Chapitre 5 : Les principes du vrai repentir
    Notes de bas de page

    Chapitre 5

    Les principes du vrai repentir

    « À vous qui payez le prix requis par le vrai repentir, la promesse est certaine. Vous pouvez retrouver votre pureté. Le désespoir peut vous quitter. Vous pouvez connaître la paix et la douceur du pardon. »

    Épisodes de la vie d’Ezra Taft Benson

    Dans son premier discours de conférence générale comme président de l’Église, Ezra Taft Benson a dit : « Quand j’ai demandé l’inspiration du Seigneur, sa déclaration a été confirmée à nouveau dans mon esprit et dans mon cœur : ‘Ne parle que de repentir à cette génération’ (D&A 6:9 ; 11:9). Cela a été le thème de chaque prophète moderne1. »

    Même avant son appel comme président de l’Église, le président Benson avait fait du repentir un thème important de son ministère. George Albert Smith, président du Collège des douze apôtres de l’époque, lui avait conseillé de le faire. Dans une lettre écrite peu de temps après l’appel à l’apostolat d’Ezra Taft Benson, le président Smith lui dit : « Votre mission à partir de maintenant consiste à trouver des façons et des moyens, aussi bienveillants que possibles, de répandre la vérité et d’avertir les gens avec qui vous entrez en contact que le repentir sera le seul remède universel aux maux de ce monde2. »

    Le président Benson fut fidèle à cette responsabilité en enseignant l’Évangile partout dans le monde. Il enseigna que « mieux vaut se préparer et prévenir que réparer et se repentir3 ». Mais il observa aussi que « nous avons tous besoin de nous repentir4 ». Il insista sur le « grand changement » de cœur associé au repentir (voir Alma 5:12-14) et expliqua le rôle joué par le Sauveur dans la réalisation d’un tel changement :

    « Le Seigneur travaille de l’intérieur vers l’extérieur. Le monde travaille de l’extérieur vers l’intérieur. Le monde voudrait faire sortir les gens des taudis. Le Christ fait sortir ce qu’il y a de sordide chez les gens qui, à leur tour, se sortent des taudis. Le monde voudrait façonner les gens en changeant leur environnement. Le Christ change les hommes qui, ensuite, changent leur environnement. Le monde voudrait façonner le comportement humain, mais le Christ peut changer la nature humaine. […]

    « Oui, le Christ change les hommes, et ces hommes changés peuvent changer le monde5. »

    Le Seigneur a dit : « Ma grâce suffit à tous les hommes qui s’humilient devant moi » (Éther 12:27).

    Enseignement d’Ezra Taft Benson

    1

    Pour vraiment nous repentir, nous devons tout d’abord nous rendre compte que le plan de l’Évangile est le plan du bonheur.

    Être membre de l’Église, au sens où on l’entend habituellement, signifie avoir son nom officiellement inscrit sur les registres des membres de l’Église. […]

    Mais, pour le Seigneur, la définition de membre de son royaume est très différente. En 1828, par l’intermédiaire de Joseph Smith, le prophète, il a dit : « Voici, telle est ma doctrine : quiconque se repent et vient à moi, celui-là est mon Église » (D&A 10:67 ; italiques ajoutés). Pour lui, appartenir à son Église signifie bien plus qu’avoir son nom inscrit sur les registres.

    Je vais donc parler d’importants concepts que nous devons comprendre et appliquer pour vraiment nous repentir et aller au Seigneur.

    L’une des tromperies dont Satan se sert le plus souvent c’est que les commandements de Dieu sont destinés à restreindre notre liberté et à limiter notre bonheur. Les jeunes, surtout, pensent parfois que les principes du Seigneur sont des barrières et des chaînes qui les empêchent de se livrer aux activités qui semblent les plus agréables. Mais c’est tout le contraire. Le plan de l’Évangile est le plan par lequel les hommes sont amenés à connaître une plénitude de joie. C’est le premier concept sur lequel je veux insister. Les principes de l’Évangile sont des étapes et des guides qui nous aideront à connaître la joie et le bonheur véritables.

    C’est parce qu’il comprenait ce concept que le psalmiste a pu s’exclamer : « Combien j’aime ta loi ! […] Tes commandements me rendent plus sage que mes ennemis. […]Ta parole est une lampe à mes pieds, et une lumière sur mon sentier. […] Tes préceptes sont pour toujours mon héritage, car ils sont la joie de mon cœur » (Psaumes 119:97-98, 105, 111).

