2000-2009
    Dieu aide les détenteurs de la prêtrise fidèles
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    Dieu aide les détenteurs de la prêtrise fidèles

    Le message peut vous parvenir par des mots dans votre tête ou par une impression, ou par les deux. Mais il… vous donnera de l’assurance et vous guidera dans ce que vous devez faire.

    Ce soir, je pense à un garçon qui se trouve quelque part dans le monde. Il se demande s’il est capable de faire ce qui est exigé d’un détenteur de la prêtrise. Je m’inquiétais de cela quand j’avais treize ou quatorze ans.

    J’avais grandi à un endroit du champ de la mission où il n’y avait qu’une branche minuscule qui se réunissait dans notre maison. Puis ma famille est allée s’installer dans une région où il y avait des pieux, de grandes paroisses et des églises, des collèges de garçons qui semblaient tous en savoir beaucoup plus que moi sur ce que font les détenteurs de la prêtrise. Dans cette paroisse, ils avaient une manière compliquée de distribuer la Sainte-Cène. J’étais presque certain que j’allais faire une erreur quand cela a été mon tour de distribuer ou de préparer la Sainte-Cène.

    Je me souviens d’être sorti seul de l’église par peur et par désespoir. J’étais inquiet. J’ai prié pour avoir de l’aide et un peu d’assurance que je n’allais pas faire de faute au service de Dieu dans sa prêtrise.

    De nombreuses années ont passé depuis. Je détiens la Prêtrise de Melchisédek depuis plus de cinquante ans. Mais, au cours des derniers jours, j’ai prié avec la même ferveur pour recevoir de l’aide et l’assurance que je n’échouerais pas dans l’appel qui m’a été lancé à servir au sein de la Première Présidence. D’autres semblent beaucoup plus en mesure de servir et beaucoup mieux préparés. Mais, tandis que je priais cette fois, j’ai perçu une réponse qui m’a probablement été envoyée à l’extérieur de l’église de la paroisse de Yalecrest, il y a longtemps. C’est la même réponse que vous pouvez vous attendre à recevoir vis-à-vis d’un appel à servir dans la prêtrise, qui vous semble dépasser vos capacités.

    Le message peut vous parvenir par des mots dans votre tête ou par une impression, ou par les deux. Mais il comportera au moins trois choses pour vous donner de l’assurance et vous guider dans ce que vous devez faire dans cet appel qui semble vous dépasser.

    D’abord, l’assurance naîtra du souvenir d’occasions où notre Père céleste vous a aidé à surmonter des dangers et des difficultés. C’est ce qui s’est produit pour moi, ces derniers jours.

    Quand j’étais jeune et quand j’habitais encore le New Jersey, une grande foule de gens furieux s’est rassemblée devant notre maison. Ma mère est sortie, seule, à leur rencontre, dans cette foule de gens qui me paraissaient très dangereux. Je n’ai pas entendu ce qu’elle leur a dit, mais, au bout de quelques minutes, ils sont partis calmement. Je me rappelle encore avoir vu un miracle.

    J’ai le souvenir plus récent, quand j’étais plus âgé, d’une foule de gens furieux que la Première Présidence m’avait demandé d’affronter et qui, soudain et de manière inexplicable, ont été touchés pas un esprit de calme et de réconciliation.

    Une autre fois j’ai été envoyé parler aux dirigeants d’Églises des États-Unis et à des représentants de ces Églises qui s’étaient réunis à Minneapolis pour débattre du problème de la concurrence entre les Églises.

    Quand je suis arrivé, j’ai appris que je devais faire un discours. Le sujet en était : Pourquoi il était nécessaire qu’il y ait un rétablissement de la véritable Église par l’intermédiaire de Joseph Smith.

    Je devais remplacer, à la dernière minute, frère Neal A. Maxwell.

