Recevoir le témoignage de l’Évangile rétabli de Jésus-Christ
    Notes de bas de page

    Recevoir le témoignage de l’Évangile rétabli de Jésus-Christ

    Suivez l’exemple de Joseph Smith et le processus du Rétablissement. Tournez-vous vers les Écritures. Priez à genoux. Demandez avec foi. Et écoutez le Saint-Esprit.

    On demande souvent aux dirigeants de l’Église : « Comment faire pour recevoir le témoignage de l’Évangile rétabli de Jésus-Christ ? »

    L’acquisition du témoignage et la conversion commencent par l’étude et la prière ; ensuite il faut pratiquer l’Évangile avec patience et persévérance, inviter l’Esprit et l’entourer de soins. La vie de Joseph Smith et la façon dont s’est produit le Rétablissement sont d’excellents exemples de ce processus. En écoutant aujourd’hui mon discours sur les événements du Rétablissement, soyez attentifs aux étapes qui conduisent au témoignage : désirer connaître la vérité, méditer dans son cœur, puis ressentir et suivre docilement l’inspiration du Saint-Esprit.

    Joseph Smith est né le 23 décembre 1805 à Sharon (Vermont). Il était d’une famille qui priait et étudiait la Bible. Dans sa jeunesse, il s’est intéressé à la religion et a constaté qu’il y avait une « grande confusion » concernant la doctrine du Christ, « prêtre luttant contre prêtre et converti contre converti1. »

    Cette confusion n’était pas propre à sa localité. Elle avait commencé des siècles plus tôt par ce que l’on a appelé la grande apostasie. Le jour du Christ, avait dit l’apôtre Paul, serait précédé d’une apostasie2.

    Quelques décennies après la résurrection du Christ, ses apôtres ont été tués, ses enseignements ont été corrompus et la prêtrise a été retirée de la terre. Mais Paul, voyant notre époque, a prophétisé que « lorsque les temps seraient accomplis, [Dieu réunirait] toutes choses en Christ3. » Il rétablirait la véritable Église du Christ sur la terre.

    Au fil des siècles, le monde a été préparé en vue de ce Rétablissement. La Bible a été traduite et publiée. Un nouveau continent a été découvert. Un esprit de réforme a balayé le monde chrétien et un pays a été fondé sur les principes de la liberté.

    Joseph Smith est né dans ce pays et s’est retrouvé, à l’âge de quatorze ans, pris dans un « tumulte d’opinions [religieuses] ». Il se demandait souvent : « Si l’un d’eux a raison, lequel est-ce, et comment le saurai-je ?4 »

    Joseph a cherché la réponse dans la Bible et a lu dans le livre de Jacques : « Si quelqu’un d’entre vous manque de sagesse, qu’il la demande à Dieu, qui donne à tous simplement et sans reproche, et elle lui sera donnée.5 »

    Mettant les instructions de Jacques en application, Joseph s’est rendu dans un bosquet près de chez lui et a prié. Tandis qu’il invoquait Dieu, « une colonne de lumière » plus brillante que le soleil de midi est descendue sur lui et « deux Personnages » lui sont apparus. L’un d’eux lui a parlé, l’appelant par son nom, et lui a dit, en lui montrant l’autre : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé. Écoute-le6 ! »

    Dieu le Père et son Fils, Jésus-Christ, ont conversé avec Joseph. Ils ont répondu à sa question. Ils lui ont appris que la véritable Église du Christ avait disparu de la terre. Joseph a appris que ces membres de la Divinité étaient des êtres séparés et distincts. Ils connaissaient son nom et ils étaient disposés à répondre à ses prières. Les cieux se sont ouverts, la nuit de l’apostasie a pris fin et la lumière de l’Évangile a commencé à briller.

    Comme Joseph, beaucoup d’entre nous sont à la recherche de la lumière de la vérité. Tout comme le monde a été préparé au Rétablissement, chacun de nous est préparé pour recevoir la lumière de l’Évangile dans sa vie. Parfois cette préparation est le fait d’un changement dans notre situation : la rencontre d’un nouvel ami, l’installation dans une nouvelle localité, un changement de métier, la naissance d’un enfant, la mort d’un proche, la maladie, le malheur et même une tragédie.

