Méthodes et techniques pédagogiques
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Méthodes et techniques pédagogiques

L’enseignement est une tâche complexe aux multiples facettes. Une liste de méthodes ou de techniques pédagogiques comprendrait beaucoup d’idées et d’exemples, et leur présentation complète remplirait des livres entiers. Il est cependant possible de les regrouper dans des catégories générales de méthodes ou techniques pédagogiques qui sont indispensables à un enseignement efficace. Cette section traitera de certaines de ces catégories importantes.

Quand on décide quelles méthodes utiliser pour l’enseignement, il est important de garder à l’esprit que les méthodes et les techniques sont seulement des moyens et non une fin en soi. Les instructeurs doivent choisir les méthodes qui aideront le mieux les élèves à comprendre le contenu, les points de doctrine et les principes d’un bloc d’Écritures donné et qui favoriseront l’édification et la mise en pratique. Le fait de garder à l’esprit le but dans lequel ils utilisent une méthode ou une technique particulière aide les instructeurs à l’utiliser de façon plus efficace. Il est également important de se souvenir que, sans l’Esprit, même les méthodes pédagogiques les plus efficaces ne réussiront pas.

Questions [5.1]

L’une des techniques les plus importantes qu’un instructeur puisse acquérir est l’art de poser des questions efficaces. Les questions peuvent impliquer les élèves dans le processus de compréhension des Écritures et les aider à identifier et à comprendre des vérités importantes de l’Évangile. Les questions aident aussi les élèves à réfléchir à la façon dont l’Évangile a influencé leur vie et à examiner comment ils peuvent appliquer les principes de l’Évangile maintenant et à l’avenir. Le fait de poser des questions efficaces peut inciter les élèves à rechercher l’aide du Saint-Esprit dans leur apprentissage en exerçant leur libre arbitre et en remplissant leur rôle dans le processus d’apprentissage.

Pendant la préparation de la leçon, cela vaut la peine de faire tous ses efforts pour préparer soigneusement des questions qui favoriseront la compréhension et impliqueront l’esprit et le cœur des élèves dans l’apprentissage. Quand il prépare des questions, l’instructeur doit d’abord déterminer le but dans lequel une question particulière est posée (par exemple, il se peut qu’il souhaite que les élèves trouvent des renseignements dans un passage d’Écriture, réfléchissent à la signification du passage ou rendent témoignage de la véracité d’un principe). Il doit ensuite formuler soigneusement la question avec cet objectif à l’esprit. Quelques mots soigneusement choisis peuvent faire toute la différence pour qu’une question posée aboutisse au résultat escompté.

Les instructeurs doivent s’efforcer de préparer et de poser des questions qui suscitent la réflexion et les sentiments. Ils doivent généralement éviter les questions auxquelles on peut répondre par un simple « oui » ou « non » ou qui ont une réponse si évidente que les élèves ne sont pas motivés à y réfléchir. Ils doivent aussi éviter les questions qui peuvent provoquer la controverse, car cela peut contrarier les élèves et entraîner des querelles en classe, ce qui afflige l’Esprit (voir 3 Néphi 11:29).

Lorsque l’instructeur pose des questions en classe, il est important qu’il laisse du temps aux élèves pour réfléchir à leur réponse. Parfois l’instructeur pose une question, fait une pause de quelques secondes puis, quand personne ne répond immédiatement, il panique et donne lui-même la réponse. Or, les questions efficaces font souvent appel à la réflexion et les élèves peuvent avoir besoin de temps pour trouver la réponse dans les Écritures ou pour formuler une réponse adéquate. Parfois, il peut être utile de laisser aux élèves le temps d’écrire leur réponse avant de parler.

Jésus-Christ, le Maître pédagogue, utilisait différentes sortes de questions pour inciter les autres à méditer et à mettre en pratique les principes qu’il enseignait. Ses questions variaient en fonction de ce qu’il cherchait à susciter dans la vie des personnes qu’il instruisait. Certaines questions invitaient les personnes qui l’écoutaient à réfléchir et à se reporter aux Écritures pour trouver la réponse, comme quand il a demandé : « Qu’est-il écrit dans la loi ? Qu’y lis-tu ? » (Luc 10:26). D’autres questions étaient une invitation à s’engager, par exemple lorsqu’il a demandé : « Quelle sorte d’hommes devriez-vous être ? » (3 Néphi 27:27).

Bien qu’il existe une grande variété de questions qu’un instructeur peut poser, il y a quatre catégories générales de questions qui sont particulièrement importantes dans l’enseignement et l’apprentissage de l’Évangile.

  1. Les questions qui incitent les élèves à rechercher des renseignements

  2. Les questions qui amènent les élèves à analyser pour comprendre

  3. Les questions qui favorisent les sentiments et le témoignage

  4. Les questions qui incitent à la mise en pratique

Les questions qui incitent les élèves à rechercher des renseignements [5.1.1]

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Les questions de recherche aident les élèves à développer leur connaissance de base des Écritures en leur demandant de rechercher des détails importants concernant le contenu d’un bloc d’Écriture. Comme les questions de recherche incitent les élèves à chercher les renseignements dans le texte des Écritures, il est judicieux de poser ce genre de questions avant de lire les versets qui contiennent les réponses. Cela concentre l’attention des élèves et leur permet de trouver les réponses dans le récit scripturaire.

Les questions de recherche comprennent souvent des mots comme qui, que, quand, comment, où et pourquoi. Voici des exemples de questions qui incitent les élèves à rechercher des renseignements :

Les réponses aux questions de recherche doivent constituer un fondement de connaissances sur lequel d’autres genres de questions pourront ensuite se baser pour susciter une plus grande compréhension et une meilleure mise en application. La question du Sauveur : « Qui dit-on que je suis, moi, le Fils de l’homme ? » (Matthieu 16:13) a entraîné une information de base. Les réponses données par ses disciples les ont préparés à une question plus profonde et plus poignante : « Et vous… qui dites-vous que je suis ? » (Matthieu 16:15).

Les questions qui amènent les élèves à analyser pour comprendre [5.1.2]

Les questions d’analyse sont habituellement posées une fois que les élèves se sont familiarisés avec les versets qu’ils étudient. Elles peuvent les inciter à rechercher une connaissance plus large et plus approfondie des Écritures. Elles peuvent les aider à examiner les rapports et les répétitions ou à découvrir les contrastes au sein des Écritures. Les questions d’analyse ont presque toujours plus d’une réponse possible.

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En général, les questions d’analyse répondent à au moins un des trois objectifs suivants. Elles peuvent aider les élèves à :

  • Mieux comprendre le contexte et le contenu des Écritures.

  • Identifier les principes et les points de doctrine de l’Évangile.

  • Acquérir une compréhension approfondie de ces principes et de ces points de doctrine.

Aider les élèves à mieux comprendre le contexte et le contenu des Écritures. Les questions d’analyse peuvent aider les élèves à mieux comprendre le texte et les événements scripturaires en les aidant à examiner les passages dans leur contexte historique et culturel ou à la lumière d’autres passages d’Écriture. Ces questions peuvent également aider les élèves à clarifier la signification de mots ou d’expressions et à analyser les détails de l’histoire pour mieux en saisir le sens. Ce procédé prépare les élèves à identifier les principes et les points de doctrine.

Voici des exemples de ce type de questions :

  • Comment l’explication de Jésus dans Matthieu 13:18-23 nous aide-t-elle à comprendre ses enseignements dans les versets 3 à 8 ?