    À mon arrivée dans la ville, la veille des réunions, j’ai regardé le programme. J’ai appelé le président Hinckley. Je lui ai dit que les réunions devaient durer trois jours, que de nombreux discours devaient être prononcés en même temps, que les gens pouvaient choisir ceux qu’ils iraient écouter. J’ai dit que je pensais que personne ne viendrait à ma deuxième session si je disais la vérité et que je rentrerais probablement très vite. Je lui ai demandé ce que je devais faire selon lui. Il m’a répondu : « Faites le meilleur usage de votre jugement. »

    J’ai prié toute la nuit. Peu avant l’aube, j’ai eu l’assurance que je devais parler du Rétablissement non en disant : « voici ce que nous croyons qui est arrivé à Joseph Smith et pourquoi nous croyons que c’est arrivé », mais : « voici ce qui est arrivé à Joseph Smith et pourquoi le Seigneur l’a fait ». Pendant la nuit, il ne m’a pas été donné d’assurance quant au résultat, juste une directive claire d’aller de l’avant.

    À ma stupéfaction, après mon discours, les ecclésiastiques ont fait la queue pour me parler. Chacun d’eux, venant me trouver l’un après l’autre, m’a raconté la même histoire en substance. Chacun d’eux avait rencontré, à un moment ou à un autre, un membre de l’Église qu’il admirait. Beaucoup ont dit qu’ils habitaient dans une ville où le président de pieu était venu à l’aide, non seulement de membres de l’Église, mais de leur collectivité à l’occasion d’une catastrophe. Ils m’ont demandé si je pouvais saluer et remercier des gens que non seulement je ne connaissais pas mais que j’avais aucun espoir de rencontrer un jour.

    À la fin de ces trois jours de réunions, les gens venaient en nombres de plus en plus grands écouter le message du Rétablissement de l’Évangile et de la véritable Église de Jésus-Christ, non parce qu’ils croyaient au message, mais parce qu’ils avaient vu la bonté de la vie des gens, les fruits de ce rétablissement.

    Tandis que je priais, au cours de ces dernières nuits, ces souvenirs et d’autres ont afflué, et m’ont donné l’assurance suivante : « N’ai-je pas toujours veillé sur toi ? Pense aux fois où je t’ai guidé près des eaux tranquilles. Rappelle-toi les fois où j’ai dressé une table devant toi, en la présence de tes ennemis. Souviens-toi et ne crains pas le mal » (voir Psaumes 23).

    Vous donc, jeunes diacres : rappelez-vous. Il a toujours pris soin de vous depuis votre enfance. Vous, jeunes présidents de collège, rappelez-vous. Vous, pères, dont les enfants sont difficiles, rappelez-vous et ne craignez pas. Ce qui est impossible pour vous est possible avec l’aide de Dieu quand on le sert. Et même quand vous étiez très petit, et au cours des années depuis, avec son pouvoir et son Esprit, il est allé devant vous et a été à votre gauche et à votre droite, quand vous vaquiez à son service (voir D&A 84:88). Vous pouvez recevoir l’assurance que Dieu veillera sur vous si vous priez avec foi pour cela. Je le sais.

    La seconde partie du message, vous la recevrez tandis que vous prierez pour avoir de l’aide pour vous acquitter d’une tâche difficile qui m’a été donnée très tôt vendredi matin. J’avais prié comme vous le ferez pour vaincre l’incompétence écrasante. La réponse m’est venue, très claire et très directe, en fait comme une réprimande pendant ma prière : Oublie-toi ; commence à prier pour les gens que tu dois servir. Cela fait des merveilles, je peux en témoigner, pour amener le Saint-Esprit.

    Mais attendez-vous à perdre la notion du temps tandis que vous priez. Vous éprouverez de l’amour pour les gens que vous devez servir. Vous ressentirez leurs besoins, leurs espoirs, leurs blessures et ceux de leur famille. Et, pendant votre prière, le cercle s’élargira plus que vous ne l’imagineriez, à des gens qui ne font peut-être pas partie de votre collège ou de votre famille, mais à des gens qu’ils aiment, à l’autre bout du monde. Si vous vous oubliez pour prier pour le cercle d’autres personnes que votre service peut toucher, votre service s’élargira dans votre cœur. Cela changera non seulement votre manière de servir mais également votre cœur. Et cela parce que le Père et son Fils bien-aimé, que vous êtes appelés à servir, connaissent et aiment tant de gens que votre service va toucher, bien qu’il vous semble limité à quelques-uns.