    Au cours de ces moments de transition, nous recherchons la réponse aux questions importantes de la vie : Qui sommes-nous, d’où venons-nous, pourquoi sommes-nous sur cette terre et où allons-nous après la mort ? Joseph n’avait pas cette connaissance à sa naissance et nous non plus. Nous devons la trouver.

    Comme Joseph, nous devons sonder les Écritures et prier. Pour beaucoup, cela signifie surmonter le doute et le sentiment de leur indignité, être humbles et apprendre à exercer la foi.

    Pendant les trois années qui ont suivi sa Première Vision, Joseph s’est senti très petit. Il a dit : « Je me sentis souvent condamné à cause de mes faiblesses et de mes imperfections7. » Mais il n’a pas perdu la foi ni oublié le pouvoir de la prière.

    Le 21 septembre 1823 – il avait alors dix-sept ans – il s’est agenouillé pour demander le pardon de ses péchés et de ses sottises et pour connaître sa situation vis-à-vis de Dieu8. Tandis qu’il priait, de nouveau une lumière est apparue et s’est accrue « jusqu’à ce que la chambre fût plus claire qu’à l’heure de midi9 ». Dans cette lumière se tenait un personnage revêtu d’une tunique « de la plus exquise blancheur10 ». Il a appelé Joseph par son nom et s’est présenté comme étant Moroni. Il a dit que Dieu avait une œuvre à lui faire accomplir11 et lui a parlé d’annales anciennes écrites sur des plaques d’or, qui, traduites, sont devenues le Livre de Mormon. Le livre contenait la plénitude de l’Évangile telle qu’elle avait été enseignée par Jésus-Christ aux ancêtres de Moroni. Joseph a reçu le commandement d’aller chercher ces annales enterrées non loin de chez lui dans une colline voisine appelée aujourd’hui Cumorah.

    Le lendemain, Joseph a trouvé les plaques, mais le moment n’était pas encore arrivé de les faire paraître. Moroni a dit à Joseph de le rencontrer au même endroit le même jour tous les ans pendant les quatre années suivantes12.

    Joseph a obéi. Chaque année il s’est rendu sur la colline. Moroni lui a donné des « instructions13 » concernant le rétablissement de l’Église du Christ. Joseph « croissait en sagesse [et] en stature14 » et « se fortifiait [en esprit]15 », beaucoup comme le Sauveur l’a fait, selon le récit de son enfance donné dans le Nouveau Testament.

    Il en est de même pour nous. Certains membres nouvellement baptisés se découragent en constatant leur manque de sagesse et de stature dans l’Évangile – face à ce qu’ils ne savent pas. Ils oublient les efforts obéissants, l’enseignement dans l’Évangile et la maturation spirituelle qui ont constitué les premières expériences de Joseph. Les membres de longue date doivent aussi se souvenir que nous avons besoin d’enseignements et d’un apprentissage spirituels et réguliers si nous voulons nous fortifier en esprit.

    Au bout de quatre années d’obéissance constante, Joseph a reçu les plaques, le 22 septembre 1827, à l’âge de vingt et un ans. Il a également reçu un instrument ancien permettant de les traduire, appelé urim et thummim. À l’aide de cet interprète sacré et du Saint-Esprit, Joseph a commencé la traduction en décembre de cette année-là16. En temps voulu, un instituteur appelé Oliver Cowdery, qui est devenu son secrétaire17, s’est joint à lui.

    À l’âge de vingt-trois ans, Joseph était occupé à traduire les plaques lorsque Oliver et lui sont tombés sur un passage concernant le baptême pour la rémission des péchés. Comme les personnes qui entrent en contact avec l’Évangile, ils ont voulu en savoir plus. Joseph savait ce qu’il fallait faire.