  • Quelles différences voyez-vous entre la réaction de Laman et Lémuel aux instructions de l’ange et celle de Néphi ? (voir 1 Néphi 3:31 ; 4:1-7)

  • Qu’est-ce qui a causé la perte des cent seize pages et qui a poussé le Seigneur à conseiller à Joseph Smith de ne pas « craindre l’homme plus que Dieu » ? (D&A 3:7)

Aider les élèves à reconnaître les principes et les points de doctrine de l’Évangile. Lorsqu’ils améliorent leur compréhension du contexte et du contenu des Écritures, les élèves sont mieux à même d’identifier les principes et les points de doctrine qu’elles contiennent. Les questions d’analyse peuvent aider les élèves à tirer des conclusions et à formuler clairement les principes ou les points de doctrine trouvés dans le bloc d’Écritures (voir la section 2.5.1, « Identifier les points de doctrine et les principes » page 28).

Voici des exemples de ce type de questions :

  • Quel principe est illustré par le succès de Néphi à obtenir les plaques d’airain malgré de grandes difficultés ? (voir 1 Néphi 3-4)

  • Quels points de doctrine concernant la nature de Dieu pouvons-nous apprendre de la Première Vision ? (voir JS, H 1:15-20)

  • Quelle leçon pouvons-nous retirer de l’effort accompli par la femme atteinte d’une perte de sang pour toucher le Sauveur et de la réaction de celui-ci ? (voir Marc 5:24-34)

Aider les élèves à acquérir une compréhension approfondie des principes et des points de doctrine. En plus d’identifier les principes et les points de doctrine, les élèves doivent les comprendre avant de pouvoir les mettre convenablement en pratique. Les questions qui conduisent à une compréhension plus claire de la signification d’un point de doctrine ou d’un principe donnés, qui encouragent les élèves à réfléchir au principe dans un contexte moderne ou qui les incitent à expliquer leur compréhension d’un principe sont particulièrement utiles. En voici quelques exemples :

  • Qu’est-ce qui montre que nous aimons Dieu « de tout [n]otre pouvoir, de toute [n]otre pensée et de toute [n]otre force » ? (Moroni 10:32)

  • Pourquoi le fait de prier toujours vous aiderait-il à acquérir la force spirituelle nécessaire pour surmonter des tentations telles que parler méchamment aux autres ou participer à des divertissements qui offensent l’Esprit ? (voir D&A 10:5)

  • Quels comportements et quels traits de caractère verriez-vous chez quelqu’un dont la vie est bâtie sur la fondation du Christ ? (voir Hélaman 5:1-14)

  • En utilisant ce que vous avez appris dans Alma 40, comment expliqueriez-vous la doctrine de la résurrection à un ami qui n’est pas de notre religion ?

Questions qui favorisent les sentiments et le témoignage [5.1.3]

Certaines questions aident les élèves à réfléchir aux principes et aux points de doctrine de l’Évangile et à les comprendre, tandis que d’autres peuvent les amener à penser à des expériences spirituelles et à ressentir plus profondément la véracité et l’importance d’un principe ou d’un point de doctrine de l’Évangile dans leur vie. Souvent, ces sentiments suscitent dans le cœur des élèves un désir plus fort d’appliquer avec plus de fidélité un principe de l’Évangile. Dans un discours aux instructeurs de religion du DEE, Henry B. Eyring a parlé de ce genre de questions :

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« Il y a des questions qui favorisent l’inspiration. Les grands instructeurs les posent… Voici une question qui ne susciterait probablement pas l’inspiration : ‘À quoi reconnaît-on un vrai prophète ?’ Cette question appelle une réponse en forme de liste, établie à partir de ce que l’on se rappelle avoir lu dans les Écritures et les paroles des prophètes vivants. Beaucoup d’élèves pourraient participer à la réponse. La plupart pourraient au moins avancer une idée acceptable. Et cela stimulerait l’intellect.

« Mais nous pourrions aussi poser la question de cette façon, avec juste une petite différence : ‘À quelle occasion avez-vous senti que vous étiez en présence d’un prophète ?’ Cela invitera les personnes à chercher dans leurs souvenirs ce qu’elles ont éprouvé. Après avoir posé la question, il pourrait être sage d’attendre un instant avant d’inviter quelqu’un à répondre. Même les élèves qui ne parlent pas penseront à des expériences spirituelles. Cela favorisera l’influence du Saint-Esprit » (« The Lord Will Multiply the Harvest » p. 6).

Les questions de ce genre permettent aux élèves de réfléchir au passé, de « chercher dans leurs souvenirs ce qu’ils ont éprouvé » et de penser aux expériences spirituelles qu’ils ont eues en rapport avec le point de doctrine ou le principe de l’Évangile dont il est question. Ces questions amènent souvent les élèves à exprimer leurs sentiments et à raconter leurs expériences ou à rendre témoignage d’un point de doctrine ou d’un principe. Ces questions aident à faire passer l’Évangile de l’esprit des élèves à leur cœur. Et quand ils ressentent dans leur cœur la véracité et l’importance d’un point de doctrine ou d’un principe de l’Évangile, ils sont plus susceptibles de l’appliquer dans leur vie.

Voici des exemples de questions qui favorisent les sentiments et le témoignage :

  • À quelle occasion avez-vous ressenti la paix et la joie qu’apporte le fait de pardonner à quelqu’un ?

  • Pensez à une occasion où le Seigneur a guidé vos décisions parce que vous avez placé votre confiance en lui plutôt qu’en votre propre compréhension (voir Proverbes 3:5-6). Quelles bénédictions en avez-vous reçu ?

  • Si vous pouviez exprimer personnellement votre reconnaissance au Sauveur pour son sacrifice pour vous, que lui diriez-vous ?

  • En quoi ce qui s’est passé dans le Bosquet sacré a-t-il changé votre vie ?

  • Quand avez-vous vu d’autres personnes rester fidèles malgré les épreuves ? Quelle influence cela a-t-il eu sur vous ?

Mise en garde : Les réponses à ce genre de questions peuvent être particulièrement délicates et personnelles. L’instructeur doit s’assurer que les élèves ne se sentent jamais forcés de répondre à une question, de faire part de leurs sentiments ou de leurs expériences ou de rendre témoignage. De plus, il doit aider les élèves à comprendre la nature sacrée des expériences spirituelles personnelles et leur recommander de raconter ces expériences de manière appropriée (voir D&A 63:64).

Questions qui incitent à la mise en pratique [5.1.4]

Au bout du compte, l’objectif de l’enseignement de l’Évangile est d’aider les élèves à mettre en pratique les principes et les points de doctrine qui se trouvent dans les Écritures et à se qualifier pour recevoir les bénédictions promises aux personnes qui sont fidèles et obéissantes. Les élèves qui sont capables de voir en quoi le respect des principes de l’Évangile les a bénis par le passé seront plus désireux de réussir à les mettre en pratique à l’avenir et mieux préparés à le faire. Les questions peuvent jouer un rôle essentiel pour aider les élèves à voir comment ils peuvent mettre en application ces principes dans leur situation actuelle et réfléchir à la façon de le faire à l’avenir.

