2010-2019
« La gratitude le jour du sabbat »
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« La gratitude le jour du sabbat »

Pour les saints des derniers jours, le sabbat est un jour de gratitude et d’amour.

Mes chers frères et sœurs de par le monde dans l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, je suis reconnaissant que le président Monson m’ait demandé de prendre la parole à la conférence en ce jour de sabbat. Je prie pour que le Saint-Esprit porte mes paroles dans votre cœur.

Aujourd’hui, je désire vous parler de ce que j’éprouve. Je vais parler en particulier de la gratitude, surtout le jour du sabbat.

Nous sommes reconnaissants de nombreuses choses : une gentillesse de la part d’un inconnu, un repas lorsque nous avons faim, un toit qui nous garde au sec lorsque l’orage éclate, un os brisé qui se ressoude, et le cri vigoureux d’un nouveau-né. Beaucoup d’entre nous se souviendront d’avoir éprouvé de la gratitude à de tels moments.

Pour les saints des derniers jours, le sabbat est l’un de ces moments, en fait une journée, de gratitude et d’amour. En 1831, dans le comté de Jackson (Missouri), le Seigneur commanda aux saints d’adresser leurs prières et leurs actions de grâce aux cieux. Il leur fut révélé comment respecter le jour du sabbat et comment jeûner et prier1.

Le Seigneur leur dit, et nous dit, comment adorer Dieu et comment lui rendre grâces le jour du sabbat. Comme vous pouvez le constater, ce qui importe le plus, c’est notre amour pour les dispensateurs de ces dons. Voici ce que dit le Seigneur sur la manière de rendre grâces et d’aimer, le jour du sabbat :

« C’est pourquoi, je leur donne un commandement qui dit ceci : Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de tout ton pouvoir, de tout ton esprit et de toute ta force ; et tu le serviras au nom de Jésus-Christ. […]

« Tu remercieras le Seigneur, ton Dieu, en toutes choses.

« Tu offriras un sacrifice en justice au Seigneur, ton Dieu, celui d’un cœur brisé et d’un esprit contrit2. »

Le Seigneur nous avertit ensuite des dangers que nous courons si nous ne remercions pas notre Père céleste et Jésus-Christ comme étant les dispensateurs des dons : « Et il n’y a rien qui offense autant Dieu ou allume autant sa colère que ceux qui ne confessent pas sa main en toutes choses3. »

Beaucoup d’entre vous qui écoutez aujourd’hui goûtent déjà le sabbat comme un jour fait pour se souvenir et remercier Dieu de ses bénédictions. Vous vous rappelez le cantique bien connu :

« Lorsque les ennuis, les peines, le chagrin

Troubleront ta vie au long de ton chemin,

Compte les bienfaits accordés chaque jour,

Dénombre-les en pensant à son amour.

Compte les bien !

Ils sont si nombreux !

Compte chaque jour !

tous les bienfaits de Dieu ! […]

Si ta croix te semble trop lourde à porter,

Et si ton fardeau te pèse à t’écraser,

Compte les bienfaits : le doute s’en ira,

Et le jour qui meurt dans les chants finira4.

Je reçois des lettres et des visites de saints des derniers jours fidèles à qui leurs soucis semblent trop lourds à porter. Certains ne sont pas loin de penser qu’au moins en ce qui les concerne, leur vie est bien troublée. Je prie avec l’espoir que ce que je dis sur la reconnaissance le jour du sabbat contribuera à dissiper le doute et à faire revenir les chants dans votre cœur.

L’une des bénédictions dont nous pouvons être reconnaissants, c’est déjà d’être présents à cette réunion de Sainte-Cène, réunis avec plusieurs disciples, en son nom. Certaines personnes sont dans l’impossibilité de sortir de leur lit. Certaines aimeraient être à notre place mais elles travaillent dans des hôpitaux et des services de sécurité publique ou nous défendent au péril de leur vie dans un désert ou une jungle. Le fait de pouvoir nous réunir, ne serait-ce qu’avec un seul autre saint et prendre la Sainte-Cène nous aidera à commencer d’éprouver de la reconnaissance et de l’amour pour la bonté de Dieu.

Grâce à Joseph Smith, le prophète, et à l’Évangile rétabli, un autre bienfait que nous pouvons compter est la possibilité de prendre la Sainte-Cène chaque semaine, préparée, bénie et distribuée par des serviteurs autorisés de Dieu. Nous pouvons être reconnaissants lorsque le Saint-Esprit nous confirme que les paroles des prières de Sainte-Cène, prononcées par ces détenteurs de la prêtriseayant autorité, sont honorées par notre Père céleste.

