2010
Faire du mariage au temple une priorité
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Faire du Mariage au temple une priorité

Vitaly et Ekaterina (Katya) Shmakov sont nés respectivement à Omsk (Russie) et à Yekaterinburg (Russie). Ils se sont tous deux joints à l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours pendant leur adolescence et ils sont tous deux allés en mission : Vitaly dans la mission de Prague (Tchéquie) et Katya dans la mission de Novosibirsk (Russie). Ils disent que leur conversion leur a ouvert l’esprit à la possibilité de mener une vie heureuse, confiante et épanouissante et que leur mission a cimenté leur désir de fonder un foyer centré sur l’Évangile, en commençant par le mariage au temple. Voici leur histoire.

Vitaly : J’étais de retour de mission depuis quelques mois quand on m’a demandé d’être conseiller dans une conférence de jeunesse. Steven C. Smith, président de la mission de Novosibirsk, m’a demandé de venir dans son bureau. Je m’attendais à recevoir un nouvel appel ou à avoir une sorte d’entrevue officielle. Au lieu de cela, le président Smith m’a parlé de quelqu’un qu’il voulait que je rencontre : une jeune fille qui avait récemment terminé sa mission et qui était rentrée chez elle dans une autre région de Russie, mais qui serait là pour la conférence.

Je n’avais encore jamais vu Katya, mais lorsque je suis arrivé à la conférence, je me suis présenté et nous avons bavardé de choses et d’autres pendant quelques minutes. Plus tard ce soir-là, je l’ai invitée à danser. Le lendemain, je l’ai encore invitée à danser.

Katya : Adolescente, je ne connaissais pas beaucoup de jeunes détenteurs de la prêtrise célibataires, mais j’ai toujours espéré que le Seigneur me permettrait d’épouser un jeune homme digne. Je ne savais pas du tout quand ou comment nous nous rencontrerions, mais je faisais confiance au Seigneur et à ses promesses.

Après ma mission, on m’a demandé d’être accompagnatrice à une conférence de la jeunesse. À la conférence, quand j’ai vu Vitaly, j’ai immédiatement voulu faire sa connaissance. Nous avons passé ensemble les trois jours les plus merveilleux et les plus inoubliables à la conférence.

Très tôt, j’ai senti fortement que Vitaly était l’homme que je devais épouser. Bien sûr, tout le monde ne fait pas ce genre d’expérience aussi tôt dans une relation. Alors, comment savons-nous si nous nous dirigeons dans la bonne direction ? En mission, j’ai appris à reconnaître l’Esprit et à suivre ses directives sans douter. C’est pourquoi, quand j’ai senti que je devais apprendre à connaître Vitaly, j’ai décidé de suivre cette inspiration.

Je sais que l’Esprit nous guidera tous si nous recherchons sa compagnie. Il est important que nous ne comparions pas notre cheminement à celui des autres : l’Esprit peut ne pas guider chacun de nous exactement de la même façon mais, si nous suivons ses conseils, nous pouvons avoir confiance que la voie qu’il nous indique est celle qu’il nous faut suivre.

Surmonter les obstacles

Vitaly : Pendant ces trois jours, je me suis rendu compte que j’avais trouvé quelqu’un de spécial. J’ai été déçu à la fin de la conférence, quand Katya et moi avons dû nous séparer. Heureusement, une conférence des jeunes adultes seuls devait avoir lieu le mois suivant. J’ai immédiatement commencé à l’attendre impatiemment.

Cette conférence a été aussi formidable que je l’avais espéré. Katya et moi avons passé beaucoup de temps à bien apprendre à nous connaître. À la fin de la conférence, nous avons échangé nos numéros de téléphone et nous sommes repartis dans nos villes respectives.

Au cours des semaines suivantes, nous sommes principalement restés en contact par téléphone et textos. (Je pense qu’en moins d’un mois, j’ai appris à faire des textos sur mon téléphone portable, plus vite que la plupart des gens ne tapent sur un pc !)

