La prêtrise rétablie : La Prêtrise d’Aaron
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La prêtrise rétablie : La Prêtrise d’Aaron

Voici quelques exemples de l’influence mondiale de la prêtrise donnés par le témoignage de ceux qui la détiennent.

Quand il apparut, le 15 mai 1829, à Joseph Smith et à Oliver Cowdery au bord de la Susquehanna, Jean-Baptiste leur conféra la Prêtrise d’Aaron. Peu de temps après, Pierre, Jacques et Jean – trois des apôtres de Jésus-Christ dans le Nouveau Testament – apparurent également et conférèrent la Prêtrise de Melchisédek à Joseph et à Oliver.

Pendant les 175 années qui ont suivi, la prêtrise – le pouvoir et l’autorité d’agir au nom de Dieu – a été conférée d’une manière ordonnée à des jeunes et à des adultes dignes partout sur la terre, leur donnant l’autorité d’accomplir les ordonnances sacrées de l’Évangile qui sont partout une bénédiction dans la vie d’hommes, de femmes et d’enfants.

La Prêtrise d’Aaron

La Prêtrise d’Aaron tire son nom d’Aaron, frère de Moïse. Cette prêtrise opère sous l’autorité de la Prêtrise de Melchisédek. Les frères qui la détiennent ont l’autorité d’administrer certaines ordonnances de l’Évangile qui aident les gens à se préparer à recevoir le Saint-Esprit et à retourner vivre avec leur Père céleste. Le devoir principal de tous les détenteurs de la Prêtrise d’Aaron est d’ inviter tout le monde à aller au Christ (voir D&A 20:59). La Prêtrise d’Aaron aide ceux qui la détiennent à se préparer pour la Prêtrise de Melchisédek. Les quatre offices de la Prêtrise d’Aaron sont diacre, instructeur, prêtre et évêque.

Diacre. Un jeune homme digne peut être ordonné diacre à l’âge de douze ans. Il peut alors s’acquitter de devoirs de la prêtrise comme distribuer la Sainte-Cène, recueillir les offrandes de jeûne, faire fonction d’huissier, être messager pour l’évêque ou le président de branche et contribuer à l’entretien des biens de l’Église.

« Quand je distribue la Sainte-Cène, je pense au sacrifice que Jésus-Christ a fait pour nous. Il se souvient de moi et je me souviens de lui », dit Cornelius Williams, 13 ans, de la paroisse d’Abura, pieu de Cape Coast (Ghana).

C’est une responsabilité impressionnante de représenter le Sauveur en donnant les emblèmes sacrés de la Sainte-Cène aux membres de l’assemblée. Rien que d’y penser, cela m’inspire le recueillement. « Le pain représente le corps de Jésus-Christ, l’eau représente son sang », dit Benjamin Opoku Gyewu, 12 ans, également de la paroisse d’Abura. « Quand c’est mon tour de distribuer la Sainte-Cène, dit Jacob Abow Acquah, 12 ans, de la deuxième paroisse de Cape Coast, je m’imagine Jésus occupé à donner la Sainte-Cène à ses apôtres. »

Tandis que les diacres partagent ces emblèmes du sacrifice du Sauveur, l’ordonnance peut acquérir une signification personnelle. Jorge Benjamín Cervantes Gutiérrez, 13 ans, de la paroisse de Libertad, pieu de Guadalajara (Reforma, Mexique), dit : « Prendre la Sainte-Cène signifie renouveler nos alliances et nous repentir de nos péchés. » Il comprend aussi que le fait de détenir la prêtrise est une bénédiction pour sa famille. « Ma mère est reconnaissante d’avoir des fils qui détiennent la prêtrise parce qu’elle veut avoir les bénédictions de la prêtrise à la maison. C’est très important pour elle », dit-il.

