Enseignements des présidents
Chapitre 10 : Renforcer le partenariat éternel du mariage
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Chapitre 10

Renforcer le partenariat éternel du mariage

« Les sentiments les plus doux, les élans les plus généreux et les plus satisfaisants du cœur humain s’expriment dans un mariage qui reste pur et n’est pas souillé par les maux du monde. »

Épisodes de la vie de Gordon B. Hinckley

Un soir que frère et sœur Hinckley étaient paisiblement assis l’un près de l’autre, sœur Hinckley dit à son mari : « Tu m’as toujours donné des ailes pour voler et je t’ai aimé pour ça1. » En commentant cette réflexion de sa femme, le président Hinckley a expliqué : « J’ai essayé d’être conscient de [son] individualité, de [sa] personnalité, [de ses] aspirations, [de son] vécu et [de ses] ambitions. Laissez votre femme s’épanouir. Oui, laissez-la s’épanouir ! Laissez-la cultiver ses talents. Laissez-la faire les choses à sa façon. Faites-lui place et admirez ce qu’elle fait2. » Sœur Hinckley soutenait son mari de la même manière, que ce soit dans son rôle de père, dans ses centres d’intérêt ou dans les responsabilités de son long service dans l’Église.

Pendant la plus grande partie de leur jeunesse, Gordon B. Hinckley et Marjorie Pay avaient appartenu à la même paroisse. Ils avaient habité l’un en face de l’autre pendant bien des années. « Je l’ai vue pour la première fois à la Primaire », raconte-t-il. « Elle lisait. Je ne sais pas ce que cela m’a fait mais je ne l’oublierai jamais. Puis elle est devenue une belle jeune fille et j’ai eu le bon sens de l’épouser3. »

Ils sortirent ensemble pour la première fois à un bal de l’Église lorsqu’il avait dix-neuf ans et qu’elle en avait dix-huit. « Ce jeune homme a de l’avenir », dit Marjorie à sa mère en rentrant4. Leur relation continua d’évoluer pendant que Gordon poursuivait ses études à l’université d’Utah. Puis, en 1933, l’année où il obtint son diplôme, il fut appelé en mission en Angleterre. Ils recommencèrent à se fréquenter en 1935, lorsqu’il revint de mission et se marièrent au temple de Salt Lake City en 1937. Sœur Hinckley raconte leurs premières années de mariage :

« Nous n’avions pas beaucoup d’argent mais nous étions plein d’espoir et d’optimisme. Ces premières années n’ont pas été sans nuage, mais nous étions déterminés et nous avions le désir profond de fonder un foyer heureux. Nous nous aimions ; il n’y avait aucun doute à ce sujet. Mais il nous fallait aussi nous habituer l’un à l’autre. Je crois que, dans chaque couple, les conjoints doivent s’habituer l’un à l’autre.

« Très tôt, j’ai compris qu’il était préférable que nous nous efforcions davantage de nous habituer l’un à l’autre que d’essayer toujours de nous changer l’un l’autre, ce qui est impossible. […] Il faut apprendre à donner et à recevoir, et faire preuve de beaucoup de souplesse pour fonder un foyer heureux5. »

En 1958, le président Hinckley reçut l’appel d’Autorité générale. Pendant les premières années, sœur Hinckley resta à la maison pour s’occuper de leurs cinq enfants pendant qu’il voyageait pour remplir son appel. Quand les enfants devinrent grands, les Hinckley voyagèrent plus souvent ensemble, ce qu’ils aimaient faire. En avril 1977, ils célébrèrent leur quarantième anniversaire de mariage au cours d’un long voyage pour rencontrer les membres de l’Église en Australie. Ce jour-là, le président Hinckley écrivit dans son journal :

« Aujourd’hui nous sommes à Perth en Australie. Notre présence ici est caractéristique de ce que la vie nous a réservé. Nous avons passé la journée en réunion avec les missionnaires de la mission de Perth. Cela a été une journée magnifique où nous avons entendu des témoignages et avons été instruits. Les missionnaires ont offert un bracelet de fleurs à Marjorie, ce que je n’avais pas eu le temps de faire moi-même.

