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Ne craignez pas de faire le bien
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Ne craignez pas de faire le bien

« Le Seigneur nous dit que, lorsque nous nous tenons avec foi sur son roc, le doute et la crainte sont atténués, le désir de faire le bien augmente. »

Mes chers frères et sœurs, je prie humblement pour que l’Esprit du Seigneur soit avec nous pendant que je parle aujourd’hui. Mon cœur est rempli de reconnaissance envers le Seigneur, dont c’est l’Église, pour l’inspiration que nous avons perçue à l’occasion de cette conférence, dans les prières ferventes, les discours inspirés et les chants angéliques.

En avril dernier, le président Monson a fait un discours qui a touché des cœurs dans le monde entier, y compris le mien. Il a parlé de la puissance du Livre de Mormon. Il nous a exhortés à étudier, méditer et appliquer ses enseignements. Il a promis que, si nous consacrions du temps chaque jour à l’étudier et à méditer, et si nous respections les commandements qu’il contient, nous aurions un témoignage essentiel de sa véracité, et que le témoignage du Christ vivant qui en découlerait nous protègerait dans les moments de difficultés. (Voir « La puissance du Livre de Mormon », Le Liahona, mai 2017, p. 86-87.)

Comme beaucoup d’entre vous, j’ai considéré que les paroles du prophète étaient la voix du Seigneur à mon attention. Et, aussi comme beaucoup d’entre vous, j’ai décidé d’y obéir. Depuis mon enfance, j’ai le témoignage que le Livre de Mormon est la parole de Dieu, que le Père et le Fils sont apparus à Joseph Smith et lui ont parlé, et que des apôtres d’autrefois lui sont apparus pour restituer les clés de la prêtrise à l’Église du Seigneur.

Avec ce témoignage, je lis le Livre de Mormon tous les jours depuis plus de cinquante ans. J’aurais donc pu raisonnablement penser que les paroles du président Monson s’adressaient à quelqu’un d’autre. Pourtant, comme nombre d’entre vous, j’ai senti l’encouragement et la promesse du prophète m’inviter à faire un effort supplémentaire. Beaucoup d’entre vous ont fait ce que j’ai fait : prié avec une intention accrue, médité plus intensément sur les Écritures, et fait plus d’efforts pour servir le Seigneur et les autres de sa part.

L’heureux résultat pour moi et pour beaucoup d’entre vous a été ce que le prophète avait promis. Ceux d’entre nous qui ont pris à cœur sa recommandation inspirée ont entendu l’Esprit plus distinctement. Nous avons trouvé plus de force pour résister à la tentation et avons ressenti une foi plus grande en Jésus-Christ ressuscité, en son Évangile et en son Église vivante.

À une époque de tumulte croissant dans le monde, ces suppléments de témoignage ont chassé le doute et la crainte et nous ont apporté la paix. L’obéissance à la recommandation du président Monson a produit deux autres effets merveilleux sur moi : premièrement, l’Esprit qu’il avait promis a fait naître un sentiment d’optimisme pour ce qui nous attend, en dépit du tumulte qui semble s’accentuer dans le monde. Et, deuxièmement, le Seigneur m’a donné, et à vous aussi, davantage conscience de son amour pour les personnes dans la détresse. Nous avons éprouvé un désir accru d’aller secourir les autres. Ce désir a été au cœur du ministère et des enseignements du président Monson.

Le Seigneur a promis à Joseph Smith, le prophète, et à Oliver Cowdery de l’amour pour leur prochain et du courage lorsque leurs tâches auraient pu sembler écrasante. Il a dit que ce courage nécessaire viendrait de leur foi en lui, leur roc :

« Ne craignez pas de faire le bien, mes fils, car tout ce que vous semez, vous le moissonnerez aussi. C’est pourquoi, si vous semez le bien, vous moissonnerez aussi le bien en récompense.

« Ne craignez donc pas, petit troupeau ; faites le bien ; laissez la terre et l’enfer s’unir contre vous, car si vous êtes bâtis sur mon roc, ils ne peuvent vaincre.

« Voici, je ne vous condamne point ; allez et ne péchez plus ; accomplissez avec sérieux l’œuvre que je vous ai commandé d’accomplir.

« Tournez-vous vers moi dans chacune de vos pensées ; ne doutez pas, ne craignez pas.