    Le troisième et dernier message que vous pouvez vous attendre à recevoir quand vous priez pour recevoir de l’aide pour une tâche de la prêtrise difficile est le suivant, que j’ai reçu aussi : Mettez-vous au travail. Le pouvoir de la prêtrise est donné pour bénir autrui. Et cela exige toujours de faire des efforts, de faire quelque chose, en général de difficile. Vous pouvez aussi attendre, en plus de l’assurance de l’aide de Dieu et du commandement de vous oublier, l’incitation claire du Saint-Esprit à faire quelque chose qui bénira la vie de quelqu’un. Cela peut-être aussi évident que d’aller, dans la prière, rendre visite à une personne, à une famille ou à un membre du collège que vous êtes chargé de servir. Pour un père, il peut s’agir de corriger l’un de ses enfants.

    Que ce que vous devez faire soit de corriger ou d’enseigner l’Évangile de Jésus-Christ, vous l’accomplirez mieux si vous comprenez ce qu’est le succès visé. Vous devez aider notre Père céleste et son Fils, Jésus-Christ, à faire que la vie éternelle soit possible pour les personnes que vous servez. Pour que cela se fasse, il faut que l’Esprit fasse pénétrer un témoignage dans leur cœur. Et ce témoignage doit les amener à choisir de respecter les commandements, en dépit des tempêtes et des tentations qui pourront survenir.

    Si vous avez cela en tête, l’Esprit vous guidera pour que vous enseigniez et corrigiez avec le pouvoir de la prêtrise. Vous vous garderez purs afin d’enseigner avec l’Esprit. Vous prierez pour que l’Esprit vous dise quand et comment corriger et comment faire preuve d’un surcroît d’amour (voir D&A 121:43-44). Tout ce que vous faites dans votre service de la prêtrise peut être guidé et mesuré par la manière dont cela a pu aider et a aidé les gens à intégrer suffisamment à leur vie et dans leur cœur le témoignage de la vérité pour que l’Expiation opère et continue d’opérer.

    Vous pouvez recevoir de l’assurance dans votre service. Vous pouvez vous oublier et commencer à prier pour les gens que vous devez servir et à les aimer. Vous pouvez aussi choisir quoi faire et mesurer la réussite par le changement qui se produit dans le cœur des gens que vous servez.

    Mais ce ne sera jamais facile pour vous ni pour les gens que vous servez. La souffrance dans le service et dans le repentir sera toujours nécessaire pour amener le pouvoir de l’Expiation à changer les cœurs. C’est dans la nature de ce que vous êtes appelés à faire. Pensez au Sauveur, au service de qui vous êtes. Voyez-vous un moment de sa vie ici-bas où cela a été facile pour lui ? A-t-il demandé des choses faciles à ses disciples à l’époque ? Alors, pourquoi est-ce que ce devrait être jamais facile à son service ou pour ses disciples ?

    La raison en est suggérée par l’expression « un cœur brisé ». Vous avez été très bien instruits à ce sujet aujourd’hui. Les Écritures parlent parfois de gens dont le cœur a été adouci, mais plus souvent les mots qui décrivent l’état que nous recherchons pour nous-mêmes et pour les gens que nous servons est un « cœur brisé ». Cela nous aidera peut-être à accepter que notre appel à servir et la nécessité du repentir que nous recherchons ne seront pas faciles. Cela nous aide aussi à mieux comprendre pourquoi le témoignage doit pénétrer jusqu’au tréfonds du cœur des membres de l’Église. La foi que Jésus-Christ a expié leurs péchés doit pénétrer jusqu’au tréfonds de leur cœur, un cœur brisé.

    Donc, ce soir, décidons ensemble de ce que nous allons faire. Tous, quel que soit notre appel, avons des tâches qui dépassent nos capacités. J’en ai et vous en avez. C’est vrai du simple fait que la réussite consiste à faire pénétrer le témoignage dans le cœur des gens. Nous ne pouvons pas le faire. Dieu lui-même n’imposera cela à personne.

