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La Sainte Cène : L’ordonnance qui dure
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La Sainte Cène : L’ordonnance qui dure

En accord avec la Vision de l’Interregion de la Caraïbe qui nous invite à approfondir notre relation et notre conversion au Père Céleste et en Jésus-Christ, considérons ensemble une façon que nous pouvons tous chercher chaque semaine de le faire.

Néphi a partagé cette exhortation atemporelle dans ses commentaires finaux à ceux qui recevraient ses paroles dans les derniers jours : « Et maintenant, mes frères bien-aimés, je vous demande si tout est fait lorsque vous êtes entrés dans ce sentier étroit et resserré ? Voici, je vous dis que non ; car vous n’êtes arrivés jusque là que par la parole du Christ, avec une foi ferme en lui, vous reposant entièrement sur les mérites de celui qui est puissant à sauver.

« C’est pourquoi, vous devez marcher résolument, avec constance dans le Christ, ayant une espérance d’une pureté parfaite et l’amour de Dieu et de tous les hommes ; c’est pourquoi, si vous marchez résolument, vous faisant un festin de la parole du Christ, et persévérez jusqu’à la fin, voici, ainsi dit le Père : Vous aurez la vie éternelle. »1

Un jour ou l’autre avez-vous déjà reçu un nouvel appareil ou une nouvelle voiture ? Vous vous souvenez comment vous l’avez traité pendant les premières semaines ou premiers mois ? Tu te souviens si quelque chose a changé avec le temps ? Certaines personnes ont le désir de se préoccuper et d’apprécier de nouvelles choses, mais dès que la nouveauté de cette nouvelle chose disparaît, ils s’ennuient ou deviennent indifférents. 

Du point de vue spirtuelle, tombons-nous dans cette catégorie en ce qui concerne notre appréciation et notre résistance dans l’Evangile de Jésus-Christ ? Des fois ces moments spéciaux comme le baptême ou l’ordination perdent leur importance avec le temps. Des fois, notre approche ou notre attitude envers l’évangile peut être décrit comme étant spirituellement apathique ou léthargique. De temps à autre ,elle peut même être conforme à cette description donnée par Néphi : « Et il y en aura aussi beaucoup qui diront : Mangez, buvez et réjouissez-vous ; néanmoins, craignez Dieu : il justifiera si on commet un petit péché »2.

Néphi a lancé son avertissement à ceux qui continuent dans cette attitude sans repentir ; il a dit : « C’est pourquoi, malheur à celui qui est à l’aise en Sion ! »3

En verité, chacun de nous avons besoin revoir régulièrement notre état spirituel pour évaluer si nous sommes en train d’attirer les bénédictions du Seigneur dans nos vies en ne permettant jamais que nos alliances dans l’Evangile ne deviennent vieilles, ordinaires ou ennuyeuses.

Le président Thomas S. Monson a enseigné : « Les alliances sacrées doivent être vénérées par nous, et la fidélité à celles-ci est une condition pour la joie ».4

Le président Nelson a aussi enseigné ; « Lorque nous nous rendons compte que nous sommes enfants de l’alliance, nous savons qui nous sommes et ce que Dieu attend de nous.

Sa loi est écrite dans nos coeurs. Il est notre Dieu et nous sommes son peuple. Les enfants engagés de l’alliance demeurent fermes, même au milieu de l’adversité. Lorsque cette doctrine s’implante profondément dans nos coeurs, même l’aiguillon de la mort est soulagé et notre résistance spirituelle est renforcée »5.

Comment nous maintenons alors la nouveauté de l’évangile ? Comment nous nous maintenons sur le chemin des alliances avec la même vigueur et la même vitalité avec laquelle nous avons commence ? Comment éviter de devenir des robots et avancer au rythme de la routine en tant que simples disciples de Jésus-Christ ?

Je suggérerais ce que le Seigneur a enseigné il y a de nombreuses années durant son ministère terrestre aux néphites sur le continent américain.

« Et il arriva que Jésus commanda à ses disciples de lui apporter du pain et du vin.

« Et tandis qu’ils étaient partis chercher du pain et du vin, il commanda à la multitude de s’asseoir par terre.

« Et lorsque les disciples furent venus avec du pain et du vin, il prit le pain, et le rompit, et le bénit ; et il en donna aux disciples et leur commanda de manger.

« Et lorsqu’ils eurent mangé et furent rassasiés, il leur commanda d’en donner à la multitude.

« Et lorsque la multitude eut mangé et fut rassasiée, il dit aux disciples : Voici, il y en aura un qui sera ordonné parmi vous, et je lui donnerai le pouvoir de rompre le pain et de le bénir, et de le donner au peuple de mon Église, à tous ceux qui croiront et seront baptisés en mon nom.

« Et cela, vous vous appliquerez toujours à le faire comme je l’ai fait, c’est-à-dire comme j’ai rompu le pain et l’ai béni, et vous l’ai donné.

« Et cela vous le ferez en souvenir de mon corps, que je vous ai montré. Et ce sera un témoignage pour le Père que vous vous souvenez toujours de moi. Et si vous vous souvenez toujours de moi, vous aurez mon Esprit avec vous.

« Et il arriva que lorsqu’il eut dit ces paroles, il commanda à ses disciples de prendre du vin de la coupe et d’en boire, et d’en donner aussi à la multitude, afin qu’elle en bût.

