Les grandes clefs de la Société de Secours
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    Les grandes clefs de la Société de Secours

    Depuis le commencement, une grande partie de la force de l’Eglise a découlé du service, de la foi et du dévouement de ses femmes fidèles.

    Mes chères sœurs, c’est un grand honneur que d’être ce soir avec vous. Nous sommes tout particulièrement honorés de la présence du président Hinckley et du président Monson. Je remercie sœur Silver de sa belle prière et ce chœur extraordinaire de sa musique. Elle nous a fait du bien. De chacune de vous rayonnent foi et bonté. Les messages des sœurs Aileen Clyde, Chieko Okazaki et Elaine Jack sur la foi, l’espérance et la charité ont été inspirants.

    Sœurs merveilleuses, jeunes et moins jeunes, je désire vous exprimer à chacune mon admiration profonde et ma grande appréciation. Je vous remercie de votre foi et de votre dévouement. Je vous remercie de l’exemple de justice que vous donnez. C’est merveilleux de voir comme vous gérez les nombreuses difficultés que vous rencontrez. La capacité que Dieu vous a donnée d’apprécier ce qui est spirituel, aimable et beau, fait partie du divin que vous avez en vous. Grâce à vous, la vie est tellement plus agréable et plus digne d’être vécue pour chacun de nous.

    Il y a un an, au cours de cette réunion, le président Hinckley, au nom de la Première Présidence et du Collège des douze apôtres, a annoncé et lu la «Déclaration au monde» concernant la famille. Parce que vous, les mères, vous êtes l’âme de la famille, il n’était que juste qu’elle soit lue en premier lieu à la réunion générale de la Société de Secours.

    J’ai une grande vénération pour l’influence et les réalisations de la Société de Secours. C’est la plus grande de toutes les organisations de femmes du monde. C’est une bénédiction spéciale que vous avez d’appartenir à cette merveilleuse organisation. Ma vie a été abondamment bénie grâce à la Société de Secours. Mon arrière-grand-mère a été présidente de Société de Secours de paroisse pendant trente-trois ans. J’ai été marié à la présidente de la Société de Secours du pieu et à celle de la paroisse! C’était la même personne! Notre fille aînée est maintenant présidente de Société de Secours de paroisse. Une de nos belles-filles est présidente de Société de Secours de pieu. Grâce au fait qu’au cours des années ma chère Ruth a fidèlement assisté à la Société de Secours, notre foyer et notre famille ont eu en bénédiction davantage de spiritualité et de paix. Je crois que les choses se sont mieux passées grâce à l’enrichissement spirituel qu’elle a reçu. J’ai le sentiment d’être bien au fait des avantages de la Société de Secours. J’ai appris il y a longtemps à soutenir la prêtrise et à ne pas entraver la Société de Secours.

    Joseph Smith, le prophète, a parlé de cette Société et a cité les paroles du Sauveur: «‹Vous ferez l’œuvre que vous me voyez faire›. Ce sont là les grands mots-clefs sur lesquels la Société doit fonder son action1

    Pour les filles de Dieu, accomplir l’œuvre du Seigneur ne veut bien entendu pas dire utiliser les clefs, l’autorité ou les pouvoirs de la prêtrise. Mais cela veut dire renforcer la foi par le témoignage et l’exemple. Cela veut dire enseigner les principes du salut. Cela veut dire suivre l’exemple du Sauveur, qui aimait toute l’humanité. Cela veut dire servir les autres, car, comme le prophète Joseph l’a dit lorsque la Société de Secours a été organisée: «Cette Société est une société charitable et conforme à votre nature; il est naturel pour les femmes d’avoir des sentiments de charité et de bienveillance2.» «Que le poids de votre innocence, [de votre bonté et de votre affection se fasse sentir]…; non pas la guerre, non pas les querelles, non pas la contradiction [ou les disputes], mais la douceur, l’amour, la pureté: telles sont les choses qui doivent vous [rendre grandes aux yeux de tous les hommes de bien3.]»