« Voyez les plaies qui ont percé mon côté et aussi les marques des clous dans mes mains et mes pieds. Soyez fidèles, gardez mes commandements, et vous hériterez le royaume des cieux » (D&A 6:33-37).

Le Seigneur a dit aux dirigeants du Rétablissement, ainsi qu’à nous, que, lorsque nous nous tenons avec foi sur son roc, le doute et la crainte sont atténués ; le désir de faire le bien augmente. Lorsque nous acceptons l’invitation du président Monson d’implanter dans notre cœur un témoignage de Jésus-Christ, nous recevons la force, le désir et le courage d’aller secourir les autres sans nous soucier de nos besoins.

J’ai vu cette foi et ce courage de nombreuses fois lorsque des saints des derniers jours engagés ont affronté des épreuves redoutables. Pour vous donner un exemple, je me trouvais en Idaho le 5 juin 1976, lorsque le barrage sur la rivière Teton a cédé. Un mur d’eau est tombé. Des milliers de personnes se sont enfuies de chez elles. Des milliers de maisons et d’établissements ont été détruits. Miraculeusement, moins de quinze personnes ont été tuées.

Ce que j’ai vu là-bas, je le vois chaque fois que des saints des derniers jours se tiennent fermement sur le roc d’un témoignage de Jésus-Christ. Parce qu’ils ne doutent pas qu’il veille sur eux, ils deviennent intrépides. Ils font abstraction de leurs propres épreuves pour se porter au secours des autres. Et ils le font par amour pour le Seigneur, ne cherchant aucune récompense.

Par exemple, lorsque le barrage sur la Teton a cédé, un couple de saints des derniers jours était en voyage, à des kilomètres de chez lui. Dès qu’ils ont entendu la nouvelle à la radio, ils se sont dépêchés de rentrer à Rexburg. Au lieu d’aller chez eux constater les dégâts sur leur maison, ils sont partis à la recherche de leur évêque. Il l’ont trouvé dans un bâtiment converti en centre de secours. Il organisait le travail des milliers de bénévoles qui arrivaient par bus scolaires.

Le couple a demandé à l’évêque : « Nous venons juste de rentrer. Dites-nous qui et où nous pouvons aider » Il leur a donné le nom de quelques familles. Maison après maison, ce frère et sa femme ont aidé à déblayer la boue et l’eau. Ils ont travaillé du matin au soir pendant des jours. Ils ont enfin fait une pause pour aller voir leur propre maison. Elle avait été emportée par l’inondation ; il n’y avait rien à nettoyer. Alors ils sont vite retournés voir leur évêque. Ils lui ont demandé : « Qui d’autre pouvons-nous aider ? »

Ce miracle de courage et de charité (l’amour pur du Christ) exercés dans la discrétion, s’est répété au fil des années et dans le monde entier. On l’a vu à l’époque terrible des persécutions et des épreuves, au Missouri, du temps de Joseph Smith, le prophète. On l’a vu lorsque Brigham Young a conduit l’exode de Nauvoo et a ensuite appelé les saints à s’installer dans des lieux désertiques dans tout l’ouest des États-Unis pour s’entraider afin de créer Sion pour le Seigneur.

En lisant les journaux de ces pionniers, on voit le miracle de la foi chassant le doute et la crainte. Et on lit l’histoire de saints oubliant leurs intérêts personnels afin d’aider quelqu’un d’autre pour le Seigneur, avant de retourner auprès de leurs moutons, ou dans leurs champs non encore labourés.

J’ai vu ce même miracle il y a quelques jours à peine, à la suite de l’ouragan Irma à Porto Rico, à Saint-Thomas et en Floride, où les saints des derniers jours s’étaient associés à d’autres Églises, communautés locales et organisations nationales pour participer au travail de nettoyage.

Tout comme mes amis de Rexburg, en Floride, un homme et sa femme non-membres se sont concentrés sur ce qu’ils pouvaient faire pour aider la communauté au lieu de s’occuper de leur propre maison. Lorsque des voisins membres de l’Église ont offert leur aide pour dégager les deux énormes arbres bloquant leur allée, cet homme et cette femme ont expliqué qu’ils en ont été bouleversés et alors ils se sont tournés vers les autres, sachant que le Seigneur veillerait sur leur maison. Le mari a alors précisé que sa femme et lui avaient prié avant que les membres de l’Église n’arrivent et proposent leur aide. Ils avaient reçu une réponse que de l’aide arriverait. Elle arriva très peu de temps après qu’ils ont reçu cette assurance.