Beaucoup de détenteurs de la Prêtrise d’Aaron se rendent compte que c’est la préparation à toute une vie de service. Gerardo Emmanuel Bagnati, 12 ans, de la paroisse de Floresta, pieu de Liniers (Buenos Aires, Argentine), dit : « J’ai toujours attendu avec impatience de recevoir la prêtrise. J’aimais poser des questions là-dessus à mon père et à mon grand-père et les écouter raconter leurs expériences. Quand le jour de mon ordination est finalement arrivé, je me suis réveillé tôt et j’ai remercié le Seigneur de la confiance qu’il avait en moi et je lui ai promis que je ne le décevrais jamais délibérément. Quand mon père a mis les mains sur ma tête et m’a ordonné diacre, j’ai eu le sentiment que j’avais cessé d’être un enfant et que j’étais devenu un adulte. Je ne l’oublierai jamais. »

Instructeur. À l’âge de quatorze ans, un jeune homme digne peut être ordonné instructeur. Il peut continuer à accomplir les devoirs du diacre, mais il s’acquitte aussi de responsabilités supplémentaires telles que préparer la Sainte-Cène, faire de l’enseignement au foyer, s’occuper des membres de la paroisse ou de la branche et les aider à pratiquer l’Évangile (voir D&A 20:53-59).

Luka Pečnik, 15 ans, de la branche de Celje, district de Ljubljana (Slovénie), est « très heureux d’aider à la Sainte-Cène ». Vivement désireux d’en apprendre davantage sur ses responsabilités dans la prêtrise, Luka dit qu’il ne veut manquer aucune réunion du dimanche. Et il voit le rapport entre honorer la prêtrise et garder les commandements. « J’essaie de mener une vie digne pour que le Seigneur soit content de moi », dit-il.

Joshua Adduru, 15 ans, président du collège des instructeurs de la paroisse de Bagbag, pieu de Quezon City (Philippines), arrive à l’église avant la plupart des membres de la paroisse pour veiller à ce que la Sainte-Cène soit prête avant le début de la réunion. Il précise : « C’est agréable de savoir que le Seigneur me fait confiance et que je peux l’aider dans son œuvre. » Pour expliquer pourquoi cette tâche est si importante, il cite une Écriture : « Le Seigneur a dit : ‘Et ces souffrances m’ont fait trembler de douleur, moi, Dieu, le plus grand de tous, et elles m’ont fait saigner à chaque pore et m’ont fait souffrir de corps et d’esprit’ (D&A 19:18). Personne d’autre n’aurait pu faire ce que Jésus-Christ a fait pour nous. Quand nous prenons la Sainte-Cène dignement, nous nous rapprochons de lui. »

L’occasion de faire de l’enseignement au foyer « est une autre façon de faire du bien aux autres, dit Joshua. Tous les mois, nous parlons du message de la Première Présidence avec les familles qui nous sont confiées. Le message les aide à affronter les épreuves qu’elles rencontrent tous les jours. Nos visites nous aident à nous rapprocher d’elles. Nous demandons comment elles vont, les soucis qu’elles ont et les problèmes pour lesquels nous pouvons aider ou que nous pouvons déférer à notre évêque. Nous les aidons à se sentir aimées et acceptées. S’il y a des jeunes dans la famille, je les invite à venir à la soirée d’échange et à d’autres activités. »

Prêtre. Un jeune homme digne peut être ordonné prêtre à l’âge de seize ans. Il peut continuer à accomplir les devoirs du diacre et de l’instructeur, mais il accomplit aussi des devoirs supplémentaires comme baptiser, bénir la Sainte-Cène et ordonner d’autres prêtres, instructeurs et diacres (voir D&A 20:46-51).

Alexandr Masenkov, 17 ans, de la branche de Nevsky, district de Saint-Pétersbourg (Russie) était nerveux la première fois qu’il a béni la Sainte-Cène. « Je m’y suis préparé toute la semaine, dit-il. Quand j’ai béni la Sainte-Cène pour la première fois, l’Esprit a touché mon cœur. Un jour nous avons été, mon père et moi, chargés de porter la Sainte-Cène à un homme qui était aveugle et paralysé. C’était la première fois que je bénissais la Sainte-Cène en dehors de l’église. J’avais le sentiment que j’avais la responsabilité d’être serviteur et témoin de Jésus-Christ et de faire ce qu’il ferait s’il était là. »

Joël Bader, 16 ans, de la paroisse de Pratteln, pieu de Berne (Suisse), dit qu’il sent l’Esprit quand il s’est préparé spirituellement : « Quand je réfléchis réellement pendant la semaine à ce que je suis vraiment et à ce que je devrais faire, il m’est plus facile de garder les commandements, de veiller à utiliser un langage propre et de donner le bon exemple. » Il est aussi heureux d’être membre d’un collège de la prêtrise. « Quand on est ensemble en collège, on peut apprendre beaucoup de choses sur la façon de s’entendre avec les autres et sur la façon de planifier et de gérer les réunions. La partie la plus importante de la prêtrise est le service d’autrui… et de recevoir des bénédictions grâce à la prêtrise. » Joël a été baptisé par son frère aîné, qui était prêtre à l’époque. Et il a demandé à un ami qui était déjà prêtre de participer à son ordination.

