2012
Allait-il apaiser mes tempêtes ?
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Allait-il apaiser mes tempêtes ?

Nick Gentile, Utah (États-Unis)

Instituteur de dernière année dans une école primaire privée du Massachusetts (États-Unis), j’avais une réunion avec les administrateurs pour parler du programme de l’école sur la diversité, programme qui s’opposait aux principes énoncés dans la déclaration au monde sur la famille. Mais mes efforts pour défendre les vérités sur le mariage et la famille et pour favoriser l’objectivité, le respect et la compréhension ont provoqué une tempête d’incompréhension, de moquerie et de persécution.

J’éprouvais parfois la même chose que les apôtres traversant la mer de Galilée agitée par la tempête pendant que Jésus dormait. J’avais l’impression que ma foi, comme la leur, avait commencé à faiblir et moi aussi je me demandais : « Ne t’inquiètes-tu pas que [je] péri[s] ? » (Marc 4:38). Il ne faisait aucun doute pour moi que Jésus avait réellement réprimandé le vent violent et les vagues déchaînées il y avait bien longtemps, mais en voyant mes épreuves s’intensifier, il me devenait difficile de croire qu’il allait calmer mes tempêtes.

Un jour, un administrateur de l’école m’a demandé d’expliquer mes préoccupations à tout le corps enseignant et au personnel lors d’une réunion de formation sur la diversité. Tandis que je me préparais pour cet exposé, mes prières personnelles, mon étude des Écritures et mon assistance au temple sont devenus de plus en plus sincères et j’ai senti l’Esprit me guider quant à ce que je devais dire.

Quand le moment est venu de parler à mes collègues, j’ai puisé du courage dans les paroles de Joseph Smith, le prophète : « Faisons de bon gré tout ce qui est en notre pouvoir ; alors nous pourrons nous tenir là avec la plus grande assurance pour voir le salut de Dieu, et voir son bras se révéler » (D&A 123:17).

En parlant, j’ai senti l’Esprit me remplir de paix et de puissance. J’ai rendu témoignage du grand amour de Dieu pour ses enfants, de leur nature divine, de leur potentiel extraordinaire et de leur valeur éternelle. J’ai enseigné que les commandements de Dieu montrent son amour parce qu’ils montrent le chemin vers le plus grand des bonheurs. Et j’ai déclaré que Jésus-Christ peut guérir les blessures à la fois innées et acquises.

Avant que je m’en rende compte, les trente minutes qui m’étaient imparties s’étaient écoulées. Je me suis reculé lentement du podium, j’ai rassemblé mes papiers et j’ai levé les yeux. Un silence sacré remplissait la pièce. Certaines personnes souriaient et d’autres pleuraient. Les enseignants qui étaient d’opinion opposée m’ont remercié de mon courage et de ma conviction. Une collègue a reconnu qu’elle avait été touchée par un « esprit spécial » pendant que je parlais. D’autres m’ont dit qu’ils n’avaient jamais entendu formuler ce genre de croyances avec autant de sensibilité et de respect et que mes paroles les avaient aidés à voir que le programme de l’école avait besoin d’être changé.

Le Maître, qui avait calmé la tempête déchaînée en commandant : « Silence, tais-toi » (Marc 4:39), l’avait fait à nouveau, pour moi cette fois !

Grâce à cette expérience, j’ai appris que nous ne sommes jamais seuls quand nous défendons la vérité. L’aide du Seigneur est toujours proche. Il a promis : « J’irai devant votre face, je serai à votre droite et à votre gauche, et mon Esprit sera dans votre cœur, et mes anges seront tout autour de vous pour vous soutenir » (D&A 84:88).

Je témoigne de toute mon âme qu’il est un Dieu de délivrance. Je sais que c’est vrai parce qu’il est venu à mon secours. Il a apaisé mes tempêtes.