2018
Enseigner aux enfants à aimer et à servir par l’exemple
Juin 2018


Enseigner aux enfants à aimer et à servir par l’exemple

Au moment où vous lirez cet article, Noël et l’esprit merveilleux dont nous faisons l’expérience pendant cette période spéciale des dons, de partage, d’amour, et de service les uns envers les autres seront un lointain souvenir pour la plupart. Certaines de nos résolutions du Nouvel An pourraient encore être en pratique, mais beaucoup auraient probablement pu été abandonnées. Oui, on s’attend à ce que les activités de la vie prennent le relais après les vacances, mais j’entends, du moins par ci, par là, des gens qui disent : « J’aimerais pouvoir ressentir l’esprit de Noël tous les jours ».

Pendant que je réfléchissais à la façon de maintenir continuellement cet esprit de Noël, je méditais un jour sur la vie du Sauveur : son exemple, ses enseignements, son amour, et la miséricorde qu’il étend à tous. Pendant cette période paisible de réflexion sur le Sauveur, je lisais l’apôtre Paul, qui a écrit : « Vous savez comment Dieu a oint du Saint-Esprit et de force Jésus de Nazareth, qui allait de lieu en lieu faisant du bien et guérissant tous ceux qui étaient sous l’empire du diable ; car Dieu était avec lui » (Actes 10:38). En étant oint du Saint-Esprit et de force, Jésus « allait de lieu en lieu faisant du bien », et ces actes de « faire du bien » étaient son but, et son point focal, et l’héritage de sa vie.

De même, lorsque nous acceptons l’Évangile de Jésus-Christ et sommes ensuite baptisés et confirmés par ceux qui détiennent les clés de la prêtrise rétablie, nous recevons aussi le don du Saint-Esprit. Dans nos familles, notre travail, nos appels dans l’Église, nos relations avec nos amis et nos prochains dans nos collectivités, nous pouvons et devons tous agir sous la puissance et les murmures du Saint-Esprit afin d’aller de lieu en lieu « faisant du bien ». Pour tout dire, étendre l’esprit de Noël au-delà du 25 décembre est une question de vivre comme il vit, de faire du bien comme il le fait et d’aimer autrui comme il aime.

Maintenir l’esprit de Noël dans notre cœur signifie concentrer notre esprit sur le Sauveur et suivre son exemple. Alors que son but est d’apporter l’immortalité et la vie éternelle à tous les enfants du Père, il le fait de manière très personnelle en servant chacun de nous individuellement. De la même manière, nous devons tendre la main de façon très intime avec gentillesse et service. En tant que peuple de l’alliance du Seigneur, nous devons être disposés « … à pleurer avec ceux qui pleurent ; oui, et consoler ceux qui ont besoin de consolation, et à être les témoins de Dieu en tout temps, et en toutes choses, et dans tous les lieux où vous serez… » et pourquoi ? Alma donne la réponse dans ce même verset d’Écriture : « … afin d’être rachetés par Dieu et d’être comptés avec ceux de la première résurrection, afin que vous ayez la vie éternelle » (Mosiah 18:9). Ceux qui ont reçu l’ordonnance du baptême ont fait alliance de faire tout leur possible, par le service et l’exemple, pour aider les autres à venir au Christ et recevoir la vie éternelle.

L’une des déclarations du plan de l’interrégion est de « s’aimer et se servir les uns les autres. » Cela inclut « tendre la main, un à un, pour secourir ceux qui sont non-pratiquants » et « partager l’Évangile avec d’autres personnes qui ne sont pas de notre foi ». En tant que membres de son Église, nous devons nous efforcer de vivre selon ce principe de service et l’enseigner ensuite aux générations montantes, nos enfants et petits-enfants, en pratique et par l’exemple, en suivant l’exemple du Sauveur. En avril 1995, le président Gordon B. Hinckley (1910-2008) nous a exhortés tous à nous efforcer davantage de vivre l’Évangile, d’être plus gentils et aimants. Il a enseigné : « Le moment est venu de tendre la main avec gentillesse et amour aux gens qui sont dans la détresse et à ceux qui errent dans les ténèbres et la souffrance. Le moment est venu d’être prévenant et bon, bienveillant et courtois les uns envers les autres dans toutes nos relations. En d’autres termes, de devenir plus semblables au Christ » (Conférence génarale d’avril 1995 ; « Cette oeuvre est celle du Maître », L’Etoile, Juillet 1995, 82).