    Si nous désirons vraiment nous repentir et aller à lui afin d’être appelés membres de son Église, nous devons tout d’abord comprendre une vérité éternelle : le plan de l’Évangile est le plan du bonheur. La méchanceté n’a jamais engendré le bonheur, ne l’engendre pas et ne l’engendrera jamais [voir Alma 41:10]. La violation des lois de Dieu n’apporte que malheur, esclavage et ténèbres6.

    2

    La foi en Jésus-Christ précède le vrai repentir.

    Le deuxième concept qu’il est important que nous comprenions est le lien qui existe entre le repentir et le principe de la foi. Le repentir est le deuxième principe fondamental de l’Évangile, le premier étant que nous devons avoir foi au Seigneur Jésus-Christ. Pourquoi en est-il ainsi ? Pourquoi la foi au Seigneur doit-elle précéder le vrai repentir ?

    Pour répondre à cette question, nous devons comprendre une chose concernant le sacrifice expiatoire du Maître. Léhi a enseigné qu’« il n’y a aucune chair qui puisse demeurer en la présence de Dieu, si ce n’est par les mérites, et la miséricorde, et la grâce du saint Messie » (2 Néphi 2:8). Même l’homme le plus juste et le plus intègre ne peut se sauver lui-même par ses seuls mérites, car, comme l’apôtre Paul nous le dit : « Tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu » (Romains 3:23).

    Sans la vie parfaite et sans péché du Sauveur qu’il a volontairement donnée pour nous, il ne pourrait y avoir de rémission des péchés.

    Par conséquent, le repentir signifie plus qu’un simple changement de comportement. De nombreux hommes et de nombreuses femmes dans le monde font preuve d’une forte volonté et d’une grande discipline pour surmonter de mauvaises habitudes et les faiblesses de la chair. Pourtant, ils n’accordent aucune pensée au Maître et même quelquefois ils le rejettent ouvertement. De tels changements de comportement, même s’ils vont dans la bonne direction, ne constituent pas un repentir véritable.

    La foi au Seigneur Jésus-Christ est la fondation sur laquelle doit être édifié le repentir sincère et véritable. La première chose que nous devons faire si nous voulons abandonner le péché, c’est nous tourner vers celui qui est l’Auteur de notre salut7.

    3

    Le repentir exige un grand changement de cœur.

    Le troisième principe qu’il est important que nous comprenions pour être de véritables membres de l’Église, c’est que ce repentir n’implique pas seulement un changement de nos actes, mais également un changement de cœur.

    Quand le roi Benjamin a terminé son discours remarquable au pays de Zarahemla, le peuple tout entier s’est écrié d’une seule voix qu’il croyait en ses paroles. Il savait que ses promesses concernant la rédemption étaient vraies, car, dit-il : « L’Esprit du Seigneur Omnipotent a produit un grand changement en nous ou dans notre cœur, [et notez bien cela] de sorte que nous n’avons plus de disposition à faire le mal, mais à faire continuellement le bien » (Mosiah 5:2)8.

    Le cœur de l’homme peut-il changer ? Mais bien sûr ! On observe ce changement chaque jour dans la grande œuvre missionnaire de l’Église. C’est le plus courant des miracles actuels du Christ. Si cela ne s’est pas produit pour vous, cela devrait se produire.

    Notre Seigneur a dit à Nicodème que « si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu » (Jean 3:3). […]

    Alma écrit : « Le Seigneur m’a dit : Ne t’étonne pas de ce que toute l’humanité, oui, les hommes et les femmes, toutes les nations, tribus, langues et peuples doivent naître de nouveau ; oui, naître de Dieu, changer de leur état charnel et déchu à un état de justice, étant rachetés par Dieu, devenant ses fils et ses filles ;

    « et ainsi, ils deviennent de nouvelles créatures ; et s’ils ne font pas cela, ils ne peuvent en aucune façon hériter le royaume de Dieu » (Mosiah 27:25-26). […]

    Le quatrième chapitre d’Alma décrit une période de l’histoire des Néphites où « l’Église commença à fléchir dans ses progrès » (Alma 4:10). Alma fit face à cette situation en démissionnant de ses fonctions de grand juge au gouvernement et « se limita entièrement à la haute prêtrise », responsabilité qui était la sienne (Alma 4:20).