Parmi toutes les bénédictions que nous pouvons compter, la plus grande est, de loin, le sentiment d’être pardonné que nous éprouvons quand nous prenons la Sainte-Cène. Nous pouvons éprouver plus d’amour et de reconnaissance pour le Sauveur dont le sacrifice infini a permis que nous soyons lavés de nos péchés. En prenant le pain et l’eau, nous nous souvenons qu’il a souffert pour nous. Et; quand éprouvons de la gratitude pour ce qu’il a fait pour nous, nous ressentons son amour pour nous et éprouvons de l’amour pour lui.

Grâce à cet amour que nous éprouvons, il nous sera plus facile de respecter les commandements et de toujours nous « souvenir de lui 5 ». Vous pouvez même éprouver, comme moi, de l’amour et de la gratitude envers le Saint-Esprit qui, selon la promesse de notre Père céleste, sera toujours avec nous si nous restons fidèles aux promesses que nous avons faites. Nous pouvons compter ces bienfaits chaque dimanche et éprouver de la reconnaissance

Le sabbat est aussi le moment parfait pour vous souvenir de l’alliance que vous avez contractée aux eaux du baptême d’aimer et de servir les enfants de notre Père céleste. Le respect de cette promesse le sabbat peut comprendre le fait de participer à une classe ou à un collège d’un cœur pleinement résolu afin de faire grandir la foi et l’amour parmi nos frères et sœurs qui sont là avec nous. Cette promesse comprendra le fait de remplir joyeusement nos appels.

Je me souviens des nombreux dimanches où j’instruisais un collège de diacres à Bountiful (Utah), ainsi qu’une classe de l’École du Dimanche en Idaho. Je me souviens même des fois où j’ai servir d’assistant de ma femme à la garderie, où ma responsabilité principale consistait à distribuer les jouets et à les ramasser.

Il m’a fallu des années pour prendre conscience par l’Esprit que mon service modeste avait compté dans la vie d’enfants de notre Père céleste. À ma grande surprise, certains se sont souvenus de mes tentatives inexpérimentées de les servir au nom du Maître le jour du sabbat.

Tout comme parfois nous ne voyons pas les résultats du service que nous rendons le jour du sabbat, il se peut que nous ne voyions pas les effets cumulés des efforts d’autres serviteurs du Seigneur. Mais le Seigneur édifie son royaume discrètement, sans grande fanfare vers son avenir millénaire glorieux, par l’intermédiaire de ses fidèles et humbles serviteurs. Le Saint-Esprit nous est nécessaire pour voir la grandeur croissante

Quand j’étais jeune, j’assistais aux réunions de Sainte-Cène dans une minuscule branche du New-Jersey qui ne comptait que quelques membres et une famille, la mienne. Il y a soixante-quinze ans, je me suis fait baptiser à Philadelphie, dans la seule chapelle construite par l’Église où nous pouvions aller, en Pennsylvanie ou au New-Jersey. Mais là où se trouvait une seule petite branche, à Princeton, au New Jersey, il y a maintenant deux grandes paroisses. Et il y a quelques jours à peine, des milliers de jeunes ont donné un spectacle à l’occasion de la consécration du temple de Philadelphie (Pennsylvanie).

Jeune homme, j’ai été appelé à être missionnaire de district dans la seule église où nous nous réunissions pour le culte du dimanche, à Albuquerque (Nouveau-Mexique). Aujourd’hui, il y a un temple et de quatre pieux.

J’ai quitté Albuquerque pour aller faire mes études à Cambridge, au Massachusetts. Il y avait une église et un district qui couvrait presque tout le Massachusetts et Rhode Island. Je parcourais en voiture les collines de ce magnifique pays pour me rendre à des réunions de Sainte-Cène dans des branches minuscules, dont la plupart louaient des locaux ou de petites maisons réaménagées. Maintenant, il y a un temple sacré de Dieu à Belmont, Massachusetts, et des pieux à travers toute la campagne.