David Wichtermann, 17 ans, membre de la paroisse de Schwamendingen, pieu de Zurich (Suisse) sait ce que c’est de bénéficier des services de la prêtrise. « J’étais malade et je souffrais beaucoup, dit-il. Quand mon père m’a donné une bénédiction, la souffrance a immédiatement disparu. Je me réjouis d’arriver au moment où je pourrai également utiliser la prêtrise pour donner des bénédictions. » Entre-temps David adore servir avec l’autorité de la prêtrise qu’il a déjà. « J’ai pu participer à l’ordination de mon frère cadet comme diacre, dit-il. C’est agréable d’être un de ceux qui transmet la prêtrise. »

Évêque. Dans chaque paroisse, un grand prêtre est ordonné et mis à part comme évêque, qui est un office de la Prêtrise d’Aaron. L’évêque préside la Prêtrise d’Aaron de sa paroisse et est président du collège des prêtres. C’est sous sa direction que l’on s’occupe des pauvres et il supervise d’autres affaires à caractère temporel. Comme grand prêtre président, il a l’autorité de présider la paroisse tout entière, d’être juge en Israël et d’avoir un entretien avec les membres pour la recommandation à l’usage du temple, l’ordination à la prêtrise et d’autres choses.

Lu Ming-De, 38 ans, est évêque de la paroisse de Neihu, pieu est de Taipei (Taiwan). « Je dois être un serviteur humble, dit-il, pour pouvoir servir les autres comme le Sauveur l’a fait. On doit se servir de la prêtrise pour faire du bien aux autres plutôt que pour gouverner d’une manière injuste. Elle sert à glorifier Dieu, pas la personne. »

En tant que président de la Prêtrise d’Aaron de la paroisse, dit frère Lu « j’attends beaucoup de mes jeunes gens. Je veux qu’ils deviennent des détenteurs de la prêtrise fidèles et diligents. C’est un processus qui demande du temps et qui exige beaucoup de patience et d’amour. Je pense qu’il y a des étapes essentielles que doivent franchir les jeunes gens dans leur progression dans la prêtrise : assister au séminaire, faire une mission et se marier au temple. »

Une grande part de la tâche de l’évêque consiste à tenir conseil avec les membres de la paroisse. « L’entretien est une occasion que les membres ont de ressentir l’amour de Dieu et de recevoir des conseils, dit frère Lu. C’est une occasion de leur rappeler des points de doctrine et des enseignements qui peuvent aider à résoudre des problèmes et à les guérir spirituellement. »

En tant qu’évêque de la paroisse d’Alberto Gonzalez, pieu de Conchali (Santiago du Chili), Luis Alberto Rodríguez Alarcón, 43 ans, s’efforce d’accroître l’assistance à la réunion de Sainte-Cène et « d’aider chaque membre de la paroisse à se préparer à rentrer en la présence de notre Père céleste ». L’une de ses responsabilités principales est son appel de président de la Prêtrise d’Aaron. « Mon but est de fortifier les jeunes gens et de les aider à se préparer à faire une mission à plein temps », dit-il. Le dimanche, il se réunit avec le collège des prêtres. « J’essaye de m’assurer qu’avant de quitter le collège des prêtres, chaque jeune a eu un appel. Nous donnons à tous les jeunes gens des occasions de servir pour qu’ils puissent progresser. »

Frère Rodriguez dit à propos des résultats obtenus avec les jeunes gens et jeunes filles : « Je ne suis pas seulement leur évêque, mais aussi leur ami. Je me réunis avec eux, je parle avec eux, je les instruis et je les aime. Que ce soit en classe, dans mon bureau ou à une activité, nous parlons ensemble et je les invite à s’exprimer. Mon grand souci est d’être le plus possible avec eux. C’est le même genre de chose que mon évêque de Concepcion (Chili) a fait avec moi. Pascual Saavedra m’apportait toujours son soutien et j’essaye de faire la même chose pour chacun de mes jeunes. »

