2000-2009
    Afin que nous ayons toujours son Esprit avec nous
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    Afin que nous ayons toujours son Esprit avec nous

    Nous devrions nous efforcer de discerner les moments où nous «[nous] retirons de l’Esprit du Seigneur»… et prêter attention aux choix et aux influences qui nous séparent de l’Esprit Saint.

    Aujourd’hui, je parle en manière de rappel et d’exhortation, à ceux d’entre nous qui sont membres de l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours. Je prie pour que le Saint-Esprit nous aide pendant que nous apprenons ensemble.

    Le baptême par immersion pour la rémission des péchés est « l’ordonnance introductrice à l’Évangile » de Jésus-Christ et doit être précédée par la foi au Sauveur et par un repentir sincère et complet. « Afin d’être complet, le baptême d’eau, doit être suivi par le baptême de l’Esprit » (voir « Baptême », Guide des Écritures, p. 18). Comme le Sauveur l’a enseigné à Nicodème : « Si un homme ne naît d’eau et d’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu » (Jean 3:5). Mon message, cet après-midi, porte principalement, sur le baptême de l’Esprit et les bénédictions qui découlent de la compagnie du Saint-Esprit.

    L’ordonnance et l’alliance associées au baptême

    Quand nous nous sommes fait baptiser, nous avons contracté une alliance solennelle avec notre Père céleste. Une alliance est un accord entre Dieu et ses enfants sur terre, et il est important de comprendre que Dieu détermine les conditions de toutes les alliances de l’Évangile. Vous et moi, ne décidons pas, de la nature des éléments d’une alliance. Mais exerçant notre libre arbitre moral, nous en acceptons les termes et exigences, tels que notre Père céleste les a établis (voir « Alliance », Guide des Écritures, p. 5).

    L’ordonnance salvatrice du baptême, doit être administrée, par un détenteur de l’autorité de Dieu requise. Les conditions fondamentales de l’alliance, que nous contractons, dans les eaux du baptême sont les suivantes : nous avons témoigné que nous étions entièrement disposés à prendre sur nous le nom de Jésus-Christ, que nous nous souviendrions toujours de lui et que nous respecterions ses commandements. La bénédiction promise, liée au respect de cette alliance est que nous aurions toujours sonEsprit avec nous (voir D&A 20:77). En d’autres termes, le baptême d’eau mène à la possibilité autorisée d’avoir la compagnie constante du troisième membre de la Divinité.

    Confirmation et baptême de l’Esprit

    Après le baptême de chacun d’entre nous, des détenteurs de l’autorité de la prêtrise ont placé les mains sur notre tête et nous ont confirmé membre de l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, et le Saint-Esprit nous a été conféré (voir D&A 49:14). La déclaration « reçois le Saint-Esprit » prononcée lors de notre confirmation, était la directive de s’efforcer d’obtenir le baptême de l’Esprit.

    Joseph Smith, le prophète, a enseigné : « Vous feriez tout aussi bien de baptiser un sac de sable, à la place d’un homme, si cela ne se fait pas dans la perspective d’obtenir la rémission des péchés, ainsi que le Saint-Esprit. Le baptême d’eau n’est que la moitié d’un baptême et ne sert à rien sans l’autre moitié, à savoir le baptême du Saint-Esprit » (History of the Church, 5:499). Nous avons été baptisés par immersion dans l’eau pour la rémission des péchés. Nous devons également être baptisés et immergés dans l’Esprit du Seigneur, « et ensuite vient le pardon de [nos péchés] par le feu et le Saint-Esprit » (2 Néphi 31:17).

    À mesure que nous acquérons de l’expérience avec le Saint-Esprit, nous apprenons que l’intensité par laquelle nous ressentons son influence n’est pas toujours la même. Il ne se manifeste pas fréquemment par des sentiments spirituels forts et spectaculaires. Même lorsque nous nous efforçons d’être fidèles et obéissants, il y a des moments dans notre vie où les directives, l’assurance et la paix de l’Esprit ne sont pas aisément reconnaissables. En fait, le Livre de Mormon décrit des Lamanites fidèles qui ont été « baptisés de feu et du Saint-Esprit et [qui] ne le savaient pas » (3 Néphi 9:20).

    L’influence du Saint-Esprit est décrite dans les Écritures comme « un murmure doux et léger » (1 Rois 19:12 ; voir aussi 3 Néphi 11:3), et une « voix d’une douceur parfaite », (Hélaman 5:30). Ainsi l’Esprit du Seigneur communique généralement avec nous de manière calme, délicate et subtile.

    Se retirer de l’Esprit du Seigneur.

    Dans notre étude personnelle ou en classe, nous mettons souvent l’accent sur l’importance de reconnaître l’inspiration et les instigations que nous recevons de l’Esprit du Seigneur. Et cette approche est correcte et utile. Nous devrions chercher diligemment à reconnaître les instigations qui nous viennent et y répondre. Cependant, un aspect important du baptême par l’Esprit peut souvent être négligé dans notre progression spirituelle.