    Le 15 mai 1829, les deux hommes sont allés dans les bois pour consulter le Seigneur. Pendant qu’ils priaient, Jean-Baptiste est apparu « dans une nuée de lumière18 ». C’était lui qui avait baptisé le Sauveur de son vivant. Il détenait les clefs de la prêtrise nécessaires pour accomplir cette ordonnance par l’autorité de Dieu.

    Joseph et Oliver se sont agenouillés devant lui et il a posé les mains sur leur tête et leur a conféré la Prêtrise d’Aaron19. Dès cet instant, Joseph et Oliver possédaient l’autorité de baptiser et de conférer cette prêtrise à d’autres.

    Aujourd’hui, les gens qui veulent savoir s’ils doivent se faire baptiser sont invités à suivre l’exemple de Joseph et d’Oliver et à prier. Et tous ceux qui sont préparés et dignes du baptême peuvent le recevoir de quelqu’un dont l’autorité lui a été transmise sans interruption depuis Jean-Baptiste dans cette dispensation.

    À la fin du mois de mai ou au début de juin 1829, la Prêtrise de Melchisédek, ou prêtrise supérieure, a été conférée à Joseph et à Oliver par les apôtres Pierre, Jacques et Jean.

    La traduction du Livre de Mormon a également été terminée ce mois de juin-là et le livre a été publié moins d’un an plus tard, le 26 mars 1830.

    Le 6 avril, douze jours après la publication du Livre de Mormon, l’Église était officiellement organisée chez Peter Whitmer, père, à Fayette (New York). Comme Paul l’a prophétisé, l’Église ancienne du Christ était rétablie sur la terre20.

    Mais l’œuvre du rétablissement n’était pas terminée. Comme dans le passé, les membres de l’Église ont reçu le commandement de construire un temple, qui a été consacré le 27 mars 1836 à Kirtland (Ohio). Une semaine plus tard, le 3 avril, une réunion s’y est tenue. Après une prière solennelle et silencieuse, Joseph et Oliver ont vu le Seigneur Jésus-Christ debout devant eux. Celui qui avait dit : « Les renards ont des tanières, et les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l’homme n’a pas où reposer sa tête21 » était venu dans sa sainte maison. Moïse, Élias et Élie y sont également apparus et ont remis les clefs du royaume à Joseph22.

    Mes frères et sœurs, pouvons-nous voir le processus ? Tous les événements majeurs du Rétablissement : la Première Vision, l’apparition de Moroni et la parution du Livre de Mormon, le rétablissement de la prêtrise et l’apparition de Jésus-Christ après la consécration de son saint temple, tout cela a été précédé par la prière.

    Depuis lors, 116 temples ont été consacrés. J’ai assisté à un certain nombre de ces réunions sacrées. On a fait des prières de consécration. Le Saint-Esprit y était abondamment présent. Pendant ces moments-là, parmi bien d’autres, j’ai senti le témoignage indéniable de l’Esprit de Dieu brûler comme une flamme dans mon cœur, me disant que l’Évangile rétabli est vrai.

    Comment ai-je appris cela ? Néphi explique le processus d’une manière claire et convaincante, qui comprend le fait de désirer savoir, de croire, d’avoir la foi, de méditer puis de suivre l’Esprit. Écoutons le récit de Néphi : « Car il arriva, après que j’eus désiré connaître les choses que mon père avait vues [dans une vision de l’arbre de vie], et croyant que le Seigneur était capable de me les faire connaître, que tandis que j’étais assis à méditer dans mon cœur, je fus ravi dans l’Esprit du Seigneur, oui… l’Esprit me [parla]23. »

    Une fois que nous avons reçu le témoignage de l’Esprit, nous le fortifions par l’étude, la prière et la mise en application de l’Évangile. Notre témoignage croissant produit en nous une foi accrue en Jésus-Christ et au plan qu’il a conçu pour notre bonheur. Nous sommes incités à nous repentir et à obéir aux commandements, ce qui, par un grand changement de cœur, mène à notre conversion. Et notre conversion apporte le pardon divin, la guérison, la joie et le désir de rendre notre témoignage aux autres.