La Prêtrise de Melchisédek

La prêtrise supérieure s’appelait à l’origine « la Sainte Prêtrise selon l’ordre du Fils de Dieu. Mais par respect ou vénération pour le nom de l’Être suprême, afin d’éviter la répétition trop fréquente de son nom », on l’appelle la Prêtrise de Melchisédek, du nom d’un « grand prêtre éminent » qui vivait à l’époque d’Abraham (voir D&A 107:2-4). Les détenteurs de la Prêtrise de Melchisédek peuvent accomplir les devoirs de la Prêtrise d’Aaron. Les offices de la Prêtrise de Melchisédek sont ancien, grand prêtre, patriarche, soixante-dix et apôtre.

Ancien. L’appel des anciens est d’enseigner, de baptiser et de veiller sur l’Église. Ils ont l’autorité de conférer le don du Saint-Esprit par l’imposition des mains, de diriger les réunions, de faire l’imposition des mains aux malades et de donner aux petits enfants un nom et une bénédiction.

Quand Makoto Ishizaka, 26 ans, de la paroisse de Senzokuike, pieu de Yokohama (Japon), a atteint l’âge de dix-huit ans, il a reçu la Prêtrise de Melchisédek et a été ordonné ancien par son père. Il était toujours au lycée, cependant il était urgent qu’il serve sa famille comme détenteur de la Prêtrise de Melchisédek. Isamu, son frère de quatorze ans, avait une tumeur maligne au cerveau.

Quand il s’est réveillé après une opération, les premières paroles d’Isamu ont été : « Est-ce que je peux avoir une bénédiction ? » Pendant plus d’un an, Makoto et son père ont donné de fréquentes bénédictions de la prêtrise à Isamu. « Avant de donner une bénédiction, je priais et je méditais dans la petite salle d’hôpital, dit-il. Quand je donne une bénédiction, j’ai le sentiment d’être un instrument entre les mains de mon Père céleste. »

Tandis qu’il était à l’hôpital, Isamu étudiait les leçons du séminaire, ne se plaignait pas et manifestait sa reconnaissance pour ses bénédictions. Lorsque son état a soudain empiré, Makoto a prié avec désespoir : « Pourquoi est-ce que cela arrive ? » Alors il a perçu la voix du Seigneur. « Elle m’a percé jusqu’au fond de l’âme. Par l’Esprit j’ai su que l’on avait besoin d’Isamu au ciel. Ma colère et mon malaise ont disparu et ont fait place à la paix et à l’espérance. Quarante-huit heures plus tard, Isamu décédait. Il avait 16 ans. » Makoto a consacré la tombe d’Isamu et a reçu les ordonnances du temple en sa faveur. Plus tard, il a fait une mission à plein temps. « La prêtrise est une bénédiction pour les frères qui accomplissent les ordonnances et pour les personnes qui les reçoivent et cela peut purifier les uns et les autres », dit-il.

Simione Sema, 29 ans, ancien, de la 3e paroisse de Suva, pieu de Suva (Fidji), est greffier de pieu et président des Jeunes Gens de paroisse. « Quand j’ai été ordonné à la Prêtrise de Melchisédek, dit-il, c’était nouveau pour moi et à certains moments ma femme devait me rappeler que je pouvais bénir les malades et accomplir d’autres choses dans la prêtrise. » Après le scellement à Simione, de sa femme, et de leur fils au temple de Nuku’alofa (Tonga), leur fille aînée est née et il lui a donné un nom et une bénédiction. « C’était une expérience étonnante, dit-il. Je remplissais le rôle de patriarche de ma famille ! C’est merveilleux de bénir ma famille et d’autres grâce à la prêtrise et de savoir que je peux avoir accès à un pouvoir céleste qui agit en vertu de l’obéissance et par le grand nom de Jésus-Christ. »

Grand prêtre. Le grand prêtre a le droit et la responsabilité de présider. Les frères sont ordonnés grands prêtres quand ils sont appelés dans une présidence de pieu, un grand conseil, un épiscopat ou pour toute autre raison déterminée par le président de pieu.