J’ai entendu dire que certaines personnes commencent à appeler les membres de l’Église qui portent les T-shirts jaunes des « Mains serviables », les « Anges jaunes ». Une sœur de l’Église a apporté sa voiture au garage et le garagiste lui a raconté l’« expérience spirituelle » qu’il avait eue lorsqu’un groupe de personnes portant des T-shirts jaunes ont débarrassé les arbres tombés dans son jardin et lui ont ensuite « chanté une sorte de chanson qui disait qu’il était enfant de Dieu ».

Une autre habitante de Floride, qui n’est pas de notre foi, raconte que des membres de l’Église sont venus chez elle alors qu’elle travaillait dans son jardin dévasté, se sentant dépassée par l’ampleur de la tâche, en sueur et au bord des larmes. Selon ses dires, les bénévoles ont produit « un véritable miracle ». Ils l’ont aidée avec diligence, mais également avec le sourire et avec humour, n’acceptant rien en retour.

J’ai été témoin de cette diligence et j’ai entendu ces rires, tard, un samedi soir, alors que je rendais visite à un groupe de saints des derniers jours en Floride. Les bénévoles ont cessé leur travail de déblaiement des décombres suffisamment longtemps pour me permettre de serrer quelques mains. Ils m’ont dit que, la veille au soir, quatre-vingt-dix membres de leur pieu en Géorgie avaient élaboré un projet pour participer au sauvetage en Floride.

Ils avaient quitté la Géorgie à quatre heures du matin, avaient roulé pendant des heures, avaient travaillé tout la journée jusque tard dans la soirée, et prévoyaient de continuer le lendemain.

Ils me racontaient tout cela dans la bonne humeur, le sourire aux lèvres. Le seul stress que j’ai perçu, c’est qu’ils voulaient qu’on cesse de les remercier pour pouvoir se remettre au travail. Le président de pieu avait redémarré sa tronçonneuse et travaillait sur un arbre abattu et un évêque déplaçait des branches lorsque nous sommes remontés dans notre véhicule pour aller voir l’équipe de secours suivante.

Un peu plus tôt dans la journée, alors que nous quittions un site, un homme s’était avancé vers la voiture, avait ôté son chapeau et nous avait remerciés pour les bénévoles. Il a dit : « Je ne suis pas membre de votre Église. Je n’arrive pas à croire ce que vous avez fait pour nous. Que Dieu vous bénisse. » Un bénévole de l’Église debout à côté de lui et vêtu d’un T-shirt jaune a souri et a haussé les épaules comme pour dire qu’il ne méritait pas d’éloges.

Tandis que les bénévoles de Géorgie étaient venus aider cet homme qui n’arrivait pas à le croire, des centaines de saints des derniers jours de cette partie très dévastée de la Floride étaient partis à des centaines de kilomètres au Sud vers un autre endroit de l’État encore plus touché.

Ce jour-là, je me suis rappelé et j’ai mieux compris les paroles de Joseph Smith, le prophète : « Un homme rempli de l’amour de Dieu ne doit pas se contenter de chercher le bien de sa famille. Il parcourt le monde entier, cherchant à faire du bien à tout le genre humain » (Enseignements des présidents de l’Église : Joseph Smith, 2007, p. 355).

Partout, nous voyons un amour semblable dans la vie des saints des derniers jours. Chaque fois qu’un événement tragique se produit n’importe où dans le monde, les saints des derniers jours font des dons financiers et se portent volontaires auprès des services humanitaires de l’Église. Il est rarement nécessaire de lancer un appel. En fait, il nous est même arrivé de devoir demander à des bénévoles d’attendre avant de se rendre sur place que les personnes qui dirigent les secours soient prêtes à les recevoir.

Ce désir de faire du bien est le fruit de leur témoignage de Jésus-Christ, de son Évangile, de son Église rétablie et de son prophète. C’est la raison pour laquelle le peuple du Seigneur ne doute pas et ne craint pas. C’est la raison pour laquelle des missionnaires proposent leurs services partout dans le monde. C’est la raison pour laquelle les parents prient avec leurs enfants pour les autres. C’est la raison pour laquelle les dirigeants exhortent leurs jeunes à prendre à cœur la demande du président Monson de s’immerger dans le Livre de Mormon. Le fruit ne vient pas de l’exhortation de leurs dirigeants mais de la démarche de foi des jeunes. La mise en œuvre de cette foi, qui exige des sacrifices désintéressés, produit le changement de cœur qui leur permet de ressentir l’amour de Dieu.

