2012
Faire connaître l’Évangile en vous faisant connaître
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Faire connaître l’Évangile en vous faisant connaître

Le meilleur moyen de parler de l’Évangile est de le vivre.

Pour certains d’entre nous, parler de l’Évangile est quelque chose qui vient tout naturellement. Mais pour beaucoup, ce n’est pas si facile. En fait, nous pouvons même avoir peur de parler de l’Évangile à nos amis, à notre famille ou à nos voisins, tout en sachant combien il est important de le faire.

De plus, parfois quand nous pensons à l’œuvre missionnaire, nous nous concentrons trop sur la méthode, l’activité ou le résultat plutôt que sur le fait d’aider la personne. Le problème est le suivant : dès que l’on entreprend quelque chose en oubliant la personne, cela donne l’impression que ces efforts sont forcés et peu sincères.

Il y a peut-être un meilleur moyen.

Ce moyen est de nous convertir davantage à l’Évangile individuellement et de laisser l’exemple de notre vie et notre conversation amicale ouvrir la voie. Plus nous serons convertis, plus nous serons à l’aise avec notre religion et nous commencerons à ressentir le désir croissant d’amener les autres à jouir des bénédictions de l’Évangile. Quand cela arrive, faire connaître l’Évangile devient plus naturel.

En fait, il se peut que nous ne nous rendions même pas compte que nous faisons connaître l’Évangile. Lorsque notre fidélité de disciple augmente, l’effet que cela a sur nos actes, sur notre façon de nous exprimer et même sur notre aspect devient difficile à ignorer. Russell M. Nelson, du Collège des douze apôtres, explique : « Vos bonnes œuvres deviendront évidentes pour les autres. La lumière du Seigneur rayonnera dans vos yeux. Avec ce rayonnement, préparez-vous à répondre aux questions1. »

Des témoignages vivants

Prêchez mon Évangile : guide du service missionnaire explique : « Le Sauveur a montré la voie. Il a montré l’exemple parfait et il nous commande de devenir tel qu’il est2 (voir 3 Néphi 27). Une fois qu’ils découvrent le Christ et cherchent à intégrer ses qualités à leur vie grâce au pouvoir de son Expiation, les membres deviennent plus semblables à lui et donc davantage capables de conduire les autres à lui3.

Une convertie récente de Washington (États-Unis) dit qu’il lui a suffi de passer du temps avec des membres pour s’intéresser à l’Évangile. Elle explique : « Le bonheur qu’ils apportaient avec eux et ce que je ressentais en leur présence étaient indéniables. Ils ne m’ont pas parlé de Dieu. C’était simplement leur façon d’être : leur mode de vie, leurs choix, leurs actes et leurs réactions. En les regardant, je me suis dit : ‘C’est comme cela que je veux vivre. C’est comme cela que je veux être dans la vie. »

Une fois que l’influence de l’Évangile devient plus manifeste dans notre vie, il nous est plus facile de parler de cette influence tant parce que nous avons des choses à dire à ce sujet que parce que nous pouvons parler de ce que ce message nous a apporté.

Miriam Criscuolo, d’Italie, a découvert que, même après avoir noué des liens d’amitié sincère avec une voisine, elle ne savait toujours pas comment lui parler de l’Évangile. Elle explique : « Nous passions beaucoup de temps ensemble, mais bien que sachant que c’était mon devoir, je n’avais pas le courage de parler de l’Évangile à ma nouvelle amie. »

Mais quand on en est venu à parler naturellement de l’Évangile, les choses ont commencé à changer. Miriam se souvient : « C’est ma fille qui, en me montrant un projet de la Primaire, a éveillé la curiosité de mon amie. ‘Qu’est-ce que la Primaire ?’ a-t-elle demandé. Cette question en a suscité une centaine d’autres. J’ai appris que mon amie était en recherche depuis des années. Je lui ai dit que la paix de l’esprit qu’elle recherchait, elle la trouverait dans notre Église.

« Plus tard, elle est devenue membre de l’Église. Elle a été la réponse à mes prières pour trouver le moyen de faire l’œuvre missionnaire et de montrer à mes enfants comment il fallait faire. »

Être d’abord amis

Comme Miriam, il peut arriver que nous nous sentions le devoir de parler de l’Évangile et ce sentiment peut provoquer des discussions forcées et inconfortables. De plus, le sentiment de responsabilité peut nous submerger et nous empêcher d’expliquer efficacement les principes de l’Évangile.