    Il rendit « un témoignage pur » contre le peuple (Alma 4:19) et, au cinquième chapitre d’Alma, il posa quarante questions capitales. Parlant franchement aux membres de l’Église, il déclara : « Je vous demande, mes frères de l’Église, êtes-vous nés spirituellement de Dieu ? Votre visage est-il empreint de son image ? Avez-vous éprouvé ce grand changement dans votre cœur ? » (Alma 5:14).

    Il continua : « Si vous avez connu ce changement de cœur, et si vous avez ressenti le désir de chanter le cantique de l’amour rédempteur, je vous le demande : Pouvez-vous le ressentir maintenant ? » (Alma 5:26).

    L’Église ne progresserait-elle pas de façon saisissante aujourd’hui si le nombre de ceux qui sont spirituellement nés de nouveau augmentait ? Pouvez-vous imaginer ce qui arriverait chez nous ? Pouvez-vous imaginer ce qui arriverait s’il y avait de plus en plus de Livres de Mormon dans les mains de plus en plus de missionnaires qui savent s’en servir et qui sont nés de Dieu ? Quand cela se produira, nous récolterons la moisson abondante des âmes que le Seigneur a promise. Ce fut l’Alma « né de Dieu » qui, en tant que missionnaire, put si bien communiquer la parole que beaucoup d’autres naquirent aussi de Dieu (voir Alma 36:23-26)9.

    Le repentir a permis à Alma le Jeune d’éprouver un changement de cœur miraculeux.

    Quand ce grand changement s’opère en nous, changement qui ne vient que par la foi en Jésus-Christ et grâce à l’influence de l’Esprit sur nous, c’est comme si nous étions devenus une personne nouvelle. Ce changement est donc comparé à une nouvelle naissance. Des milliers d’entre vous ont éprouvé ce changement. Vous avez délaissé vos péchés, des péchés parfois graves et bien enracinés et, en appliquant le sang du Christ à votre vie, vous avez été purifiés. Vous n’avez plus aucun désir de retourner à votre ancienne façon de vivre. Vous êtes en réalité une nouvelle personne. Voilà ce que signifie un changement de cœur10.

    4

    La tristesse selon Dieu conduit au vrai repentir.

    Le quatrième concept sur lequel je vais insister est ce que les Écritures appellent « la tristesse selon Dieu » pour nos péchés. Il n’est pas rare de rencontrer des hommes et des femmes dans le monde qui ont des remords pour ce qu’ils ont fait de mal. C’est parfois parce que leurs actions entraînent une grande souffrance et beaucoup de chagrin pour eux ou pour ceux qui leur sont chers. Quelquefois leur tristesse est due au fait qu’ils se sont fait prendre et punir pour leurs actions. Les sentiments profanes de ce genre ne constituent pas de la « tristesse selon Dieu ».

    […] Dans les derniers jours de la nation néphite, Mormon dit de son peuple : « Leur tristesse ne les portait pas au repentir, à cause de la bonté de Dieu ; mais c’était plutôt la tristesse des damnés, parce que le Seigneur n’allait plus leur permettre de trouver du bonheur dans le péché.

    « Et ils ne venaient pas à Jésus, le cœur brisé et l’esprit contrit, mais ils maudissaient Dieu et souhaitaient mourir » (Mormon 2:13-14).

    Dans l’Ancien Monde, l’apôtre Paul œuvra chez les habitants de Corinthe. Après avoir reçu divers rapports sur de graves problèmes parmi les saints, notamment l’immoralité (voir 1 Corinthiens 5:1), Paul écrivit une lettre de réprimande sévère. Le peuple réagit bien et, à l’évidence, les problèmes furent résolus puisque dans la seconde épître que Paul leur adressa, il leur dit : « Je me réjouis à cette heure, non pas de ce que vous avez été attristés, mais de ce que votre tristesse vous a portés à la repentance, car vous avez été attristés selon Dieu […].

    « En effet, la tristesse selon Dieu produit une repentance à salut dont on ne se repent jamais, tandis que la tristesse du monde produit la mort » (2 Corinthiens 7:9-10).