Voici des exemples de questions qui peuvent aider les élèves à réfléchir à des façons précises d’appliquer les principes et les points de doctrine dans leur vie personnelle :

  • Quels changements avez-vous besoin de faire pour mieux sanctifier le jour du sabbat afin de vous préserver plus complètement des souillures du monde ? (voir D&A 59:9-13)

  • Quel conseil le prophète a-t-il donné que vous pourriez suivre avec plus de soin ? (voir Alma 57:1-27)

  • Comment le principe qui dit que si nous cherchons premièrement le royaume de Dieu, nous serons bénis dans d’autres domaines de notre vie peut-il vous aider à fixer des priorités dans vos buts et vos activités des deux ou trois prochaines années ? (voir Matthieu 6:33)

Discussion en classe [5.2]

Les discussions de qualité en classe jouent un rôle essentiel dans l’enseignement et l’apprentissage de l’Évangile. Une discussion en classe se produit lorsque l’instructeur communique verbalement avec les élèves et lorsque ceux-ci le font entre eux d’une manière qui favorise l’apprentissage. Une bonne discussion peut aider les élèves à découvrir l’importance de chercher les réponses aux questions essentielles, d’écouter les commentaires, les idées et les expériences des autres et d’en tirer un enseignement. Elle peut aussi aider les élèves à maintenir un niveau de concentration et de participation en classe qui débouche souvent sur une compréhension approfondie des points de doctrine et des principes de l’Évangile qui font l’objet de la discussion, ainsi que sur un désir plus sincère de mettre en application les choses qu’ils apprennent et ressentent.

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Voici quelques idées pour aider les instructeurs à animer des discussions intéressantes et inspirantes en classe :

Planifier la discussion. Comme d’autres méthodes d’enseignement, une discussion doit être soigneusement préparée puis animée sous l’influence de l’Esprit. L’instructeur doit avoir réfléchi à la façon dont la discussion aidera les élèves à comprendre ce qu’ils ont besoin d’apprendre, à la série de questions qui permettra d’atteindre cet objectif, à la façon la plus efficace de poser ces questions et à la manière de réagir si la réponse d’un élève oriente la discussion dans une direction imprévue.

Éviter de faire trop de commentaires. L’instructeur qui fait trop de commentaires sur un sujet de discussion risque de dissuader les élèves de faire l’effort de participer parce qu’ils auront appris que leur instructeur est souvent très désireux de donner la réponse. Lorsque l’instructeur fait trop de commentaires, cela peut donner aux élèves le sentiment que ce qu’ils disent a moins de valeur et leur faire perdre leur intérêt.

Inviter tous les élèves à participer. L’instructeur doit s’efforcer de trouver des moyens appropriés d’inviter tous les élèves à participer à des discussions constructives, même ceux qui, pour diverses raisons, hésitent à le faire. Il doit veiller à ne pas embarrasser les élèves en les sollicitant quand il sait qu’ils ne sont pas préparés pour répondre.

Il arrive qu’un élève ou un petit nombre d’élèves aient tendance à dominer la discussion en classe. L’instructeur devra peut-être s’entretenir en privé avec ces personnes pour les remercier de leur volonté de participer, leur dire combien il est important d’encourager tous les membres de la classe à participer et leur expliquer qu’ils ne seront pas forcément interrogés chaque fois qu’ils lèveront la main.

Solliciter les élèves nommément. Le fait d’appeler les élèves par leur nom quand ils veulent répondre à une question ou faire un commentaire favorise un cadre d’apprentissage empreint d’amour et de respect.

Ne pas avoir peur du silence. Lorsqu’une question efficace est posée, les élèves peuvent parfois ne pas répondre immédiatement. Ce silence ne doit pas déranger l’instructeur, s’il ne dure pas trop longtemps. Les élèves ont parfois besoin qu’on les laisse réfléchir à la question qui leur a été posée et à la façon dont ils pourraient y répondre. Cette réflexion peut favoriser l’instruction par le Saint-Esprit.

Reformuler la question. Les élèves ont parfois des difficultés à répondre à une question parce que celle-ci n’est pas claire. L’instructeur peut avoir besoin de reformuler la question ou de demander aux élèves s’ils l’ont comprise. Il doit éviter de poser plusieurs questions à la suite sans laisser aux élèves suffisamment de temps pour bien réfléchir avant de formuler une réponse adéquate.

Écouter attentivement et poser des questions complémentaires. Les instructeurs sont parfois tellement préoccupés par ce qu’ils vont dire ou faire ensuite qu’ils ne font pas attention à ce que disent les élèves. En observant et en écoutant attentivement les élèves, les instructeurs peuvent discerner leurs besoins et orienter la discussion selon la direction du Saint-Esprit. Ils peuvent s’assurer qu’ils comprennent les réponses des élèves en posant des questions comme : « Peux-tu m’aider à comprendre ce que tu veux dire par là ? » ou « Peux-tu me donner un exemple de ce que tu veux dire ? » Les questions complémentaires de ce genre incitent souvent l’élève à exprimer davantage ses pensées et ses sentiments et favorisent un esprit de témoignage dans sa réponse. L’instructeur doit rappeler aux élèves de s’écouter aussi mutuellement et de ne pas parler quand quelqu’un d’autre parle.

Réorienter les commentaires ou les questions des élèves. Les discussions en classe suivent souvent un schéma selon lequel l’instructeur pose une question, un élève répond puis l’instructeur ajoute ses idées à la réponse de l’élève avant de poser la question suivante. Les discussions peuvent devenir beaucoup plus constructives, vivantes et efficaces quand l’instructeur réoriente la réponse ou le commentaire d’un élève vers les autres élèves. Des questions simples comme : « Qu’est-ce que vous voudriez ajouter à cela ? » ou : « Que pensez-vous de cette réflexion ? » peuvent favoriser des habitudes d’échange entre les élèves. Cela améliore souvent considérablement l’apprentissage. Généralement, à moins qu’il n’y ait pas suffisamment de temps, tous les élèves qui souhaitent faire un commentaire doivent avoir la possibilité de parler.

Accueillir la réponse de manière positive. Quand un élève donne une réponse, l’instructeur doit la saluer d’une façon ou d’une autre. Cela peut être un simple « merci » ou un commentaire au sujet de la réponse. Quand une réponse n’est pas bonne, l’instructeur doit veiller à ne pas mettre l’élève dans l’embarras. L’instructeur efficace peut s’appuyer sur la partie de la réflexion de l’élève qui est juste ou poser une question complémentaire qui permet à l’élève de revoir sa réponse.

Lire les Écritures ensemble en classe [5.3]

La lecture des Écritures pendant le cours peut aider les élèves à mieux connaître et comprendre les versets qu’ils sont en train d’étudier. Cela peut aussi les aider à avoir davantage confiance en leur capacité de lire les Écritures seuls. L’instructeur doit faire attention à ne pas embarrasser les élèves qui ne lisent pas bien ou qui sont très timides. Il ne doit pas forcer les élèves qui ne souhaitent pas lire à haute voix, mais il peut les encourager à participer d’autres façons qui les mettent plus à l’aise. Par exemple, le fait de donner à l’avance un court passage scripturaire à un élève afin qu’il puisse s’entraîner à lire peut être un bon moyen de faire participer cet élève en classe.

Il y a plusieurs façons de lire les Écritures ensemble en classe :

  • Demander aux élèves de lire à haute voix, l’un après l’autre ou tous ensemble.

  • Demander aux élèves de se lire des passages les uns aux autres.

  • Demander aux élèves de lire en silence un passage.

  • Demander à plusieurs élèves de lire les paroles prononcées par différents personnages dans une histoire.

  • Lire à haute voix aux élèves pendant qu’ils suivent dans leurs Écritures.

