Chapitre 6 : Jésus-Christ, notre Sauveur et Rédempteur
    Notes de bas de page

    Chapitre 6

    Jésus-Christ, notre Sauveur et Rédempteur

    « Nous proclamons la divinité de Jésus-Christ. Nous le considérons comme la source unique de notre salut. »

    Épisodes de la vie d’Ezra Taft Benson

    Le président Benson a dit: « Du plus loin qu’il m’en souvienne, j’ai toujours cru en Jésus-Christ. Il me semble que j’ai toujours été pénétré par la réalité de sa vie, de sa mort et de sa résurrection. J’ai été élevé par des parents fidèles qui croyaient en Jésus-Christ et témoignaient de lui avec ferveur, ce dont je suis extrêmement reconnaissant1. »

    Ce témoignage de Jésus-Christ a été le fondement de la vie du président Benson. Il a façonné ses priorités, il l’a guidé dans ses décisions et il l’a aidé dans les épreuves. Il a donné un sens au but de la condition mortelle et a édifié sa confiance dans les promesses et les bénédictions de la vie éternelle.

    Pendant son ministère apostolique comme témoin spécial de Jésus-Christ, le président Benson a fréquemment témoigné du Sauveur. Reconnaissant que « l’on demande parfois : ‘Les mormons sont-ils chrétiens ?’ », il a témoigné :

    « Nous proclamons la divinité de Jésus-Christ. Nous le considérons comme la source unique de notre salut. Nous nous efforçons de vivre suivant ses enseignements et nous attendons le jour où il reviendra ici-bas pour gouverner et régner comme Roi des rois et Seigneur des seigneurs. Reprenant les paroles d’un prophète du Livre de Mormon, nous disons […] : ‘Il n’y [a] aucun autre nom donné, ni aucune autre voie ni moyen par lesquels le salut puisse parvenir aux enfants des hommes, si ce n’est dans et par le nom du Christ, le Seigneur Omnipotent’ (Mosiah 3:17)2. »

    Les déclarations du président Benson concernant la divinité de Jésus-Christ étaient souvent liées au Livre de Mormon3. Il a dit : « Par le Livre de Mormon, Dieu a donné à notre époque une preuve tangible de la divinité de Jésus-Christ4. » Il a enseigné que la « mission principale » du Livre de Mormon est de convaincre les gens de cette vérité5. Il a remarqué : « Plus de la moitié des versets du Livre de Mormon parlent de notre Seigneur. « Le Livre de Mormon lui donne plus de cent noms. Ces noms ont une signification particulière en ce qu’ils décrivent sa nature divine6. »

    Le témoignage du président Benson concernant le Sauveur révèle combien il se sentait proche de lui :

    « Je l’aime de toute mon âme.

    « Je témoigne humblement qu’il est aujourd’hui le même Seigneur aimant et compatissant que lorsqu’il parcourait les routes poussiéreuses de Palestine. Il est proche de ses serviteurs sur la terre. Il se soucie de chacun de nous aujourd’hui et nous aime. Je vous en donne l’assurance.

    « Il est vivant aujourd’hui, notre Seigneur, notre Maître, notre Sauveur, notre Rédempteur et notre Dieu.

    « Je prie humblement pour que Dieu nous accorde de croire en lui, de l’accepter, de l’adorer, de mettre toute notre confiance en lui et de le suivre7. »

    « Aucun événement ne pouvait être plus important pour les gens ou pour les nations que la résurrection du Maître. »

    Enseignements d’Ezra Taft Benson

    1

    Jésus-Christ nous a rachetés de la mort physique et spirituelle parce que son amour pour nous est infini.

    Aucune autre influence n’a eu autant d’effet sur la terre que la vie de Jésus le Christ. Nous ne pouvons imaginer ce que serait notre vie sans ses enseignements. Sans lui, nous serions perdus dans un mirage de croyances et de cultes, nés de la peur et des ténèbres où règnent le sensuel et le matérialisme. Nous sommes bien loin du but qu’il nous a fixé, mais nous ne devons jamais le perdre de vue ; nous ne devons pas non plus oublier que notre grande ascension vers la lumière, vers la perfection, ne serait pas possible sans ses enseignements, sa vie, sa mort et sa résurrection8.

    Pour apprécier si peu que ce soit ce qu[e Jésus-Christ] a accompli en notre faveur et lui en être reconnaissants, nous devons nous rappeler les vérités essentielles suivantes :

    Jésus vint sur terre pour faire la volonté de notre Père.