    Cette mission confiée aux femmes de l’Eglise s’accompagne d’une promesse. Le prophète Joseph ajoute: «Si vous calquez votre vie sur ces principes, comme [votre récompense sera grande et glorieuse dans le royaume céleste!] Si vous vivez de manière à être dignes de vos droits sacrés, on ne pourra empêcher les anges d’être vos compagnons4

    Votre rôle dans l’éducation de vos enfants, qui vous est confié par Dieu, est plus nécessaire que jamais. Ce don est propre à votre sexe. Les hommes ne sont pas aussi doués dans ce domaine. L’expression la plus sublime de ce don est la maternité, mais il se manifeste aussi de beaucoup d’autres façons. L’une d’elles est la grande intuition dont jouissent les femmes. L’une de nos fidèles présidentes de Société de Secours de paroisse nous fait part d’une inspiration qu’elle a eue:

    Pendant que j’assistais aux réunions, j’ai ressenti fortement que je devais prendre des nouvelles d’une sœur non pratiquante de ma paroisse. Ma première pensée a été: «C’est moi qui dirige, je ne peux pas partir.» Mais ensuite je me suis dit: «Que ferait le Christ?» De toute évidence, il quitterait la réunion et irait trouver sa brebis égarée. Je suis donc partie. Lorsque je suis arrivée chez cette sœur, je lui ai dit: «Je ne sais pas pourquoi je suis là, mais est-ce que tout va bien?» Elle a dit que tout allait bien. Mais j’ai insisté. Si le Seigneur m’avait envoyée, je ne pouvais pas, je le savais, repartir comme cela.

    «Elle m’a fait entrer et j’ai appris en ce dimanche de Pâques que son mari l’avait quittée durant la semaine. Ses enfants se demandaient où était leur père. Et, pour la première fois depuis bien longtemps, elle avait prié pour recevoir de l’aide. Nous avons alors pu faire participer sa famille, et notre évêque et son conseiller sont venus résoudre le problème pour que la famille soit réunie.

    «Cette expérience m’a appris l’importance d’écouter l’Esprit et de suivre l’inspiration quand elle se présente. Cette occasion que j’ai eue de «laisser les quatre-vingt-dix-neuf autres» pour aller chercher celle qui est égarée, m’a beaucoup appris5

    Comment une sœur fidèle de l’Eglise peut-elle croire qu’elle n’a pas d’importance, si elle veut accomplir l’œuvre faite par le Sauveur? L’oubli de soi et le service d’autrui sont implicites dans cette œuvre.

    Une amie célibataire, qui vit seule, avait besoin d’aide car elle s’était cassé l’épaule. La nouvelle s’est rapidement répandue dans la paroisse, et les membres de la paroisse sont venus par dizaines apporter des repas, de sorte qu’elle a dû leur dire d’arrêter, parce que son réfrigérateur débordait. L’un d’entre eux était une sœur presque aveugle qui avait traversé une rue à grande circulation en portant un repas chaud sur un plateau. Une autre sœur s’est portée volontaire pour nettoyer son appartement. Devant la réticence de notre amie, elle lui a répliqué: «De quelle autre façon puis-je vous montrer que je vous aime?» Une autre sœur qui s’est occupée de faire les courses d’épicerie a fait ressortir le bon côté de l’accident de notre amie en disant: «Cette situation nous a de nouveau rapprochées!» Ces sœurs avaient toutes la vision de l’œuvre que le Sauveur voulait qu’elles fassent.