Exposé de l’instructeur [5.4]

Bien que la participation active des élèves au processus d’apprentissage soit importante pour leur compréhension et la mise en application des Écritures, cela ne remplace pas la nécessité pour l’instructeur d’exposer convenablement l’information à différents moments pendant que les élèves écoutent. Dans ce manuel, on appellera « exposé de l’instructeur » ces moments où l’instructeur parle pendant que les élèves écoutent. Quand il est utilisé à bon escient, l’exposé de l’instructeur peut renforcer d’autres méthodes pédagogiques. Cependant, si elle est utilisée à l’excès, cette activité centrée sur l’instructeur peut diminuer l’efficacité de l’enseignement et limiter la capacité des élèves d’apprendre par l’étude et par la foi.

L’exposé de l’instructeur peut être très efficace pour résumer une grande quantité de matière, présenter des éléments qui sont nouveaux pour les élèves, faire la transition entre différentes parties de la leçon ou tirer des conclusions. L’instructeur peut avoir besoin d’expliquer, de clarifier et d’illustrer afin que les élèves comprennent plus clairement le contexte d’un bloc d’Écritures. Il peut aussi mettre l’accent sur les points de doctrine et les principes clés et exhorter les élèves à les mettre en application. Chose plus importante encore peut-être, il peut témoigner des vérités de l’Évangile et exprimer son amour pour notre Père céleste et son Fils.

Quand ils font un exposé, ou utilisent toute autre méthode pédagogique, les instructeurs doivent continuellement évaluer le degré de réceptivité des élèves en se posant des questions comme : « Mes élèves sont-ils intéressés et concentrés ? » et « Comprennent-ils ce qui leur est expliqué ? » En dernière analyse, cette méthode, ou toute autre méthode d’enseignement, ne s’avère efficace que si les élèves apprennent par l’Esprit, comprennent les Écritures et ont le désir de mettre en pratique ce qu’ils apprennent.

Les idées suivantes peuvent aider l’instructeur à utiliser cette méthode plus efficacement.

Planifier les parties de la leçon qui doivent faire l’objet d’un exposé de l’instructeur. Parfois, l’instructeur prépare soigneusement d’autres parties de la leçon mais n’accorde pas la même attention à celles où c’est surtout lui qui parlera. L’un des inconvénients de l’exposé de l’instructeur est que les élèves peuvent facilement devenir des participants passifs de l’apprentissage. C’est pourquoi l’instructeur doit aussi préparer et planifier avec soin ses exposés, notamment en décidant comment introduire et développer l’enseignement de façon logique.

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Quand il planifie l’utilisation de son exposé, l’instructeur doit soigneusement tenir compte des moments où il est particulièrement important que les élèves prennent une part active. En général, à mesure que la leçon passe de la compréhension du contexte et du contenu d’un bloc d’Écritures à la découverte, la discussion et l’application des principes et des points de doctrine, la participation active des élèves prend de plus en plus d’importance.

Associer l’exposé de l’instructeur à d’autres méthodes. Une façon efficace d’utiliser l’exposé de l’instructeur en classe est de l’intégrer dans un plan général de leçon qui fait appel à d’autres méthodes pédagogiques. L’exposé doit être suffisamment souple pour permettre un changement s’il apparaît clairement que les élèves s’ennuient ou sont perplexes. Ainsi, même quand c’est l’instructeur qui parle, les élèves et l’apprentissage restent la priorité et l’instructeur peut faire des adaptations si besoin. Un jour, quelqu’un a comparé l’exposé de l’instructeur au fil d’un collier de perles. Les perles représentent les différentes méthodes utilisées par l’instructeur (les questions, les discussions, le travail en groupe, les présentations audiovisuelles, etc.), mais elles sont enfilées et maintenues ensemble par l’enseignement et les explications de l’instructeur. Le fil seul ne constitue pas un collier attrayant.

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Employer la variété à bon escient. Il y a des moyens de mettre de la variété dans l’exposé de l’instructeur. Celui-ci peut éviter la monotonie en changeant l’inflexion, le ton et le volume de sa voix et en se déplaçant à travers la pièce au cours de son exposé. Il peut aussi y avoir de la diversité dans la façon de présenter les choses. Par exemple, l’instructeur peut raconter des histoires, faire de l’humour lorsque c’est approprié, montrer des illustrations ou d’autres aides visuelles, lire des citations, utiliser le tableau ou des présentations audiovisuelles et rendre témoignage. La variété utilisée à bon escient dans l’exposé de l’instructeur doit toujours améliorer la capacité des élèves de comprendre et d’appliquer les Écritures.

Histoires [5.5]

Les histoires peuvent aider à édifier la foi des élèves dans l’Évangile de Jésus-Christ. Elles peuvent susciter de l’intérêt et aider les élèves à comprendre l’Évangile par le biais d’expériences vécues par d’autres personnes. Elles peuvent aussi être particulièrement efficaces pour aider les élèves à comprendre les principes de l’Évangile qui ont été identifiés dans un bloc d’Écritures. En transposant un principe de l’Évangile dans un contexte moderne, en plus du contexte scripturaire, les histoires peuvent aider les élèves à comprendre en quoi un principe de l’Évangile se rapporte à leur vie et à avoir le désir de l’appliquer.

Bruce R. McConkie a donné l’enseignement suivant : « Il n’y a évidemment rien de mal à raconter une histoire moderne qui vise à promouvoir la foi, une histoire qui s’est produite dans notre dispensation… En fait, cela doit être pleinement encouragé. Nous devons faire tous les efforts possibles pour montrer que les mêmes choses arrivent dans la vie des saints d’aujourd’hui que dans celle des fidèles des temps passés…

« Le procédé parfait pour présenter des histoires édifiantes est peut-être d’enseigner ce que l’on trouve dans les Écritures puis d’y apposer le sceau de la vie réelle en racontant une chose semblable et équivalente qui est arrivée dans notre dispensation et à notre peuple et, idéalement, qui nous est arrivée personnellement » (« The How and Why of Faith-Promoting Stories », New Era, juil. 1978, p. 4-5).

Les instructeurs peuvent raconter des histoires tirées de la vie des prophètes et de l’histoire de l’Église, ainsi que des récits tirés de la conférence générale et des magazines de l’Église. Ils peuvent aussi raconter des histoires véridiques tirées de leur expérience personnelle. Certaines des expériences d’apprentissage les plus importantes et les plus percutantes se produisent lorsque l’instructeur demande aux élèves de raconter des histoires tirées de leur vie personnelle qui illustrent les bénédictions qu’ils ont reçues en appliquant un principe de l’Évangile.

Quelques mises en garde et conseils concernant l’emploi des histoires :

  • Si la narration d’histoires devient la méthode ou la technique d’enseignement dominante, les histoires elles-mêmes peuvent devenir l’élément central de la leçon, diminuant ainsi le temps passé dans les Écritures et éclipsant les points de doctrine et les principes qu’elles enseignent.

  • L’emploi excessif d’histoires tirées de la vie de l’instructeur peut avoir pour résultat l’autoglorification et amener les instructeurs à se poser « en lumière pour le monde » (2 Néphi 26:29).

  • Les histoires peuvent éclairer et rendre vivants les enseignements des Écritures et aider les élèves à ressentir le pouvoir de l’Esprit, mais elles ne doivent jamais être utilisées en vue d’une manipulation émotionnelle.

  • Les instructeurs doivent veiller à ne pas embellir les faits d’une histoire vraie pour la rendre plus spectaculaire ou pour qu’elle fasse plus d’effets.