Ce que je ne pouvais pas voir clairement, c’était que le Seigneur déversait son Esprit sur les gens lors de ces réunions de Sainte-Cène simples. Je pouvais le ressentir, mais je ne pouvais pas voir ni dans quelle mesure ni selon quelles échéances le Seigneur voulait bâtir et de glorifier son royaume. Un prophète, par révélation, a vu et enregistré ce que nous pouvons maintenant voir nous-mêmes. Néphi a dit que notre nombre total ne serait pas grand, mais que la lumière cumulée serait spectaculaire :

« Et il arriva que je vis l’Église de l’Agneau de Dieu, et ses membres n’étaient qu’en petit nombre. […]

« Et il arriva que moi, Néphi, je vis le pouvoir de l’Agneau de Dieu, qu’il descendait sur les saints de l’Église de l’Agneau et sur le peuple de l’alliance du Seigneur, qui étaient dispersés sur toute la surface de la terre ; et ils étaient armés de justice et du pouvoir de Dieu, dans une grande gloire6. »

Dans cette dispensation, une description prophétique similaire de notre situation et des possibilités qui s’ouvrent à nous est rapportée dans les Doctrine et Alliances :

« Vous n’avez pas encore compris combien sont grandes les bénédictions que le Père a entre ses mains et qu’il a préparées pour vous ;

« Et vous ne pouvez pas supporter tout maintenant ; néanmoins, prenez courage, car je vous guiderai le long du chemin. Le royaume est à vous, ses bénédictions sont à vous et les richesses de l’éternité sont à vous.

« Et celui qui reçoit tout avec gratitude sera rendu glorieux, et les choses de cette terre lui seront ajoutées, et ce, au centuple, oui, davantage7. »

J’ai ressenti cette transformation qui s’accompagne d’une reconnaissance grandissante pour les bénédictions et d’amour croissant pour Dieu dans toute l’Église. Cela semble s’accélérer parmi les membres de l’Église dans les moments et les endroits où leur foi est éprouvée, où ils doivent implorer Dieu de les aider à continuer.

Les temps que nous traverserons comprendront des épreuves difficiles, comme pour le peuple d’Alma sous le cruel Amulon, qui plaçait sur leur dos des fardeaux trop lourds à porter :

« Et il arriva que la voix du Seigneur leur parvint dans leurs afflictions, disant : Relevez la tête et prenez courage, car je connais l’alliance que vous avez faite avec moi ; et je ferai alliance avec mon peuple et le délivrerai de la servitude.

« Et j’allégerai aussi les fardeaux qui sont mis sur vos épaules, de sorte que vous ne pourrez plus les sentir sur votre dos pendant que vous êtes en servitude ; et cela, je le ferai pour que vous soyez plus tard témoins pour moi, et que vous sachiez avec certitude que moi, le Seigneur Dieu, j’interviens effectivement en faveur de mon peuple dans ses afflictions.

« Et alors, il arriva que les fardeaux qui étaient imposés à Alma et à ses frères furent rendus légers ; oui, le Seigneur les fortifia, de sorte qu’ils purent supporter leurs fardeaux avec facilité, et ils se soumirent de bon cœur et avec patience à toute la volonté du Seigneur8. »

Vous et moi sommes témoins que, chaque fois que nous avons respecté nos alliances avec Dieu, surtout lorsque c’était difficile, il a entendu nos prières de reconnaissance pour ce qu’il avait déjà fait pour nous et a exaucé notre prière pour avoir la foi de persévérer fidèlement. Et plus d’une fois il nous a rendus à la fois joyeux et forts.

Peut-être vous demandez-vous ce que vous pourriez faire pour vivre et adorer Dieu ce jour de sabbat de manière à faire preuve de reconnaissance et à vous fortifier vous et d’autres pour les épreuves qui vous attendent.

Vous pourriez commencer aujourd’hui par une prière de reconnaissance personnelle et familiale pour tout ce que Dieu a fait pour vous. Vous pourriez prier pour savoir ce que Dieu veut que vous fassiez pour le servir et pour servir les autres. Surtout, vous pourriez prier pour que le Saint-Esprit vous parle de quelqu’un qui est seul ou dans le besoin, vers qui le Seigneur voudrait que vous alliez.

Je peux vous promettre que vos prières seront exaucées, et que, si vous agissez conformément à la réponse que vous recevrez, le sabbat vous procurera de la joie et votre cœur débordera de gratitude.

Je témoigne que Dieu le Père vous connaît et vous aime. Le Sauveur, le Seigneur Jésus-Christ, a expié vos péchés par amour pour vous. Le Père et le Fils connaissent votre nom comme ils connaissaient le nom du prophète Joseph Smith lorsqu’ils lui sont apparus. Je témoigne que cette Église est celle de Jésus-Christ et qu’il honorera les alliances que vous contractez et renouvelez avec lui. Votre nature même sera changée pour que vous deveniez davantage semblables au Sauveur ? Vous serez fortifiés contre les tentations et contre les doutes à propos de la vérité. Vous trouverez de la joie dans le Sabbat. Je le promets et j’en témoigne au nom sacré du Seigneur Jésus-Christ. Amen.