    Vous vous demandez peut-être comment on entreprend ce processus ? Je vous suggère d’accepter l’invitation que lance Moroni dans le Livre de Mormon. « Et lorsque vous recevrez ces choses, je vous exhorte à demander à Dieu, le Père éternel, au nom du Christ, si ces choses ne sont pas vraies ; et si vous demandez d’un cœur sincère, avec une intention réelle, ayant foi au Christ, il vous en manifestera la vérité par le pouvoir du Saint-Esprit. Et par le pouvoir du Saint-Esprit, vous pouvez connaître la vérité de toutes choses24. » Pour les uns cela se passe rapidement. Pour d’autres cela se produit peu à peu, avec les années.

    Nous sommes en mesure de recevoir cette manifestation spirituelle parce que le Saint-Esprit est « un personnage d’esprit » qui peut « demeurer en nous25 ». Sa mission est de témoigner du Père et du Fils, de nous transmettre leur volonté et de nous enseigner « tout ce que [nous devons] faire26 ». Tout le monde peut ressentir de temps en temps l’influence du Saint-Esprit dans sa vie, mais ce ne sont que les gens qui ont été baptisés et confirmés qui peuvent recevoir le don du Saint-Esprit par l’imposition des mains de quelqu’un qui en a l’autorité, ce qui rend possible sa compagnie constante.

    Pour conserver cette compagnie, les membres de l’Église doivent faire un effort sérieux. Si nous n’obéissons pas aux lois, aux principes et aux ordonnances de l’Évangile, le Saint-Esprit se retire. Il ne peut pas être avec nous si nous avons de la colère dans le cœur, si nous nous disputons avec notre conjoint ou si nous critiquons les oints du Seigneur. Il s’en va chaque fois que nous sommes rebelles, immoraux, que nous nous habillons ou agissons de manière impudique, que nous sommes impurs ou profanes d’esprit et de corps, que nous sommes paresseux dans nos appels et nos devoirs dans la prêtrise ou que nous commettons d’autres péchés, car « l’Esprit du Seigneur ne demeure pas dans des temples qui ne sont pas saints27. »

    C’est pourquoi nous devons continuellement nous repentir, prendre la Sainte-Cène, être dignes d’une recommandation à l’usage du temple et servir le Seigneur de tout notre cœur, de tout notre pouvoir, de tout notre esprit et de toutes nos forces28.

    Quand le Saint-Esprit demeure en nous, nous ressentons de l’amour pour Dieu et pour tous ses enfants. Cet amour chasse la crainte et nous remplit du désir d’ouvrir la bouche. Il n’est pas de plus grand don que nous puissions faire aux autres que de leur rendre notre témoignage. Il n’est pas de joie plus grande que nous puissions avoir que d’amener ne serait-ce qu’une seule âme au Christ29. Et il n’est pas de meilleure façon de fortifier notre témoignage que de le rendre au monde. Si nous le faisons, notre famille sera renforcée. Notre paroisse, notre pieu et notre localité seront remplis de paix et d’amour et en fin de compte la terre sera préparée pour la seconde venue de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ.

    Je sais que l’Évangile rétabli de Jésus-Christ est vrai. Je sais que l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours est son Église sur la terre aujourd’hui. Je sais que Joseph Smith est un prophète de Dieu et que Gordon B. Hinckley est son successeur, le prophète et président de l’Église aujourd’hui.

    Je vous exhorte, je prie pour vous – si vous ne savez pas ces choses par vous-mêmes, suivez l’exemple de Joseph Smith et le processus du Rétablissement. Tournez-vous vers les Écritures. Priez à genoux. Demandez avec foi. Et écoutez le Saint-Esprit. Apprenez que votre nom et vos besoins sont connus de notre Père céleste comme l’étaient ceux de Joseph. Vivez l’Évangile avec patience et persévérance. Et je vous promets, au nom de Jésus-Christ, que « si vous… demandez avec foi [à votre Père céleste], croyant que vous recevrez, étant diligents à garder [ses] commandements, assurément ces choses vous seront révélées30. »

    Jésus-Christ est vivant. Ceci est son œuvre. J’en rends mon témoignage spécial au nom de Jésus-Christ. Amen.