    Depuis le commencement, une grande partie de la force de l’Eglise a découlé du service, de la foi et du dévouement de ses femmes fidèles. Au cours des années, les sœurs, nobles filles de Dieu sont restées fermes et loyales dans l’esprit de la foi. La mère de ma femme, Elizabeth Hamilton Wright, a eu sept enfants et attendait son huitième lorsque son mari a été appelé en mission. La responsabilité de la famille lui est échue et, avec l’aide d’un journalier, elle a assuré tous les jours la traite des seize vaches, les plantations et les récoltes du potager, la cueillette des baies et les soins des enfants. Cette femme avait une foi profonde et un grand amour pour le Seigneur. Sa foi n’a jamais chancelé de toute sa vie. Elle lui a donné la force d’accomplir l’œuvre que le Sauveur lui réservait et de répondre aux besoins de ses enfants, même en l’absence de son mari.

    Mes sœurs, on a besoin de vos conseils et de vos apports dans l’Eglise. Depuis de nombreuses années j’ai la bénédiction de participer aux réunions de comité exécutif d’entraide avec Elaine Jack et qu’avec elle. Avec elle j’ai le plaisir de bénéficier de la présence et des suggestions de Chieko Okazaki et d’Aileen Clyde aux réunions générales d’entraide. Elles ont une grande sagesse et leur contribution est capitale. Leurs idées et leurs avis sont nécessaires et très appréciés.

    Sœurs qui faites partie des conseils de paroisse et de pieu, vous ne devez pas hésiter à faire profiter ces conseils de votre sagesse et de votre expérience particulière. Alors, lorsque l’évêque ou le président de pieu prendra une décision, tout le monde aura le désir de la soutenir.

    On vous apprécie et on vous estime bien plus que vous ne le pensez. Nous n’oublions pas les grands problèmes que vous rencontrez, qui sont souvent écrasants et épuisants dans le monde agité où nous vivons. Ces difficultés se présentent à chacune de vous sous des formes diverses. Habituellement l’argent manque pour joindre les deux bouts. Certaines sœurs se débattent au milieu de problèmes de santé. Certaines ne connaissent pas en permanence le bien-être spirituel. D’autres sont affaiblies par l’âge ou d’autres infirmités. Vous, les mères, vous rencontrez d’énormes problèmes pour répondre aux besoins des personnalités diverses de vos enfants. C’est particulièrement vrai pour les mères seules. Certaines souffrent à cause d’enfants et de petits-enfants rebelles. D’autres s’occupent de membres invalides de la famille. D’autres encore sont affligées par le décès d’un proche ou par d’autres pertes. D’autres encore se retrouvent seules. Au milieu de tout cela, des voix constantes et subtiles tentent de vous détourner de votre destinée divine.

    En dépit de tout cela, les femmes reçoivent de plus grandes bénédictions que jamais auparavant. J’ai vu de mon vivant les tâches ingrates de l’entretien de la maison et de la famille se réduire considérablement. Je me souviens de la vieille planche à lessiver de ma grand-mère, qui servait à frotter les vêtements à la main. Hiver comme été, ma grand-mère cuisinait les repas chauds sur un poêle à bois. Je me souviens de l’arrivée de l’électricité dans notre petite ville et de tous les avantages merveilleux qu’elle a apportés. Les femmes n’ont jamais eu de plus grandes possibilités de s’instruire et de voyager que maintenant. Mais dans le plan éternel des choses, votre rôle est infiniment plus vital et il s’accompagne de la promesse de bénédictions spirituelles plus grandes que les avantages temporels.

    Le problème pour nous consiste entre autres à vivre fidèlement chaque jour les principes éternels. Une des sœurs que j’ai la bénédiction de fréquenter a dit ceci:

    «Les dimanches étaient difficiles quand mes enfants étaient petits: les préparer et ensuite les maintenir en place pendant trois heures de réunion. Ils devenaient souvent fatigués, avaient faim ou s’ennuyaient parce que les réunions s’adressaient aux adultes. Je me suis parfois demandé si cela en valait la peine. Je me sentais rarement nourrie spirituellement, parce que j’essayais tellement d’aider les enfants à être recueillis.