« On pourrait écrire tout un ouvrage sur les quarante dernières années. […] Nous avons eu nos difficultés et nos problèmes. Mais, dans l’ensemble, notre vie a été belle. Nous avons été merveilleusement bénis. À notre âge, nous commençons à prendre conscience de la signification de l’éternité et de la valeur d’un partenariat éternel. Si nous avions été chez nous ce soir, nous aurions probablement eu un dîner de famille. Mais nous sommes loin de chez nous au service du Seigneur et c’est une belle expérience6. »

Vingt-deux ans plus tard, lorsqu’il était président de l’Église, le président Hinckley écrivit une lettre à sœur Hinckley, exprimant ses sentiments après plus de soixante années de mariage. Il y disait : « Quelle compagne précieuse tu as été ! Nous avons vieilli ensemble et quelle belle expérience cela a été ! […] Et lorsqu’un jour la main de la mort touchera doucement l’un de nous, il y aura des larmes, oui, mais aussi la certitude tranquille et sûre de nos retrouvailles et de l’éternité ensemble7. »

Au début de l’année 2004, les Hinckley rentraient chez eux après la consécration du temple d’Accra au Ghana lorsque sœur Hinckley s’effondra de fatigue. Elle ne réussit pas à se rétablir et décéda le 6 avril 2004. Six mois plus tard, à la conférence générale d’octobre, le président Hinckley dit :

« Je dois avouer qu’en tenant sa main, lorsque j’ai senti la vie mortelle quitter peu à peu ses doigts, j’ai été bouleversé. Avant que je l’épouse, elle avait été la jeune fille de mes rêves. […] Elle a été ma tendre épouse pendant plus de deux-tiers de siècle, mon égale devant le Seigneur, mais en réalité ma supérieure. Maintenant, elle est redevenue la jeune fille de mes rêves8. »

Malgré son chagrin, la connaissance que Marjorie et lui avaient été scellés pour l’éternité lui donnait du réconfort. Il dit : « Perdre le conjoint bien-aimé avec qui l’on a traversé les bons et les mauvais moments de la vie est quelque chose de terrible. La solitude accablante qu’on éprouve ne fait que s’intensifier. Elle nous ronge douloureusement l’âme. Mais dans le silence de la nuit se fait entendre un murmure silencieux : ‘Tout est bien. Tout est bien.’ Et cette voix venue d’en haut apporte la paix et la certitude inébranlable que la mort n’est pas la fin, que la vie continue avec d’autres tâches à accomplir et d’autres victoires à remporter. Ce murmure doux, imperceptible à l’oreille humaine, procure l’assurance que, tout comme la séparation est réelle, il y aura des retrouvailles joyeuses9. »

Frère et sœur Hinckley connurent un mariage heureux et aimant renforcé par « la certitude tranquille et sûre de [leurs] retrouvailles et de l’éternité ensemble ».

Enseignements de Gordon B. Hinckley

1

Notre Père céleste a conçu le mariage dès le commencement.

Quelle chose merveilleuse que le mariage selon le plan de notre Père éternel, plan conçu dans sa sagesse divine pour le bonheur et la sécurité de ses enfants et la perpétuation du genre humain !

Il est notre Créateur et a conçu le mariage dès le commencement. Au moment de la création d’Ève, Adam dit : « Voici cette fois celle qui est os de mes os et chair de ma chair ! […] C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair. » (Genèse 2:23–24.)

Paul a écrit aux saints de Corinthe : « Toutefois, dans le Seigneur, la femme n’est point sans l’homme, ni l’homme sans la femme. » (1Cor. 11:11.)

Dans la révélation moderne, le Seigneur a dit : « Et de plus, en vérité, je vous dis que quiconque interdit de se marier n’est pas mandaté par Dieu, car le mariage est institué par Dieu pour l’homme. » (D&A 49:15.) […]

Assurément, nul, à la lecture des Écritures, anciennes et modernes, ne peut douter du caractère divin du mariage. Les sentiments les plus doux, les élans les plus généreux et les plus satisfaisants du cœur humain s’expriment dans un mariage qui reste pur et n’est pas souillé par les maux du monde.

Selon moi, un tel mariage est le souhait le plus cher et l’objet des prières des hommes et des femmes de partout10.

2

Dans le temple, le mari et la femme peuvent être scellés pour toute l’éternité.

[Les] temples […] offrent des bénédictions que l’on ne peut avoir nulle part ailleurs. Tout ce qui se passe dans ces maisons sacrées concerne la nature éternelle de l’homme. Ici, maris, femmes et enfants sont scellés ensemble en famille pour toute l’éternité. Le mariage n’est pas jusqu’à ce que la mort nous sépare. Il est pour toujours, si les parties vivent de manière à être dignes des bénédictions11.