    La réussite exige donc que les gens que nous servons choisissent d’accepter le témoignage de l’Esprit dans leur cœur. L’Esprit est prêt. Mais beaucoup de gens ne sont pas prêts à inviter l’Esprit. Notre tâche, qui est en notre pouvoir, consiste à inviter l’Esprit dans notre vie afin que les gens que nous servons veuillent avoir dans leur vie les fruits de l’Esprit, les fruits qu’ils voient dans la nôtre.

    Cela m’amène à quelques suggestions quant à ce que nous pouvons choisir de faire ou de ne pas faire. Certaines des choses que nous faisons favorisent la présence de l’Esprit. Certaines forcent l’Esprit à se retirer. Vous le savez par expérience personnelle.

    Nul détenteur de la prêtrise qui veut réussir ne sera négligent quant aux choses qu’il regarde. Choisir de regarder des images lascives fera se retirer l’Esprit. Frère Clayton vous a mis en garde, mieux que jamais, contre les dangers de l’Internet et des médias qui nous mettent des images pornographiques sous les yeux. Mais le manque de pudeur est si répandu aujourd’hui que la vie quotidienne exige de la discipline : choisir délibérément de ne pas attarder nos regards sur ce qui pourrait faire naître en nous des sentiments qui repousseraient l’Esprit.

    La même attention est nécessaire pour nos paroles. Nous ne pouvons pas espérer parler au nom du Seigneur si nous ne sommes pas attentifs à nos paroles. Les jurons et les propos obscènes offensent l’Esprit. Les jurons et les propos obscènes semblent être plus répandus, tout comme le manque de pudeur. Autrefois, il n’y avait qu’en certains endroits et parmi certains groupes que l’on entendait prendre le nom du Seigneur en vain ou qu’on disait des vulgarités et des plaisanteries grossières. Cela semble maintenant être partout et être socialement acceptable pour beaucoup, alors que ce n’était pas le cas autrefois.

    Vous pouvez décider de changer votre façon de vous exprimer et vous devez le faire, même si vous ne pouvez pas contrôler ce que les autres disent. Mais je sais par expérience personnelle que, dans cette situation terrible, vous pouvez compter sur l’aide de Dieu. Il y a des années, j’ai été officier dans l’armée de l’air pendant deux ans dans un bureau avec un colonel de la marine, un colonel de l’armée de terre et un commandant de marine grisonnant. Ils avaient appris à parler en temps de guerre et en temps de paix d’une manière qui m’offensait et je savais que cela chassait le Saint-Esprit. J’étais alors missionnaire de district et le soir j’essayais d’aller trouver et d’instruire des gens sous l’influence du Saint-Esprit. C’était très difficile. Je n’étais que lieutenant. Ils étaient mes supérieurs de plusieurs grades. Je n’avais pas de moyen de changer leur manière de s’exprimer mais j’ai prié pour recevoir de l’aide. Je ne sais pas comment Dieu a fait, mais avec le temps, leur langage a changé. Lentement, les jurons puis la vulgarité ont disparu. Ce n’est que quand ils buvaient de l’alcool qu’ils réapparaissaient, mais c’était le soir, et je pouvais demander à partir pour aller faire l’œuvre missionnaire.

    Vous pouvez avoir des souvenirs comme cela pour soutenir votre foi quand la vie vous place à des endroits difficiles. Dieu aide le détenteur de la prêtrise fidèle qui décide de ne voir et de ne dire aucun mal même dans un monde inique. Ce ne sera pas facile ; cela ne l’est jamais ; mais la promesse peut s’accomplir pour vous comme je sais qu’elle peut s’accomplir pour moi : « Que la vertu orne sans cesse tes pensées ; alors ton assurance deviendra grande en la présence de Dieu, et la doctrine de la prêtrise se distillera sur ton âme comme la rosée des cieux » (D&A 121:45).

    Je témoigne que je sais que, vous et moi, nous détenons la prêtrise de Dieu et qu’il exaucera les prières que nous lui adressons pour avoir une douce assurance et de l’aide pour mieux le servir. Je vous le promets et vous en témoigne au nom de Jésus-Christ. Amen.