    Dans ces deux Écritures, la tristesse selon Dieu est définie comme une tristesse menant au repentir.

    La tristesse selon Dieu est un don de l’Esprit. C’est une prise de conscience profonde que nos actes ont offensé notre Père et notre Dieu, que notre attitude a fait souffrir atrocement le Sauveur, lui, le plus grand de tous, qui n’a jamais commis de péché. Nos péchés l’ont fait saigner à chaque pore. Cette véritable angoisse mentale et spirituelle est ce que les Écritures appellent « un cœur brisé et un esprit contrit » (voir 3 Néphi 9:20 ; Moroni 6:2 ; D&A 20:37 ; 59:8 ; Psaumes 34:18 ; 51:17 ; Ésaïe 57:15). C’est ce genre d’esprit qui est la condition absolue du repentir véritable11.

    5

    Notre Père céleste et Jésus-Christ sont très désireux de nous voir changer de vie et ils nous aideront.

    Je vais maintenant parler d’un autre principe : personne n’est plus désireux de nous voir changer que notre Père et notre Sauveur. Dans l’Apocalypse, le Sauveur nous lance une invitation puissante et ferme. Il dit : « Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui » (Apocalypse 3:20). Notez bien qu’il ne dit pas : « Je me tiens à la porte et j’attends que vous frappiez. » C’est lui qui nous appelle, qui nous fait signe, qui nous demande simplement d’ouvrir notre cœur et de le laisser entrer.

    Dans le grand sermon de Moroni sur la foi, le principe est encore plus clairement enseigné. Le Seigneur lui dit : « Si les hommes viennent à moi, je leur montrerai leur faiblesse. Je donne aux hommes de la faiblesse afin qu’ils soient humbles ; et ma grâce suffit à tous les hommes. » Peu importe ce qui nous manque, quelles sont nos faiblesses ou nos insuffisances. Ses dons et sa puissance sont tout ce dont nous avons besoin pour les surmonter tous.

    Moroni continue en rapportant les paroles du Seigneur : « Ma grâce suffit à tous les hommes qui s’humilient devant moi ; car s’ils s’humilient devant moi, et ont foi en moi, alors je rendrai fortes pour eux les choses qui sont faibles » (Éther 12:27 ; italiques ajoutés).

    Quelle belle promesse du Seigneur ! La source même de nos problèmes peut être changée, façonnée et transformée en une force et une source de puissance. Cette promesse est réitérée sous une forme ou sous une autre dans beaucoup d’autres Écritures. Ésaïe a dit : « Il donne de la force à celui qui est fatigué, et il augmente la vigueur de celui qui tombe en défaillance » (Ésaïe 40:29). Le Seigneur a dit à Paul : « Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse » (2 Corinthiens 12:9). Dans Doctrine et Alliances on lit : « Celui qui tremble sous ma puissance sera rendu fort et les fruits qu’il produira seront les louanges et la sagesse » (D&A 52:17 ; voir aussi 1 Néphi 17:3 ; 2 Néphi 3:13 ; D&A 1:28 ; 133:58-59)12.

    L’une des stratégies les plus efficaces qu’emploie Satan avec ceux qu’il a attirés dans le péché consiste à leur souffler à l’oreille qu’ils ne sont pas dignes de prier. Il leur dit que notre Père céleste est si mécontent d’eux qu’il n’écoutera jamais leurs prières. C’est un mensonge et il le fait pour les tromper. Le péché a un grand pouvoir. Pour nous en libérer, surtout s’il s’agit d’un péché grave, nous devons disposer d’une force plus grande que la nôtre.

    Nul n’est plus désireux de vous aider à fuir le péché que notre Père céleste. Tournez-vous vers lui. Reconnaissez votre péché. confessez votre honte et votre culpabilité, puis priez-le de vous aider. Il a le pouvoir de vous aider à triompher13.

    Frères et sœurs, nous devons présenter nos péchés au Seigneur en nous en repentant, avec humilité et tristesse. Nous devons le supplier de nous donner la force de les surmonter. Les promesses du Seigneur sont certaines. Il viendra à notre aide. Nous trouverons la force de changer14.

    6

    Nous ne devons pas perdre l’espoir de devenir, par nos efforts, de vrais chrétiens.