    Quand il vint, il savait déjà qu’il porterait le fardeau des péchés de chacun d’entre nous.

    Il savait qu’il serait élevé sur la croix.

    Il naquit pour être le Sauveur et le Rédempteur de tout le genre humain.

    Il fut en mesure d’accomplir sa mission parce qu’il était le Fils de Dieu et qu’il avait la puissance de Dieu.

    Il était disposé à accomplir sa mission parce qu’il nous aime.

    Nul mortel n’avait le pouvoir ni la capacité de racheter tous les autres mortels de leur condition déchue ; nul n’aurait pu faire don volontairement de sa vie et accomplir la résurrection universelle de tous les autres mortels.

    Seul Jésus-Christ en avait la capacité et il accepta d’accomplir cet acte d’amour parfait9.

    Jésus-Christ […] vint sur terre à un moment fixé dans le cadre d’un droit de naissance royal qui préserva sa divinité. En lui étaient réunis les attributs humains de sa mère mortelle et les attributs et les pouvoirs divins de son Père éternel.

    Son hérédité unique fit de lui le Fils unique de Dieu dans la chair. En qualité de Fils de Dieu, il hérita de pouvoirs et d’une intelligence que nul homme n’a jamais eus, ni avant ni après lui. Il était littéralement Emmanuel, c’est-à-dire « Dieu avec nous » (voir Ésaïe 7:14 ; Matthieu 1:23).

    Bien qu’il fût le Fils de Dieu envoyé sur la terre, le plan divin du Père exigeait que Jésus soit sujet à toutes les difficultés et à toutes les tribulations de la condition mortelle. Il fut donc soumis aux tentations, […] à la faim, à la soif et à la fatigue (voir Mosiah 3:7).

    Pour se qualifier pour être le Rédempteur de tous les enfants de notre Père, Jésus dut obéir parfaitement à toutes les lois de Dieu. Parce qu’il se soumit à la volonté du Père, il grandit « de grâce en grâce, jusqu’à ce qu’il reçût une plénitude » de la puissance du Père. Il eut ainsi « tout pouvoir tant dans les cieux que sur la terre » (D&A 93:13, 17)10.

    Parce que [Jésus] était Dieu, et Fils de Dieu, il pouvait prendre sur lui le poids des péchés des autres hommes. Ésaïe a prophétisé que notre Sauveur serait disposé à le faire : « Cependant, ce sont nos souffrances qu’il a portées, c’est de nos douleurs qu’il s’est chargé ; […] il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités ; le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris » (Ésaïe 53:4-5).

    Cet acte saint et désintéressé par lequel il a pris les péchés de tous les hommes c’est l’Expiation. Comment un seul a pu porter les péchés pour tous dépasse l’entendement des mortels. Mais je sais qu’il a pris sur lui les péchés de tous et qu’il l’a fait en raison de son amour infini pour chacun de nous. Il a dit : « Car voici, moi, Dieu, j’ai souffert ces choses pour tous afin qu’ils ne souffrent pas s’ils se repentent. […] Et ces souffrances m’ont fait trembler de douleur, moi, Dieu, le plus grand de tous, et elles m’ont fait saigner à chaque pore et m’ont fait souffrir de corps et d’esprit, et j’ai voulu ne pas devoir boire la coupe amère, mais je n’ai pas non plus voulu me dérober » (D&A 19:16, 18).

    Malgré l’atrocité de l’épreuve, il a pris la coupe et il l’a bue. Il a subi les souffrances de tous les hommes afin que nous n’ayons pas à souffrir. Il a enduré les humiliations et les insultes de ses tortionnaires sans se plaindre ni chercher à se venger. Il a subi la flagellation et l’ignominie de l’exécution barbare sur la croix11.

    À Gethsémané et au Calvaire, [Jésus] a accompli l’Expiation infinie et éternelle. Cela a été le plus grand acte d’amour de toute l’histoire écrite. Sont ensuite venues sa mort et sa résurrection.

    C’est ainsi qu’il est devenu notre Rédempteur, rachetant chacun de nous de la mort physique et rachetant de la mort spirituelle ceux d’entre nous qui obéiront aux lois et aux ordonnances de l’Évangile12.

    Peut-être ne comprendrons-nous jamais ici-bas comment il a réalisé ce qu’il a fait, mais nous devons absolument comprendre pourquoi il l’a fait.

    Tout ce qu’il a fait a été inspiré par son amour désintéressé et infini pour nous13.

