Fonder une famille éternelle
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Fonder une famille éternelle

Elder Benjamín De Hoyos

Pendant mon enfance au Mexique, j’ai eu la bénédiction d’appartenir à une merveilleuse famille de saints des derniers jours. Lorsque je rentrais de l’université en hiver, j’aimais beaucoup ouvrir la porte et sentir les tortillas à la cannelle. Notre famille était pauvre quant aux choses temporelles mais riche en ce qui concerne l’Évangile et le témoignage.

J’aimais particulièrement le témoignage de mes parents au sujet du Livre de Mormon. Mon père était un étudiant admirable du Livre de Mormon. De nombreuses fois, même quand je suis devenu adulte, nous avons parlé de ce livre et pleuré tant l’Esprit se manifestait fortement. Il comprenait la doctrine de ce livre. Il s’est converti en 1917, quand il avait six ans, et il racontait souvent qu’enfant il surveillait les animaux du ranch. Dans son sac, il avait toujours un exemplaire du Livre de Mormon.

Ma mère était une femme paisible qui servait toujours sa famille et le Seigneur. Elle est devenue un grand exemple de foi pour notre famille puisqu’elle a eu six enfants et a œuvré continuellement dans l’Église. Dans les années 1940, elle a fait une mission lorsque tout notre pays était une seule mission.

Les enseignements de mon père

Quand j’étais petit, mon père était très occupé car il avait un travail exigeant de chauffeur de camion pour des chantiers de construction. Mais il me consacrait toujours du temps. Lorsque j’étais au lycée, il demandait à mes cinq sœurs, quand il rentrait du travail : « Où est Benjamín ? »

Mes sœurs venaient me trouver et me disaient : « Papa veut te voir ».

J’arrêtais de jouer avec mes amis et je courais lui demander : « Qu’est-ce que tu veux, Papa ? »

Il me répondait : « Prends tes Écritures et viens avec moi. »

Nous lisions les Écritures ensemble comme cela deux ou trois fois par semaine. C’était un maître dans l’enseignement des Écritures. À cette époque, nous n’avions pas le séminaire au Mexique. Maintenant je considère ces séances d’étude comme ma propre classe du séminaire avec mon père comme instructeur.

Tandis que je lisais les Écritures et que j’entendais mon père me les expliquer, j’apprenais par moi-même ce que c’est de sentir l’Esprit dans son cœur et dans son esprit. Souvent, l’Esprit était très fort lorsqu’il expliquait les Écritures.

Ces expériences avec mon père ont été le début de mon propre témoignage de notre Père céleste et de l’Église. J’ai toujours pensé que l’Église était vraie mais le penser n’était pas assez. Mon père m’a pris la main et l’a placée sur la barre de fer. La façon dont il prenait soin de moi a été la clé de mon témoignage et de ma sécurité intérieure par rapport à l’Évangile.

Pendant ces réunions, j’ai non seulement appris beaucoup de choses sur les Écritures mais j’ai aussi appris que mon père m’aimait d’une façon que je ne pouvais pas tout à fait comprendre à l’époque. Bien d’autres fois, il m’invitait à regarder un film ou à manger et je sais que j’étais protégé par l’amour de mon père pour moi. Maintenant que je suis père, je sais qu’il m’aimait très fort.

Choisir ses amis avec soin

Lorsque j’avais seize ans, la plupart de mes camarades d’école n’étaient pas mem-bres mais ils savaient que j’étais membre de l’Église. Ils ont commencé à fumer et à faire d’autres choses que je ne voulais pas faire. Alors les choses ont commencé à changer entre nous. Nos conversations étaient très différentes et notre façon de penser et nos activités étaient incompatibles.

Un jour, mon père m’a demandé : « Pourquoi ne penses-tu pas à l’influence que tes camarades ont sur toi ? » Il m’a conseillé d’être prudent et m’a dit que je devais changer de camarades.

Lorsque j’ai commencé l’université, j’étais très occupé et je n’ai pas passé beaucoup de temps avec mes amis mais un jour que nous étions ensemble, ils ont décidé de faire quelque chose de mal. Nous étions en voiture et ils ont roulé très vite. Un policier a arrêté notre véhicule et j’ai eu très peur. Je me suis souvenu que mon père me di-sait que je devais réfléchir à mon avenir. Cette expérience m’a aidé à décider du genre d’amis que je voulais avoir.

J’ai commencé à m’impliquer beaucoup dans les activités de l’Église. C’était très bien pour moi d’aller aux activités d’échange car j’ai décidé d’avoir pour amis les jeunes que j’y rencontrais. Je me suis rendu compte que mon père avait raison : que je devais fréquenter de bons amis. J’avais besoin d’amis qui m’aideraient à me préparer à faire une mission.

Un Père céleste aimant

Comme l’a fait mon père, mon Père céleste prend soin de moi personnellement. Je sais que mon Père céleste m’aime. De bien des façons et en de nombreuses occasions, il prend soin de nous individuellement. Parfois nous n’entendons pas et nous ne sommes pas disposés à écouter, peut-être parce que nous accordons plus d’attention à nos amis qu’à lui. Mais je sais que notre Père céleste nous aime et que, si nous lui demandons de l’aide, il nous donne la possibilité de savoir dans notre cœur qu’il est avec nous.

L’honneur de distribuer la Sainte-Cène

Je me souviens particulièrement de l’amour de mon Père céleste que je ressentais quand j’étais jeune, lorsque je participais à la distribution de la Sainte-Cène. Comme il n’y avait que quelques jeunes gens dans ma paroisse, je distribuais la Sainte-Cène tous les dimanches. Lorsque j’étais instructeur, je préparais le pain et l’eau tous les dimanches. À cette époque, nous utilisions des gobelets en verre, que je devais laver un par un.

Lorsque je distribuais la Sainte-Cène, je voyais les yeux des personnes présentes. Les personnes âgées, les jeunes, les enfants, chacun donne une impression particulière pendant qu’il prend le pain et l’eau. Je voyais qu’ils ressentaient de manière personnelle l’amour de notre Père céleste. Ces expériences lors de la Sainte-Cène m’ont marqué pour toujours. Toutes les semaines, je me souviens du Seigneur, qui est mort pour nous. Je me souviens que, si nous sommes dignes, nous pouvons être ensemble en famille éternellement.

Le réconfort que procure le témoignage

Lorsque mon père est devenu âgé, nous avons parlé de la possibilité de sa mort. Il n’avait pas peur. Il était en paix. Lorsqu’il parlait de la mort, il savait qu’il retrouverait sa famille. Grâce à l’Expiation et à la Résurrection, nous avions tous les deux une grande assurance intérieure. Nous étions toujours très reconnaissants au Seigneur du miracle de la Résurrection.

Grâce aux enseignements de mon père, je sais depuis que je suis enfant que l’Évangile de Jésus-Christ est vrai, non seulement dans mon esprit mais aussi dans mon cœur. De nombreuses fois, l’Esprit m’a fait savoir que le Livre de Mormon est vrai, que Joseph Smith est un prophète et que nous avons un prophète aujourd’hui, Thomas S. Monson. Cela me rend heureux de savoir que j’ai l’Évangile. Je sais avec certitude que le Seigneur se préoccupe de nous et nous connaît. Par conséquent, j’ai ma propre connaissance du Seigneur Jésus-Christ et je sais que, grâce à son sacrifice, je pourrai retrouver mon père et le reste de ma famille.