    Le sixième et dernier aspect du repentir que je veux souligner est que nous devons veiller à ne pas perdre courage et espoir dans nos efforts pour devenir de plus en plus proches de Dieu. Mener une existence chrétienne est l’effort de toute une vie et suppose souvent un progrès et un changement qui sont lents, presque imperceptibles. Les Écritures rapportent de remarquables récits d’hommes dont la vie a changé de façon spectaculaire, presque instantanée : Alma le Jeune, Paul sur le chemin de Damas, Énos alors qu’il priait jusque tard dans la nuit, le roi Lamoni. Ces exemples étonnants du pouvoir de changer même les personnes enfoncées dans le péché nous donnent l’assurance que l’Expiation peut agir même sur les personnes les plus profondément désespérées.

    Mais nous devons être prudents en parlant de ces exemples remarquables. Bien que réels et puissants, ils sont plus l’exception que la règle. Pour chaque Paul, pour chaque Énos et pour chaque roi Lamoni, il y a des centaines et des milliers de personnes pour qui le processus du repentir est beaucoup plus subtil, beaucoup plus imperceptible. Jour après jour, elles se rapprochent du Seigneur, sans vraiment se rendre compte qu’elles sont en train d’édifier une vie à la façon de Dieu. Elles mènent une vie paisible de bonté, de service et d’engagement. Elles sont comme les Lamanites dont le Seigneur a dit qu’ils « ont été baptisés de feu et du Saint-Esprit, et ils ne le savaient pas » (3 Néphi 9:20 ; italiques ajoutés).

    Nous devons garder espoir. L’espérance est une ancre pour l’âme de l’homme. Satan désire que nous lâchions cette ancre. Alors, il pourra nous décourager et nous faire baisser les bras. Mais nous devons garder espoir. Le Seigneur est heureux de chaque effort, même le plus minime et le plus quotidien, que nous faisons pour devenir davantage comme lui. Même si nous voyons bien que nous avons encore beaucoup de chemin à parcourir pour atteindre la perfection, nous ne devons pas perdre espoir15.

    À vous qui payez le prix requis par le vrai repentir, la promesse est certaine. Vous pouvez retrouver votre pureté. Le désespoir peut vous quitter. Vous pouvez connaître la paix et la douceur du pardon.

    Les paroles que le Seigneur nous a adressées par l’intermédiaire d’Ésaïe sont certaines : « Venez et plaidons ! dit l’Éternel. Si vos péchés sont comme le cramoisi, ils deviendront blancs comme la neige » (Ésaïe 1:18).

    Et dans notre dispensation, le Seigneur a parlé avec autant de clarté lorsqu’il a dit : « Voici, celui qui s’est repenti de ses péchés est pardonné, et moi, le Seigneur, je ne m’en souviens plus » (D&A 58:42)16.

    « Le repentir véritable a pour fondement la foi au Seigneur Jésus-Christ et il en découle. Il n’y a pas d’autre moyen. »

    J’espère que nous ne vivrons pas dans le passé. Les gens qui vivent dans le passé n’ont pas de véritable avenir. Nous avons beaucoup tendance à nous lamenter sur nos pertes, sur les décisions que nous avons prises et que nous pensons, après coup, avoir été de mauvaises décisions. Nous avons une forte tendance à déplorer les circonstances dans lesquelles nous nous trouvons, pensant qu’elles auraient pu être meilleures si nous avions pris des décisions différentes. L’expérience du passé peut nous être profitable. Mais ne passons pas notre temps à nous faire du souci à propos des décisions que nous avons prises, des erreurs que nous avons faites. Vivons le moment présent et vivons pour l’avenir17.

    Mes frères et sœurs bien-aimés, en nous efforçant de nous qualifier pour être des membres de l’Église du Christ, des membres au sens où il utilise le terme, des membres qui se sont repentis et qui sont allés à lui, rappelons-nous ces six principes. Premièrement, l’Évangile est le plan du bonheur du Seigneur et le repentir est destiné à nous apporter la joie. Deuxièmement, le repentir véritable a pour fondement la foi au Seigneur Jésus-Christ et il en découle. Il n’y a pas d’autre moyen. Troisièmement, le repentir véritable implique un changement de cœur, pas seulement un changement de comportement. Quatrièmement, ce grand changement de cœur consiste, entre autres, à ressentir la tristesse selon Dieu pour nos péchés. C’est ce que signifie avoir le cœur brisé et l’esprit contrit. Cinquièmement, les dons de Dieu suffisent à nous aider à surmonter chaque péché et chaque faiblesse, si nous nous tournons vers lui pour recevoir de l’aide. Enfin, nous ne devons pas oublier que, le plus souvent, le repentir ne produit pas de changements spectaculaires, mais un mouvement progressif, constant et systématique vers la sainteté.