    « Aucune autre influence n’a eu autant d’effet sur la terre que la vie de Jésus le Christ. »

    2

    Jésus-Christ est sorti de la tombe et il vit aujourd’hui en tant qu’être ressuscité.

    Les plus grands événements de l’histoire sont ceux qui affectent le plus grand nombre de gens pendant le plus longtemps. Selon cette définition, aucun événement ne pourrait être plus important pour les gens ou pour les nations que la résurrection du Maître.

    La résurrection littérale de chaque âme ayant vécu et étant morte ici-bas est une certitude et chacun devrait se préparer soigneusement à cet événement. La résurrection glorieuse devrait être le but de tout être humain, car la résurrection sera une réalité.

    Il n’est rien de plus universel que la résurrection. Chaque être vivant ressuscitera. « Et comme tous meurent en Adam, de même aussi tous revivront en Christ » (1 Corinthiens 15:22).

    Les Écritures nous rapportent que le troisième jour après la crucifixion de Jésus, il y eut un grand tremblement de terre. La pierre fut roulée de devant l’entrée du sépulcre. Quelques femmes, parmi ses disciples les plus dévoués, se rendirent à la tombe, avec des aromates mais « elles ne trouvèrent pas le corps du Seigneur Jésus ».

    Des anges apparurent et dirent simplement : « Pourquoi cherchez-vous parmi les morts celui qui est vivant ? Il n’est point ici, mais il est ressuscité » (Luc 24:3-6). Rien, dans l’histoire, n’a autant d’importance que cette annonce solennelle : « Il n’est point ici, mais il est ressuscité. »

    La réalité de la résurrection de notre Seigneur se base sur le témoignage de nombreux témoins crédibles. Le Seigneur ressuscité apparut à plusieurs femmes, aux deux disciples sur le chemin d’Emmaüs, à Pierre, aux apôtres. « Ensuite », comme le dit Paul, « il est apparu à plus de cinq cents frères à la fois. […] Après eux tous, il […] est aussi apparu à [Paul] » (1 Corinthiens 15:6, 8). […]

    Moi qui suis l’un de ses témoins modernes, j’atteste qu’il vit aujourd’hui. Il est un être ressuscité. Il est notre Sauveur, notre Seigneur, le Fils de Dieu. Je témoigne qu’il reviendra en tant que notre Seigneur glorifié et ressuscité. Ce jour n’est pas très éloigné. Pour tous ceux qui l’acceptent comme leur Sauveur et leur Seigneur, sa résurrection littérale signifie que la vie ne prend pas fin à la mort, car il a promis : « Car je vis, et vous vivrez aussi » (Jean 14:19)14.

    Lui seul avait le pouvoir de la résurrection. Ainsi, le troisième jour après sa mise au tombeau, il est sorti vivant de la tombe et s’est montré à de nombreuses personnes. […] En tant que [son] témoin spécial appelé à notre époque, je vous témoigne qu’il vit. Il vit et il a un corps ressuscité. Il n’y a pas de vérité ou de fait dont je suis plus certain que la véracité de la résurrection littérale de notre Seigneur15.

    3

    Nous devons être vaillants dans notre témoignage de Jésus-Christ.

    Le témoignage de la nature divine de Jésus-Christ et de son Église est une bénédiction inestimable qui est à la portée de chaque membre de l’Église. Le témoignage est l’un des quelques biens que nous pouvons emporter avec nous quand nous quittons cette vie.

    Avoir le témoignage de Jésus, c’est avoir la connaissance, par l’intermédiaire du Saint-Esprit, de la mission divine de Jésus-Christ.

    Avoir le témoignage de Jésus, c’est connaître le caractère divin de la naissance de notre Seigneur et savoir qu’il est réellement le Fils unique engendré dans la chair.

    Avoir le témoignage de Jésus, c’est savoir qu’il était le Messie promis et que, pendant son séjour parmi les hommes, il accomplit de nombreux grands miracles.

    Avoir le témoignage de Jésus c’est savoir que les lois qu’il a prescrites comme étant sa doctrine sont vraies, puis vivre selon ces lois et ces ordonnances.

    Posséder le témoignage de Jésus, c’est savoir qu’il a volontairement pris sur lui les péchés de toute l’humanité dans le Jardin de Gethsémané, ce qui l’a amené à souffrir dans son corps et dans son esprit et à saigner par chaque pore. Il a fait tout cela de manière à ce que nous n’ayons pas à souffrir si nous voulons nous repentir (voir D&A 19:16, 18).