Wolfgang Pilz, 50 ans, est grand prêtre dans la paroisse de Darmstadt et président du pieu de Mannheim (Allemagne). « J’ai eu de nombreuses bénédictions dans la vie grâce au pouvoir de la prêtrise, dit-il, par exemple lorsque mon père, mon grand-père, mon évêque, mon président de pieu ou un apôtre du Seigneur ont posé les mains sur ma tête pour me conférer l’autorité de la prêtrise ou me mettre à part pour une tâche dans l’Église. Ils ont parlé au nom du Seigneur et ont demandé que ses bénédictions me soient accordées. » De son côté, il a pu demander les bénédictions du ciel pour ses proches. Il est devenu naturel pour ses enfants de lui demander une bénédiction lorsqu’ils rencontrent des difficultés.

« Présider un pieu est souvent lourd, dit-il, surtout quand on pense aux centaines de milliers de personnes sur le territoire du pieu qui ne connaissent pas encore suffisamment bien l’Évangile. Grâce à la prêtrise et avec un contact direct avec les cieux, je trouve le fardeau supportable, l’incertitude et la nervosité se dissipent et font place à la paix et à la sécurité intérieures. »

Il a vécu ses plus grandes expériences dans son appel pendant qu’il aidait les membres de l’Église dans le processus du repentir. « Rien ne me donne plus de paix et de satisfaction que de ressentir avec d’autres le miracle du pardon divin », dit-il.

Gérald Caussé, 40 ans, de la paroisse de Versailles, est président du pieu de Paris. Il essaye de modeler son style de direction sur l’exemple donné par Jésus-Christ. Il explique : « Celui qui préside doit être le serviteur. Il ne doit pas simplement donner des règles ou dire aux gens comment mener leur vie, mais leur apprendre à devenir spirituellement autonomes. J’atteins mon objectif lorsque quelqu’un acquiert la capacité de rechercher et de recevoir, par l’intermédiaire du Saint-Esprit, l’inspiration pour faire ce qui est bien. »

La délégation permet à d’autres personnes d’apporter leur aide et de progresser. « J’apprécie les personnes de mon entourage avec qui je partage des responsabilités, dit le président Caussé. Mes conseillers proposent de bonnes idées et représentent le Sauveur dans leur travail. J’éprouve la même chose en ce qui concerne les membres du grand conseil, les évêques et tous les dirigeants du pieu. La présidente de la Société de Secours du pieu connaît bien les sœurs et voit beaucoup de choses que je ne verrais pas moi-même. »

Le domaine de son appel qui le fortifie le plus, ce sont ses entretiens avec les membres du pieu. « En essayant d’aider quelqu’un au cours d’un entretien, je me sens souvent enrichi, comblé, réconforté et consolé, moi aussi, même dans les situations les plus difficiles », dit-il.

Patriarche. Le patriarche donne des bénédictions patriarcales aux membres de l’Église. Ces bénédictions sont enregistrées et transcrites pour qu’ils puissent les étudier leur vie durant ; elles donnent au bénéficiaire un aperçu de ses possibilités spirituelles, indiquent son lignage et lui donnent des conseils et des bénédictions.

Humberto Ardón Hernández, 77 ans, est membre de la paroisse de Victorias et patriarche du pieu de Las Victorias (Guatemala City, Guatemala). « C’est une bénédiction sans pareille que d’être un instrument entre les mains du Seigneur pour bénir ses enfants, dit-il. L’appel du patriarche est de bénir, pas de s’occuper d’affaires administratives. Le patriarche doit se dévouer totalement à son appel et veiller à être digne d’avoir l’influence de l’Esprit du Seigneur. » Il dit aux membres qui n’ont pas encore reçu de bénédiction patriarcale : « Je vous exhorte à faire tout ce qui peut être nécessaire pour obtenir cette merveilleuse bénédiction. » Et à ceux qui ont une bénédiction patriarcale, il dit : « Lisez-la souvent. Vous y trouverez des messages d’un Père aimant qui désire votre bien. »