  • Si une histoire n’est pas vraie, par exemple une histoire humoristique qui illustre un point, il faut le dire clairement au début de l’histoire.

Discussions et tâches en petits groupes [5.6]

Il est parfois utile de scinder la classe en équipes de deux ou en petits groupes pour que les élèves participent ensemble à une activité d’apprentissage ou à une discussion. Les activités en petits groupes peuvent souvent permettre à un plus grand nombre d’élèves de participer et leur offrir un cadre où ils sont à l’aise pour exprimer leurs sentiments, leurs pensées et leur témoignage. Ces activités peuvent aussi donner des occasions aux élèves d’enseigner l’Évangile aux autres et les aider à se préparer à enseigner l’Évangile à l’avenir. Les discussions en petits groupes peuvent être un moyen efficace de faire participer ceux qui semblent perdre intérêt et concentration et de permettre aux élèves de cultiver des talents de communication et de renforcer des relations sociales et spirituelles appropriées. Elles peuvent aussi donner confiance aux élèves réservés, en les amenant à participer davantage.

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Quand on fait travailler les élèves par deux ou en petits groupes, il peut être utile de garder à l’esprit ce qui suit :

  • Avant de séparer les élèves en petits groupes, l’instructeur doit expliquer clairement ce qu’il attend d’eux pendant l’activité. Il est souvent utile d’écrire ces instructions au tableau ou de les imprimer sur une feuille à distribuer, pour que les élèves puissent s’y reporter pendant l’activité.

  • Les activités d’apprentissage en petits groupes qui sont en rapport avec la vie et la situation des élèves suscitent généralement un plus grand intérêt et favorisent une plus grande participation.

  • Le fait de désigner un élève responsable du groupe et de donner une limite de temps aide le groupe à se concentrer sur la tâche. Lorsque les activités de groupe sont trop longues, il arrive souvent que les groupes terminent à des moments différents et cela peut créer le désordre dans la classe.

  • En général, les élèves éprouvent plus d’intérêt à faire une activité si l’instructeur leur demande au préalable de se préparer à enseigner aux autres élèves une chose qu’ils ont apprise pendant l’activité. Cela donne aussi aux élèves des occasions de s’entraîner à enseigner l’Évangile aux autres.

  • Les élèves travaillent souvent mieux en groupe lorsqu’ils sondent les Écritures, lisent une citation ou accomplissent individuellement une autre tâche avant de se réunir.

  • Dans les groupes de cinq élèves ou plus, ceux-ci risquent d’avoir du mal à bien participer. De plus, les groupes plus nombreux ont généralement plus de difficultés à rester concentrés sur la tâche.

  • Le travail en petits groupes n’est probablement pas la meilleure méthode pour répondre à des questions simples en raison du temps requis pour former les groupes.

  • Quand on fait trop d’activités d’apprentissage en groupes, elles peuvent perdre de leur efficacité.

Pendant les discussions ou les tâches en petits groupes, les élèves peuvent se laisser distraire de l’objectif de l’activité, discuter de sujets personnels ou être moins sérieux dans leurs efforts pour apprendre. L’instructeur qui reste activement impliqué en se déplaçant de groupe en groupe et en suivant l’activité d’apprentissage peut aider les élèves à rester concentrés et à bénéficier au maximum de la tâche.

Exercices par écrit [5.7]

Les instructeurs doivent encourager les élèves à faire des exercices écrits consistant par exemple à prendre des notes, écrire dans son journal, remplir une feuille d’exercices, noter ses pensées ou faire une rédaction. De temps à autre, le fait de demander aux élèves de noter la réponse à une question de réflexion aide à approfondir et à clarifier leur pensée. Le fait de demander aux élèves de répondre à une question par écrit avant de faire part de leurs pensées aux autres leur donne le temps de formuler leurs idées et de recevoir les impressions du Saint-Esprit. Les élèves peuvent être plus enclins à exprimer leurs idées quand ils les ont d’abord mises par écrit, et ce qu’ils diront sera souvent plus constructif. Entre autres choses, les tâches écrites donnent aux élèves des occasions de participer personnellement, de recevoir l’inspiration, de se préparer à enseigner et exprimer ce qu’ils ressentent, de reconnaître la main du Seigneur dans leur vie, et de témoigner. Lorsqu’ils choisissent les exercices écrits qui conviennent pour l’apprentissage, les instructeurs doivent réfléchir à ce principe énoncé par David A. Bednar : « Le fait d’écrire ce que nous apprenons, pensons et ressentons en étudiant les Écritures est une autre façon de méditer ; et cela permet au Saint-Esprit de nous instruire continuellement » (voir « Parce que nous les avons sous les yeux », Le Liahona, avr. 2006, p. 21).

student writing

Les exercices écrits pour les élèves qui sont plus jeunes ou dont les capacités sont plus limitées doivent être adaptés afin de les aider à réussir. Par exemple, l’instructeur pourrait préparer un exercice à trous qui fournit aux élèves davantage de renseignements et qui demande moins d’eux. Il peut aider ces élèves en centrant la tâche écrite sur de courts passages d’Écriture ou sur des questions précises et en leur laissant suffisamment de temps pour la réaliser.

En général, les élèves profitent davantage des activités écrites quand :

  • L’instructeur donne des instructions écrites claires auxquelles les élèves peuvent continuellement se reporter tout au long de la tâche.

  • L’activité oriente leurs pensées vers des vérités de l’Évangile qui sont en rapport avec leur situation personnelle.

  • L’activité les aide à appliquer personnellement ces vérités.

  • L’instructeur aide ses élèves tout au long de l’activité.

  • Un délai correspondant à la difficulté de l’exercice est donné.

  • On demande aux élèves de citer ou d’expliquer une chose que l’activité leur a apprise ou d’en rendre témoignage.

  • On assure aux élèves que, pour les activités écrites qui sont centrées sur des sentiments ou des engagements personnels, ce qu’ils ont noté ne sera pas divulgué aux autres, y compris l’instructeur, sans leur permission.

  • L’activité est une partie utile du plan de la leçon et n’est pas donnée pour « occuper » les élèves ou comme punition pour une mauvaise conduite.

  • On prévoit, pour les personnes qui ont des difficultés à écrire, des méthodes alternatives pour enregistrer leurs pensées et leurs idées. Il peut s’agir de demander à un autre élève de jouer le rôle de secrétaire, de faire un enregistrement audio, etc.

  • On ne fait pas un usage excessif des activités écrites.

Tableau noir ou blanc [5.8]

Un tableau, blanc ou noir, bien préparé peut être une preuve de la préparation de l’instructeur et faire sentir à la classe que la leçon a un but. L’utilisation efficace du tableau pendant la leçon peut préparer les élèves à apprendre et inciter à participer de manière constructive, particulièrement pour ceux qui ont un mode d’apprentissage principalement visuel. Quand il utilise le tableau, l’instructeur ne doit pas oublier d’écrire lisiblement et assez grand pour que tout le monde puisse voir, en s’assurant que ce qui est écrit est aéré, ordonné et facile à lire. Lorsqu’il n’est pas possible de disposer d’un tableau, on peut utiliser à la place une grande feuille de papier ou une affiche.

whiteboard

Au tableau, l’instructeur peut noter les points ou les principes les plus importants de la leçon, schématiser un point de doctrine ou un événement, dessiner une carte, élaborer un organigramme, afficher ou dessiner des illustrations de ce que l’on trouve dans les Écritures, faire une frise représentant des événements historiques, dresser la liste d’éléments tirés des Écritures au fur et à mesure que les élèves les trouvent ou faire une multitude d’autres activités qui améliorent l’apprentissage.

