Restez fermes dans la foi

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    Restez fermes dans la foi


    Nous vous supplions de servir en exerçant votre grande influence bénéfique pour fortifier nos familles, notre Eglise et nos communautés

    Mes chè­res sœurs, je recom­man­de à votre atten­tion les ­conseils que vous a adres­sés ce soir la pré­si­den­ce géné­ra­le de la Société de Secours. Je vous salue avec amour et res­pect, cons­cient que vous êtes les ­filles de notre Père Céleste et ­sachant ce que cha­cu­ne d’entre vous peut deve­nir.


    Au nom des offi­ciers géné­raux de l’Eglise, je vous remer­cie pour le ser­vi­ce que vous ren­dez à l’Eglise, à votre ­famille, aux quar­tiers et aux ­régions où vous habi­tez. Je suis bien cons­cient que beau­coup de vos actes dés­in­té­res­sés et com­pa­tis­sants sont effec­tués dans la dis­cré­tion, sont pas­sés sous silen­ce et par­fois ne vous ­valent pas de remer­cie­ment.


    Nous ­prions pour vous. Nous remer­cions Dieu de l’influen­ce de raf­fi­ne­ment que vous exer­cez sur notre monde par votre ser­vi­ce, vos sacri­fi­ces, votre com­pas­sion et les ­efforts que vous ­déployez en ­faveur de ce qui est beau et enno­blis­sant.


    Merci de ren­dre notre vie bien plus belle du fait de ce que vous êtes. Votre exem­ple ferme de droi­ture cons­ti­tue un contras­te avec les voies du monde.


    Aujourd’hui, beau­coup sont aux pri­ses avec les dif­fi­cul­tés de la vie. Etant donné la com­plexi­té, les trou­bles et les maux dont nous som­mes envi­ron­nés, il est natu­rel que nous nous tour­nions vers quelqu’un sus­cep­ti­ble de nous aider. Certaines fem­mes aspi­rent à trou­ver cette inspi­ra­tion qui peut réconfor­ter le cœur, pan­ser les bles­su­res et don­ner suf­fi­sam­ment de connais­san­ce pour indi­quer le che­min quand il sem­ble ne pas y en avoir de sûr.


    Mais nous ne som­mes pas lais­sés sans ­réconfort! Nous avons les Ecritures, qui contien­nent les paro­les sta­bles de notre Père céles­te ­aimant, qui nous dit que nous som­mes sa prio­ri­té. Il a dit: «Car voici mon œuvre et ma gloi­re: réali­ser l’immor­ta­li­té et la vie éter­nel­le de l’homme» (Moïse 1:39).


    En plus de ces paro­les de notre Père céles­te ­aimant, nous avons le Sauveur, dont Alma a dit:


    «ll vien­dra endu­rer des dou­leurs, des afflic­tions, et des ten­ta­tions de tou­tes sor­tes … 


    «Il pren­dra sur lui … ses infir­mi­tés, afin que ses ­entrailles ­soient rem­plies de mis­éri­cor­de selon la chair, et pour connaî­tre, d’après la chair, com­ment secou­rir son peu­ple dans ses infir­mi­tés» (Alma 7:11-12).


    Cela doit être un ­réconfort pour vous, mes chè­res sœurs de son Eglise, de ­savoir que ce même Jésus, qui est notre Sauveur du fait de son expia­tion, a fait preu­ve d’amour et de sol­li­ci­tu­de pour les fem­mes, à son épo­que. Il a rendu hom­ma­ge à la pau­vre veuve qui a donné deux ­deniers. Il a ­instruit la Samaritaine et lui a révé­lé qu’il était le Messie. Il a chas­sé sept ­démons de Marie-Madeleine et a par­don­né à la femme prise en adul­tè­re. Il a guéri la fille de la femme grec­que; il a guéri la femme cour­bée et per­clu­se ­depuis dix-huit ans et il a guéri la belle-mère de Pierre quand elle était prise de fiè­vre.


    Il a rendu le fils mort à sa mère, la fille de Jaïrus à ses ­parents, et Lazare à ses sœurs éplo­rées, qui ­étaient parmi ses ­meilleurs amis. Pendant qu’il était sur la croix, il a éprou­vé une gran­de com­pas­sion pour sa mère, et l’a ­confiée aux soins de son dis­ci­ple bien-aimé, Jean. Des fem­mes ont pré­pa­ré son corps pour sa sépul­ture. C’est à Marie qu’il est appa­ru en pre­mier en tant que Seigneur res­sus­ci­té, et c’est elle qu’il a char­gée d’annon­cer à ses dis­ci­ples la mer­veilleu­se nou­vel­le de sa résur­rec­tion.


    Y a-t-il la moin­dre rai­son de croi­re qu’il se sou­cie moins des fem­mes aujourd’hui? Avant son ascen­sion, il a pro­mis à ses dis­ci­ples: «Et moi, je prie­rai le Père, et il vous don­ne­ra un autre conso­la­teur … Je ne vous lais­se­rai pas orphe­lins» (Jean 14:16, 18). En tant que ­filles de notre Père céles­te, vous avez éga­le­ment la béné­dic­tion d’avoir reçu aussi cet autre Consolateur, le don du Saint-Esprit.