    Posséder le témoignage de Jésus-Christ, c’est savoir qu’il est sorti triomphalement du tombeau avec un corps physique ressuscité. Et parce qu’il vit, tout le genre humain vivra aussi.

    Posséder le témoignage de Jésus, c’est savoir que Dieu le Père et Jésus-Christ sont vraiment apparus à Joseph Smith, le prophète, pour établir une nouvelle dispensation de son Évangile pour que le salut puisse être prêché à toutes les nations avant qu’il ne vienne.

    Posséder le témoignage de Jésus, c’est savoir que l’Église qu’il a établie au midi des temps et rétablie dans les temps modernes est, comme le Seigneur l’a déclaré, « la seule Église vraie et vivante sur toute la surface de la terre » (D&A 1:30).

    Il est indispensable d’avoir ce genre de témoignage. Mais il est encore plus important d’être vaillant dans son témoignage.

    Le témoignage de Jésus implique que l’on accepte la mission divine de Jésus-Christ, que l’on embrasse son Évangile et que l’on accomplit ses œuvres. Cela signifie aussi que l’on accepte la mission prophétique de Joseph Smith et de ses successeurs et que l’on suit leurs conseils. Comme Jésus l’a déclaré : « Que ce soit par ma voix ou par la voix de mes serviteurs, c’est la même chose » (D&A 1:38).

    Parlant des personnes qui recevront un jour les bénédictions du royaume céleste, le Seigneur a dit à Joseph Smith :

    « Ce sont ceux qui ont accepté le témoignage de Jésus, ont cru en son nom, ont été baptisés à la manière de son ensevelissement, étant ensevelis dans l’eau en son nom, selon le commandement qu’il a donné » (D&A 76:51).

    Ce sont ceux qui sont vaillants dans leur témoignage de Jésus, qui, comme le Seigneur l’a déclaré, « vainquent par la foi et sont scellés par le Saint-Esprit de promesse que le Père répand sur tous ceux qui sont justes et fidèles » (D&A 76:53)16.

    4

    La foi en Jésus-Christ consiste à se fier complètement à lui et à suivre ses enseignements.

    Le principe fondamental de notre religion est la foi au Seigneur Jésus-Christ. Pourquoi est-il nécessaire que nous concentrions notre confiance, notre espérance et notre assurance sur une seule et unique personnalité ? Pourquoi la foi en lui est-elle si nécessaire à la paix de l’esprit ici-bas et à l’espérance dans l’au-delà ?

    Nos réponses à ces questions déterminent si nous abordons l’avenir avec courage, espérance et optimisme ou avec appréhension, angoisse et pessimisme.

    Voici mon message et mon témoignage : Jésus-Christ est seul qualifié pour donner l’espérance, la confiance et la force qui nous sont nécessaires pour vaincre le monde et nous élever au-dessus de nos faiblesses humaines. Pour ce faire, nous devons placer notre foi en lui et vivre conformément à ses lois et à ses enseignements. […]

    Avoir foi en lui, c’est plus que simplement reconnaître qu’il vit. C’est plus que professer croire.

    La foi en Jésus-Christ consiste à se confier entièrement en lui. Étant Dieu, sa puissance, son intelligence et son amour sont infinis. Il n’est pas de problème humain qu’il ne puisse résoudre. Étant descendu plus bas que tout (voir D&A 122:8), il sait comment nous aider à surmonter nos difficultés quotidiennes.

    Avoir foi en lui signifie croire que, contrairement à nous, lui comprend tout. Nous devons donc nous tourner vers lui dans toutes nos pensées et ne pas douter ni craindre (voir D&A 6:36).

    Avoir foi en lui signifie croire qu’il a tout pouvoir sur tous les hommes et toutes les nations. Il n’est pas de mal auquel il ne puisse mettre fin. Tout est ses mains. Cette terre est son territoire légitime. Cependant, il permet au mal d’exister afin que nous puissions choisir entre le bien et le mal.

    Son Évangile est le remède parfait à tous les problèmes humains et à tous les maux de la société.

    Toutefois, son Évangile n’est efficace que si nous l’appliquons dans notre vie. Nous devons donc nous faire « un festin des paroles du Christ, car voici, les paroles du Christ vous diront tout ce que vous devez faire » (2 Néphi 32:3).

    Si nous n’appliquons pas ses enseignements, nous ne faisons pas preuve de foi en lui.

    Pensez combien le monde serait différent si tout le genre humain suivait son exhortation : « Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta pensée. […] Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Matthieu 22:37, 39).