J’ai eu le privilège de rencontrer de nombreux membres fidèles de l’Église qui s’efforcent d’enseigner à leurs familles les principes de l’Évangile en paroles comme en pratique. Et parce que les enfants ont une foi naturelle en leurs parents et grands-parents, leur enseigner par l’exemple les aide à apprendre et à développer la foi en Jésus-Christ et inculque en eux des leçons d’amour et de service.

Lors d’un de mes nombreux voyages d’affaires en Afrique, j’ai eu la chance d’avoir rencontré une famille à Nairobi, au Kenya, et avec laquelle je suis devenu ami, c’est la famille Alumande. À cette époque, en 2010, frère Alumande était évêque de la paroisse d’Upperhill ; maintenant, il est patriarche de pieu. Frère Alumande s’efforce d’édifier là où il est en servant et en aimant ceux qui l’entourent et en invitant sa famille à faire de même. J’ai rencontré ses petits-enfants, Amari (8 ans) et Jabari (4 ans), et je peux voir qu’on leur a appris à être gentils et à servir leurs amis et leurs prochains. Ils ont appris cela par l’exemple de leur grand-père. Avec sa permission, et la permission des personnes concernées, permettez-moi de parler d’une expérience récente qui s’est produite pendant la période de Noël dernière (2017), une expérience concernant sa famille et d’autres personnes qui ne sont pas de notre foi.

Plus récemment, j’ai rendu visite à la famille Alumande à leur domicile, et pendant que nous partagions une leçon d’Évangile, et nous étions déjà très avancés dans la leçon, une femme et son jeune fils sont entrés dans la maison. Ils étaient contents, tendant la main et saluant tout le monde avec enthousiasme et joie. Ils ont soudainement réalisé que nous avions une leçon et lorsque frère Alumande a expliqué ce dont nous discutions, ils ont accepté de rester et de se joindre à notre conversation. J’ai appris plus tard que cette sœur était confrontée à de graves problèmes de santé et à d’autres problèmes, moment pendant lequel, frère Alumande et sa famille lui ont tendu la main ainsi qu’à ses enfants avec amour, gentillesse et service. Ils ont partagé des leçons d’Évangile avec la famille et les ont invités à divers services et activités de l’Église. Les petits-enfants de frère Alumande, Amari et Jabari, sont devenus amis avec les enfants de cette sœur et aiment jouer ensemble, et ont appris à partager le peu qu’ils peuvent avoir. Il est facile de voir l’esprit d’affection et de gentillesse inculqué à bas âge dans les petits-enfants du frère Alumande car on leur a enseigné, en paroles et en pratique, le principe d’amour et de service envers les autres.

Nos dirigeants de l’Église continuent à nous enseigner et à nous conseiller d’être plus aimants et plus gentils. Dans l’un de ses derniers discours à la conférence générale, le président Thomas S. Monson (1927-2018) a dit : « Examinons notre vie et décidons de suivre l’exemple du Sauveur en étant gentils, aimants et charitables. Et ainsi, nous serons plus en mesure de faire appel aux pouvoirs des cieux pour nous-mêmes, pour notre famille et pour nos compagnons de route dans ce voyage de retour parfois difficile vers notre foyer céleste » (Thomas S. Monson, « Gentillesse, charité et amour », Le Liahona, mai 2017, 66).

Six mois plus tard, le président Henry B. Eyring a dit : « Prions sans cesse. Croyons. Servons le Seigneur de tout notre cœur, de tout notre pouvoir, de tout notre esprit et de toute notre force. Nous devons prier avec toute l’énergie de notre cœur pour avoir le don de la charité, l’amour pur du Christ » (Henry B. Eyring, « Ne craignez pas de faire le bien », Le Liahona, novembre 2017, 100).

En faisant ces choses, et en les enseignant à nos enfants, nous aurons l’esprit de Noël chaque jour dans notre cœur. Nous aurons aussi la compagnie du Saint-Esprit pour nous guider et nous ramener ainsi que les autres en toute sécurité dans la présence de Dieu.