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    Et si je n’avais aucun talent ?

    Michael R. Morris Church Magazines

    Base-ball

    En tant qu’enfant de Dieu, tu es plus doué que tu ne le penses.

    J’étais trop lent pour le football américain, trop petit pour le basket et trop faible pour la lutte. À l’âge de douze ans, j’ai commencé à jouer au base-ball dans l’équipe de mon établissement, mais quand j’en ai eu seize, les autres athlètes étaient plus rapides, plus grands et plus forts.

    Trois lancés au base-ball et j’étais dehors.

    Je n’étais pas assez populaire pour me lancer dans une campagne et devenir le délégué de l’établissement, pas assez talentueux pour les arts scéniques, et pas assez courageux pour les débats organisés.

    Fin de partie à 17 ans alors ? Pas nécessairement.

    En cours d’anglais, je pouvais rédiger des devoirs à la maison la veille du jour où je devais les rendre, et obtenir malgré tout une note correcte. Grâce à mes cours de langues, je n’avais aucune difficulté à commander un burrito en espagnol, ou a demander où se trouvait les toilettes en allemand. Étonnamment, j’ai reçu une mention au tableau d'honneur malgré mes notes en mathématiques. Et je pouvais faire rire les gens.

    Mais avais-je vraiment des talents ? Je n’en étais pas sûr avant de devenir adulte.

    Tu te sens désavantagé?

    Tu penses peut-être avoir moins de dons ou de talents que la plupart des gens. Moi, c’est ce que je ressentais. La plupart d’entre nous se demandent pourquoi ils n’ont pas les capacités qui semblent si naturelles chez d’autres. Mais quand nous regrettons de ne pas être plus rapides, plus grands, plus forts, plus intelligents, plus doués ou plus populaires, nous oublions quelque chose d’important que nous apprenons à la Primaire : nous sommes enfants de Dieu.

    Ronald A. Rasband, du Collège des douze apôtres, a enseigné que tous les enfants de Dieu ont la bénédiction d’avoir des capacités et des talents merveilleux. L’un des grands objectifs de notre voyage dans la condition mortelle est de les faire fructifier » (« You’ve Got Talent », New Era, juillet 2018, p. 2).

    Mais pour les faire fructifier, nous devons d’abord en prendre conscience. Quand nous sommes jeunes, nous ne voyons peut-être pas que nous avons des dons ou des talents s’ils ne sont pas reconnus ou ne nous rendent pas populaires, ou s’ils ne nous apportent pas la richesse et la célébrité. Mais si nous pouvions voir l’avenir avec une perspective éternelle, nous prendrions conscience que certains de nos dons les plus importants sont spirituels : des dons qui sont des bienfaits pour les autres.

    John C. Pingree, fils, des soixante-dix a déclaré : « Plusieurs dons spirituels sont indiqués dans les Écritures (voir 1 Corinthiens 12:1-11, 31 ; Moroni 10:8-18 ; D&A 46:8-26), mais il y en a bien d’autres. « On pourrait mentionner : avoir de la compassion, exprimer de l’espoir, avoir de bons rapports avec les gens, être bien organisé, parler ou écrire avec persuasion, enseigner de façon claire, et travailler dur » (« J’ai une œuvre pour toi », Le Liahona, novembre 2017, p. 33).

    Sais-tu écouter ? Es-tu un véritable ami, une championne des idéaux des Jeunes Filles, ou un détenteur de la prêtrise sur qui l’on peut compter ? Ce sont aussi des dons.

    N’enterre pas tes talents

    Quand Russell M. Nelson était chirurgien, de nombreux jeunes lui demandaient combien de temps il fallait pour devenir médecin. Il leur disait qu’il fallait quatre années d’études universitaires, puis quatre années de faculté de médecine et encore cinq autres années de spécialisation.

    Certains jeunes répondaient : « C’est trop long pour moi ! »

    Alors le président Nelson leur répondait : « La préparation pour votre carrière n’est pas trop longue si vous savez ce que vous voulez faire dans la vie. Quel âge aurez-vous dans treize ans si vous ne faites pas d’études ? Le même, que vous ayez réalisé ou non ce que vous voulez devenir ! » (“Où se trouve la sagesse ? » L’Étoile, janvier 1993, p. 6).

    Comme il faut parfois plusieurs années pour développer certains de nos dons et de nos talents, nous devrions nous rappeler le conseil du Seigneur à ce sujet :

    « Tu ne gaspilleras pas ton temps à ne rien faire et tu n’enterreras pas ton talent pour qu’il ne soit pas connu » (Doctrine et Alliances 60:13). N’échange pas tes dons et tes talents pour le temps excessif que tu pourrais passer sur les réseaux sociaux, les jeux vidéos ou d’autres distractions.

    Pour en revenir à mes années en établissement d’enseignement secondaire, je ne me rendais pas compte combien j’appréciais le temps passé à étudier l’espagnol et l’allemand, puis que cela m’aiderait à apprendre trois langues en tant que missionnaire à plein temps. Je ne savais pas non plus que mon talent latent d’écrivain me permettrait d’en vivre. Mais peut-être que le Seigneur le savait.

    Les dons et les talents que nous recevons de Dieu ne nous apporteront peut-être pas la gloire, la fortune ou une brève popularité dans notre établissement scolaire. Mais si nous les trouvons, les développons et les utilisons avec sagesse, un jour nous serons surpris de la bénédiction qu’ils seront pour nous — et pour d’autres personnes — et de la contribution qu’ils apporteront pour faire avancer l’œuvre du Seigneur (voir Doctrine et Alliances 46:8–9, 26). Alors un jour, peut-être que nous entendrons avec les serviteurs sages de la parabole des talents : « C’est bien, bon et fidèle serviteur » (Matthieu 25:21).

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    Quatre manières de découvrir tes dons et tes talents

    Frère Pingree suggère quatre manière de trouver nos dons et nos talents :

    1. « Nous reporter à notre bénédiction patriarcale » Prie à propos de ta bénédiction patriarcale et étudie-la pour y découvrir tes dons, et pour être guidé et inspiré. Si tu ne l’as pas encore reçue, pense à te préparer pour la recevoir.

    2. « Demander aux gens qui nous connaissent le mieux. » Nos êtres chers, nos dirigeants et nos amis peuvent reconnaître nos dons avant nous. Je n’avais encore que 15 ans quand ma mère m’a conseillé de suivre un cours de rédaction. Son conseil a changé ma vie.

    3. « Trouver personnellement ce que nous faisons naturellement bien et aimons faire. » Si un don te vient facilement, améliore-le. Si un talent te semble amusant, développe-le. Si ton rêve t’apparaît titanesque fonce ! N’aie pas peur d’essayer de nouvelles choses. Ce dont tu es capable pourrait te surprendre.

    4. « Demander à Dieu. » Demande à notre Père céleste de t’aider à découvrir tes dons, à développer tes talents, et à rechercher les capacités qui t’intéressent ou qu’il aimerait que tu développes.

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