« Et il arriva qu’ils le firent, et en burent, et furent désaltérés ; et ils donnèrent à la multitude, et elle but, et elle fut désaltérée.

« Et lorsque les disciples eurent fait cela, Jésus leur dit : Bénis êtes-vous pour ce que vous avez fait là, car cela accomplit mes commandements, et cela témoigne au Père que vous êtes disposés à faire ce que je vous ai commandé.

« Et cela, vous le ferez toujours à ceux qui se repentent et sont baptisés en mon nom ; et vous le ferez en souvenir de mon sang, que j’ai versé pour vous, afin que vous témoigniez au Père que vous vous souvenez toujours de moi. Et si vous vous souvenez toujours de moi, vous aurez mon Esprit avec vous.  

« Et je vous donne le commandement de faire ces choses. Et si vous faites toujours ces choses, vous êtes bénis, car vous êtes bâtis sur mon roc ».6

La Sainte Cène a été instituée par le Sauveur lui-même lors de deux occasions séparées. Une fois parmi les juifs avec ses douze disciples,7 et une autre fois parmi les néphites. Le Sauveur voulait que sachions que cette ordonnance remplacerait l’obligation d’offrir des animaux comme sacrifices sur l’autel. La table de sainte cène se transformerait à présent en autel, et le sacrifice serait un cœur brisé et un esprit contrit.8

La sainte cène, par conséquent, est l’artillerie durable de l’évangile de Jésus-Christ.

Chaque semaine nous allons au Seigneur pour offrir nos offrandes et actions de grâces, renouvelant des alliances et promesses et recevant en échange Son esprit9.

Imaginez le pouvoir qui vient chaque semaine alors que nous nous réparons et nous nous préparons à rencontrer le Maître tandis que nous offrons qui nous sommes, ce que nous avons fait et comment nous avons vécu. Imaginez que cette semaine nous exerçons notre foi, nous nous repentions de nos péchés et ensuite, c’est comme si nous retournions nous baptiser, nous participons à la sainte cène.

Je témoigne que sainte cène est l’ordonnance durable de l’Eglise et de l’Evangile de Jésus-Christ. Elle a été instituée par Lui comme notre moyen pour persévérer jusqu’à la fin. Chaque semaine on nous invite à voir l’évangile avec de nouveaux yeux, sentir de nouveau son esprit et d’identifier comment nous améliorer et progresser sur le chemin des alliances. Cela peut être un moment où nous renouvelons toutes nos alliances10. Pour ceux d’entre nous qui sommes restés vivant depuis le baptême, je ne peux penser dans une meilleur façon d’ « avancer fermement »11 vers Celui qui est le centre du plan du Père Céleste, le dispensateur de tous les bons dons, même Jésus-Christ notre Sauveur. Nous faisons cela lorsque nous venons à Lui chaque semaine avec une attitude de contrition et de repentir.

Neal A Maxwell (1926-2004) a enseigné que :

« Une personne peut être présente à la réunion de sainte cène mais n’adore pas en réalité ; le corps physique peut être là, tandis que l’esprit et le coeur sont ailleurs. A l’église nous pouvons nous unir en chantant les cantiques sans avoir une chanson dans nos cœurs. Nous pouvons prendre la sainte cène avec la main et la bouche, mais sans tenir compte parfois de Gethsémané et du Calvaire. »12

Alors que nous réfléchissons au grand sacrifice du Seigneur, j’invite à réfléchir aux questions suivantes :

  1. Est-ce que la sainte cène m’apporte ce renouvellement chaque semaine ?

  2. Est-ce que j’assiste à mes réunions de sainte cène avec le désir ferme et l’espérance de me réengager, d’être renouvelé et racheté ?

  3. Si ce n’est pas le cas, que puis-je faire pour avoir cette expérience toutes les semaines ?

Je suis émerveillé par la miséricorde et l’amour du Sauveur en instituant cette ordonnance que nous pouvons utiliser pour accéder à Son expiation13. Après tout, c’est son sacrifice, ses lois, son Evangile, son Eglise, sa Prêtrise et la sainte cène est son ordonnance. Tous les dimanches nous pouvons entendre l’invitation suppliante du Sauveur pour que « venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos »14. C’est le type de repos qui satisfait et santifie l’âme. C’est le cadeau du Sauveur. 

Frères et soeurs, je ne crois que nous puissions nous permettre de vivre plus d’une semaine à la fois sans ce cadeau personnel. Quel plus grand signe pouvons donner à notre Père Céleste que d’être absolument engagés avec notre opportunité hebdomadaire d’exercer notre foi en Jésus-Christ, son Fils aimé, de nous repentir de nos péchés, participer à la sainte cène et recevoir son esprit afin qu’il soit avec nous ? C’est ma prière que tous nous considérions la Sainte Cène comme l’élément le plus important dans notre observance et adoration du sabbat.

Frères et sœurs, laissons-nous tous dans l’esprit du repentir, de service et de partage. Il y a un lien profond entre se rapprocher de notre Sauveur et avoir un véritable désir de bénir la vie de nos frères et soeurs. Il n’y a pas de meilleure preuve que,en fait,nous changeons et devenons plus comme Lui que cela. « Après tout, le bien dans ce monde se fait de personne à personne. Ce n’est pas du Président au Pape. C’est une personne à la fois ».15 C’est comme cela qu’a fait le Sauveur du monde et c’est ainsi que cela nous est demandé de faire pas seulement maintenant mais tout le temps.