Objets et images [5.9]

Il est souvent difficile d’enseigner les aspects intangibles de l’Évangile. L’utilisation d’objets et d’images peut être un moyen efficace pour l’instructeur d’aider les élèves à comprendre les principes spirituels. Par exemple, un objet de la vie courante comme le savon peut aider les élèves à comprendre un principe plus abstrait comme le repentir. Le Sauveur parlait souvent d’objets de tous les jours (comme le pain, l’eau, la lampe et le boisseau) pour aider ses auditeurs à comprendre des principes spirituels.

student holding picture

On peut utiliser les objets et les images pour aider les élèves à imaginer à quoi ressemblaient les personnes, les lieux, les événements, les objets et les symboles des Écritures. Au lieu de simplement parler de joug (voir Matthieu 11:28-30), l’instructeur peut en apporter un en classe, en montrer une image ou en dessiner un au tableau. Les élèves pourraient sentir et toucher une fleur quand il est question des « lis des champs » (Matthieu 6:28-29). Ils pourraient goûter du pain sans levain.

Les objets et les images, y compris les cartes et les tableaux, peuvent aider efficacement les élèves à se représenter, analyser et comprendre les Écritures, particulièrement quand ils sont utilisés pour stimuler une discussion. Lorsqu’un objet ou une image est disposé dans la classe avant la venue des élèves, cela peut améliorer l’atmosphère d’apprentissage et éveiller leur curiosité.

Il y a deux choses à prendre en considération lorsque l’on utilise des objets et des images : Premièrement, ils doivent toujours renforcer l’objectif de la leçon plutôt que d’en distraire l’attention. Deuxièmement, on doit toujours s’appuyer sur le récit scripturaire pour discuter en classe du cadre et des détails de l’événement, plutôt que sur l’interprétation de l’événement ou de l’histoire par un artiste.

Présentations audiovisuelles et informatiques [5.10]

Les Écritures regorgent de cas où le Seigneur a aidé ses enfants à comprendre ses enseignements par la vue et par le son (voir 1 Néphi 11-14 ; D&A 76 ; Moïse 1:7-8, 27-29). Les ressources audiovisuelles et technologiques, utilisées à bon escient et efficacement, peuvent aider les élèves à mieux comprendre les Écritures et à apprendre et appliquer les vérités de l’Évangile.

La documentation audiovisuelle peut décrire des événements scripturaires importants et aider les élèves à les visualiser et à les vivre. Ces ressources peuvent dépeindre la façon dont les gens appliquent les principes de l’Évangile pour surmonter leurs difficultés et leurs problèmes et peuvent donner des occasions à l’Esprit de rendre témoignage de la vérité.

La technologie informatique permet aux instructeurs de montrer des séquences vidéo, d’afficher à l’écran des questions, des illustrations ou des citations des autorités générales qui sont importantes ou de souligner les principes et les points de doctrine identifiés au cours d’une leçon. Les présentations informatiques peuvent aussi être utilisées de la même façon qu’un tableau : pour exposer brièvement les points clés de la leçon, afficher des références scripturaires et donner des instructions visuelles pour les activités d’apprentissage individuelles, par deux ou en groupes. Une telle utilisation de la technologie peut aider les élèves à structurer et à mieux comprendre ce qu’ils apprennent, et profiter à ceux qui ont un mode d’apprentissage visuel.

teacher showing video on laptop

L’utilisation de l’audiovisuel, de l’informatique ou d’autres ressources technologiques doit aider à rendre la leçon claire, intéressante et marquante, et ne doit pas empêcher les élèves de ressentir les impressions de l’Esprit.

C’est quand elles sont utilisées pour stimuler la réflexion et les sentiments et faire entrer les élèves dans le texte scripturaire que les présentations audiovisuelles peuvent le mieux les aider à apprendre les principes de l’Évangile et à les mettre en pratique. Il peut être utile d’écrire au tableau les choses précises que les élèves peuvent rechercher ou les questions auxquelles ils peuvent réfléchir pendant qu’ils regardent ou écoutent la présentation. Il peut aussi être intéressant de faire des pauses pendant la présentation pour poser des questions ou pour souligner les renseignements qui aideront les élèves. Souvent, seul un extrait de la documentation audiovisuelle est nécessaire pour réaliser l’objectif de l’instructeur. L’instructeur qui utilise d’autres méthodes, comme la discussion ou les exercices écrits, en plus de l’utilisation de l’audiovisuel et de la technologie augmente les chances que les principes de l’Évangile seront compris et assimilés. Quand c’est possible, l’utilisation des sous-titres dans les présentations audiovisuelles peut améliorer la compréhension et la mémorisation, particulièrement pour les élèves malentendants.

Quand il utilise de la documentation audiovisuelle ou la technologie informatique au cours d’une leçon, l’instructeur doit installer le matériel avant le début de la leçon et s’assurer qu’il fonctionne correctement. Il doit aussi s’assurer que chaque élève pourra entendre et voir la présentation depuis sa place. Avant la leçon, l’instructeur doit préparer la documentation audiovisuelle ou informatique de façon à la démarrer au bon endroit au cours de la leçon. Il est également souhaitable que l’instructeur s’entraîne à utiliser le matériel avant de l’utiliser pendant la leçon.

Directives [5.10.1]

Peut-être plus qu’avec n’importe quelle autre méthode pédagogique, l’utilisation de la documentation et de la technologie audiovisuelles comporte certaines difficultés qui lui sont propres et des risques potentiels. L’instructeur doit faire preuve de sagesse pour décider si une présentation audiovisuelle ou informatique est indiquée et utile pour l’apprentissage. Un recours trop systématique à la technologie peut entraîner des leçons orientées vers la technologie et les médias au lieu de leçons basées sur les Écritures et centrées sur l’élève. Les questions suivantes peuvent aider l’instructeur à prendre des décisions sages concernant l’utilisation des ressources audiovisuelles et informatiques :

  1. La documentation aide-t-elle les élèves à apprendre ce qui est important ? Les présentations audiovisuelles peuvent être très divertissantes ou impressionnantes pour les élèves, mais répondent-elles aux objectifs de la leçon et à ce que les élèves ont besoin d’apprendre ? L’utilisation de ces ressources pour divertir ou passer le temps n’est pas une raison suffisante. L’instructeur doit regarder ou écouter toute présentation avant de l’utiliser en classe, et s’assurer qu’elle renforce ou appuie les Écritures ainsi que les points de doctrine et les principes enseignés dans la leçon.

  2. Est-ce une aide pour la leçon ou son accent principal ? Boyd K. Packer a fait la recommandation suivante : « Les aides audiovisuelles en classe peuvent être une bénédiction ou une malédiction, selon la façon dont elles sont utilisées. On peut les comparer aux épices et à l’assaisonnement qui accompagnent un repas. Il faut les utiliser avec parcimonie pour renforcer une leçon ou la rendre intéressante » (Teach Ye Diligently, édition révisée, 1991, p. 265).

  3. Est-ce convenable et conforme aux principes de l’Église ? Est-ce édifiant ? Beaucoup de produits réalisés dans le monde peuvent contenir un bon message mais ont souvent en même temps un contenu indésirable qui peut offenser l’Esprit, ou tolèrent des idées qui ne sont pas en harmonie avec les enseignements de l’Évangile. Une séquence audio ou vidéo, même si elle est convenable, ne doit pas être utilisée si elle provient d’une source qui comporte des choses inconvenantes. Habituellement, les produits qui sont controversés ou qui font sensation n’édifient pas la foi et le témoignage.

