2012
Progresser et aller de l’avant
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Jusqu’au revoir

Progresser et aller de l’avant

J’ai prié pour comprendre comment guérir un cœur brisé. Peu à peu, j’ai compris que la réponse était un autre genre de cœur brisé.

Je venais de vivre des relations émotionnellement difficiles et je passais beaucoup de temps chez ma sœur. Comme c’était inévitable, nous avons fini par manger des cochonneries, regarder la télé et faire des siestes. À mon réveil de l’une d‘elles, j’ai fait la remarque : « Je ne pense pas que nous nous fassions beaucoup de bien. » Nous avons ri, mais ce soir-là j’ai remercié mon Père céleste, parce que je m’étais rendu compte que j’utilisais ma sœur pour me rassurer et j’ai prié pour mieux comprendre ce que je pouvais faire pour aller de l’avant dans ma vie. Dans les mois qui ont suivi, ma prière a été exaucée tandis que je comprenais concept après concept.

Le lendemain, alors que j’assistais à une réunion de la Société de Secours, j’ai remarqué un passage d’Écriture : « Et il en pacifiera d’autres et les endormira dans une sécurité charnelle, de sorte qu’ils diront : Tout est bien en Sion ; oui, Sion prospère, tout est bien… C’est pourquoi, malheur à celui qui est à l’aise en Sion ! » (2 Néphi 28:21, 24). J’avais toujours compris ces versets comme étant la description des orgueilleux qui vivent leur culte machinalement. Je ne m’étais pas considérée comme étant « à l’aise en Sion » quand j’avais passé tant de temps avec ma sœur. Mais j’ai commencé à me rendre compte qu’au lieu de chercher la guérison, j’avais cherché le confort. J’ai alors décidé d’essayer plus sérieusement de sortir de ma zone de confort.

Ma détermination m’a aidée, mais sortir de ma zone de confort m’a rendue plus consciente de mes incapacités, ce qui m’a amenée à être plus critique envers moi-même. Lorsque j’ai mentionné ces sentiments à un ami, il m’a dit : « N’est-ce pas une bonne chose de se pardonner à soi-même ? » Son commentaire m’a aidée à vouloir mieux me pardonner mes erreurs, sans devenir condescendante envers les personnes qui sont « à l’aise en Sion ».

Un jour la lecture de Mormon 2:13-14 m’a frappée : « Leur tristesse ne les portait pas au repentir, à cause de la bonté de Dieu ; mais c’était plutôt la tristesse des damnés, parce que le Seigneur n’allait plus leur permettre de trouver du bonheur dans le péché. Et ils ne venaient pas à Jésus le cœur brisé et l’esprit contrit. » J’ai commencé à comprendre que mes sentiments d’échec empêchaient ma progression personnelle et je me suis mise à méditer sur ce qu’une tristesse appropriée impliquerait. C’est à l’École du Dimanche que j’ai trouvé ma réponse.

Notre instructeur a tracé une ligne au tableau, appelant une extrémité « Trop sévère envers nous-mêmes » et l’autre « Mangez, buvez et réjouissez-vous ». Nous avons parlé d’éviter chacun de ces extrêmes. Je me suis demandé quels mots seraient au centre de la ligne et l’Esprit a guidé mes pensées vers l’expression « un cœur brisé et un esprit contrit ». Il m’a semblé que la solution à la tendance d’être trop dur envers soi-même pourrait être décrite comme un esprit contrit, qui est repentant, qui accepte l’aide du Seigneur et est reconnaissant de sa miséricorde. Le remède, si l’on se sent « à l’aise en Sion », pourrait être appelé un cœur brisé, décidé à juste titre à changer et à guérir.

Le Sauveur a enseigné : « Vous m’offrirez en sacrifice un cœur brisé et un esprit contrit » (3 Néphi 9:20). Je suis reconnaissante de savoir que lorsque je recherche l’aide du Seigneur pour éviter d’être « à l’aise en Sion » et éviter aussi de me juger trop durement, je lui offre un sacrifice acceptable, un sacrifice qui m’aide à aller de l’avant dans ma vie.

Illustration photographique Christina Smith