    De même que notre Seigneur et Sauveur s’est tour­né vers les fem­mes de son épo­que pour trou­ver un geste de ­réconfort, une ­oreille atten­ti­ve, un cœur prêt à croi­re, un ­regard de gen­tilles­se, de la loyau­té, même à l’heure de son humi­lia­tion, de son ago­nie et de sa mort, il me sem­ble qu’il est extrê­me­ment néces­sai­re aujourd’hui de mobi­li­ser les fem­mes de l’Eglise pour qu’elles pren­nent posi­tion avec les frè­res et au nom des frè­res pour arrê­ter le défer­le­ment du mal dont nous som­mes entou­rés, et pour faire pro­gres­ser l’œuvre de notre Sauveur. Ensemble, nous ­devons être fer­mes dans la foi ­contre les for­ces supé­rieu­res en nom­bre des gens qui sont d’une autre opi­nion. Néphi a dit: «Il vous faut avan­cer avec fer­me­té dans le Christ, avec une par­fai­te espé­ran­ce et avec l’amour de Dieu et de tous les hom­mes» (2 Néphi 31:20). Quand nous som­mes obéis­sants à Dieu, nous cons­ti­tuons une majo­ri­té. Mais ce n’est qu’ensem­ble que nous pou­vons accom­plir l’œuvre qu’il nous a ­confiée et être prêts pour le jour où nous le ver­rons.


    Nous ­œuvrons de tou­tes nos for­ces pour répon­dre aux ­besoins avec la même sol­li­ci­tu­de que notre Seigneur ­auprès des fem­mes de son épo­que, et nous vous sup­plions de ser­vir en exer­çant votre gran­de influen­ce béné­fi­que pour for­ti­fier nos ­familles, notre Eglise et nos com­mu­nau­tés. En étant acti­ve­ment enga­gées dans de bon­nes cau­ses, vous pou­vez mon­trer aux ­autres qu’en rece­vant le Christ dans leur vie et en accep­tant son Evangile, avec ses ordon­nan­ces et ses allian­ces sal­va­tri­ces, ils peu­vent attein­dre leur véri­ta­ble poten­tiel ici-bas et dans l’au-delà.


    Les gens qui sui­vent le Christ s’effor­cent de sui­vre son exem­ple. Ses souf­fran­ces pour nos ­péchés, pour nos fai­bles­ses, pour nos cha­grins et pour nos mal­adies doi­vent nous inci­ter à nous tour­ner de même avec cha­ri­té et com­pas­sion vers ceux qui nous entou­rent. Il est par­fai­te­ment appro­prié que la devi­se de la doyen­ne des orga­ni­sa­tions fémi­ni­nes du monde, la Société de Secours de l’Eglise de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, soit: «La cha­ri­té ne périt ­jamais.»


    Au cours d’une pré­cé­den­te réuni­on géné­ra­le des fem­mes de l’Eglise, Spencer W. Kimball a donné le ­conseil:


    «Ne per­dez pas de vue, mes chè­res sœurs, que les béné­dic­tions éter­nel­les qui sont ­vôtres du fait de votre appar­te­nan­ce à l’Eglise de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, sont infi­ni­ment supé­rieu­res à tou­tes les ­autres béné­dic­tions que vous puis­siez rece­voir. Vous ne pou­vez obte­nir de plus grand hon­neur dans ce monde que d’être ­connue comme des fem­mes de Dieu» (Ensign, novem­bre 1979, p. 102)


    Vous avez été choi­sies pour être de fidè­les fem­mes de Dieu à notre épo­que, pour vous éle­ver au-des­sus des mes­qui­ne­ries, des médi­san­ces, de l’égoïs­me, de l’obs­cé­ni­té, et de tou­tes les ­autres for­mes d’impié­té.


    Prenez cons­cien­ce de votre ascen­dan­ce divi­ne de ­filles de notre Père céles­te. Attachez-vous à gué­rir par vos paro­les et par vos mains. Efforcez-vous de connaî­tre la volon­té du Seigneur en ce qui vous concer­ne, puis dites, comme Marie, la mère de Jésus, ce magni­fi­que exem­ple: «Je suis la ser­van­te du Seigneur; qu’il me soit fait selon ta paro­le!» (Luc 1:38).


    Mes chè­res sœurs, je sais que Dieu vit, que Jésus est son Fils uni­que, le Sauveur du monde. Je sais que cette Eglise est l’Eglise de Jésus-Christ. Il est à sa tête. Il révè­le sa volon­té à ses pro­phè­tes. Je témoi­gne aussi de la véra­ci­té et de la ­nature éter­nel­le de votre place d’hon­neur de fem­mes.


    Je prie hum­ble­ment pour que le Seigneur vous bénis­se dans vos ­efforts pour res­ter fer­mes dans la foi. Au nom de Jésus-Christ, Amen.