2010
Le Fonds perpétuel d’études continue de grandir neuf ans après son lancement
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Le Fonds perpétuel d’études continue de grandir neuf ans après son lancement

Tyson Kemege, frappé par la polio et orphelin presque depuis la naissance, grandit à Nairobi (Kenya), où il n’avait jamais dormi sur un matelas et avait rarement eu deux repas par jour. Il ne se déplaçait qu’à l’aide de béquilles.

Il décida de s’inscrire à l’université d’Augustana, au Kenya, afin d’étudier la technologie de l’information mais n’ayant ni famille ni argent, ses perspectives d’avenir étaient sombres.

Frère Kemege, qui était devenu membre de l’Église quelques années avant d’avoir fini ses études secondaires, prit contact avec un couple missionnaire et lui parlade son souhait. Les missionnaires le mirent en contact avec le comité du Fonds perpétuel d’études (FPE). Un prêt du FPE lui permit d’être admis à l’école.

Frère Kemege a souvent répété aux missionnaires : « Je suis l’homme le plus chanceux de la terre. »

Il a été président de l’association des étudiants et a deux appels dans sa paroisse.

Neuf ans après l’annonce faite par Gordon B. Hinckley (1910–2008) de la création du FPE, le programme compte plus de 38 000 inscrits dans 42 pays. En dépit des difficultés économiques mondiales, le Fonds perpétuel d’études se porte bien et permet à des personnes comme Tyson Kemege d’obtenir une formation, d’échapper à la pauvreté et de participer à la vie de leur collectivité.

Plus de quatre-vingt-sept pour cent des bénéficiaires du FPE ayant fini leurs études ont un travail.

Surmonter les épreuves

Bien que le programme n’ait pas été menacé par la crise économique, les personnes qui le supervisent disent qu’ils ont du vaincre certaines difficultés. L’une des plus grandes que le programme ait eu à affronter a été le nombre grandissant de bénéficiaires.

John K. Carmack, membre émérite des soixante-dix et directeur exécutif du fonds a dit : « Les obstacles que nous avons dû affronter et qu’il a fallu surmonter sont les obstacles habituels dus à une croissance rapide et à un effort international. Parmi eux, on peut citer celui de faire connaître le programme, d’en préciser les conditions requises et les disponibilités et de soutenir les bénéficiaires. »

Le programme est administré depuis le centre administratif de l’Église par un groupe relativement restreint composé de quelques employés, de couples missionnaires et de bénévoles locaux. Il est supervisé par deux autorités générales émérites, John K. Carmack et Richard E. Cook.

Pour parvenir à administrer le programme à grande échelle, le personnel et les missionnaires du FPE collaborent avec les présidences d’interrégion afin de former les dirigeants interrégionaux qui, à leur tour, travailleront avec les dirigeants locaux pour former et soutenir les instructeurs, les employés, les bénévoles et les bénéficiaires au plan local.

Rex Allen, directeur de la formation et de la communication du programme, dit : « L’initiative était et est extrêmement innovante. Elle est nouvelle à tous les niveaux, ce qui rend la communication et la formation essentielles. »

Comment fonctionne le programme

Le programme est rendu possible grâce aux centaines de milliers de personnes qui contribuent financièrement au fonds. L’intégralité des sommes versées va directement au soutien des bénéficiaires.

Pour ces derniers, le processus commence par une phase de préparation dont la coordination est effectuée par le programme de l’Institut de religion auquel le membre est inscrit. Avec l’aide du Service d’aide à l’emploi, les bénéficiaires suivent le cours « Planification de la réussite » et des ateliers d’orientation professionnelle avant de remplir leur demande de prêt en ligne.

Une fois le prêt accordé, les bénéficiaires s’engagent dans leurs études, étant entendu qu’ils devront rembourser leur emprunt afin que d’autres personnes puissent bénéficier du fonds comme eux. Chaque année, les remboursements effectués par les bénéficiaires se montent à 2,5 millions de dollars.

John K. Carmack dit que le programme est une réussite non seulement grâce au grand soutien financier des membres mais également grâce à d’excellents dirigeants. Il a dit : « Gordon B. Hinckley est le père du Fonds perpétuel d’études, mais le soutien et l’intérêt que le président Monson lui accorde sont tout aussi importants qu’ils l’étaient pour le président Hinckley. [Le président Monson] a pris part au processus depuis le début et il le dirige aujourd’hui avec une vision prophétique. »

Résultats

Lorsque le programme a été annoncé au cours de la conférence générale d’avril 2001, le président Hinckley a dit : « Grâce à leurs bonnes qualifications professionnelles, ces jeunes gens et jeunes filles pourront sortir de l’état de pauvreté qu’eux-mêmes et des générations avant eux ont connu. Ils subviendront mieux aux besoins de leur famille. Ils serviront dans l’Église, auront davantage de responsabilités et apprendront à diriger. Ils rembourseront leur emprunt afin que d’autres puissent être bénis comme ils l’ont été » (« Le Fonds perpétuel d’études », Le Liahona, juillet 2001, p. 60).

Les responsables du programme ne cessent de voir s’accomplir les paroles du président Hinckley. Dans certains pays où le programme est en vigueur, entre dix et quinze pour cent des dirigeants actuels de l’Église sont d’anciens bénéficiaires du fonds.

« Ce n’est pas un rêve utopique, poursuit le président Hinckley. Nous en avons les moyens grâce à la bonté et à la gentillesse d’amis merveilleux et généreux. Nous avons l’organisation qu’il faut. Nous avons les ressources humaines et des serviteurs dévoués du Seigneur pour réussir. C’est un effort complètement géré par des bénévoles qui ne coûtera presque rien à l’Église. Nous prions humblement et avec reconnaissance pour que Dieu fasse prospérer cet effort, afin que soient déversées sur la tête de milliers de personnes de grandes et merveilleuses bénédictions, tout comme cela a été le cas pour l’organisation qui l’a précédée, le Fonds perpétuel d’émigration, lequel a procuré des bénédictions sans nombre à ceux qui ont profité des possibilités qu’il offrait. »

Neuf ans plus tard, le programme continue de grandir grâce, selon frère Allen, « à une bonne volonté formidable et une foi immense. »

Les membres admissibles peuvent être bénis …

en goûtant aux fruits du Fonds perpétuel d’études …

et en donnant en retour afin que d’autres personnes puissent en bénéficier également.

Illustrations Brad Teare