Y a-t-il jamais eu un homme qui aime vraiment une femme ou une femme qui aime vraiment un homme qui n’ait pas prié pour que leur union dure au-delà de la tombe ? Y a-t-il jamais eu un enfant qui ait été enterré par des parents qui n’aspiraient pas à avoir la certitude que cet être cher leur serait rendu dans un monde à venir ? Quelqu’un qui croit à la vie éternelle peut-il douter que le Dieu des cieux accorde à ses fils et à ses filles cet attribut, le plus précieux de la vie, qu’est l’amour, qui ne s’exprime nulle part ailleurs mieux que dans les relations familiales ? Non, la raison exige que les relations familiales continuent après la mort. Le cœur humain aspire à cela et le Dieu des cieux a révélé un moyen de le rendre possible : Les ordonnances sacrées de la maison du Seigneur12.

Comme elle est douce l’assurance, comme elle est consolatrice la paix que nous avons de savoir que, si nous nous marions bien et que si nous vivons dans la justice, notre union continuera, malgré la certitude de la mort et du temps qui passe. Les hommes peuvent écrire et chanter des chansons d’amour, ils peuvent soupirer, espérer et rêver, mais tout cela ne sera qu’une aspiration romantique sans le sceau de l’autorité qui transcende le pouvoir du temps et de la mort13.

3

Le mari et la femme marchent côte à côte en un voyage éternel.

Selon son grand dessein, lorsqu’il créa l’homme à l’origine, Dieu créa la dualité des sexes. L’expression la plus noble de cette dualité se trouve dans le mariage. Chaque personne est complémentaire de l’autre14.

Entre conjoints, il n’y a ni inférieur ni supérieur. La femme ne précède pas l’homme ni l’homme la femme. Ils marchent côte à côte en fils et fille de Dieu effectuant un voyage éternel15.

Le mariage, dans sa signification la plus véritable, est un partenariat à parts égales, où personne ne domine l’autre, mais où les deux conjoints s’encouragent, se réconfortent et s’aident mutuellement dans toutes les responsabilités et dans toutes les aspirations qui peuvent être les leurs16.

Femmes, considérez votre mari comme un compagnon précieux et soyez dignes de l’avoir pour conjoint. Maris, voyez en votre femme votre plus grand atout pour le temps ou l’éternité, comme une fille de Dieu, une compagne avec qui vous pouvez cheminer main dans la main, par beau temps et dans la tempête, à travers tous les périls et toutes les victoires de la vie17.

Je me rappelle deux amis que j’avais du temps de mes études secondaires et à l’université. Lui, un garçon d’une petite ville perdue, pas vraiment beau, sans le sou et pas très prometteur. Il avait grandi dans une ferme, et s’il fallait lui reconnaître une qualité attrayante, c’est qu’il était travailleur. […] Mais, malgré son air campagnard, il avait un sourire et une personnalité qui respiraient la bonté. Elle, une jeune fille de la ville qui venait d’une famille aisée. […]

Il se produisit quelque chose de merveilleux entre eux-deux. Ils tombèrent amoureux. […] Ils riaient, dansaient et étudiaient ensemble. Ils se marièrent alors que les gens se demandaient comment ils pourraient jamais gagner assez d’argent pour survivre. Il travailla très dur pour réussir sa formation professionnelle et termina parmi les premiers de sa classe. Elle vécut modestement, fit des économies, travailla et pria. Elle l’encourageait et le soutenait, et, quand la vie était vraiment difficile, elle disait avec calme : « On trouvera un moyen de s’en sortir. » Soutenu par sa foi en lui, il traversa ces années difficiles. Ils eurent des enfants et, ensemble, ils les aimèrent, les éduquèrent et leur donnèrent la sécurité qui venait de leur amour et de leur loyauté réciproques. Plus de quarante-cinq ans ont passé depuis. Leurs enfants sont grands et font honneur à leurs parents, à l’Église et aux communautés dans lesquelles ils habitent.

