2010
J’ai besoin d’aller au temple
Notes de bas de page

Hide Footnotes

Thème

J’ai besoin d’aller au temple

Un accident, des jours et des nuits en autocar, de longues traversées en bateau et des coûts de transport élevés n’ont pas empêché un frère brésilien d’aller au temple.

José Gonçalves Da Silva s’est soudain réveillé en s’entendant appelé par son nom. Il faisait nuit et il n’avait aucune idée de l’endroit où il se trouvait.

« J’étais endormi quand l’autocar s’est renversé, se rappelle José à propos de l’accident arrivé tôt un matin de janvier 2008. Personne ne savait où j’étais parce que j’étais au fond de l’autocar, couvert de bagages. Des frères ont fini par me trouver quand ils ont commencé à rassembler les valises. »

Quand le chauffeur de l’autocar a perdu le contrôle de son véhicule sur une portion étroite de la route en lacets, dans la forêt tropicale dense du Venezuela, José et d’autres saints des derniers jours de Manaus, au Brésil, étaient approximativement à mi-chemin de leur voyage de trois jours au temple de Caracas (Venezuela). José n’avait que des blessures superficielles, mais plusieurs frères et sœurs ont dû être hospitalisés.

Des membres de sa famille inquiets ont dit à José, qui avait quatre-vingt ans au moment de l’accident : « Il est temps d’abandonner l’idée d’aller au temple. » Mais lui, sans se laisser décourager, a déclaré : « J’ai besoin d’aller au temple. Si le Seigneur le permet, j’y retournerai. »

Il a immédiatement commencé à économiser pour son quatrième voyage à Caracas au début de 2009. Pour frère Gonçalves Da Silva, le voyage de quarante heures en autocar est facile en comparaison des trois voyages précédents qu’il a faits au temple de São Paulo, au Brésil. Pendant bien des années, le temple de São Paulo, situé à des milliers de kilomètres au sud-est de Manaus, était le plus proche de cette ville de deux millions d’habitants, située au nord dans l’État d’Amazonas. Puis en 2005, Manaus a été incorporée au secteur du temple de Caracas.

José raconte : « Pendant ces années de voyage à São Paulo, nous prenions un bateau à Manaus et cela nous prenait quatre jours pour arriver à Pôrto Velho (la capitale de l’État de Rondônia, N.d.T.) dit José. Puis il nous fallait encore quatre jours de voyage en autocar avant d’arriver à São Paulo. Ma femme n’est pas membre de l’Église et, quand je suis allé au temple pour la première fois en 1985, j’y suis allé seul. J’ai passé la nuit au terminus d’autocars de Pôrto Velho parce que je suis arrivé trop tard et qu’il n’y avait plus d’autocar. Le lendemain matin, je suis reparti pour São Paulo. Cela a été une bonne expérience, mais je suis arrivé un peu fatigué. »

Puis il a passé trois jours entiers au temple avant de refaire les huit jours du voyage de retour. Il lui faut un an pour économiser suffisamment d’argent sur sa retraite pour couvrir les frais du voyage au temple.

« C’est un sacrifice d’y aller, mais ça en vaut la peine », dit frère Gonçalves Da Silva, qui a fait beaucoup d’ordonnances par procuration pour sa famille. Il ajoute: « J’ai ressenti une très grande joie le jour où j’ai été baptisé pour mon père, quand quelqu’un a été baptisé pour ma mère et quand j’ai représenté mon père lors du scellement de mes parents. Cela a été une expérience merveilleuse. Tous mes frères et sœurs sont décédés maintenant, mais j’ai fait les ordonnances pour eux au cours de mes voyages au temple. »

José a la conviction que le sacrifice que représente un si long voyage pour aller au temple aidera les saints des derniers jours de Manaus à être reconnaissants le jour où un temple y sera consacré. « J’attends ce jour avec impatience », dit-il.

Manaus avait une seule petite branche de vingt membres quand José s’est joint à l’Église en 1980. Depuis, il a vu l’Église grandir rapidement pour atteindre presque cinquante mille membres vivant dans huit pieux.

Il raconte: « Quand on a annoncé en 2007 qu’un temple allait être construit à Manaus, j’ai pleuré de joie et j’ai prié le Seigneur de me permettre de vivre assez longtemps pour voir l’ouverture de chantier », qui a eu lieu un an plus tard. Maintenant, il prie pour vivre assez longtemps pour voir le temple terminé et sa femme baptisée afin qu’ils soient scellés l’un à l’autre.

Il explique: « Nous ne savons pas quand nous mourrons, mais nous devrions être prêts et heureux quand ce jour viendra. J’attends avec impatience le moment de retourner en présence de mon Père céleste et de mon Sauveur, Jésus-Christ. Être au temple m’aide à me préparer pour ce jour. »

À gauche : temple de Caracas © IRI ; en haut à gauche et à droite : photos Michael R. Morris

Le temple de Caracas.

Ci-dessus : le Rio Negro, où José Gonçalves Da Silva commence son voyage de huit jours pour le temple de São Paulo.

Ci-dessous : Frère Gonçalves Da Silva en route pour un voyage de quarante heures en autocar pour le temple de Caracas. Il dit qu’œuvrer dans la maison du Seigneur vaut le sacrifice requis pour y aller.