une qualité particulière à cette présidence. Vous serez reconnue comme représentante de celles qui sont hors des États-Unis et du Canada. […] Elles verront en vous la représentation de leur union avec l’Église. » Il m’a donné la bénédiction d’avoir la langue déliée quand je m’adresserais aux gens4.

[…] [Quand j’ai parlé dans d’autres pays,] j’ai senti l’Esprit qui portait mes paroles à leur cœur et j’ai senti « les fruits de l’Esprit » (Galates 5:22) m’apporter en retour leur amour, leur joie et leur foi. J’ai senti que l’Esprit nous unissait.

Mes frères et sœurs, que vos fruits soient des pêches ou des papayes et que vous les mettiez en bocal ou dans un panier, nous vous remercions de les offrir par amour. Père céleste, je prie pour que nous soyons un et soyons tiens5, au nom sacré de notre Sauveur Jésus-Christ. Amen.

Notes

  1. Chieko N. Okazaki, Lighten Up!, 1993, p. 7.

  2. Voir Okazaki, Lighten Up!, p. 48-50 ; Gregory A. Prince, « ‘There Is Always a Struggle’: An Interview with Chieko N. Okazaki », Dialogue: A Journal of Mormon Thought 45, n° 1 (printemps 2012): p. 114-115.

  3. « Obituary: Okazaki, Chieko », Deseret News, 7 août 2011.

  4. Voir Prince, « There Is Always a Struggle », p. 121. Gordon B. Hinckley était premier conseiller dans la Première Présidence quand sœur Okazaki a été appelée, en 1990.

  5. Voir Doctrine et Alliances 38:27.