Le libre arbitre
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La plénitude de l’Évangile

Le libre arbitre

Série d’articles expliquant les croyances fondamentales de l’Évangile rétabli, doctrines particulières à l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours.

L’un des principes fondamentaux du christianisme est que Dieu a donné à ses enfants le libre arbitre, qui est la capacité et le droit de choisir. Mais la notion de libre arbitre qui est enseignée dans le Livre de Mormon et par les prophètes et les apôtres des derniers jours de concert avec d’autres vérités évangéliques, est une doctrine d’une grande force et aux implications éternelles.

Un principe éternel

Le libre arbitre est essentiel au plan de notre Père éternel pour ses enfants car, sans lui, nous ne pourrions pas devenir comme Dieu. Le libre arbitre est un attribut éternel de tous les êtres intelligents. Il n’a pas commencé lors de notre naissance terrestre. Nous le possédions pendant notre existence pré-mortelle. Le Seigneur a révélé :

« L’homme était aussi au commencement avec Dieu. L’intelligence, ou la lumière de la vérité, n’a été ni créée ni faite et ne peut assurément pas l’être.

« Toute vérité est indépendante dans la sphère dans laquelle Dieu l’a placée, libre d’agir par elle-même ; et il en va de même pour toute intelligence ; sinon il n’y a pas d’existence.

« Voici, c’est là qu’est le libre arbitre de l’homme » (D&A 93:29-31).

Nous ne croyons pas en un Dieu déterministe, c’est-à-dire un Dieu qui fixe à l’avance le sort final de ses enfants. Nous croyons en un Dieu qui a une prescience parfaite des choix que ses enfants feront. Il peut utiliser cette prescience pour nous guider ou même nous mettre en garde, mais il ne l’utilise pas pour prendre le pas sur notre libre arbitre. Il nous permet de devenir ce que nous désirons réellement devenir. James E. Talmage (1862-1933), du Collège des douze apôtres, a écrit : « [Dieu] sait ce que chacun fera dans des conditions données et voit la fin dès le début. Sa prescience est basée sur l’intelligence et sur la raison. Il voit l’avenir comme un état qui arrivera naturellement et sûrement ; non comme un état qui doit arriver parce qu’il l’a arbitrairement décidé ainsi1 ».

La plupart des Églises chrétiennes croient que Dieu a créé ses enfants ex nihilo, à partir de rien. Si c’était vrai, Dieu pourrait alors être jugé responsable de tout le mal que nous ferions parce qu’il nous a créés avec des défauts et des faiblesses. Mais nous savons que notre Père céleste ne nous a pas créés à partir de rien et qu’il n’est pas responsable de nos faiblesses ou de nos péchés. Il nous met seulement, nous, ses enfants d’esprit, dans des situations où nous pouvons apprendre et progresser en exerçant notre libre arbitre si nous l’utilisons correctement.

Conditions requises pour le libre arbitre

Bruce R. McConkie (1915-1985), du Collège des douze apôtres, a enseigné que le libre arbitre implique quatre conditions :

  1. Il doit y avoir des lois décrétées par un pouvoir omnipotent, des lois auxquelles nous pouvons soit obéir soit désobéir.

  2. Il doit y avoir de l’opposition : le bien et le mal, la droiture et l’iniquité.

  3. Nous devons avoir la connaissance du bien et du mal ; nous devons connaître la différence entre ces opposés.

  4. Nous devons détenir le pouvoir de choisir, libres de toute contrainte2.

Nous devons aussi être responsables de nos choix pour bénéficier pleinement de notre libre arbitre. Les lois qui existent doivent entraîner des conséquences, pas seulement les conséquences naturelles résultant de nos actions, comme la perte du respect des gens si nous mentons et trichons. Les lois doivent aussi entraîner des bénédictions divines si nous y obéissons et des punitions divines si nous y désobéissons.

Satan attaque notre libre arbitre

Le Seigneur a dit de notre existence pré-mortelle : « Satan se rebellait contre moi [et] il cherchait à détruire le libre arbitre de l’homme » (Moïse 4:3). Pour s’être rebellé, Lucifer a été rejeté des cieux mais il continue à saper notre libre arbitre, ici sur la terre. Il le fait de nombreuses manières, entre autres des deux suivantes :

La désobéissance. « Voici, c’est là qu’est le libre arbitre de l’homme, et c’est là qu’est la condamnation de l’homme ; parce que ce qui était dès le commencement lui est clairement manifesté, et il ne reçoit pas la lumière … Et le Malin vient enlever aux enfants des hommes la lumière » (D&A 93:31, 39). La désobéissance nuit à notre libre arbitre de deux manières. Premièrement, nous perdons la lumière et la vérité, nous ne voyons plus de nombreuses possibilités de faire le bien, et deuxièmement, certaines formes de désobéissance entraînent une accoutumance : nous sommes pris au piège de comportements qu’il est extrêmement difficile d’abandonner. Nous pouvons même nuire à d’autres personnes et porter atteinte à leur libre arbitre.

L’irresponsabilité. Satan murmure à notre oreille : « Mangez, buvez et réjouissez-vous ; néanmoins, craignez Dieu : il justifiera si on commet un petit péché… et si nous sommes coupables, Dieu nous battra de quelques coups, et à la fin nous serons sauvés dans le royaume de Dieu » (2 Néphi 28:8). Certains croient à tort que, dès que nous avons « confessé le Christ » et avons été « sauvés par la grâce », quoi que nous fassions, nous sommes sauvés. Cette doctrine est une manifestation subtile du mensonge continuel de Satan qui prétend que nous ne sommes pas responsables de nos péchés et qu’ils n’entraînent aucune conséquence pour eux.

Bénédictions du libre arbitre

Non seulement Dieu nous bénit, mais il renforce et développe notre libre arbitre quand nous l’utilisons pour choisir la justice. Quand notre Père céleste voit qu’il peut nous faire confiance et que nous prendrons de bonnes décisions, il fait ce que ferait tout parent plein d’amour. Il nous accorde de nouvelles possibilités et davantage de responsabilités. C’est pourquoi, si nous exerçons notre libre arbitre avec sagesse, les possibilités de faire le bien et de bénir les autres deviennent infinies. L’obéissance produit toujours un plus grand libre arbitre et des possibilités accrues. C’est le péché qui réduit nos choix.