Cependant, notre cœur ne reste changé qu’aussi longtemps que nous continuons de suivre les recommandations du prophète. Si nous cessons d’essayer après un effort intense, mais momentané, le changement s’estompe.

Les saints des derniers jours fidèles ont fait grandir leur foi au Seigneur Jésus-Christ, en l’authenticité du Livre de Mormon et au rétablissement des clés de la prêtrise dans sa véritable Église. Ce témoignage accru leur a donné plus de courage et plus de sollicitude pour les autres enfants de Dieu. Mais les difficultés et les possibilités qui nous attendent exigeront encore davantage.

Nous ne pouvons pas prévoir les détails, mais nous connaissons l’idée générale. Nous savons que, dans les derniers jours, le monde sera en tumulte. Nous savons qu’au milieu des difficultés quelles qu’elles soient, le Seigneur dirigera les saints des derniers jours fidèles dans la proclamation de l’Évangile de Jésus-Christ à toute nation, famille, langue et peuple. Et nous savons que les vrais disciples du Seigneur seront dignes de recevoir leur Sauveur lorsqu’il reviendra et s’y seront préparés. Nous n’avons pas à craindre.

Quelle que soit la somme de foi et de courage que nous avons amassée dans notre cœur, le Seigneur attend davantage de nous, et des générations après nous. Elles auront besoin d’être plus fortes et plus courageuses parce qu’elles feront des choses encore plus grandes et encore plus dures que celles que nous avons faites. Et elles affronteront une opposition croissante de la part de l’ennemi de notre âme.

Le Seigneur a indiqué la voie qui mène à l’optimisme pendant que nous avançons : « Tournez-vous vers moi dans chacune de vos pensées ; ne doutez pas, ne craignez pas » (D&A 6:36). Le président Monson nous a dit comment faire. Nous devons méditer sur le Livre de Mormon et les paroles des prophètes, et les mettre en pratique. Prions sans cesse. Croyons. Servons le Seigneur de tout notre cœur, de tout notre pouvoir, de tout notre esprit et de toute notre force. Nous devons prier avec toute l’énergie de notre cœur pour avoir le don de la charité, l’amour pur du Christ (voir Moroni 7:47-48). Et, par-dessus tout, nous devons suivre la recommandation de notre prophète avec constance et persévérance.

Lorsque le chemin est difficile, nous pouvons compter sur la promesse du Seigneur, la promesse que le président Monson nous a rappelée souvent en citant ces paroles du Sauveur : « Et là où quiconque vous reçoit je serai aussi, car j’irai devant votre face, je serai à votre droite et à votre gauche, et mon Esprit sera dans votre cœur, et mes anges seront tout autour de vous pour vous soutenir » (D&A 84:88).

Je témoigne que le Seigneur va devant votre face chaque fois que vous êtes en mission pour lui. Parfois vous serez l’ange que le Seigneur envoie pour soutenir autrui. Parfois vous serez celui qui est entouré d’anges qui le soutiennent. Mais vous aurez toujours son Esprit dans le cœur, comme cela vous est promis à chaque réunion de Sainte-Cène. Tout ce que vous avez à faire, c’est respecter ses commandements.

Les plus beaux jours du royaume de Dieu sur la terre sont encore à venir. L’opposition affermira notre foi en Jésus-Christ, comme cela a été le cas depuis l’époque de Joseph Smith, le prophète. La foi l’emporte toujours sur la crainte. Faire front ensemble produit l’unité. Et vos prières pour les personnes dans le besoin sont entendues et exaucées par un Dieu aimant. Il ne sommeille ni ne dort.

Je rends témoignage que Dieu le Père vit et veut que vous reveniez auprès de lui. Nous sommes la véritable Église du Seigneur Jésus-Christ. Il vous connaît ; il vous aime ; il veille sur vous. Il a expié vos péchés et les miens et ceux de tous les enfants de notre Père céleste. Le seul chemin qui mène à la vie éternelle, c’est de le suivre par la manière dont vous vivez et en servant autrui.

J’en témoigne et je vous donne ma bénédiction et vous exprime mon amour. Au nom sacré de Jésus-Christ. Amen.