    «Maintenant, quand je regarde en arrière, je me rends compte que les expériences que mes enfants ont connues dans leur jeunesse ont jeté les bases de fondements fermes sur lesquels ils ont pu continuer à édifier. Du fait qu’ils étaient présents chaque semaine, ils ont appris peu à peu l’importance de la Sainte-Cène; ils ont appris à écouter, à être recueillis, à reconnaître la douce influence de l’Esprit, et leur témoignage a commencé à éclore. Je me rends compte que nous avons une occasion sans pareille lorsque nos enfants sont petits et ont besoin que nous les guidions. Maintenant que les enfants sont adultes, je me rends bien compte que les efforts constants et répétés en valaient la peine6

    Pour répondre aux défis posés de l’éternel quotidien, chaque sœur sera fortifiée en communiant chaque jour par la prière avec son Père céleste. L’étude des Ecritures est profitable en ce qu’elle rassure spirituellement. La présence à la réunion de Sainte-Cène, le fait de prendre les emblèmes sacrés et le renouvellement des alliances sont une source hebdomadaire de force.

    Les sœurs qui essaient d’affronter les innombrables difficultés que présente notre époque complexe peuvent profiter plus que jamais de l’unité des sœurs de l’Eglise. Les paroles de Lucy Mack Smith lors d’une des premières réunions de la Société de Secours sont autant d’actualité aujourd’hui que quand elles ont été prononcées: «Nous devons nous chérir, veiller les unes sur les autres, nous consoler et obtenir de l’instruction, afin de pouvoir toutes nous asseoir ensemble au ciel7

    Trois sœurs qui habitent dans une île près de Tavira (Portugal) tiennent tellement à aller aux réunions de l’Eglise que chaque dimanche, elles font à pied sept cents mètres jusqu’à un cours d’eau. Là, on les fait traverser, puis elles font encore huit kilomètres jusqu’à l’église. Sœur Pereira a 62 ans, sœur Neves en a 73 et sœur Jésus 84. Ces sœurs se réunissent tous les jours pour lire les Ecritures et se fortifier spirituellement8.

    Le fait de rendre témoignage profite à la fois à celui qui témoigne et à celui qui écoute. La fréquentation régulière du temple nous aide à affronter toutes nos difficultés. Le fait d’accepter les appels des dirigeants de la prêtrise ainsi que les visites d’enseignement confiées par la présidente de la Société de Secours constitue une grande expérience qui vous fortifie considérablement. Lorsque vous rendez des services compatissants aussi bien à titre individuel qu’au sein d’un groupe, vous oubliez vos problèmes et accomplissez l’œuvre qu’a faite le Sauveur.

    J’ai récemment rencontré une famille qui avait perdu un de ses fils bien-aimés à la suite d’un malheureux accident de voiture. Elle se demandait à quel moment la présence consolatrice du Saint-Esprit l’envelopperait pour la soutenir. Ma recommandation a été que lorsqu’elle serait prête à dire au Seigneur: «Que ta volonté soit faite», alors viendrait la douce paix promise par le Sauveur. Cette soumission volontaire au Père est l’exemple qu’a donné le Sauveur dans le jardin de Gethsémané.

    Mes sœurs, nous vivons à l’époque la plus grande de l’histoire de l’Eglise. Les possibilités qui vous sont données de servir les autres et de leur faire du bien sont illimitées. Votre contribution à l’œuvre de Dieu n’a jamais été aussi grande. On a grand besoin deces apports qui vous sont propres, pour fortifier nos foyers, instruire nos enfants et nos jeunes et aider les autres. Votre exemple de justice est indispensable à la progression du royaume de Dieu.

    Que Dieu bénisse chacune d’entre vous, mes chères sœurs, pour tout ce que vous êtes et tout ce que vous faites. Que sa paix vous accompagne. Je témoigne que nous sommes tous dans l’œuvre sainte de Dieu. Nous ne pouvons en nier l’évidence quand nous la voyons se répandre dans le monde entier. J’aime le Seigneur et je me sens humble d’être engagé dans cette œuvre sainte avec vous. Au nom de Jésus-Christ, amen.