Parents et enfants
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    Parents et enfants

    Le grand plan du bonheur de notre Père céleste vous dit qui vous êtes et quel est le but de votre vie.

    Mes chères sœurs, c’est merveilleux d’avoir cette nouvelle session de conférence générale des femmes, des jeunes filles et des fillettes de l’Église âgées de huit ans et plus. Nous avons entendu des messages inspirants des dirigeantes générales de Société de Secours, des Jeunes Filles, de la Primaire et du président Eyring. Le président Eyring et moi-même, aimons travailler sous la direction du président Nelson et nous sommes impatients d’entendre son discours.

    I.

    Les enfants sont le don le plus précieux que Dieu nous ait fait ; ils sont notre accroissement éternel. Pourtant, nous vivons à une époque où de nombreuses femmes ne souhaitent pas avoir d’enfants et donc de les élever. De nombreux jeunes adultes repoussent leur mariage jusqu’à ce que leurs besoins matériels soient satisfaits. L’âge moyen du mariage des membres de l’Église a augmenté de plus de deux ans et le nombre de naissances dans les familles de membres est en baisse. Les États-Unis et d’autres pays font face à un avenir où il y aura trop peu d’enfants arrivant à l’âge adulte pour soutenir le nombre d’adultes partant à la retraite1. Aux États-Unis, plus de quarante pour cent des enfants naissent de mères non mariées. Ces enfants sont vulnérables. Chacune de ces tendances va à l’encontre du plan divin du salut de notre Père.

    II.

    Les saintes des derniers jours comprennent qu’être mère est leur plus grande priorité et leur joie suprême. Gordon B. Hinckley a dit : « La plupart des femmes voient dans le foyer et la famille leur plus grand accomplissement et leur plus grand bonheur. Dieu a implanté chez la femme quelque chose de divin qui s’exprime par la force tranquille, par le raffinement, par la paix, par la bonté, par la vertu, par la vérité et par l’amour. Et toutes ces qualités remarquables trouvent leur expression la plus vraie et la plus satisfaisante dans la maternité. »

    Il a dit aussi : « La plus grande tâche d’une femme sera toujours d’élever, d’instruire, d’édifier, d’encourager et d’éduquer ses enfants dans la droiture et la vérité. Rien d’autre ne peut avoir plus d’importance, quoi qu’elle fasse2. »

    Mères, sœurs bien-aimées, nous vous aimons pour ce que vous êtes et pour ce que vous faites pour nous tous.

    Dans son important discours de 2015 intitulé « Plaidoyer à mes sœurs », le président Nelson a dit :

    « Le royaume de Dieu ne peut pas être complet sans des femmes qui contractent des alliances sacrées, les honorent et parlent avec le pouvoir et l’autorité de Dieu !

    « Aujourd’hui, […] nous avons besoin de femmes qui savent comment faire se produire des choses importantes par leur foi et qui défendent courageusement la moralité et la famille dans un monde malade du péché. Nous avons besoin de femmes dévouées à mener les enfants de Dieu sur le chemin de l’alliance conduisant à l’exaltation, de femmes qui savent comment recevoir des révélations personnelles, qui comprennent le pouvoir et la paix de la dotation du temple, qui savent faire appel aux pouvoirs des cieux, protéger et affermir les enfants et les familles, des femmes qui enseignent sans crainte3. »

    Ces enseignements inspirés sont tous basés sur « La famille : Déclaration au monde », dans laquelle cette Église rétablie réaffirme des points de doctrine et des pratiques qui sont au cœur du plan du Créateur avant qu’il ne crée la terre.

    III.

    Je m’adresse maintenant au groupe des jeunes de cette assemblée. Mes chères jeunes sœurs, votre connaissance de l’Évangile rétabli de Jésus-Christ fait de vous des êtres uniques. Votre connaissance vous donnera la capacité de supporter et de surmonter les difficultés que l’on rencontre en grandissant. Depuis votre plus jeune âge, vous participez à des projets et des programmes qui vous permettent de développer vos talents comme l’écriture, l’expression orale et la planification. Vous apprenez à être responsables et à résister aux tentations que sont le mensonge, la tricherie, le vol, ou l’usage de l’alcool ou de la drogue.