    Quelle est donc la réponse à la question : « Que peut-on faire pour résoudre les problèmes et les dilemmes qui se posent à notre époque aux personnes, aux collectivités et aux nations ? » Voici le remède simple qu’il propose :

    « Croyez en Dieu ; croyez qu’il est et qu’il a tout créé, tant dans le ciel que sur la terre ; croyez qu’il a toute la sagesse et tout le pouvoir, tant dans le ciel que sur la terre ; croyez que l’homme ne comprend pas tout ce que le Seigneur peut comprendre. […]

    « Croyez que vous devez vous repentir de vos péchés, et les délaisser, et vous humilier devant Dieu ; et demandez avec sincérité de cœur qu’il vous pardonne ; et alors, si vous croyez toutes ces choses, veillez à les faire » (Mosiah 4:9-10 ; italiques ajoutés)17.

    « Suivez-moi » (Marc 1:17).

    5

    Nous sommes grandement bénis et heureux quand nous nous efforçons d’être comme Jésus-Christ.

    L’un des buts de la vie est que nous soyons mis à l’épreuve pour manifester si nous « feron[s] tout ce que le Seigneur » notre Dieu nous commandera (Abraham 3:25). En bref, nous devons apprendre la volonté du Seigneur et la faire. Nous devons suivre l’exemple de Jésus-Christ et être semblables à lui.

    La question essentielle de la vie devrait être celle qu’a posée Paul : « Seigneur, que veux-tu que je fasse ? » (Actes 9:6.) […]

    Nous avons besoin de plus d’hommes et de femmes du Christ, qui se souviennent toujours de lui et qui gardent les commandements qu’il leur a donnés. La meilleure façon de mesurer la réussite consiste à voir avec quelle fidélité nous pouvons à chaque instant marcher sur ses traces18.

    Certaines personnes sont disposées à mourir pour leur foi, mais elles ne veulent pas la vivre pleinement. Le Christ a vécu et est mort pour nous. En marchant sur ses traces et grâce à son expiation, nous pouvons obtenir le plus grand de tous les dons, la vie éternelle, qui est le genre de vie que connaît l’Éternel, notre Père céleste.

    Le Christ a posé la question : « Quelle sorte d’hommes [devrions-nous] être ? » Il a ensuite répondu en disant que nous devons être comme lui (3 Néphi 27:27).

    La plus grande, la plus bénie et la plus joyeuse des personnes est celle dont la vie ressemble le plus au modèle montré par le Christ. Cela n’a rien à voir avec la richesse, le pouvoir ou le prestige terrestres. Le seul véritable critère de grandeur, de bonheur et de joie d’une personne, c’est la mesure dans laquelle sa vie se rapproche de l’exemple du Maître, Jésus-Christ. Il est le vrai chemin, la vérité complète et la vie en abondance.

    La question constante et la plus récurrente présente à notre esprit, concernant chaque pensée et action de notre vie, doit être : « Seigneur, que veux-tu que je fasse ? » (Actes 9:6). La réponse à cette question ne vient que par la lumière du Christ et par le Saint-Esprit. Heureuses sont les personnes qui vivent de façon à ce que leur être soit rempli des deux. […]

    Au vu de tout ce que [Jésus-Christ] a fait et de tout ce qu’il continue de faire pour nous, il y a quelque chose que nous pouvons lui donner en retour.

    Le Christ nous a fait le grand don de sa vie et de son sacrifice. Ne devrions-nous pas alors lui faire l’humble présent de notre vie et de nos sacrifices, non seulement en ce jour, mais également à l’avenir19 ?

    [Les gens qui sont] conduits par le Christ seront consumés en Christ. […] Leur volonté est absorbée dans la sienne (voir Jean 5:30). Ils font toujours ce qui est agréable au Seigneur (voir Jean 8:29). Non seulement ils seraient disposés à mourir pour le Seigneur, mais chose plus importante encore, ils veulent vivre pour lui.

    Entrez chez eux. Les tableaux que vous voyez sur les murs, les livres sur les étagères, la musique d’ambiance, leurs paroles et leurs actions révèlent qu’ils sont chrétiens. Ils sont témoins de Dieu en tout temps, en toutes choses, et en tous lieux (voir Mosiah 18:9). Ils ont le Christ en leur esprit parce qu’ils se tournent vers lui dans chacune de leurs pensées (voir D&A 6:36). Ils ont le Christ dans leur cœur parce que leurs affections sont pour toujours tournées vers lui (voir Alma 37:36).

