2022
Mieux se connaître en apprenant à connaître nos ancêtres
Juillet 2022


Œuvre généalogique

Mieux se connaître en apprenant à connaître nos ancêtres

Après avoir exercé mon métier d’assistante de direction pendant vingt ans dans la fonction publique territoriale, il m’a fallu un temps d’introspection pour réaliser que ma place n’était pas derrière un bureau. Ce cheminement m’a ensuite poussé à me donner la légitimité de faire éclore ce qui sommeillait en moi.

Passionnée par l’humain, j’ai entrepris des études de psychologie à distance avec l’objectif de me spécialiser en psychogénéalogie.

Aujourd’hui, c’est chose faite.

Ces quatre années d’études m’ont permis de devenir thérapeute psycho-émotionnel, psychogénéalogiste. Toujours guidée par cette boussole interne, j’ai eu l’occasion d’ajouter une autre corde à mon arc qui m’est apparue évidente dans mon parcours personnel et dans la pratique de mon nouveau métier : je suis certifiée en accompagnement du deuil… parce qu’on n’attire pas à soi les gens par hasard.

Très touchée depuis toujours par l’histoire familiale, j’avais déjà recherché mes ancêtres, remontant jusqu’au XVIIe siècle du côté de mon père ; j’ai appris beaucoup sur mes ancêtres et leur histoire, l’origine de mon nom de famille et bien d’autres choses encore.

Souhaitant aller au-delà de la généalogie et notamment pour chercher des pistes de réponses à des problématiques de maternité, je me suis passionnée pour la psychogénéalogie qui vise à expliquer certains comportements et surtout à soigner un éventuel mal-être par la mise en lumière d’événements survenus dans la vie de nos ancêtres, et d’établir des liens avec qui nous sommes ou ce que nous vivons.

Je me suis alors aperçue qu’on n’hérite pas seulement de traits physiques ou de caractère, mais bien de l’Histoire familiale.

Rechercher ses ancêtres permet d’une certaine façon de mieux se connaître soi-même.

Quand je sais ce qui se joue en moi, je suis plus libre. Je ne subis pas, je suis actrice de ma vie et de mes choix.

Tout comme Moroni, ou comme les nombreuses personnes dans les montagnes Rocheuses, je suis convaincue que nous avons un rôle d’archiviste afin de préserver la mémoire et de transmettre des informations.

J’ai concrétisé cette impression en créant en 2020 « Histoires de vie2 », une entreprise dont le produit consiste à compiler l’histoire d’une personne, décédée ou non, sur un support numérique sans limites de taille de fichiers ni de temps de mise à jour.

Cette « biographie » ainsi réalisée sous forme de textes, photos, vidéos, enregistrements audio et témoignages est conservée dans un but de transmission3.

Parce que chaque vie humaine est une œuvre d’art, parce qu’il n’y a pas de petite histoire, nous devons œuvrer pour tourner le cœur des enfants vers leurs pères et le cœur des pères vers leurs enfants.

Je témoigne que je suis maintenant là où je dois être et suis reconnaissante d’avoir vu les portes s’ouvrir les unes derrière les autres pour voir ce projet qui me tenait à cœur prendre forme et ainsi apporter ma pierre à l’édifice, être au service de ceux qui ne sont plus là et de leur famille. Une sorte de pont entre les morts et les vivants…

Références

  1. contact@histoires-de-vie.com

  2. www.histoires-de-vie.com

  3. Après le décès de la personne concernée par la biographie, un QR code gravé au laser sur une petite plaque inoxydable est fixée sur la concession funéraire de la personne. Elle est d’accès public ou protégé par un mot de passe qui en restreint l’accès à la famille et aux plus proches parents. Les données numériques se partagent également par courriel ou par le biais des réseaux actuellement utilisés avec le même accès public ou privé selon le choix de la personne ou de sa famille.