  4. Les droits d’auteur ou d’autres lois en vigueur seront-ils respectés ? Beaucoup de vidéos, de chansons et d’autres documents audiovisuels comportent des restrictions d’utilisation régies par le droit d’auteur ou d’autres accords. Il est important que tous les instructeurs et dirigeants du séminaire et de l’institut respectent la législation sur le droit d’auteur du pays dans lequel ils enseignent et qu’ils respectent les lois et les obligations en vigueur afin que ni eux, ni l’Église ne soient passibles de poursuites judiciaires.

Les directives suivantes s’appliquent aux instructeurs et aux dirigeants du séminaire et de l’institut de tous les pays.

Utilisation de la documentation produite par l’Église [5.10.2]

Sauf indication contraire sur la documentation, les instructeurs et les dirigeants peuvent copier et montrer des films, des vidéos, des illustrations produits par l’Église et copier et passer des enregistrements musicaux produits par l’Église pour une utilisation non commerciale dans le cadre de l’Église, du séminaire et de l’institut. La musique des Cantiques, des Chants pour les enfants et des magazines de l’Église peut être utilisée à des fins non commerciales dans le cadre de l’Église, du séminaire et de l’institut, sauf lorsqu’une restriction est expressément indiquée sur le cantique ou le chant. Les instructeurs et les dirigeants du séminaire et de l’institut peuvent télécharger et montrer en classe de la documentation produite par l’Église, à moins qu’elle ne comporte une indication contraire.

Utilisation de documentation non produite par l’Église [5.10.3]

En règle générale, les programmes, les logiciels et la documentation audiovisuelle ne doivent être téléchargés sur Internet ou montrés en classe par Internet que si les licences adéquates ont été achetées. Si une vidéo, une chanson ou un autre document audiovisuel n’appartiennent pas à l’Église, il y a de fortes chances que l’utilisation d’un tel document en classe enfreigne les lois sur le droit d’auteur de n’importe quel pays. Par conséquent, en règle générale, les instructeurs et les dirigeants du séminaire et de l’institut du monde entier ne doivent pas utiliser dans leur classe des documents qui ne sont pas produits par l’Église.

La reproduction de documents multimédias contenant de la musique protégée par copyright (comme les partitions ou les enregistrements musicaux) est une violation directe du droit d’auteur, à moins que le titulaire du copyright en ait donné l’autorisation par écrit. La reproduction sans autorisation des paroles d’une chanson protégée par copyright est également illégale.

Les directives suivantes énoncent certaines exceptions spécifiques à la législation des États-Unis sur le droit d’auteur qui permettraient aux instructeurs et aux dirigeants du séminaire et de l’institut aux États-Unis de montrer des extraits vidéo en classe sans obtenir d’autorisation préalable du titulaire du droit d’auteur. Bien que des exceptions similaires existent dans d’autres pays, les instructeurs du séminaire et de l’institut doivent prendre contact avec le Bureau de la propriété intellectuelle pour connaître les lois et les exceptions spécifiques qui s’appliquent à leur pays avant de montrer un extrait d’une vidéo produite à des fins commerciales ou des programmes enregistrés à la télévision ou sur Internet.

Utilisation des vidéos produites à des fins commerciales. La législation des États-Unis prévoit une exception qui permet aux enseignants et aux élèves d’utiliser en classe des vidéos produites à des fins commerciales sans acheter de licence pour le faire. Toutefois, à cet égard, les vidéos produites à des fins commerciales ne peuvent être utilisées selon cette exception que si toutes les conditions suivantes sont remplies. L’extrait vidéo doit être : (a) présenté à partir d’une copie légale, (b) utilisé dans un enseignement face à face, ce qui signifie que l’instructeur ou le dirigeant du séminaire ou de l’institut doit être présent pendant que le clip est montré, (c) montré dans une salle de classe ou un endroit équivalent dédié à l’enseignement, (d) montré par une organisation éducative à but non lucratif, comme les cours de l’institut ou du séminaire et (e) montré dans un objectif pédagogique directement lié au programme d’étude et non pour le divertissement. Le fait de montrer, avant, pendant ou après un cours, au seul titre de divertissement, des documents multimédias à but commercial loués ou achetés, est illégal et malhonnête. C’est presque toujours le cas lorsqu’un film est montré en entier.

Utilisation d’émissions enregistrées à la télévision. Aux États-Unis, un programme de télévision qui est proposé gratuitement au grand public et qui est enregistré sur les ondes ou le câble, ne peut être utilisé en classe que si les conditions suivantes sont remplies : (a) La copie n’est pas conservée plus de quarante-cinq jours, à l’issue desquels elle doit être immédiatement effacée. (b) La copie est utilisée en classe dans les dix jours suivant la date d’enregistrement (après les dix premiers jours mais toujours pendant les quarante-cinq premiers jours, la copie ne peut être utilisée que pour l’évaluation de l’enseignant ou pour déterminer si l’émission doit être utilisée dans des leçons à venir). (c) La copie n’est montrée qu’une seule fois (deux fois uniquement si un renforcement de l’enseignement est nécessaire). (d) La copie n’est montrée qu’en classe ou dans un endroit équivalent dédié à l’enseignement. (e) Le message ou le contenu général de l’émission n’est pas modifié. (f) La copie ne doit pas être reproduite pour être montrée à d’autres personnes. (g) Toute copie doit contenir l’indication du copyright de l’émission. (h) L’émission n’est pas assemblée (par des moyens physiques ou électroniques) avec des séquences de différentes émissions pour créer une compilation pédagogique ou un autre produit.

En plus des conditions précédentes, les extraits de vidéos produites à des fins commerciales et les émissions enregistrées à la télévision ou sur Internet doivent respecter les conditions suivantes : (a) montrer seulement une partie de la vidéo ou de l’émission, (b) être utilisés sans que l’émission elle-même soit modifiée, (c) ne pas être utilisés de façon à laisser croire que les créateurs ou les propriétaires de l’émission soutiennent l’Église, le séminaire et l’institut ou leurs enseignements, ou de façon à laisser croire que l’Église ou le séminaire et l’institut soutiennent l’émission ou ses créateurs ou propriétaires, (d) ne pas être utilisés d’une façon qui puisse être considérée comme faisant la promotion de l’Église ou du séminaire et de l’institut et (e) être utilisés conformément à toute restriction connue de contenu et aux règles de l’Église.