Jack R. Carver, 62 ans, est membre de la 4e paroisse de Yuma et patriarche du pieu de Yuma (Arizona). « Pour être prêt à donner des bénédictions, dit-il, je prends beaucoup plus au sérieux la tâche de vivre quotidiennement l’Évangile du mieux que je peux. C’est ce que j’ai toujours à l’esprit. » Il a également constaté que la présence de l’Esprit pendant une bénédiction « a beaucoup à voir avec la personne qui vient la recevoir. Elle aussi doit se préparer et venir dans une attitude de prière. »

José Humberto González Garza, 69 ans, membre de la paroisse de Campestre et patriarche du pieu de Roma (Monterrey, Mexique) a vu des bénédictions patriarcales changer la vie des gens. Il se rappelle une femme d’âge mûr à qui il a été promis qu’elle pourrait servir dans le temple. Elle pensait que c’était impossible à cause de son âge et parce qu’elle habitait loin d’un temple. Mais un temple a été construit plus tard près de chez elle et elle a eu la joie d’y servir.

« Je suis très satisfait de faire mon devoir », dit frère Gonzalez. Étant partiellement aveugle, il utilise une canne pour se déplacer. Il a également besoin d’un appareil auditif. À certains moments, il lui semble qu’il ne peut pas en faire autant qu’auparavant. « Mais, dit-il, quand mes enfants me demandent : ‘Est-ce que tu donnes des bénédictions, papa ?’ Je leur dis : ‘Non, j’en reçois’. »

Soixante-dix. Les soixante-dix sont des témoins spéciaux de Jésus-Christ. Ils aident à l’édification, à l’administration et au renforcement de l’Église là où ils sont envoyés dans le monde. Les membres du premier et du deuxième collèges des soixante-dix sont soutenus comme Autorités générales. Les membres des troisième, quatrième et cinquième collèges sont soutenus comme soixante-dix-autorités interrégionales.

« Quand ils sont ordonnés, les membres des soixante-dix… reçoivent l’autorité apostolique de rendre témoignage que Jésus est le Christ et d’aller dans le monde entier selon que les Douze les envoient », explique Earl C. Tingey, de la présidence des soixante-dix 1.

Tan Su Kiong, 60 ans, soixante-dix-autorité interrégionale dans l’interrégion d’Asie et citoyen malais d’origine chinoise, habite à Singapour. « Mon appel me permet de voir l’Église mondiale en action, dit-il. Mes responsabilités couvrent la Mongolie, le Cambodge, l’Indonésie, l’Inde, le Pakistan, la Malaisie, le Sri Lanka, Singapour, la Thaïlande, Taiwan et Hongkong. » Cette mission a considérablement changé sa façon de voir. « C’est comme si on vous conduisait en haut d’une haute montagne et que l’on vous demandait de regarder (voir 1 Néphi 11:1, 8). Je m’occupe de visites aux missions, de conférences et de réorganisations de pieux. Pour toutes ces expériences, il est nécessaire de se reposer sur l’Esprit pour édifier les dirigeants, la foi et la compréhension.

« En assistant aux réunions dans ces pays et en entendant chanter les cantiques de Sion, faire des prières et rendre témoignage dans de nombreuses langues, et en voyant les missionnaires enseigner et témoigner, je me rends compte que je suis témoin de l’accomplissement d’une prophétie : ‘Il arrivera, ce jour-là, que chaque homme entendra la plénitude de l’Évangile dans sa propre langue et dans son propre langage, par l’intermédiaire de ceux qui sont ordonnés à ce pouvoir’ (D&A 90:11). »

Frère Tan fait écho à ce que beaucoup de dirigeants de la prêtrise disent sur l’importance du soutien qu’ils reçoivent de leur famille : « Je n’aurais pas cette bénédiction si ma femme et mes enfants ne me soutenaient pas. Je suis très reconnaissant de la foi et du témoignage de ma femme et de l’excellente influence qu’elle a sur nos enfants. »

Lindsay T. Dil, 52 ans, soixante-dix-autorité interrégionale dans l’interrégion d’Australie/Nouvelle-Zélande, dit : « quand on est soixante-dix, on apprend rapidement à aimer des gens que l’on ne connaît même pas, parce que l’Esprit confirme qu’ils sont fils et filles de Dieu. Je voyage souvent et, partout où je vais, je rencontre des saints des derniers jours fidèles et des dirigeants de la prêtrise remarquables. J’acquière de l’humilité, à ne pas me sentir à la hauteur mais, avec l’Esprit, je peux faire ce que le Seigneur demande.

