2021
« Je vous donne ma paix »
Avril 2021


« Je vous donne ma paix »

Parmi les vertus souvent recherchées par les membres de l’église, on retrouve l’amour, l’humilité, la foi ou bien la joie. Mais j’en ai découvert une qui est une grâce, une que l’on n’acquiert pas de sa propre force. Il s’agit de la paix.

À l’inverse des philosophies de ce monde, comme celle de Spinoza, qui pense que la paix est « une vertu qui naît de la force de l’âme », il existe d’autres paix qui ne viennent pas de notre force et que le monde ne connaît pas.

La paix offerte par le monde est généralement celle qui est proposée par les dirigeants des différentes nations de cette terre, lorsque les conflits, les guerres ou les bruits de guerre, les dictatures ou les famines apparaissent. C’est un état de calme et de tranquillité dans l’aspect social, politique ou économique d’un peuple ou d’une nation. Elle nécessite effectivement un effort de la part de l’homme dans ses négociations ; celui de l’écoute et du respect de chacun. Elle est désirée par ceux qui mettent leur confiance dans les princes de ce monde. Je l’appelle « la paix du monde ».

Lorsque l’on porte le nom du Christ et que l’on pense à la paix, on pense souvent à la paix spirituelle. En tant que fils prodigue, je connais bien cette paix. Elle s’acquiert grâce à un processus de repentance, de sacrifice, de confession et de réparation faisant suite à des actions commises dans le péché. Parce que nous sommes pécheurs, Dieu, ses prophètes et ses apôtres n’ont de cesse de nous rappeler la nécessité de se repentir, afin d’acquérir ou de retrouver cette paix dans notre esprit. Cette paix nous permet d’aller de l’avant, de retrouver la confiance en nous et en l’espérance des grâces et des bénédictions de Notre Seigneur Jésus-Christ. Nous redevenons amis avec Dieu et nous nous sentons en paix… Je l’appelle « La paix de l’esprit ».

Mais il est une paix que j’ai découverte récemment et qui ne s’acquiert pas.

Elle est donnée !

On ne peut pas l’exiger ou la travailler. C’est une grâce.

Atteint de trois cancers dont un mortel à développement très rapide, et ayant été averti par l’Esprit que j’allais mourir le soir même, un 24 décembre à minuit de l’année dernière, Patricia et sa sœur Mariela, m’emmenèrent aux urgences. En difficulté respiratoire, les ganglions commençaient à m’empêcher de respirer par la bouche ; il ne me restait plus que le nez pour y arriver. Si je découvrais l’angoisse, je n’avais aucune peur ni aucune inquiétude car depuis une semaine, j’expérimentais une paix différente des deux autres. Elle descend sur vous comme un voile et vous recouvre entièrement, elle vous revêt d’un esprit de paix où le monde n’a plus aucune prise sur vous. La mort ne vous effraie pas, et la joie qui vous habite devient un témoignage vivant pour ceux qui se lamentent en zone H de l’hôpital. Mieux, cet Esprit qui vous enveloppe et vous revêt vous donne également un esprit de bienveillance à l’égard de tous ceux qui vous entourent et vous ne pensez qu’aux autres d’abord. Vous recevez un aperçu de la manière de « voir » dans le Royaume des Cieux. On ne pense plus à soi, mais on s’intéresse seulement aux autres et à leur bien-être. Je l’appelle la « paix du Christ ». Je comprends maintenant que c’est la sienne, celle qu’il possède en lui, et qu’il nous fait parvenir par la puissance du Saint-Esprit.

Notre Seigneur Jésus Christ a fait une promesse :

« Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix.

Je ne vous la donne pas comme le monde donne.

Que votre cœur ne se trouble pas et ne se laisse pas effrayer1. »

Dans ce monde qui devient incertain, je témoigne de la véracité de cette parole. Je témoigne que cette paix-là appartient au Christ, et qu’il la donne, fidèle à sa promesse.

Note de la rédaction :

Neil est actuellement (décembre 2020) en rémission totale et œuvre auprès de Gabriel Mourier pour réaliser des reportages relevant de l’histoire familiale en France. Un grand merci à lui pour son courage et son service !

Notes

  1. 1. Jean 14.27