    Presque chaque semaine, ils prennent la Sainte-Cène et témoignent à nouveau à leur Père éternel qu’ils veulent prendre sur eux le nom de son Fils, se souvenir toujours de lui et garder ses commandements (voir Moroni 4:3).

    Dans les termes du Livre de Mormon, ils se font « un festin des paroles du Christ » (2 Néphi 32:3), ils parlent du Christ (voir 2 Néphi 25:26), ils se réjouissent dans le Christ (voir 2 Néphi 25:26), ils sont « rendus vivants dans le Christ » (2 Néphi 25:25) et ils mettent leur gloire en leur Jésus (voir 2 Néphi 33:6). En résumé, ils se perdent dans le Seigneur et trouvent la vie éternelle (voir Luc 17:33)20.

    Idées pour l’étude et l’enseignement

    Questions

    • Le président Benson a enseigné que bien que nous ne puissions pas comprendre complètement comment le Sauveur a accompli l’Expiation, nous pouvons comprendre pourquoi il l’a fait (voir la partie 1). Comment cette compréhension influence-t-elle votre vie ?

    • En étudiant la partie 2, réfléchissez à l’impact de la résurrection du Sauveur. Comment influence-t-elle votre vie ?

    • À votre avis, pourquoi le témoignage de Jésus-Christ est-il « une bénédiction inestimable » ? (Voir la partie 3.) Que signifie pour vous être vaillant dans votre témoignage du Sauveur ?

    • Réfléchissez aux paroles du président Benson concernant la foi en Jésus-Christ (voir la partie 4). De quelles façons cette description de la foi en Christ va-t-elle au-delà « de la simple reconnaissance qu’il vit » ?

    • Le président Benson a dit que les gens qui sont « conduits par le Christ » sont disposés à « mourir pour le Seigneur, mais chose plus importante encore, ils veulent vivre pour lui » (partie 5). Pour vous, que signifie vivre pour le Sauveur ?

    Écritures apparentées

    Jean 10:17-18 ; 2 Néphi 9:20-24 ; 31:20-21 ; Mosiah 16:6-11 ; 3 Néphi 27:20-22 ; Moroni 7:33 ; D&A 19:1-3, 16-19 ; 76:22-24 ; 3e article de foi

    Aide pédagogique

    « En ressentant la joie que procure la compréhension de l’Évangile, vous aurez le désir d’appliquer ce que vous apprenez. Efforcez-vous de vivre conformément à la compréhension que vous avez acquise. Cela fortifiera votre foi, votre connaissance et votre témoignage » (Prêchez mon Évangile, 2005, p. 19).

    Notes

    1. Voir « La signification de Pâques », L’Étoile, avril 1993, p. 3.

    2. The Teachings of Ezra Taft Benson, 1988, p. 10.

    3. Voir « Venez au Christ », L’Étoile, janvier 1988, p. 77 ; « Je témoigne », L’Étoile, janvier 1989, p. 74.

    4. Voir « Je témoigne », p. 74.

    5. Voir « Venez au Christ », p. 77 ; voir aussi « Né de Dieu », L’Étoile, octobre 1989, p. 2.

    6. Voir « Venez au Christ », p. 77.

    7. Voir « Jésus-Christ, notre Sauveur et Rédempteur », L’Étoile, Décembre 1990, p. 8.

    8. Voir « La vie est éternelle », L’Étoile, avril 1992, p. 4.

    9. Voir « Jésus-Christ, notre Sauveur et Rédempteur », p. 4-5.

    10. Voir « Jésus-Christ, notre Sauveur et Rédempteur », p. 4.

    11. Voir « Jésus-Christ, notre Sauveur et Rédempteur », L’Étoile, p. 4.

    12. « Keeping Christ in Christmas », Ensign, décembre 1993, p. 4.

    13. Voir « Jésus-Christ, notre Sauveur et Rédempteur », p. 5.

    14. Voir « La signification de Pâques », p. 3-4, 5.

    15. Voir « Jésus-Christ, notre Sauveur et Rédempteur », p. 4.

    16. Voir « Vaillants dans le témoignage de Jésus », L’Étoile, juin 1987, p. 2-3.

    17. Voir « Jésus-Christ, notre Sauveur et Rédempteur », p. 3, 6-7.

    18. Voir « Sur ses pas », L’Étoile, février 1989, p. 6-7.

    19. Voir « Jésus-Christ : dons et espérances », L’Étoile, décembre 1987, p. 3-4.

    20. Voir « Né de Dieu », p. 6.