« Partout où je vais, j’essaye de transmettre le message que Jésus est le Christ et je témoigne qu’il n’y a pas d’autre chemin ni de moyen par lequel l’homme puisse être sauvé (voir Alma 38:9). Mon témoignage de l’expiation du Sauveur a été approfondi grâce à cet appel. Je suis témoin du rôle divin du Sauveur. »

Apôtre. Les apôtres sont des témoins spéciaux de Jésus-Christ dans le monde entier. En tant que membres de la Première Présidence et du Collège des douze apôtres, ils administrent les affaires de l’Église au niveau mondial. Bien que chaque apôtre reçoive toutes les clefs du royaume de Dieu sur la terre, ils agissent sous la direction du doyen des apôtres, qui est le président de l’Église, lequel les exerce toutes.

Dallin H. Oaks, 71 ans, du Collège des douze apôtres, est actuellement président de l’interrégion des Philippines. « La prêtrise a été une bénédiction dans ma vie, dit-il, en me faisant contracter l’alliance d’utiliser son autorité et de consacrer mes efforts personnels à servir le Seigneur et ses enfants. Ces obligations ont eu une influence de discipline profonde sur les choix qu’elles m’ont fait faire dans ma vie. La prêtrise de Dieu m’a aussi donné l’assurance que ceux que j’aime le plus m’appartiennent pour l’éternité si nous sommes fidèles.

« En respectant les alliances liées à la prêtrise, nous faisons inévitablement du bien aux autres. Nous le faisons en servant autrui et par notre exemple de service, qui profite à beaucoup plus de personnes que celles que nous servons directement. Nous servons en dirigeant, en enseignant, en officiant dans les ordonnances de la prêtrise et simplement par le fait que nous gardons les commandements.

« Ce qui m’épanouit le plus dans mon appel, ce sont les occasions de voir la vie des gens s’enrichir quand ils ont eu les bénédictions de l’Évangile de Jésus-Christ, et de fréquenter les meilleures personnes du monde, des personnes qui consacrent volontiers leur vie à servir le Seigneur et à faire de bon cœur les sacrifices que cela implique. »

Frère Oaks explique le rôle des apôtres comme témoins spéciaux de Jésus-Christ : « Un témoin spécial de Jésus-Christ est témoin de la prêtrise ou de l’autorité du Seigneur et est témoin de son œuvre salvatrice de Créateur, Ressusciteur, Rédempteur, Sauveur, Juge et Lumière et Vie du monde. Cela signifie être témoin de la véracité et du pouvoir du plan de salut avec l’ensemble de sa doctrine, de ses ordonnances, de ses commandements, de ses alliances et de ses bénédictions et être témoin de son objectif glorieux, qui est que chacun des fils et chacune des filles de Dieu puissent atteindre leur potentiel divin de vie éternelle. »

Quelque chose de merveilleux et de splendide

Gordon B. Hinckley a dit que les frères qui ont reçu la prêtrise se sont vu conférer « quelque chose de merveilleux et de splendide, quelque chose qui relève de l’essence même de la Divinité… Cela concerne la vie et la mort, la famille et l’Église, la nature grandiose et transcendante de Dieu lui-même et de son œuvre éternelle2. »

On trouvera de plus amples renseignements dans Les Principes de l’Évangile, 1996, p. 90-99 ; voir aussi D&A 13, 20, 84, 107.
Les personnes suivantes ont aidé le personnel des magazines de l’Église à élaborer cet article : Michael et Marged Kirkpatrick (Ghana), Nestor Curbelo (Argentine), Albin Lotriã (Slovénie), Mike Ramirez (Philippines), Vladimir Egorov, Olga Dilevskaya et Sandra VanDyke (Russie), Shirleen Saunders (Suisse), Emily Chien (Taiwan), Marcela Opazo Sandoval et Claudia Moncada Valdés (Chili), Okada Takuji (Japon), Sera Balenagasau (Fidji), Mark McKenzie (Allemagne) Jean-Marie Hauser (France), Virna Rodríguez (Guatemala), David et Linda Thornell (Hongkong/Singapour) et Susan Watkins (Australie/Nouvelle-Zélande).