    Votre caractère unique a été reconnu dans une étude de l’université de Caroline du Nord portant sur les adolescents américains et la religion. Un article du journal Charlotte Observer portait le titre suivant : « Les adolescents mormons sont ceux qui s’en sortent le mieux : une étude montre qu’ils gèrent mieux leur adolescence que leurs pairs. » L’article concluait que « les mormons réussissaient le mieux à éviter les comportements à risque, avaient de meilleurs résultats scolaires et une attitude plus positive à l’égard de l’avenir ». L’un des chercheurs de l’étude, qui a interviewé la plupart de nos jeunes, a dit : « Dans presque toutes les catégories que nous avons étudiées, il y avait une tendance claire : les mormons étaient les premiers4. »

    Pourquoi faites-vous mieux face aux difficultés que l’on rencontre à l’adolescence ? Jeunes filles, c’est parce que vous comprenez le grand plan du bonheur de notre Père céleste. Il vous dit qui vous êtes et quel est le but de votre vie. Les jeunes qui ont cette compréhension sont les premiers pour résoudre les problèmes et choisir le bien. Vous savez que vous avez l’aide du Seigneur pour surmonter toutes les difficultés que vous rencontrez en grandissant.

    Une autre raison pour laquelle vous êtes très efficaces est que vous comprenez que vous êtes les enfants d’un Père céleste qui vous aime. Je suis sûr que vous connaissez bien notre beau cantique « Chers enfants, sur vous Dieu veille ». Voici la première strophe, que nous avons tous chantée et crue :

    Chers enfants, sur vous Dieu veille,

    Vous protège jour et nuit,

    Vous bénit, car il vous aime,

    Si vous vous tournez vers lui5.

    Il y a deux enseignements dans cette strophe : Premièrement, notre Père céleste veille sur nous et nous protège jour et nuit. Pensez-y ! Dieu nous aime, il veille sur nous et nous protège. Deuxièmement, il nous bénit quand nous nous tournons vers lui. Quel réconfort au milieu de nos inquiétudes et de nos difficultés !

    Oui, jeunes filles, vous êtes bénies et vous êtes merveilleuses mais, comme tous les enfants de notre Père céleste, vous devez vous efforcer de « vous tourner vers lui » et faire le bien.

    Je pourrais vous donner des recommandations sur beaucoup de choses différentes, mais je n’en ai choisi que deux.

    Ma première recommandation concerne les téléphones portables. Une enquête récente portant sur l’ensemble du pays a révélé que plus de la moitié des adolescents des États-Unis ont dit passer trop de temps sur leur téléphone portable. Plus de quarante pour cent d’entre eux ont dit qu’ils se sentaient angoissés quand ils n’avaient pas leur téléphone portable6. Cette réponse était plus fréquente chez les filles que chez les garçons. Mes jeunes sœurs, ainsi que vous, femmes adultes, cela sera une bénédiction pour vous si vous limitez votre utilisation des téléphones portables et votre dépendance vis-à-vis d’eux.

    Ma deuxième recommandation est encore plus importante. Soyez gentilles envers les autres. La gentillesse est quelque chose que bon nombre de nos jeunes pratiquent déjà. Des groupes de jeunes dans certaines collectivités nous ont montré à tous la voie à suivre. Nous avons été inspirés par les actes de gentillesse de nos jeunes envers les personnes qui ont besoin d’amour et d’aide. De bien des manières, vous apportez cette aide et vous vous montrez cet amour les uns aux autres. Nous aimerions que tous suivent votre exemple.

    D’un autre côté, nous savons que l’adversaire nous tente tous d’être méchants, et il y a encore de nombreux exemples de cela, même parmi les enfants et les jeunes. La méchanceté persistante prend de nombreuses formes, par exemple l’intimidation, le harcèlement en bande, ou le rejet d’autres jeunes en groupe. Ces manifestations infligent délibérément des souffrances aux camarades de classe ou aux amis de ces victimes. Mes jeunes sœurs, cela ne plaît pas au Seigneur quand nous sommes cruels ou méchants envers autrui.

