2014
Le travail, qui en a besoin ?
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Jeunes, soyez forts

Le travail qui en a besoin ?

Ridd, Randall L.

Le travail n’est peut-être pas toujours amusant, mais vous pourriez être étonnés de voir à quel point il peut vous aider à vous sentir bien.

Work Who Needs It?

Illustration de Brian Call

Jeune homme, j’aimais jouer et m’amuser comme tout le monde. Et à seize ans, j’aimais sortir en couple et être avec mes amis. J’aimais ces activités beaucoup plus que le travail.

Mais, comme beaucoup d’entre vous, j’avais un boulot. Mon père travaillait dans le bâtiment, il construisait des maisons et il nous embauchait régulièrement, mes trois frères et moi, pour l’aider. Il faisait très chaud et le travail était exigeant ; parfois je ne voulais vraiment pas travailler. Mais nous avions un calendrier à respecter et des chantiers à terminer, alors nous travaillions dur chaque jour jusqu’à ce que tout soit fini. Je n’en avais pas conscience à l’époque, mais le fait de travailler avec ma famille m’a appris un certain nombre de leçons.

La satisfaction vient du travail bien fait

Il faut beaucoup de temps, d’efforts et de précision pour construire des maisons. Il y avait un domaine où il me semblait qu’il n’était pas nécessaire d’être aussi rigoureux : c’était la pose des semelles d’une maison. Ce n’était pas l’avis de mon père.

Pour poser les fondations d’une maison, on doit tout d’abord creuser et couler les semelles. La semelle est un bloc de béton plus large que la fondation. Une fois que la semelle est coulée et solidifiée, on coule la fondation par-dessus. Puis on remet la terre.

Je me suis souvent demandé s’il était vraiment important que les fondations soient parfaitement à l’équerre. Après tout, recouvertes de terre, personne ne les verrait jamais et cela n’affaiblirait pas la structure porteuse de la maison. Mais mon père voulait malgré tout que les fondations soient parfaitement à l’équerre et de niveau, mesurées correctement et avec attention, et il faisait cela pour chaque maison qu’il construisait.

En y repensant, je comprends que mon père traitait tout ce qu’il faisait dans son travail avec le même soin, même pour les choses que le propriétaire ne remarquerait jamais. La minutie qu’il apportait aux détails signifiait que l’on pouvait être certain qu’il ferait du bon travail, et il avait la satisfaction de savoir que son travail était de la meilleure qualité et que les propriétaires l’apprécieraient.

Parfois personne d’autre que le Seigneur et vous ne saura à quel point vous avez bien fait le travail que vous deviez faire. Soyez sûrs que le Seigneur connaît réellement vos efforts. En faisant de votre mieux, vous vous sentirez bien, conscients d’avoir acquis de l’intégrité, de la fiabilité et des compétences utiles.

Vous apprendrez, grâce à votre expérience, la valeur de la loi de la moisson du Seigneur : « Ce qu’un homme aura semé, il le moissonnera aussi » (Galates 6:7 ; voir aussi D&A 130:20-21).

L’attitude affecte tout

Creuser des tranchées pour des semelles était synonyme de longues heures de travail exténuant et je dois avouer que je n’avais pas toujours l’attitude qu’il aurait fallu pour cela. Chaque fois que ma mère me surprenait à me plaindre au sujet du travail, elle disait : « Fais attention. Tu vas perdre ta bénédiction et tu vas quand même devoir travailler ! » (Voir D&A 58:28-29.) Elle avait raison. Me plaindre ne m’a jamais débarrassé du travail ; cela me privait juste de la satisfaction du travail accompli et de beaucoup des bénédictions qui en découlent.

J’ai découvert que, quand je choisissais d’écouter ma mère et de travailler de bon cœur, le temps passait beaucoup plus vite, le travail lui-même était mieux fait et j’étais beaucoup plus heureux que quand je me plaignais. L’attitude affecte tout.

Le travail le plus important est l’œuvre de Dieu

Ma mission a été une expérience fondatrice pour moi. J’ai compris qu’aucune œuvre n’est plus importante que celle de notre Père céleste, qui a pour but de nous bénir, nous qui sommes ses enfants : « Car voici mon œuvre et ma gloire : réaliser l’immortalité et la vie éternelle de l’homme » (Moïse 1:39).

Quand on s’engage dans l’œuvre de son Père céleste, servir ses enfants, on éprouve, comme Alma, une grande joie à « être un instrument entre les mains de Dieu pour amener quelque âme au repentir ; et c’est là [notre] joie » (Alma 29:9).

Une invitation

Qui donc doit travailler ? Nous tous ! C’est la base de l’autonomie, de la réussite et de la joie dans cette vie. Si vous vous engagez de bon cœur dans le travail, toutes les personnes qui vous entourent récolteront une moisson abondante des graines que vous avez semées.

Je vous invite à penser, en vaquant aux activités de votre semaine, aux leçons que j’ai apprises, puis à faire cette expérience : la prochaine fois qu’on vous donne un travail à faire, faites de votre mieux, faites-le avec bonne humeur et voyez ce qui arrive. Vous risquez d’être surpris du bonheur que vous ressentirez et du bien que cela vous fera.