Récemment, alors que je montais dans un avion à New York et m’avançais dans la pénombre de la cabine, j’ai vu une femme aux cheveux blancs qui sommeillait, la tête sur l’épaule de son mari qui serrait affectueusement sa main. Il était éveillé et m’a reconnu. Elle s’est réveillée quand nous avons commencé à discuter. Eux aussi rentraient de New-York où il avait fait un exposé devant l’une des grandes sociétés savantes du pays. Il n’en a pas beaucoup parlé mais elle a fièrement raconté les honneurs qui lui avaient été accordés. […]

J’y pensais en retournant à mon siège dans l’avion. Et je me disais que leurs amis à l’époque ne voyaient en eux qu’un garçon de ferme et une jeune fille souriante au nez couvert de taches de rousseur. Mais ces deux-là voyaient l’un chez l’autre de l’amour, de la loyauté, de la paix et de la foi, et l’avenir. Appelez cela de la chimie, si vous voulez, peut-être y avait-il un peu de ça, mais il y avait bien plus. Quelque chose de divin avait fleuri chez eux, planté en eux par ce Père qui est notre Dieu. Pendant leurs études, ils s’étaient montrés dignes de cette efflorescence. Ils avaient vécu avec vertu et avec foi, avec estime et avec respect l’un pour l’autre et pour eux-mêmes. Dans les années de leurs difficultés professionnelles et financières, ils avaient trouvé leur plus grande force terrestre dans leur union. Maintenant qu’ils étaient à l’âge mûr, ils trouvaient la paix et une satisfaction paisible ensemble. Et, au-delà de tout cela, ils avaient l’assurance d’une union éternelle dans le bonheur grâce aux alliances et aux promesses faites il y avait longtemps dans la maison du Seigneur18.

4

Dieu ne refusera aucune bénédiction aux personnes dignes qui ne sont pas mariées.

J’ignore pourquoi mais nous avons collé une étiquette sur un groupe très important dans l’Église. C’est l’étiquette « adultes seuls ». J’aurais préféré qu’on ne fasse pas cela. Vous êtes des gens distincts, hommes, femmes, fils et filles de Dieu et non un amas uniforme de personnes qui se ressemblent toutes et agissent toutes de la même manière. Le fait que vous n’êtes pas mariés ne vous rend pas très différents des autres. Nous nous ressemblons tous beaucoup par notre apparence et nos réactions émotionnelles, par notre faculté de penser, de raisonner, d’être malheureux, d’être heureux, d’aimer et d’être aimés.

Vous êtes tout aussi importants que qui que ce soit d’autre dans le plan de notre Père céleste et, grâce à sa miséricorde, aucune bénédiction à laquelle vous auriez droit autrement ne vous sera jamais refusée19.

Permettez-moi de dire quelques mots aux personnes qui n’ont jamais eu l’occasion de se marier. Je tiens à vous assurer que la solitude dont beaucoup d’entre vous souffrent nous attriste. C’est un sentiment âpre et douloureux. Je suppose que chacun d’entre nous s’est senti seul à un moment ou un autre. Nous éprouvons de l’amour et de la compassion pour vous. […]

Cette période de votre vie peut être merveilleuse. Vous avez de la maturité. Vous avez du bon sens. La plupart d’entre vous sont éduqués et ont de l’expérience. Vous avez la force physique, mentale et spirituelle d’édifier, d’aider et d’encourager.

Il y a tant de personnes autour de vous qui ont besoin de vous. […] Gardez votre batterie spirituelle bien chargée et allumez la lampe des autres20.

Vous qui n’avez jamais été mariés, […] Dieu vous a donné des talents d’une sorte ou d’une autre. Il vous a donné la capacité de répondre aux besoins d’autres personnes et de leur faire du bien par votre gentillesse et votre sollicitude. Allez vers quelqu’un qui est dans le besoin. […]

Acquérez de la connaissance. Affinez votre esprit et vos compétences dans un domaine de votre choix. Il existe des occasions formidables pour vous si vous êtes préparés à en tirer profit. […] Ne pensez pas que, parce que vous êtes célibataires, Dieu vous a abandonnés. Le monde a besoin de vous. L’Église a besoin de vous. Tant de gens et de causes ont besoin de votre force, de votre sagesse et de vos talents.

Adonnez-vous à la prière et ne perdez pas espoir. […] Faites de votre vie ce que vous pouvez en faire de mieux et le Seigneur, dans sa sagesse supérieure et son calendrier éternel, vous accordera la réponse à vos prières.21

Vous qui êtes divorcés, sachez que nous ne vous considérons pas comme inférieurs à cause de l’échec de votre mariage. […] Nous avons l’obligation de nous abstenir de condamner. Il faut pardonner et oublier, encourager et aider. Dans les moments de tristesse, tournez-vous vers le Seigneur qui a déclaré : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. […] Car mon joug est doux, et mon fardeau léger. » (Matthieu 11:28, 30.)