Si les instructeurs ou les dirigeants du séminaire et de l’institut ont des questions auxquelles ces directives ne répondent pas, ils doivent se reporter à la section 21.1.12, « Documentation protégée par copyright » du manuel d’instructions de l’Église (Manuel 2, Administration de l’Église, 2010, 21.1.12). Ensuite, si nécessaire, ils peuvent prendre contact avec le Bureau de la propriété intellectuelle, à l’adresse suivante :

Intellectual Property Office
50 E. North Temple Street, Room 1888
Salt Lake City, UT 84150-0018, États-Unis
Téléphone : 1-801-240-3959 ou 1-800-453-3860, poste 2-3959
Fax : 1-801-240-1187
Adresse électronique : cor-intellectualproperty@ldschurch.org

Musique [5.11]

La musique, particulièrement les cantiques de l’Église, peut aider considérablement les élèves à ressentir l’influence du Saint-Esprit au cours de leur apprentissage de l’Évangile. Dans la préface du recueil de cantiques de l’Église, la Première Présidence a déclaré : « La musique inspirante joue un rôle essentiel dans nos réunions de l’Église. Les cantiques favorisent la présence de l’Esprit du Seigneur, créent une atmosphère de recueillement, unissent les membres et nous offrent un moyen d’adresser des louanges au Seigneur.

class singing a hymn

« C’est dans les cantiques que l’on trouve quelques-uns des plus grands sermons. Les cantiques nous incitent à nous repentir et à faire de bonnes œuvres, édifient le témoignage et la foi, apportent le réconfort à ceux qui sont las, la consolation aux affligés, et nous donnent l’inspiration nécessaire pour persévérer jusqu’à la fin » (voir Cantiques, p. vii). Dallin H. Oaks a donné l’enseignement suivant : « Je me demande si nous utilisons assez ces ressources divines dans nos réunions, dans nos classes et dans nos foyers…

girl playing piano

« Notre musique sacrée est une préparation puissante à la prière et à l’enseignement de l’Évangile » (voir « Le culte par la musique », L’Étoile, janv. 1995, p. 10, 13). Les instructeurs doivent aider les élèves à comprendre l’importance de la musique dans le culte et comment elle peut aider à créer une atmosphère où l’Esprit peut agir plus efficacement.

Voici des façons dont les instructeurs peuvent utiliser la musique pour améliorer l’apprentissage de l’Évangile :

  • Mettez de la musique inspirante pendant que les élèves entrent dans la salle ou pendant le cours lorsqu’ils font une tâche écrite.

  • Incitez les élèves à participer pleinement lorsque la classe chante un cantique.

  • Révisez les principes de l’Évangile et apportez des idées supplémentaires au cours de la leçon en chantant un cantique ou un couplet de cantique directement lié à ce qui est enseigné ce jour-là. Le guide de références scripturaires et le guide des sujets à la fin du recueil de cantiques peuvent être utiles pour cela.

  • Donnez aux élèves l’occasion de lire les paroles des cantiques lorsque cela peut les aider à édifier et à exprimer leur témoignage des points de doctrine et des principes de l’Évangile.

  • Demandez à des élèves de faire un intermède musical approprié en classe.

Quand on décide d’utiliser de la musique en classe dans un but quelconque (comme la musique d’ambiance, la maîtrise des Écritures ou la mémorisation), il est important de se souvenir de cette mise en garde de Boyd K. Packer : « Un certain nombre d’efforts ont été faits pour prendre des thèmes sacrés de l’Évangile et les associer à de la musique moderne dans l’espoir que nos jeunes seront attirés par le message… Je ne sais pas comment on peut faire cela et obtenir un accroissement de la spiritualité. Je ne pense pas qu’on puisse le faire » (That All May Be Edified, 1982, p. 279). Au bout du compte, c’est la responsabilité de l’instructeur de s’assurer que la musique utilisée dans l’apprentissage est en harmonie avec les principes de l’Église et qu’elle n’offense en aucune façon l’Esprit du Seigneur.

Recommandations générales et mises en garde [5.12]

Le désir d’établir une bonne relation avec les élèves est bon mais le désir d’être loué, s’il est inconscient, peut pousser l’intructeur à se préoccuper davantage de ce que les élèves pensent de lui que de les aider à apprendre et à progresser. Cela amène souvent l’instructeur à préférer des méthodes qui sont destinées à favoriser son image aux yeux des élèves à des méthodes visant à susciter la présence du Saint-Esprit. L’instructeur qui tombe dans ce piège est coupable d’intrigue de prêtres parce qu’il se pose en lumière pour le monde, afin d’obtenir du gain et les louanges du monde » (2 Néphi 26:29). Les instructeurs doivent veiller à ce que leur humour, leurs histoires personnelles et toute autre méthode ne soient pas employés avec l’intention de divertir, d’impressionner ou de gagner les louanges des élèves. Tous les éducateurs religieux devront préférer glorifier notre Père céleste et amener leurs élèves à Jésus-Christ.

Howard W. Hunter a enseigné : « Je suis sûr que vous êtes conscients du risque qu’il y a à être influents et convaincants au point que vos élèves forment un sentiment d’allégeance envers vous au lieu de l’Évangile. Ce serait évidemment merveilleux d’avoir un tel problème à combattre et que vous soyez tous des instructeurs aussi charismatiques. Mais il y a là un véritable danger. C’est pour cette raison que vous devez inviter vos élèves à s’immerger personnellement dans les Écritures, et non pas simplement leur en donner votre interprétation et votre présentation. C’est pour cette raison que vous devez aider vos élèves à ressentir l’Esprit du Seigneur, et non pas leur faire simplement part de vos réflexions personnelles à ce sujet. C’est pour cette raison, enfin, que vous devez amener vos élèves directement au Christ, et non pas simplement à la personne qui enseigne sa doctrine, aussi capable soit-elle. Vous ne serez pas toujours là pour ces élèves. Vous ne pourrez pas leur tenir la main après leur départ du lycée ou de l’université. Et vous n’avez pas besoin de disciples personnels » (voir « Eternal Investments », soirée avec Howard W. Hunter, 10 févr. 1989, p. 2).

Voici des recommandations et des mises en garde supplémentaires qui s’appliquent à diverses méthodes pédagogiques et à diverses situations :

  • Recours à la compétition. L’instructeur doit être prudent dans le recours à la compétition en classe, particulièrement lorsque les élèves sont en compétition les uns avec les autres individuellement. La compétition peut être source de querelles, de découragement, de moqueries ou d’embarras et entraîner le retrait de l’Esprit.

  • Accent sur les choses négatives. L’instructeur doit faire preuve de sagesse lorsqu’il exprime sa déception vis-à-vis d’une classe ou d’un élève. La plupart des élèves se sentent plus ou moins incompétents et ont besoin d’être édifiés et encouragés plutôt que de voir l’accent mis sur leurs faiblesses.

  • Sarcasme. Qu’il soit exprimé par l’instructeur envers un élève ou par un élève envers un autre, le sarcasme est presque toujours négatif et blessant et peut entraîner l’embarras et la perte de l’Esprit.

  • Communication et langage inconvenants. Les instructeurs doivent s’abstenir de crier après les élèves ou de se disputer avec eux. Les jurons et la vulgarité n’ont pas leur place dans le cadre de l’enseignement religieux.

  • Emploi de la force physique. L’instructeur ne doit jamais utiliser sa taille et sa force physique pour intimider un élève ou le forcer à bien se comporter. Même les échanges physiques pour jouer peuvent être mal interprétés et se transformer en quelque chose de plus sérieux. L’instructeur ne doit mettre la main sur un élève que lorsqu’il s’agit d’en protéger un autre.

  • Langage spécifique à un sexe. L’instructeur doit être attentif au langage spécifique à un sexe utilisé dans les Écritures. Certaines Écritures sont formulées au masculin en raison de la nature des langues dont elles proviennent. L’instructeur doit rappeler à ses élèves que certains termes masculins concernent aussi bien les hommes que les femmes. Quand il dit à Adam que « tous les hommes de partout » devaient se repentir (Moïse 6:57), le Seigneur parlait naturellement à la fois des hommes et des femmes. Parfois la forme masculine est spécifique et exacte. Par exemple, les membres de la Divinité sont masculins, et les allusions aux devoirs de la prêtrise s’appliquent aux frères.