« C’est quand les membres sont tout simplement de bons amis, de vrais amis pour les autres que l’on a le plus de chance de trouver des occasions missionnaires positives. Comme le dit M. Russell Ballard, du Collège des douze apôtres : “Si nous faisons savoir ouvertement et dès le départ que nous sommes membres de l’Église… nos amis et connaissances accepteront que cela fasse partie de notre identité4. »

On peut augmenter les chances de succès missionnaire en intégrant l’Évangile dans une amitié existante plutôt que de baser une amitié sur la proclamation de l’Évangile. Eliana Verges de Lerda, membre de l’Église d’Argentine, a rencontré son amie Anabel quand elles avaient six ans. Leur amitié a grandi au cours de toute leur scolarité. Pendant ce temps-là, Eliana n’a jamais caché qu’elle était membre de l’Église.

Elle raconte : « Je me sentais très à l’aise de parler de l’Évangile avec Anabel, même si nous n’avions pas les mêmes croyances. »

Quand elles ont eu quatorze ans, Anabel a accepté d’écouter les missionnaires, mais elle a décidé de ne pas se faire baptiser.

Eliana a été déçue, mais cela ne l’a pas empêchée de rester amie et cela n’a pas non plus mis fin à leurs conversations sur l’Évangile. Quelques années plus tard, Eliana a invité Anabel à aller au séminaire avec elle. Pendant la leçon, Anabel a ressenti très fortement l’Esprit. Comme Eliana se préparait à aller au temple quelques jours plus tard, Anabel lui a dit : « Je te promets que la prochaine fois, j’irai avec toi. » Elle s’est fait baptiser peu de temps après.

La conversion d’Anabel n’a pas pris quelques jours, mais des années. Le processus a été possible parce qu’Eliana était d’abord son amie, qu’Anabel se soit ou non montrée intéressée d’accepter l’Évangile.

Écouter avec amour

Les amitiés comme celle d’Eliana et d’Anabel commencent souvent quand les personnes découvrent qu’elles ont des intérêts communs. Ces amitiés grandissent quand ces personnes parlent de leurs expériences, de leurs sentiments et de leur amour. Et l’amour, bien sûr, est au centre de l’Évangile rétabli.

Nous, membres de l’Église, nous pouvons exprimer de l’amour chrétien en passant du temps avec nos amis dans des activités, du service et des conversations. En fait, beaucoup de personnes recherchent ce genre d’ami.

Parlant de nos interactions avec les autres, Jeffrey R. Holland, du Collège des douze apôtres, donne le conseil suivant : « Il est plus important d’écouter que de parler. Ces gens ne sont pas des objets sans vie déguisés en statistiques de baptêmes. Ils sont des enfants de Dieu, nos frères et sœurs, et ils ont besoin de ce que nous avons. Soyez authentiques. Tendez la main sincèrement. Demandez à ces amis ce qui compte le plus pour eux. Et puis écoutez. Je vous promets qu’ils diront quelque chose qui mettra toujours en lumière une vérité de l’Évangile dont vous pourrez rendre témoignage et dire davantage5. »

Nous ne devons pas « bombarder » nos amis avec l’Évangile. Nous devons simplement être de bons amis et ne pas avoir peur de parler des concepts de l’Évangile quand l’occasion se présente. Satan se sert de la peur pour essayer d’empêcher les membres de rendre témoignage. Cette émotion puissante peut être paralysante. Le président Uchtdorf fait remarquer : « Certains préféreraient tirer une charrette à travers les plaines plutôt que d’aborder le sujet de la foi et de la religion avec leurs amis. Ils ont peur de la manière dont cela pourrait être perçu ou du tort que cela pourrait faire à leurs relations. » Il poursuit : « Ce ne sera pas forcément le cas, parce que nous avons un message joyeux à transmettre, un message d’allégresse6. »

Le prophète Mormon enseigne : « L’amour parfait bannit la crainte » (Moroni 8:16). En vivant l’Évangile plus pleinement, nous pouvons éliminer la peur en la remplaçant par la charité, l’amour pur du Christ envers nos amis, notre famille et nos voisins. Cet amour fera grandir la tendance naturelle que nous avons à parler de l’Évangile7.

Faire connaître naturellement l’Évangile

Les enfants de notre Père céleste ont besoin de la perspective que l’Évangile offre. La vie des membres qui suivent le modèle de l’Évangile témoigne de l’amour du Christ. Quand les membres s’efforcent de devenir réellement comme Jésus-Christ, de nouer de solides amitiés et d’acquérir la charité, faire connaître l’Évangile est la conséquence naturelle de ce qu’ils sont devenus. En s’efforçant de faire savoir qui ils sont, les membres peuvent trouver du réconfort et un guide dans les paroles du Sauveur à l’un de ses disciples : « J’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille point ; et toi, quand tu seras converti, affermis tes frères » (Luc 22:32).

Illustration photographique de David Stoker