Le Seigneur ne vous rejettera pas et ne vous repoussera pas. Les réponses à vos prières ne seront pas forcément spectaculaires ; vous ne les comprendrez et ne les apprécierez peut-être pas tout de suite. Mais le temps viendra où vous saurez qu’il vous a bénis22.

5

C’est en manifestant un souci sincère pour le bien-être de son conjoint que l’on trouve le bonheur conjugal.

Travaillez à votre mariage. Prenez-en soin. Protégez-le et efforcez-vous de le garder solide et beau. […] Le mariage est un contrat ; c’est un accord ; c’est une union entre un homme et une femme dans le plan du Tout-Puissant. Il peut être fragile. Il demande de l’attention et beaucoup d’efforts23.

Après m’être occupé, pendant des années, de centaines de situations de divorce, je suis convaincu que l’application d’un seul principe ferait plus que toute autre chose pour résoudre ce problème grave.

Si chaque mari et chaque femme faisaient constamment tout leur possible pour assurer le bien-être et le bonheur de leur conjoint, il y aurait très peu ou pas de divorces du tout. On n’entendrait jamais de dispute. On ne porterait jamais d’accusations. Il n’y aurait jamais d’explosions de colère. L’amour et la prévenance remplaceraient les sévices et la méchanceté. […]

Le remède à la plupart des problèmes conjugaux ne se trouve pas dans le divorce. Il se trouve dans le repentir et le pardon, dans les expressions de gentillesse et de prévenance. Il se trouve dans l’application de la règle d’or.

C’est vraiment très beau lorsqu’un jeune homme et une jeune femme se prennent par la main à l’autel et font alliance devant Dieu de s’honorer et de s’aimer. Alors, quel triste tableau lorsque, quelques mois ou quelques années plus tard, il y a des remarques blessantes, des paroles méchantes et désobligeantes, des cris et des accusations acerbes.

Il ne doit pas en être ainsi, mes chers frères et sœurs. Nous pouvons nous élever au-dessus de ces « faibles et pauvres rudiments ».(voir Galates 4:9). Nous pouvons rechercher et reconnaître l’un chez l’autre la nature divine qui nous revient comme enfants de notre Père céleste. Nous pouvons vivre ensemble dans le modèle de mariage que Dieu a donné, accomplissant ce dont nous sommes capables, si nous faisons preuve de maîtrise de nous-mêmes et si nous nous abstenons d’essayer de corriger notre conjoint24.

« Travaillez à votre mariage. Prenez en soin. Protégez-le et efforcez-vous de le garder solide et beau. »

Dans tout mariage il y a des tempêtes occasionnelles. Mais, avec de la patience, du respect mutuel et de l’indulgence on peut les surmonter. Si des fautes ont été commises, il peut y avoir excuses, repentir et pardon. Mais il faut que les deux conjoints y soient disposés. […]

J’ai appris que le bonheur conjugal réside […] dans le souci sincère du confort et du bien-être de son conjoint. Le fait de ne penser qu’à soi et à la satisfaction des désirs personnels n’édifie ni la confiance, ni l’amour, ni le bonheur. Ce n’est que lorsqu’il y a désintéressement que l’amour, avec les qualités qui l’accompagnent, s’épanouit25.

Beaucoup d’entre nous doivent s’arrêter d’être à l’affût des erreurs et se mettre à rechercher les qualités. […] Malheureusement, certaines femmes veulent transformer leur mari à leur idée. Certains maris considèrent qu’il est de leur droit de forcer leur femme à s’adapter aux normes de ce qu’ils considèrent idéal. Cela ne fonctionne jamais. Cela n’amène que querelles, malentendus et chagrin.

Il faut respecter les intérêts de chacun. Il doit y avoir des occasions et des encouragements pour que chacun puisse cultiver et exprimer ses talents personnels26.

Soyez complètement loyaux et fidèles au compagnon ou à la compagne que vous avez choisi. Dans le temps et l’éternité, votre conjoint sera votre plus précieux atout. Vous devrez lui donner le meilleur de vous-même27.

Idées pour l’étude et l’enseignement

Questions

  • Le président Hinckley enseigne que notre Père céleste a conçu le mariage entre l’homme et la femme « pour le bonheur et la sécurité de ses enfants » (1re partie). Quelle influence cette connaissance peut-elle avoir sur la relation entre mari et femme ? Que peuvent faire un mari et sa femme pour que leur mariage « reste pur et [ne soit] pas souillé par les maux du monde » ?

