2012
Cherchons indexeurs dans le monde entier
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Cherchons indexeurs dans le monde entier

Depuis le lancement de l’indexation FamilySearch en 2006, plus de huit cents millions d’actes ont été numérisés. Mais le travail n’est pas terminé et le besoin d’indexeurs partout dans le monde continue de grandir.

Quand Hilary Lemon, originaire d’Utah, est rentrée de mission, elle avait quelques mois devant elle avant de reprendre ses études. Cherchant à occuper son temps de manière productive, elle a commencé à faire de l’indexation en ligne sur FamilySearch. Elle a démarré par de l’indexation en anglais mais elle s’est vite aperçue qu’elle avait la possibilité de le faire dans d’autres langues, comme le portugais qu’elle avait appris en mission.

Elle raconte : « Comme j’avais fait ma mission au Portugal, j’étais intéressée par les projets d’indexation pour ce pays et pour le Brésil. J’ai éprouvé un vif intérêt quand j’en ai trouvé un pour Setúbal, au Portugal, là où j’avais œuvré. »

Hilary fait partie des bénévoles qui permettent de répondre aux besoins sans cesse grandissants de FamilySearch en matière d’indexation dans d’autres langues que l’anglais. Comme les 127 000 autres bénévoles, elle extrait des noms et événements d’actes concernant des personnes décédées afin que les membres puissent trouver les renseignements qu’ils recherchent et fassent les ordonnances dans le temple pour leurs ancêtres.

Qu’est-ce que l’indexation ?

L’indexation FamilySearch est un projet qui permet de lire la version numérisée de documents tangibles, comme les recensements, les actes, les testaments et les registres de l’Église, et d’entrer les renseignements qu’ils contiennent dans une base de données consultable en ligne. Grâce à ce travail, les indexeurs bénévoles permettent aux membres et aux généalogistes de retrouver facilement des renseignements sur leurs ancêtres à partir de l’Internet.

L’indexation a grandement simplifié et facilité l’œuvre de l’histoire familiale. « Dans le passé, quand on recherchait des parents, il fallait faire défiler des microfilms. Quand on trouvait le membre de sa famille que l’on recherchait, il était possible de trouver des noms qui lui étaient reliés. Il fallait donc rembobiner et dérouler le microfilm encore et encore », précise József Szabadkai, indexeur en Hongrie.

Aujourd’hui, FamilySearch continue de recueillir des documents historiques d’archives gouvernementales et d’archivistes du monde entier. Mais au lieu de simplement les microfilmer et de les mettre à la disposition des chercheurs, les employés de FamilySearch les numérisent pour le programme d’indexation. Les bénévoles affichent ces images sur leur ordinateur et saisissent les renseignements tels qu’ils les lisent. Ainsi, ils sont informatisés, ce qui permet aux chercheurs, dans le confort de leur domicile, de les retrouver grâce à la fonction de recherche de FamilySearch.org.

Où en est l’indexation ?

Depuis le lancement de l’indexation en 2006, les indexeurs bénévoles ont beaucoup avancé ; ils ont retranscrit près de huit cents millions d’actes à ce jour. Mais le travail est loin d’être fini. La chambre forte de Granite Mountain de Salt Lake City, où sont entreposées et préservées les archives microfilmées, contient quelque quinze milliards de documents auxquels des nouveaux viennent constamment se rajouter. Ces documents contiennent des renseignements sur des milliards de personnes originaires de plus de cent pays et comptent plus de cent soixante-dix langues.

Robert Magnuski, missionnaire des services de l’Église et indexeur actif en Pologne, est bien placé pour voir l’augmentation de la demande de bénévoles pour des langues autres que l’anglais. Il explique : « Suite à la division du pays entre 1772 et 1918, les archives polonaises ont été tenues en quatre langues, le russe, l’allemand, le latin et le polonais. Comme la plupart des indexeurs polonais ne parlent que cette langue, ils ont commencé par faire l’indexation des archives polonaises. Il reste donc tout le travail à faire pour les archives en russe, allemand et latin. Avec l’aide des bénévoles du monde entier qui ont l’expérience de diverses langues, les personnes de partout dans le monde, qui font des recherches sur leur histoire familiale, peuvent retrouver leurs ancêtres quelle que soit la langue dans laquelle les archives ont été rédigées.

Pour rendre ces documents accessibles, le programme d’indexation a été mis en ligne en onze langues : allemand, anglais, espagnol, français, italien, japonais, néerlandais, polonais, portugais, russe et suédois. Les personnes qui parlent l’une de ces langues, que ce soit leur langue natale ou qu’elles l’aient apprise en mission, à l’école ou lors d’une formation quelconque, sont invitées à s’inscrire et à commencer à indexer des archives.