    Nous devrions nous efforcer de discerner les moments où nous « [nous] retirons de l’Esprit du Seigneur, pour qu’il n’ait pas de place en [nous], pour [nous] guider dans les sentiers de la sagesse, pour que [nous soyons] bénis, rendus prospères et préservés », (Mosiah 2:36). Précisément parce que la bénédiction promise est que nous aurons toujours son Esprit avec nous, nous devrions prêter attention aux choix et aux influences qui nous séparent de l’Esprit Saint, et en tirer des leçons.

    Le principe est clair. Si quelque chose que nous pensons, voyons ou entendons nous éloigne du Saint-Esprit, alors nous devrions arrêter de le penser, de le regarder, de l’écouter ou de le faire. Si par exemple ce qui a pour but de divertir nous éloigne du Saint-Esprit, alors il est certain que ce type de divertissement n’est pas pour nous. L’Esprit ne pouvant tolérer ce qui est vulgaire, grossier ou impudique, il est clair que ces choses ne sont pas pour nous. Étant donné que nous nous aliénons l’Esprit du Seigneur lorsque nous nous livrons à des activités que nous savons devoir fuir, ces choses ne sont absolument pas pour nous.

    Je reconnais que nous sommes des hommes et femmes déchus, dans un monde mortel et que nous ne pouvons pas avoir la présence du Saint-Esprit à chaque seconde, à chaque minute et à chaque heure de chaque journée. Cependant, le Saint-Esprit peut demeurer une bonne partie du temps voire la plupart du temps, avec nous, et il est sûr qu’il peut être avec nous plus souvent qu’il ne l’est. Plus nous nous immergeons dans l’Esprit du Seigneur, plus nous devrions nous efforcer de reconnaître les inspirations lorsqu’elles nous sont données et les influences ou événements qui nous font nous retirer de la présence du Saint-Esprit.

    Prendre « le Saint-Esprit pour guide » (D&A 45:57), est possible et essentiel à notre développement spirituel et à notre survie dans un monde de plus en plus méchant. Parfois, entre saints des derniers jours, nous parlons et agissons comme si nous ne reconnaissions l’influence du Saint-Esprit dans notre vie que comme un événement très rare ou exceptionnel. Nous devrions nous rappeler toutefois que la promesse de l’alliance est quenous aurons toujours son Esprit avec nous. Cette bénédiction divine s’applique à chaque membre de l’Église qui a été baptisé, confirmé et à qui il a été dit de « recevoir le Saint-Esprit ».

    Le Liahona est un type et un présage pour notre époque

    À notre époque, le Livre de Mormon est la principale source vers laquelle nous devrions nous tourner pour recevoir de l’aide pour savoir comment avoir la compagnie constante du Saint-Esprit. La description du Liahona dans le Livre de Mormon, la boule directrice ou boussole que Léhi et sa famille ont utilisée dans leur voyage dans le désert, était expressément incluse dans le récit comme type et présage pour notre époque et comme une leçon essentielle sur ce que nous devrions faire pour jouir des bénédictions du Saint-Esprit.

    Si nous nous efforçons de conformer nos attitudes et nos actes à la justice, le Saint-Esprit devient alors pour nous, de nos jours, ce que le Liahona était pour Léhi et sa famille à leur époque. Les facteurs mêmes qui ont fait fonctionner le Liahona pour Léhi feront de même se manifester le Saint-Esprit dans notre vie. Et les facteurs mêmes qui jadis faisaient que le Liahona ne fonctionnait plus, nous éloigneront de la même manière du Saint-Esprit, aujourd’hui.

    Le Liahona, objectifs et principes

    Tandis que nous étudions et méditons sur les fins du Liahona et sur les principes selon lesquels il fonctionnait, je témoigne que nous recevrons l’inspiration appropriée à notre situation et à nos besoins personnels et familiaux. Nous pouvons être bénis et nous le serons par le Saint-Esprit, qui nous guidera continuellement.

    Le Liahona a été préparé par le Seigneur et donné à Léhi et sa famille, après qu’ils ont eu quitté Jérusalem et alors qu’ils voyageaient dans le désert (voir Alma 37:38 ; D&A 17:1). Cette boussole ou boule directrice, montrait la voie que Léhi et sa caravane devaient prendre (voir 1 Néphi 16:10) et indiquait même, « le chemin direct de la terre promise » (Alma 37:44). Les aiguilles du Liahona fonctionnaient « selon la foi, et la diligence et l’attention » (1 Néphi 16:28) des voyageurs et cessaient de fonctionner quand les membres de la famille étaient querelleurs, grossiers, paresseux ou oublieux (voir 1 Néphi 18:12, 21 ; Alma 37:41, 43).