Katya habitait à Yekaterinburg, qui se trouve à onze heures de train de l’endroit où je vivais, à Omsk, en Sibérie. Néanmoins, nous voulions désespérément tous les deux nous revoir. Nous avons commencé à faire régulièrement des voyages, en fin de semaine. J’allais la voir un weekend et quelques semaines plus tard, elle venait me rendre visite. Quand je rendais visite à Katya, je logeais chez des amis communs dans sa ville et quand elle venait me rendre visite, elle logeait chez des amis communs qui habitaient dans ma ville. Nous passions souvent du temps avec ces amis membres de l’Église pendant nos visites.

Katya : Onze heures peuvent sembler un long voyage, mais en Russie, cela n’est qu’une petite promenade ! En raison de la distance, nos rencontres n’étaient pas aussi fréquentes que nous l’aurions aimé. Nous ne pouvions nous rencontrer qu’une fois toutes les quelques semaines et passer deux ou trois jours ensemble avant que l’un de nous ne rentre chez lui. Nous avions souvent le sentiment que nous avions besoin de beaucoup plus de temps que cela et il était toujours difficile de nous séparer. Mais, du fait de tous les efforts que nous devions faire pour nous voir, nous appréciions chaque minute passée ensemble. Au fur et à mesure que notre relation progressait, nous avons commencé à nous réjouir de voir arriver le moment où nous n’aurions plus à nous dire au revoir.

Nos sorties en couple étaient très intéressantes et variées : nous avons fait du vélo et du cheval, nous avons visité des musées, lu les Écritures, cuisiné, marché dans des parcs (nous avons même dansé dans l’un d’eux) et nous sommes allés dans un orphelinat pour tenir compagnie à des enfants et jouer avec eux.

Chaque fois que nous nous sommes rencontrés, nous avons fait quelque chose de nouveau, c’est pourquoi nous avons eu beaucoup de plaisir à le faire. J’aimais la créativité avec laquelle Vitaly planifiait nos rendez-vous. Les activités qu’il planifiait nous ont aidés à vraiment faire connaissance.

Vitaly : Parce que j’étais étudiant, il y avait beaucoup de choses divertissantes que je ne pouvais pas vraiment m’offrir. Je dépensais la majeure partie de mon argent à voyager pour aller voir Katya et payer ma facture de téléphone. Mais avoir un budget limité ne voulait pas dire que nos sorties en couple devaient être inintéressantes ou improductives. En fait, certaines de nos meilleures sorties n’ont pas coûté un seul centime.

Cela peut paraître idiot, mais je voulais voir comment Katya se comporterait avec des enfants, alors nous sommes allés dans un orphelinat. C’était comme cela lors de beaucoup de nos sorties, nous essayions vraiment d’apprendre le plus de choses possibles l’un sur l’autre.

Vivre à la façon du Seigneur

Vitaly : En Russie, comme dans beaucoup d’autres endroits, les gens trouvent normal de vivre ensemble avant de se marier. Lorsque j’ai demandé Katya en mariage, certains de mes amis m’ont demandé comment je pouvais l’épouser sans savoir à l’avance si nous étions personnellement compatibles. Ils disaient, comme beaucoup l’ont aussi fait avec Katya, que la seule façon de vraiment savoir si elle me convenait vraiment était de vivre avec elle pendant une assez longue période.

Je leur ai dit qu’il n’y a pas besoin de vivre avec une personne pour la connaître. J’ai aussi essayé de leur expliquer, d’une manière qu’ils pouvaient comprendre, que j’avais prié et reçu la réponse que je devais épouser Katya. Ayant prié concernant ma décision, je n’avais aucune crainte au sujet de la vie conjugale. J’étais enthousiaste et je sentais qu’une toute nouvelle vie allait s’ouvrir à moi. Jamais personne ne s’est opposé à ma décision ni ne l’a critiquée. En fait, les gens m’ont soutenu.