Comment commencer ?

Pour devenir indexeur bénévole, rien de plus rapide et de plus simple. Suivez les instructions sur indexing.familysearch.org pour télécharger le programme sur votre ordinateur. Ensuite, ouvrez un compte et sélectionnez un groupe, ou « lot », de documents à indexer. Les documents ont été groupés en petits lots de vingt à cinquante noms pour permettre aux bénévoles de consacrer peu ou beaucoup de temps à l’indexation selon leur désir. Le traitement de chaque lot nécessite environ trente minutes de travail mais il est possible de marquer une pause à tout moment et d’y revenir plus tard car le programme sauvegarde le travail déjà réalisé. Si vous n’êtes pas en mesure de terminer un lot en une semaine donnée, il sera automatiquement mis à la disposition d’autres personnes qui pourront le terminer.

Les lots en provenance de pays du monde entier sont mis à disposition pour indexation dès que FamilySearch acquiert des documents en provenance de ces pays. Frère Szabadkai vient de Hongrie mais il a commencé à indexer des documents en anglais et en afrikaans jusqu’à ce que des documents de son propre pays aient été rendus accessibles. Il dit : « Quand les premiers lots en hongrois ont été annoncés début 2011, ce fut un moment de joie intense. Depuis, beaucoup de membres hongrois, jeunes et vieux, se sont inscrits et sont devenus des indexeurs ‘acharnés’. » L’enthousiasme de frère Szabadkai vient de l’espoir qu’il trouvera beaucoup de ses ancêtres quand les actes seront transcrits. « Au fur et à mesure que nous alimenterons cette merveilleuse base de données, nous pourrons trouver davantage de personnes de notre famille et faire en sorte que nos ancêtres reçoivent plus vite leurs ordonnances salvatrices. »

Comment faire si je n’ai pas le dernier cri en matière de technologie ?

Certaines personnes désireuses de faire de l’indexation, dans plusieurs endroits du monde ont beaucoup de mal à avoir un ordinateur et un accès Internet. Les dirigeants du pieu de Zarahemla, à Mexico, étaient dans cette situation quand ils ont décidé de faire participer les jeunes à l’indexation. Comme tous les jeunes ne disposaient pas d’un ordinateur chez eux, les dirigeants ont décidé de louer pour eux, en dehors des heures de cours, une salle informatique dans un établissement scolaire local.

Les jeunes ont alors travaillé à ’indexation des documents du recensement mexicain de 1930. Darío Zapata Vivas, évêque d’une paroisse, dit : « Quand les jeunes ont consulté les documents, ils se sont imaginé les agents du recensement qui allaient de maison en maison pour recueillir tous ces renseignements sans savoir qu’un jour leurs efforts contribueraient à l’œuvre du Seigneur qui est de ‘réaliser l’immortalité et la vie éternelle de l’homme’ » (Moïse 1:39).

Grâce à la créativité des dirigeants du pieu pour leur donner accès à la technologie nécessaire, les jeunes, et d’autres membres du pieu, ont pu indexer plus de 300 000 actes en un mois.

Comme le montre la jeunesse du pieu de Zarahemla, si vous n’avez pas d’ordinateur, vous pouvez quand même participer. Le programme d’indexation peut fonctionner sur n’importe quel ordinateur muni d’un accès Internet, que ce soit chez les membres, dans un centre d’histoire familiale, une église et même une école ou une bibliothèque sous réserve d’autorisation.

Les bénédictions de l’indexation

Les documents en portugais qu’Hilary Lemon a indexés étaient des actes de baptême vieux de plus de deux cents ans. Les pages étaient pâlies et l’écriture manuscrite très ornée rendait la lecture difficile mais elle a persévéré jusqu’au bout du projet, pensant que les noms sur les pages étaient des personnes qui attendaient que l’œuvre du temple soit faite en leur faveur.

Elle raconte : « Plus d’une fois, pendant que je faisais de l’indexation, j’ai eu la douce et ferme impression qu’un jour un saint des derniers jours portugais consulterait l’acte de baptême que je venais d’indexer et retrouverait son ancêtre. Maintenant qu’il y a un temple prévu à Lisbonne, je sais que le jour viendra où les membres de là-bas retrouveront leurs ancêtres grâce au travail d’indexation de FamilySearch. »

Grâce aux bénévoles comme sœur Lemon, davantage de documents seront conservés et cela ouvrira la voie pour que les personnes décédées puissent recevoir toutes les bénédictions de l’Évangile.

Arrière-plan Bradley Clark ; photos de pierres tombales David Stoker ; à gauche : illustration photographique Cody Bell ; à droite ; illustration photographique Robert Casey © 2005 IRI

À gauche : illustration photographique Welden C. Andersen