Le Liahona
Le sabbat et la sainte cène


Message de la Présidence de l’Interrégion

Le sabbat et la sainte cène

« Sanctifiez mes sabbats, et qu’ils soient entre moi et vous un signe auquel on connaisse que je suis l’Éternel, votre Dieu » (Ézéchiel 20:20).

Lorsque Nuria et moi recevions les enseignements des missionnaires à plein temps en 1982, nous avons été invités à visiter la salle de réunion de la paroisse locale et à y assister aux réunions de l’Église. Lorsque nous sommes arrivés un beau dimanche matin, les deux premiers membres que nous avons rencontrés à l’église étaient deux sœurs de notre île caribéenne de Porto Rico. C’était une agréable surprise ! Nous sommes ensuite entrés dans la salle de Sainte-Cène et avons vu des familles parler avec révérence les unes avec les autres, alors que la réunion de Sainte-Cène était sur le point de commencer. Il y avait beaucoup d’amour et d’amitié entre eux.

Les missionnaires ont ensuite montré l’évêque à l’extrade en train de parler avec l’un de ses conseillers. Je connaissais l’évêque, non pas en tant que dirigeant local de l’Église, mais comme mon professeur que je respectais, grand médecin et individu. Nuria et moi avons adoré le culte. Depuis ce tout premier jour, sauf en cas de maladie, nous avons toujours assisté aux réunions du dimanche. J’avais reçu une confirmation spirituelle dans mon cœur que cette Église était vraie et que la volonté de notre Seigneur Jésus-Christ était que nous restions. Peu de temps après, nous nous sommes fait baptiser ensemble et avons commencé à assister aux réunions de Sainte-Cène en tant que membres de l’Église rétablie du Seigneur.

Le jour du sabbat

Dans Marc 2:27, nous lisons : « Le sabbat a été fait pour l’homme, et non l’homme pour le sabbat. » Le président Russell M. Nelson a enseigné que cela signifie que le jour du sabbat est pour nous un cadeau de notre Sauveur, en tant que jour de repos de nos travaux de la semaine. C’est une journée pour se concentrer sur Jésus-Christ et son évangile.1 J’ai fait remarquer à maintes reprises que sans le commandement de « se souvenir du jour du sabbat pour le sanctifier »,2 le dimanche ne serait qu’un autre jour de travail ou de loisirs pour moi. Cette manière de pensée ne m’aurait pas permis d’obéir à ce commandement, ni de garder toutes les alliances que j’ai contractées avec notre Seigneur Jésus-Christ. Je m’efforce maintenant afin de recevoir les bénédictions de l’obéissance et des occasions de service du jour du sabbat.

Le sabbat est clairement un jour au cours duquel nous adorons, travaillons et servons, dans la mesure où les circonstances de notre travail le permettent. Chacun de nous a des responsabilités différentes à assumer ; les travailleurs du corps médical, la police et d’autres professions importantes peuvent être tenus de travailler le dimanche. Lorsque je travaillais comme médecin, je devais passer des moments de service à l’hôpital certains dimanches selon les instructions du directeur du département. J’allais tôt à l’hôpital pour m’occuper de mes patients hospitalisés sous ma responsabilité vêtus d’un pantalon, d’une chemise blanche et d’une cravate. Je gardais une prière dans mon cœur et je me concentrais sur le service nécessaire pour les soins de nos patients. Dès que le travail était terminé, j’allais directement à l’église y rejoindre ma famille pour le reste des réunions auxquelles je pouvais participer.

J’apprécie l’accent mis sur l’importance de l’assistance au culte exprimé par un membre que le président Dallin H. Oaks a cité lors de la Conférence générale d’octobre 2021. Il a dit : « Il y a des années, j’ai changé mon attitude concernant mon assistance à l’église. Je ne vais plus à l’église pour moi, mais pour penser aux autres. Je me fais un devoir de dire bonjour aux personnes assises seules, d’accueillir les visiteurs,… d’être volontaire pour une tâche…

« En bref, je vais chaque semaine à l’église avec l’intention d’être actif, pas passif, et d’apporter quelque chose de positif aux autres. »3

Les paroles du président Spencer W. Kimball ont également été citées par le président Oaks dans ce même discours de la Conférence générale, comme suit : « nous n’allons pas aux réunions de sainte-cène pour être amusés ni même simplement pour être instruits. Nous y allons pour adorer le Seigneur. C’est une responsabilité individuelle… Si la réunion est un échec pour vous, c’est vous qui avez échoué. Personne ne peut adorer pour vous ; vous devez adorer le Seigneur vous-même. »4

La sainte-cène

Quelle est la signification de la Sainte-Cène lorsque nous la prenons chaque semaine ? J’aime la définition fournie dans le Guide des Écritures (Gospel Library App), « Chez les saints des derniers jours, la Sainte-Cène désigne l’ordonnance par laquelle on prend du pain et de l’eau en souvenir du sacrifice expiatoire du Christ. Le pain rompu représente sa chair brisée ; l’eau représente le sang qu’il a versé pour expier nos péchés (1 Cor. 11:23-25 ; D&A 27:2). Lorsqu’ils prennent la Sainte-Cène, les membres de l’Eglise qui sont dignes promettent de prendre sur eux le nom du Christ, de toujours se souvenir de lui et de garder ses commandements. Grâce à cette ordonnance, ils renouvellent leurs alliances de baptême. »5 C’est le jour du Seigneur et nous cherchons à l’honorer en le sanctifiant.

Wilford W. Andersen, maintenant soixante-dix Autorité générale émérite, m’a dit un jour que l’ordonnance de persévérer jusqu’à la fin est la Sainte-Cène. Pensez-y. C’est la seule ordonnance que nous faisons pour nous-mêmes chaque semaine comme nous décidons si nous sommes dignes d’y participer. Concernant notre dignité, nous pouvons parler avec notre évêque si nous en avons besoin, car il est autorisé à agir en tant que juge en Israël pour les membres de sa paroisse. Prendre la Sainte-Cène nous permet de renouveler et de nous souvenir de toutes les alliances. C’est le meilleur moyen d’augmenter la foi en Jésus-Christ, notre Sauveur et Rédempteur. Grâce à une foi accrue en lui, nous pouvons nous repentir quotidiennement, pour rester sur le chemin des alliances qui mène au salut et à l’exaltation. Par la foi en Jésus-Christ, nous avons le pouvoir de servir comme il le ferait pour apporter le salut aux autres.

Pour en revenir aux Écritures d’Ézéchiel 20:20, comme l’a indiqué le président Nelson, nous pouvons être guidés dans notre obéissance aux commandements de sanctifier le jour du sabbat et de prendre dignement la Sainte-Cène. Nous pouvons savoir ce qui est juste lorsque nous pensons au signe que nous donnons à Jésus-Christ en faisant telle ou telle activité un dimanche. Il est préférable d’être guidé par le Saint-Esprit, de soumettre notre volonté à Jésus-Christ tout en obéissant aux commandements et en respectant les alliances que nous avons contractées avec notre Sauveur. C’est une direction plus claire pendant que nous nous efforçons de rester sur Son chemin des alliances.

Références

  1. Voir Russell M. Nelson, « Le sabbat est un délice », Le Liahona, Mai 2015, 129.

  2. Exode 20:8. Voir aussi Deutéronome 5:12 ; Mosiah 13:16 ; 18:23.

  3. Dallin H. Oaks, « Le nécessité d’une Église », Le Liahona, Nov. 2021, 24-25.

  4. Dallin H. Oaks, « Le nécessité d’une Église », 25.

  5. Guide des Écritures, « Sainte-Cène ».