    La boussole procurait aussi un moyen par lequel Léhi et sa famille pouvaient obtenir une plus grande « compréhension des voies du Seigneur » (1 Néphi 16:29). Les fonctions premières du Liahona étaient donc de guider et d’instruire lors d’un voyage long et exigeant. La boule directrice était un instrument physique, qui était un indicateur extérieur de l’état spirituel intérieur des gens devant Dieu. Elle marchait selon la foi et la diligence.

    Tout comme Léhi a été béni jadis, aujourd’hui chacun d’entre nous a reçu une boussole spirituelle qui peut le guider et l’instruire durant son voyage terrestre. Le Saint-Esprit nous a été conféré tandis que nous sortions du monde et que nous entrions dans l’Église du Sauveur par le baptême et la confirmation. Par l’autorité de la Sainte Prêtrise nous avons été confirmés membres de l’Église et exhortés à rechercher la compagnie constante de « l’Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu’il ne le voit point et ne le connaît point ». L’apôtre Jean a ajouté : « Mais vous, vous le connaissez, car il demeure avec vous, et il sera en vous » (Jean 14:17).

    Tandis que nous avançons avec empressement le long du chemin de la vie, nous sommes guidés par le Saint-Esprit, tout comme Léhi a été dirigé par le Liahona. « Car voici, je vous le dis encore : si vous voulez entrer par le chemin et recevoir le Saint-Esprit, il vous montrera tout ce que vous devez faire » (2 Néphi 32:5).

    Le Saint-Esprit agit dans notre vie, précisément comme le Liahona fonctionnait pour Léhi et sa famille, selon notre diligence, notre obéissance et notre attention.

    « Que la vertu orne sans cesse tes pensées ; alors ton assurance deviendra grande devant Dieu…

    « Le Saint-Esprit sera ton compagnon constant et ton sceptre, un sceptre immuable de justice et de vérité » (D&A 121:45-46).

    Et le Saint-Esprit nous procure de nos jours les moyens par lesquels nous pouvons recevoir « par des choses petites et simples » (Alma 37:6), une compréhension plus grande des voies du Seigneur : « Le Consolateur, l’Esprit-Saint, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit » (Jean 14:26).

    L’Esprit du Seigneur peut être notre guide et nous accordera direction, enseignement et protection spirituelle pendant notre voyage dans la condition mortelle. Nous invitons le Saint-Esprit à se manifester dans notre vie en priant avec ferveur personnellement et en famille, en nous faisant un festin des paroles du Christ, en obéissant strictement et diligemment, en étant fidèles ainsi qu’en honorant nos alliances et en étant vertueux, humbles et serviables. Et nous devrions constamment éviter ce qui est impudique, vulgaire, grossier, pécheur ou mauvais et qui nous écarte du Saint-Esprit.

    Nous favorisons aussi la compagnie constante du Saint-Esprit en prenant dignement la Sainte-Cène chaque jour de sabbat : « Et afin de te préserver plus complètement des souillures du monde, tu iras en mon saint jour à la maison de prière et tu y offriras tes sacrements » (D&A 59:9).

    Par l’ordonnance de la Sainte-Cène, nous renouvelons l’alliance de notre baptême et nous pouvons conserver le pardon de nos péchés (voir Mosiah 4:12, 26). De plus, on nous rappelle chaque semaine la promesse que nous aurons toujours son Esprit avec nous. En nous efforçant de nous garder purs et non souillés par le monde, nous devenons des réceptacles dignes dans lesquels l’Esprit du Seigneur peut demeurer toujours.

    En février 1847, Joseph Smith, le prophète, est apparu à Brigham Young dans un songe ou vision. Le président Young lui a demandé s’il avait un message pour les Frères. Le prophète Joseph a dit : « Dites au peuple d’être humble et fidèle et de veiller à garder l’Esprit du Seigneur, et il le conduira sur la bonne voie. Faites attention et ne rejetez pas la petite voix douce ; elle leur enseignera ce qu’ils doivent faire et où ils doivent aller ; elle donnera les fruits du royaume » (voir Enseignements des Présidents de l’Église: Brigham Young, 1997, p. 41 ; italiques ajoutées). Parmi toutes les vérités que le prophète Joseph a enseignées à Brigham Young à cette occasion, il a mis l’accent sur l’importance d’obtenir et de garder l’Esprit du Seigneur.

    Je témoigne que Dieu le Père éternel, son fils, Jésus-Christ, et le Saint-Esprit existent et sont vivants. Puisse chacun d’entre nous vivre de manière à avoir toujours son Esprit avec soi et ainsi obtenir la bénédiction d’être guidé, instruit et protégé, ce qui est essentiel en ces derniers jours. Au nom sacré de Jésus-Christ. Amen.