2019
Être avec les autres et les fortifier : un exemple de visite de service pastoral
Juin 2019


MESSAGE DE LA PRÉSIDENCE DE L’INTERRÉGION

Être avec les autres et les fortifier : un exemple de visite de service pastoral

« Nous nous demandions en quoi le service pastoral serait identique ou différent de l’enseignement au foyer et avons résolu de pouvoir le découvrir au moyen d’une visite de service pastoral simulée. »

Il y a quelques mois, sœur Sitati et moi étions chez une famille membre. Le sujet du service pastoral, récemment annoncé par le président Nelson, a été abordé. Jack, le père (ce n’est pas son vrai nom), se demandait en quoi le service pastoral serait identique ou différent de l’enseignement au foyer.

Au fur et à mesure que la discussion se poursuivait, sœur Sitati nous a suggéré de faire une simulation de la visite de service pastoral et d’en tirer des leçons. La suggestion a été acceptée et sœur Sitati et moi sommes alors devenus une équipe de service pastoral et la famille de six personnes comprenant – (ce ne sont pas leurs vrais noms) – Jack, son épouse mère Cindy, son fils Amos, âgé de vingt ans, sa fille Winnie, âgée de seize ans, son fils Paul, âgé de treize ans et sa fille Charity, âgée de neuf ans, sont devenus la famille qui nous est confiée aux fins de la visite de service pastoral simulée.

La conversation s’est déroulée comme suit :

Frère Sitati : Jack, Cindy et les enfants, sœur Sitati et moi sommes ravis d’être affectés à votre foyer comme frère et sœur de service pastoral. Merci à tous d’avoir disposé de votre temps pour nous recevoir chez vous aujourd’hui.

Sœur Sitati : Après avoir prié à ce sujet, nous avons senti que lors de cette première visite de service pastoral, nous souhaitons explorer avec vous où vous êtes actuellement sur le plan temporel et spirituel en tant que famille et individuellement, et où vous désirez être.

Cindy : Je pense que sur le plan temporel, le Seigneur nous a bénis et nous en sommes très reconnaissants. Très franchement, nous sommes tous à de différents niveaux dans notre progression spirituelle et chacun de nous a probablement une réponse différente quant à sa situation actuelle.

Frère Sitati : Commençons par la prière en famille. Que pensez-vous de la façon dont cela se passe ?

Jack : Notre emploi du temps est bizarre. Pour la majeure partie de la semaine, en raison de nos différentes occupations, certains d’entre nous arrivent à la maison pendant que les autres s’en vont et il est difficile de trouver le temps d’être ensemble pour la prière en famille.

Sœur Sitati : Que pensez-vous de continuer ainsi ?

Jack : Clairement, on peut faire mieux. Nous voulons faire mieux. Aujourd’hui, par exemple, nous avons pu organiser notre emploi du temps afin de pouvoir tous être ici en ce moment pour votre visite. Nous allons donc essayer de mieux nous organiser pour être ensemble plus souvent.

Frère Sitati : Comment pouvons-nous vous aider à mieux vous organiser en tant que famille ?

Cindy : J’aimerais bien que sœur Sitati puisse m’appeler de temps à autre pour juste demander comment nous évoluons avec la prière en famille.

Sœur Sitati : Qu’en est-il de la lecture quotidienne du Livre de Mormon ?

Cindy : Je pense que la même chose comme dans le cas de la prière marchera.

Frère Sitati : Y a-t-il d’autres aspects de votre vie de disciple que vous souhaitez améliorer en tant que famille ?

Jack : Cindy est très diligente en ce qui concerne l’assistance au temple et les filles l’accompagnent souvent pour faire des baptêmes par procuration. J’ai été un peu négligent et je n’ai pas de recommandation à l’usage du temple en cours de validité depuis quelques mois.

Frère Sitati : Comment pouvons-nous vous aider ?

Jack : Votre question suffit déjà comme aide ! Je vais me repentir et aller voir l’évêque la semaine prochaine.

Sœur Sitati : Que pensez-vous si nous pouvions planifier d’aller au temple ensemble avec votre famille ?

Winnie : Je serais tellement heureuse !

Cindy : Jack, voudriez-vous que nous regardions quelques dates possibles ?

Jack : Oui, bien sûr. Nous pouvons organiser cela par téléphone. Mais la première semaine du mois prochain semble être une bonne possibilité. J’aurai renouvelé ma recommandation à l’usage du temple d’ici là.