Katya : Quand Vitaly m’a demandé de l’épouser, mes parents ont essayé de me convaincre de ne pas me marier. Ils pensaient qu’il était trop tôt pour que nous nous engagions et que je devais mieux connaître Vitaly. Mon patron m’a dit la même chose et il a ajouté : « Vous devez vivre ensemble avant de prendre une décision comme celle-là. »

Je suis triste que les gens aient cette opinion au sujet du mariage et de la famille. Je ne pense pas qu’ils comprennent combien un couple peut être heureux quand il se marie et est scellé au temple. Le grand amour et le grand bonheur que Vitaly et moi avons ressentis lors de notre mariage ont été encore fortifiés par la connaissance que nous sommes scellés pour l’éternité.

Vitaly : Katya et moi nous sommes mariés à Omsk le 25 février 2006. (La loi russe exige le mariage civil avant le scellement au temple, comme c’est le cas dans de nombreux pays.) Le lendemain matin, nous sommes partis en voyage pour le temple de Stockholm, en Suède. Nous avons pris un avion à Omsk et avons voyagé trois heures avant d’arriver à Moscou où nous avons passé le reste de la journée. Puis nous avons pris un train de nuit pour Saint Petersbourg. Arrivés là-bas, nous avons pris un autocar avec d’autres saints des derniers jours et nous avons voyagé pendant huit heures pour nous rendre à Helsinki, en Finlande. La dernière partie de notre voyage a consisté en onze heures de voyage en ferry pour Stockholm.

Finalement, nous sommes arrivés au temple.

Pour certains, un si long voyage peut sembler une épreuve, mais de bien des façons, voyager à travers l’Europe a été une merveilleuse lune de miel.

Le 1er mars 2006, jour de notre scellement, a été un jour merveilleux, un jour de paix et de confiance. Je savais que la personne dont je tenais la main était celle avec laquelle je partagerais l’éternité. Cette seule pensée me remplissait d’une grande joie et de gratitude envers mon Père céleste pour m’avoir confié sa fille pour qu’elle soit ma femme. Je me sentais plus proche de lui que jamais auparavant.

À la recherche de qualités chrétiennes

Katya : Aujourd’hui, Vitaly et moi avons une petite fille. Elle est magnifique. Je veux qu’un jour elle se marie au temple et le meilleur soutien que nous puissions lui offrir est d’être des conjoints et des parents aimants.

J’espère qu’elle pourra trouver un détenteur de la prêtrise digne qui possède beaucoup de qualités chrétiennes. C’est parce que j’ai vu ces qualités chez Vitaly que j’ai su que je pouvais l’épouser.

Qu’est-ce qui m’a attiré en Vitaly ? Bien sûr, il est beau et intelligent et il sait courtiser une femme. Mais ce n’était pas le plus important. Il possédait ce que j’aime appeler les « yeux d’un disciple du Christ. » Je ressentais une lumière en lui. C’est un détenteur juste de la prêtrise.

Vitaly : Bien sûr, c’est formidable d’être marié à quelqu’un qui nous attire. Mais quand nous ne nous intéressons qu’au physique, nous passons inévitablement à côté de ce qui est le plus important : la personnalité, la spiritualité et d’autres qualités qui ont vraiment de l’importance dans un mariage durable.

Je me rends compte que certains jeunes adultes peuvent avoir du mal à trouver un conjoint dans l’Église, simplement parce qu’il n’y a pas beaucoup de saints des derniers jours là où ils vivent. Je comprends cela. Néanmoins, je sais que, quelle que soit notre situation, si nous faisons notre part et nous préparons à être scellés au temple, notre Père céleste peut nous ouvrir la voie. ◼

À gauche : Les Shmakov en 2006, le jour de leur scellement ; leur voyage au temple de Stockholm leur a pris trente heures.

À droite : Aujourd’hui, les Shmakov ont une petite fille. Katya dit : « Je veux qu’un jour elle se marie au temple et le meilleur soutien que nous puissions lui offrir est d’être des conjoints et des parents aimants. »

Photos de famille publiées avec la permission de la famille Shmakov27