  • Quelles sont les bénédictions du mariage éternel dans cette vie et dans l’éternité ? (Voir la 2e partie). Quelles expériences vous ont aidé à mieux voir l’importance des relations éternelles ? Comment pouvons-nous enseigner l’importance du mariage éternel aux enfants ?

  • Pourquoi le mariage doit-il être « un partenariat à parts égales » ? (voir la 3e partie). Que vous apprend l’histoire racontée dans la troisième partie ? Comment un mari et sa femme peuvent-ils donner une telle force à leur mariage ?

  • Comment les promesses et les recommandations du président Hinckley, dans la quatrième partie, peuvent-elles aider les personnes qui ne sont pas mariées ? En quoi les enseignements de cette section s’appliquent-ils à nous tous ? Pourquoi est-il important d’utiliser nos talents et nos compétences pour servir les autres ?

  • Comment maris et femmes peuvent-ils travailler à leur mariage et en prendre soin ? (voir la 5e partie). Qu’avez-vous appris sur la manière dont un mari et sa femme peuvent surmonter les difficultés et être plus heureux ensemble ? Pouvez-vous en donner des exemples ?

Écritures apparentées

1 Corinthiens 11:11 ; Matthieu 19:3–6 ; D&A 42:22 ; 132:18–19 ; Moïse 2:27–28 ; 3:18, 21–24

Aide pédagogique

« Si vous consacrez du temps chaque jour à étudier la parole de Dieu, personnellement et en famille, la paix régnera dans votre vie. Cette paix ne viendra pas du monde extérieur. Elle viendra de l’intérieur de votre foyer, de votre famille, de votre cœur » (Richard G. Scott, « Faites de l’exercice de votre foi une priorité absolue », Le Liahona, nov. 2014, p. 93-94).

Notes

  1. « Les femmes de notre vie », Le Liahona, nov. 2004, p. 85.

  2. « Chez les Hinckley », Le Liahona, oct. 2003, p. 32.

  3. Dans Jeffrey R. Holland, « Le président Gordon B. Hinckley, un brave au cœur vaillant », L’Étoile, août 1995 (édition spéciale), p. 17.

  4. Dans Glimpses into the Life and Heart of Marjorie Pay Hinckley, éd. Virginia H. Pearce, 1999, p. x.

  5. Dans Glimpses, p. 184.

  6. Journal de Gordon B. Hinckley, 29 avril 1977.

  7. Dans Gerry Avant, « A Tender Farewell to an Elect Lady », Church News, 17 avr. 2004, p. 4.

  8. « Les femmes de notre vie », p. 82.

  9. Dans Marjorie Pay Hinckley, Letters, 2004, p. 264 ; voir aussi R. Scott Lloyd, « Apostle’s Work Continues beyond Veil », Church News, 31 juil. 2004, p. 3.

  10. « Ce que Dieu a uni », L’Étoile, juil. 1991, p. 68.

  11. « Les choses que je sais », Le Liahona, mai 2007, p. 85.

  12. « Pourquoi ces temples ? » L’Étoile, juin 1992, p. 5.

  13. « Le mariage qui dure », Le Liahona, juillet 2003, p. 6-7 ; voir aussi L’Étoile, nov. 1974, p. 478.

  14. « Les femmes de notre vie », p. 84.

  15. « La dignité personnelle et l’exercice de la prêtrise », Le Liahona, juillet 2002, p. 60.

  16. « Ce à quoi je crois », L’Étoile, mars 1993, p. 6.

  17. « Ce que Dieu a uni », p. 71.

  18. « And the Greatest of These Is Love » (Réunion spirituelle de l’université Brigham Young, 14 fév. 1978), p. 2-3, speeches.byu.edu.

  19. « To Single Adults », Ensign, Juin 1989, p. 72.

  20. « To Single Adults », p. 72–73.

  21. « Live Up to Your Inheritance », Ensign, nov. 1983, p. 82-83.

  22. « To Single Adults », p. 74.

  23. « Marcher dans la lumière du Seigneur », L’Étoile, jan. 1999, p. 117.

  24. « Les femmes de notre vie », p. 84.

  25. « Ce à quoi je crois », p. 7.

  26. Les pierres angulaires d’un foyer heureux, Les fondements d’un mariage éternel, Manuel de l’étudiant, p. 193.

  27. « Thou Shalt Not Covet », Ensign, mars 1990, p. 6.