Ce que le récit de Noël nous enseigne au sujet du service pastoral
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    Principes du service pastoral

    Ce que le récit de Noël nous enseigne au sujet du service pastoral

    « Là, c’est l’heureux temps où les enfants aiment attendre Noël en chantant. Contons l’histoire de l’Enfant Jésus, quand sur la terre un jour il est venu » (« C’est l’heureux temps », Chants pour les enfants, p. 33).

    angel appearing to shepherds

    Une bonne nouvelle, qui sera pour tout le peuple le sujet d’une grande joie (L’ange apparaît aux bergers), de Walter Rane

    La période de Noël est le moment merveilleux où les brebis, les bergers, les étables et les étoiles prennent soudain un sens nouveau. Ils deviennent des éléments importants dans la réitération du récit de l’un des événements les plus importants de l’histoire humaine : la naissance de Jésus-Christ. De nombreuses familles disposent une crèche dans leur maison. D’autres mettent un point d’honneur à lire le récit de sa naissance ou à participer à une reconstitution historique. Comme toutes les histoires sur le Christ, le récit de sa naissance est rempli de leçons sur la manière de servir et de faire luire notre lumière pour éclairer le monde. Henry B. Eyring, deuxième conseiller dans la Première Présidence, a dit : « L’histoire de Noël est une histoire d’amour.

    […] Dans les récits de la naissance du Christ, nous pouvons voir et sentir qui il était et qui il est. Cela allège notre fardeau le long de notre parcours. Et cela nous amènera à nous oublier et à alléger le fardeau des autres1. »

    « Il n’y avait pas de place pour eux dans l’hôtellerie » (Luc 2:7).

    L’hôtelier n’a pas fait de place pour le Sauveur, mais nous n’avons pas à faire la même erreur ! Faisons de la place pour le Sauveur dans notre cœur en faisant de la place à nos frères et sœurs, à notre table, dans notre maison et dans nos traditions. Rendons de nombreuses traditions familiales plus agréables et même plus mémorables en y incluant d’autres personnes. Daiana et sa famille ont pour tradition d’inviter quelqu’un à passer Noël avec eux. Chaque mois de décembre, ils discutent ensemble et décident qui ils aimeraient inviter2. Peut-être votre famille pourrait-elle adopter une tradition semblable. Peut-être qu’une personne que vous servez aimerait se joindre à votre famille pour chanter vos chants de Noël préférés. Vous pourriez aussi faire de la place à votre repas de Noël pour quelqu’un qui n’a pas de famille dans la région.

    Quelle meilleure manière de célébrer le Sauveur que de suivre son exemple d’intégration ? Rappelez-vous qu’il invite tous à venir à lui et à prendre part à sa bonté, qu’il ne repousse aucun de ceux qui viennent à lui, noirs et blancs, esclaves et libres, hommes et femmes, qu’il se souvient des païens, et que tous sont pareils pour Dieu, tant le Juif que le Gentil (voir 2 Néphi 26:33). Faites de la place et intégrez les gens.

    « Il y avait, dans cette même contrée, des bergers qui passaient dans les champs les veilles de la nuit pour garder leurs troupeaux » (Luc 2:8).

    Cela semble tout à fait adapté que les bergers aient été les premiers à accueillir l’Enfant Jésus. Les prophètes d’autrefois appelaient Jésus-Christ le « Berger d’Israël » (Psaumes 80:1) et le « Berger de toute la terre » (1 Néphi 13:41). Le Christ lui-même a dit : « Je suis le bon berger. Je connais mes brebis » (Jean 10:14). Une des clés de notre rôle de berger dans le service pastoral est de connaître nos brebis et de veiller sur elles à la manière du Sauveur.

    Avec les lumières qui scintillent et les décorations, nos regards sont attirés par beaucoup de choses pendant la période de Noël. Mais sans aucun doute trouvons-nous la plus grande beauté de cette période quand nous nous souvenons de porter notre attention sur les personnes que nous servons et de veiller sur notre propre troupeau. Veiller signifie, par exemple, remarquer la friandise préférée d’une personne ou s’intéresser à ses projets de vacances. Nous veillons lorsque nous voyons les besoins des autres et y répondons, qu’ils soient évidents ou pas.