    Voici un exemple : Je connais un jeune homme, un réfugié ici en Utah, dont on s’est moqué parce qu’il était différent, notamment parce qu’il parlait sa langue maternelle. Une bande de jeunes privilégiés l’a tyrannisé jusqu’à ce qu’il réponde d’une manière qui l’a amené à purger une peine de prison de plus de soixante-dix jours, et qu’on envisageait de le renvoyer dans son pays. Je ne sais pas ce qui a provoqué ce groupe de jeunes, dont beaucoup étaient des membres de l’Église comme vous, mais je vois l’effet de leur méchanceté : une expérience et un coût tragiques infligés à un des enfants de Dieu. De petits actes de méchanceté peuvent avoir des conséquences destructrices.

    Quand j’ai entendu cette histoire, je l’ai comparée avec ce que notre prophète, le président Nelson, a dit récemment lors de sa veillée mondiale pour les jeunes. En vous demandant, à vous et à tous les autres jeunes d’aider au rassemblement d’Israël, il a dit : « [Je vous demande de] vous démarquer et d’être différents du monde. Vous et moi savons que vous devez être une lumière pour le monde. Par conséquent, le Seigneur a besoin que votre apparence, votre langage, vos actes et votre tenue vestimentaire soient ceux d’un vrai disciple de Jésus-Christ7. »

    Le bataillon de jeunes auquel le président Nelson vous a invités à vous joindre ne sera pas méchant envers autrui. Ces jeunes suivront l’enseignement du Sauveur de tendre la main à autrui avec amour et considération, et même de tendre l’autre joue quand ils estimeront que quelqu’un leur a fait du tort.

    Dans un discours donné lors d’une conférence générale, à l’époque où beaucoup d’entre vous êtes nées, Gordon B. Hinckley, alors président de l’Église, a loué les « belles jeunes filles qui s’efforcent de vivre l’Évangile ». Il les a décrites exactement comme je souhaite vous décrire :

    « Elles sont charitables les unes envers les autres. Elles s’efforcent de se fortifier mutuellement. Elles font honneur à leurs parents et aux foyers dont elles viennent. Elles seront bientôt des femmes et elles garderont toute leur vie les idéaux qui les motivent actuellement8. »

    Jeunes filles, en tant que serviteur du Seigneur, je vous dis que notre monde a besoin de votre bonté et de votre amour. Soyez gentilles les unes envers les autres. Jésus nous a appris à nous aimer les uns les autres et à traiter autrui comme nous voulons être traités. Lorsque nous nous efforçons d’être gentils, nous nous rapprochons de lui et de son influence aimante.

    Mes chères sœurs, si vous vous livrez à des comportements méchants ou mesquins, individuellement ou en groupe, prenez maintenant la résolution de changer et d’inciter les autres à changer. C’est mon conseil, et je vous le donne en tant que serviteur du Seigneur Jésus-Christ parce que son Esprit m’a poussé à vous parler de ce sujet important. Je témoigne que Jésus-Christ est notre Sauveur, qui nous a enseigné à nous aimer les uns les autres comme il nous aimés. Je prie pour que vous le fassiez, au nom de Jésus-Christ. Amen.

    Notes

    1. Voir Sara Berg, « Nation’s Latest Challenge: Too Few Children », AMA Wire, 18 juin 2018.

    2. Teachings of Gordon B. Hinckley, 1997, p. 387, 390 ; voir aussi M. Russell Ballard, « Mères et filles », Le Liahona, mai 2010, p. 18 ; cité dans Filles dans mon royaume : L’histoire et l’œuvre de la Société de Secours, 2011, p. 156.

    3. Voir Russell M. Nelson, « Plaidoyer à mes sœurs », Le Liahona, novembre 2015, p. 96 ; voir aussi Russell M. Nelson, « Enfants de l’alliance », Le Liahona, mai 1995, p. 33.

    4. L’étude a été publiée ainsi par les presses de l’université d’Oxford : Christian Smith and Melinda Lundquist Denton, Soul Searching: The Religious and Spiritual Lives of American Teenagers, 2005.

    5. « Chers enfants, sur vous Dieu veille », Cantiques, n° 190.

    6. Voir « In Our Opinion: You Don’t Need to Be Captured by Screen Time », Deseret News, 31 août 2018, deseretnews.com.

    7. Russell M. Nelson, « Ô vaillants guerriers d’Israël » (réunion spirituelle pour les jeunes du monde entier, 3 juin 2018), p. 8, broadcasts.lds.org.

    8. Gordon B. Hinckley, « Le besoin de plus de gentillesse », Le Liahona, mai 2006, p. 60-61.