Frère Sitati : Amos, tu as été silencieux. Comment vont les choses pour toi ?

Amos : Eh bien, je ne sais pas. Je ne semble pas ressentir grand-chose ces derniers temps.

Sœur Sitati : Quelles sont les choses qui attirent ton attention, dans lesquelles tu te trouves généralement impliqué complètement ?

Amos : J’aime faire du vélo, particulièrement monter et descendre des sentiers de montagne.

Frère Sitati : Un de nos fils aime faire du vélo de montagne comme son passe-temps. Il fait partie d’une communauté Internet nationale de cyclistes qui pourrait t’intéresser. Nous serions ravis de te mettre en contact avec lui.

Sœur Sitati : Amos, l’évêque a mentionné que tu envisageais de partir en mission récemment.

Amos : Oui, mais je ne suis pas sûr. Je ne veux pas y aller à cause de l’évêque ou de mes parents !

Sœur Sitati : Tu n’es pas obligé de le faire. As-tu pensé à l’alliance que tu as contractée avec le Seigneur lorsque tu as reçu la prêtrise ? Qu’as-tu promis de faire en retour des bénédictions que le Seigneur te donne en tant que détenteur de la prêtrise ?

Amos : Le servir.

Frère Sitati : Et dans Moroni 7:13 et 7:17, tu peux découvrir pourquoi tu n’es pas sûr de servir, et ensuite fais quelque chose à ce sujet. Voudrais-tu le lire et me dire ce que tu découvres ?

Amos : Bien sûr. Je peux vous envoyer un texto ?

Frère Sitati : Oui, bien sûr. Voici mon numéro de téléphone portable.

Sœur Sitati : Et toi Winnie, Paul et Charity ? Travaillez-vous sur des objectifs spirituels personnels ?

Winnie : Je travaille sur certains objectifs dans Mon progrès personnel. Maman m’aide.

Sœur Sitati : Excellent ! (Regardant Paul)

Paul : Les garçons ne font pas Mon progrès personnel !

Frère Sitati : Tu as raison, Paul. Ils font autre chose.

Paul : L’année dernière, l’un des instructeurs a parlé de Mon devoir envers Dieu. Quand j’ai consulté le livre, le contenu était ennuyeux !

Frère Sitati : La plupart des choses sont ennuyeuses jusqu’à ce qu’on s’y intéresse et qu’on les essaie vraiment. Le Saint-Esprit peut ensuite nous aider. (Regardant Jack) Je suis sûr que papa peut t’aider.

Jack : Bien sûr. J’aurais dû le faire plus tôt, mais mes priorités étaient plutôt inversées.

Charity : À la Primaire, nous mémorisons les Articles de Foi. Je peux les dire sans lire jusqu’au numéro sept !

Sœur Sitati : Excellent ! (Elle se lève et étreint Charity.)

Frère Sitati : Eh bien, c’est la fin de notre brève visite au foyer de service pastoral simulée. Qu’en pensez-vous ? Vous l’avez tous si bien fait !

Une discussion animée s’en est suivie sur les mérites de l’approche du service pastoral par rapport à l’enseignement au foyer basé sur le message.

Chaque famille ou personne que nous servons est unique et a des besoins spécifiques. Notre rôle en tant que frères et sœurs de service pastoral consiste à identifier, sous l’influence de l’Esprit, ces besoins, proposer des solutions et faire adopter, si nécessaire, de nouveaux comportements. La visite simulée ci-dessus n’est qu’un moyen par lequel nous, frères et sœurs de service pastoral, pouvons apprendre nos devoirs et assumer les responsabilités sacrées qui nous ont été confiées.

Post-scriptum : Lorsque j’ai réfléchi de temps à autre à cette expérience vécue depuis mon arrivée dans l’interrégion d’Afrique du Sud-est, j’ai trouvé que notre conversation avec Jack, Cindy et leur famille aurait pu être grandement enrichie si nous avions utilisé une ressource comme la carte de poche du plan de l’interrégion pour 2019 distribuée à chaque membre.

Je recommande à tous d’utiliser cette carte avec ses trois priorités et neuf objectifs dans notre vie personnelle de disciple, ainsi que dans nos efforts de service pastoral. C’est un excellent rappel de la manière dont nous pouvons approfondir notre propre conversion et être avec les autres et les fortifier.

Joseph W. Sitati a été soutenu comme soixante-dix autorité générale en avril 2009. Il a épousé Gladys Nangoni; ils ont cinq enfants.