    Si nous nous efforçons d’intégrer ces principes à notre vie et si nous les appliquons quotidiennement, nous nous qualifierons pour être plus que des membres inscrits dans l’Église de Jésus-Christ. En qualités de membres véritables, nous avons droit à l’accomplissement de sa promesse : « Quiconque est de mon Église et y persévère jusqu’à la fin, je l’établirai sur mon roc, et les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre lui » (D&A 10:69).

    Je prie pour que nous puissions tous mériter que s’accomplisse cette promesse18.

    Idées pour l’étude et l’enseignement

    Questions

    • Le président Benson dit que pour nous repentir vraiment, nous devons d’abord nous rendre compte que « le plan de l’Évangile est leplan du bonheur » et que la méchanceté ne nous « apportera jamais le bonheur » (partie 1). À votre avis, pourquoi cette compréhension est-elle essentielle au processus du repentir ?

    • Dans nos efforts pour nous repentir, pourquoi un changement de comportement n’est-il pas suffisant ? (voir la partie 2.) À votre avis, pourquoi devons-nous nous tourner vers Jésus-Christ pour nous repentir vraiment ?

    • De quelles façons avez-vous ressenti « un grand changement de cœur », tel que la partie 3 l’explique ? Que pouvons-nous faire pour aider les autres à éprouver ce changement ?

    • Comment la « tristesse selon Dieu » diffère-t-elle du regret que certaines personnes ressentent quand elles ont fait quelque chose de mal ? (voir la partie 4). Comment un père, une mère ou un évêque pourrait-il utiliser les enseignements de la partie 4 pour aider quelqu’un qui a besoin de se repentir ?

    • En relisant la partie 5, quels enseignements trouvez-vous particulièrement réconfortants ? Pourquoi les trouvez-vous réconfortants ?

    • Témoignant du pouvoir de l’expiation du Sauveur, le président Benson a dit : « Nous ne devons pas perdre espoir » (partie 6). Dans la partie 6, quelles vérités concernant l’Expiation vous apportent de l’espérance ?

    Écritures apparentées

    Luc 15:11-32 ; Mosiah 4:10-12 ; 26:30-31 ; Alma 34:17-18 ; 3 Néphi 27:19-20 ; D&A 18:10-16 ; 19:15-19

    Aide pédagogique

    « Votre premier souci doit être d’aider les autres à apprendre l’Évangile et non pas de faire un exposé qui les impressionne. Cela veut dire que vous devez donner aux élèves l’occasion de s’instruire mutuellement » (L’enseignement, pas de plus grand appel, 2000, p. 64).

    Notes

    1. Voir « Purifier le vase intérieur », L’Étoile, juin 1986, p. 3.

    2. Sheri L. Dew, Ezra Taft Benson : A Biography, 1987, p. 184.

    3. Voir « La loi de chasteté », L’Étoile, octobre 1988, p. 38.

    4. Dans Conference Report, avril 1955, p. 47.

    5. Voir « Né de Dieu », L’Étoile, octobre 1989, p. 5.

    6. Voir « Un grand changement de cœur », L’Étoile, mars 1990, p. 2-4.

    7. Voir « Un grand changement de cœur », p. 4.

    8. Voir « Un grand changement de cœur », p. 4.

    9. Voir « Né de Dieu », p. 2, 5.

    10. Voir « Un grand changement de cœur », p. 4.

    11. Voir « Un grand changement de cœur », p. 4, 5.

    12. Voir « Un grand changement de cœur », p. 5.

    13. Voir « La loi de chasteté », p. 39-40.

    14. Voir « Un grand changement de cœur », p. 5.

    15. Voir « Un grand changement de cœur », p. 7.

    16. Voir « La loi de chasteté », p. 40.

    17. The Teachings of Ezra Taft Benson, 1988, p. 387.

    18. Voir « Un grand changement de cœur », p. 7.