Une relève est un commencement, pas une fin
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    Service dans l’Église

    Une relève est un commencement, pas une fin

    Dans l’Église, nous ne sommes ni promus ni rétrogradés. Nous avançons ensemble.

    Jesus walking

    Détail du tableau de Liz Lemon Swindle À la recherche de la brebis égarée, reproduction interdite

    Un de mes amis a récemment été relevé de son appel d’évêque de sa paroisse. Quelques jours plus tard, sachant que j’avais aussi été évêque, il a demandé à me parler.

    Il m’a demandé : « Est-ce normal d’éprouver ce que j’éprouve ? »

    « Qu’est-ce que tu éprouves ? »

    « Je me sens déconnecté, je crois. J’ai été mêlé à la vie de tant de personnes, et maintenant, tout d’un coup, c’est fini. Est-ce que je me sentirai jamais aussi impliqué ? »

    Sa question m’a rappelé le moment de ma relève. Je me suis rappelé avoir eu des sentiments similaires. Cela me manquait de ne plus m’occuper autant d’aider les gens à se rapprocher du Sauveur et de leur Père céleste. Cela me manquait de ne plus les encourager à rechercher et à suivre l’inspiration du Saint-Esprit. L’appel d’évêque avait été une bénédiction merveilleuse, et maintenant c’était terminé.

    Mais l’était-ce vraiment ? Au bout d’un petit moment, je me suis rendu compte que la bénédiction de servir ne disparaît jamais. C’est une possibilité permanente. En tant que disciples de Jésus-Christ, ne devons-nous pas toujours nous souvenir de lui ? (voir D&A 20:77, 79). Ne devons-nous pas toujours aider les autres à se rapprocher du Sauveur et de leur Père céleste ? Ne devons-nous pas toujours aider les autres, en particulier notre conjoint et nos enfants, à rechercher et à suivre l’inspiration du Saint-Esprit ?

    Ces paroles de Dallin H. Oaks, du Collège des douze apôtres, me sont venues à l’esprit : « Nous ne sommes pas rétrogradés lorsque nous sommes relevés, ni promus lorsque nous sommes appelés. On ne peut pas être promu ou rétrogradé dans le service du Seigneur. On ne peut qu’avancer ou reculer, et cette différence dépend de la manière dont nous réagissons à nos relèves et à nos appels. J’ai un jour présidé à la relève d’un jeune président de pieu qui avait servi de manière exemplaire pendant neuf ans et qui se réjouissait de sa relève et du nouvel appel que sa femme et lui venaient de recevoir. Ils étaient appelés comme dirigeants de la garderie de leur paroisse. Il n’y a que dans cette Église que cela semble être un appel tout aussi honorable1. »

    Tandis que mon ami et moi discutions, nous nous sommes rendu compte que le service ne se termine pas lorsque nous sommes relevés d’un appel, quel qu’il soit. Pour les disciples du Christ, le service ne finit jamais. Nous recevons rapidement un nouvel appel et nous recommençons en avançant tous ensemble.