    Quand Cheryl a subitement perdu Mick, son mari, elle était effondrée. À l’approche de son premier Noël sans lui, sa solitude grandissait. Heureusement, sa sœur de service pastoral était là. Shauna et son mari, Jim, ont convié Cheryl à de nombreuses sorties pendant les fêtes de fin d’année. Ils ont remarqué son manteau usé et ont décidé d’agir. Quelques jours avant Noël, Shauna et Jim ont apporté un cadeau à Cheryl : un nouveau manteau superbe. Ils connaissaient les besoins matériels de Cheryl, en l’occurrence un manteau chaud, mais aussi ses besoins émotionnels de réconfort et de compagnie. Ils ont agi pour satisfaire ces besoins de leur mieux et ont montré un bel exemple de la façon dont nous pouvons veiller sur notre troupeau3.

    « Les bergers se dirent les uns aux autres : Allons jusqu’à Bethléem » (Luc 2:15).

    « Allons » est une invitation enthousiaste ! Les bergers ne se disaient pas que leurs amis seraient trop fatigués pour faire le voyage. Ils ne sont pas allés tranquillement à Bethléem chacun de leur côté. Ils se sont joyeusement adressés les uns aux autres, disant : « Allons ! »

    Peut-être ne pouvons-nous pas convier nos amis à venir voir l’Enfant Jésus, mais invitons-les à ressentir l’esprit de Noël (c’est-à-dire l’Esprit du Christ) en servant avec nous. Bonnie L. Oscarson, ancienne présidente générale des Jeunes Filles, a dit : « Pour renforcer l’esprit de Noël, nous devons tendre généreusement la main aux personnes qui nous entourent et donner de nous-mêmes4. » Imaginez-vous tenant une chandelle. Les autres voient certainement la lumière qui s’en dégage et en bénéficient mais imaginez la chaleur qu’ils ressentiront si vous vous servez de votre chandelle pour allumer la leur et leur permettre ainsi d’avoir leur propre lumière.

    Le Christ, lui-même, a dit que quiconque le suit aura la lumière de la vie (Jean 8:12). Une des façons de le suivre et de jouir de cette lumière promise est de servir à sa manière. Alors partagez votre lumière avec les autres en les invitant à servir avec vous ! Comment allez-vous, vous et les personnes que vous servez, servir ensemble ? Préparez ensemble vos plats préférés ou offrez à quelqu’un une surprise de Noël ou un message. Ensemble, vous ressentirez la lumière qui se manifeste quand on suit l’exemple de service du Christ.

    Nativity scene

    Voici l’Agneau de Dieu, de Walter Rane

    « Ils racontèrent ce qui leur avait été dit au sujet de ce petit enfant » (Luc 2:17).

    Il est aisé d’imaginer la joie des bergers tandis qu’ils annonçaient la nouvelle incroyable de la naissance du Christ au plus grand nombre de gens possible. Proclamé par les anges, le Messie prophétisé était venu ! Il était là ! En fait, annoncer la bonne nouvelle du Sauveur est un thème majeur du récit de la Nativité. Les anges ont chanté. L’étoile a montré la direction. Et les bergers ont largement répandu la nouvelle.

    Ajoutons notre voix au récit de Noël en annonçant la bonne nouvelle et en témoignant du Sauveur. Jean B. Bingham, présidente générale de la Société de Secours, a enseigné : « Ayant l’honneur de représenter le Sauveur dans votre service pastoral, demandez-vous : ‘Comment puis-je transmettre la lumière de l’Évangile à cette personne ou à cette famille ? Qu’est-ce que l’Esprit m’inspire de faire5 ? »

    Voici quelques suggestions à prendre en considération si vous vous demandez comment rendre témoignage du Sauveur et de son Évangile :

    • Trouvez une Écriture qui décrit vos sentiments envers le Sauveur ou exprime pourquoi vous lui êtes reconnaissant. Faites-en part aux personnes que vous servez.

    • Envoyez un message par téléphone ou publiez-le sur les réseaux sociaux avec une vidéo de Noël. Il y en a quelques-unes de remarquables sur ChurchofJesusChrist.org !

    • Racontez à un ami un souvenir spécial ou une tradition qui vous fait penser au Christ.

    Ayez foi que le Saint-Esprit attestera la véracité de votre témoignage, tout comme il a témoigné à Siméon et Anne que le petit enfant Jésus était le Sauveur (voir Luc 2:26, 38).

    Dieter F. Uchtdorf, du Collège des douze apôtres, a dit : « Pour honorer véritablement la venue du Sauveur dans le monde, nous devons faire ce qu’il a fait et tendre la main avec compassion et miséricorde à nos semblables. Nous pouvons faire cela chaque jour, en paroles et en actions. Puisse cela devenir notre tradition de Noël, où que nous soyons, être un peu plus gentils, pardonner davantage, moins juger, être plus reconnaissants et plus généreux, en partageant notre abondance avec les personnes dans le besoin6. »