2017
Développer mon entreprise de gâteaux de riz
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Développer mon entreprise de gâteaux de riz

Lordita Yagomyom

Misamis Occidental (Philippines)

Latter-Day Saint Voices:

Illustration Carolyn Vibbert

Je voulais envoyer mon fils en mission, mais la vente d’un kilo de bibingka (gâteaux de riz) par semaine ne suffirait pas à subvenir à ses besoins.

Mon fils soutenait la famille financièrement et était trop inquiet de notre situation pécuniaire pour s’en aller l’esprit libre. Dans notre famille, gagner de l’argent était un combat incessant. J’étais fière du désir juste de mon fils de vingt-cinq ans de servir le Seigneur mais je me rendais compte qu’il nous faudrait une sorte de miracle pour qu’il réalise son rêve de faire une mission.

Je me suis jointe à un groupe d’autonomie. Je savais que ma famille serait bénie si je prenais des initiatives et exerçais ma foi. Pendant une réunion, j’ai eu l’impression que je devais me rendre au marché. J’y ai vu des femmes qui vendaient des collations locales. J’ai convenu d’un accord avec l’une d’elles. Je lui ai dit que je lui laisserais mes produits à vendre le matin et que je récolterais le bénéfice de la vente en fin de journée. L’accord nous profitait à toutes les deux. J’ai rapidement trouvé d’autres vendeurs. Mon entreprise a progressé jusqu’à compter dix vendeurs pendant le temps que je faisais partie du groupe d’autonomie.

J’ai appris à séparer mon argent personnel de celui de mon entreprise et à me verser un salaire. J’ai appris à cesser de passer du temps à fabriquer des produits qui ne se vendaient pas et à me concentrer sur ceux qui étaient rentables. J’ai aussi découvert la commercialisation par les réseaux sociaux. Mon partenaire d’action dans le groupe d’autonomie m’a aidée à ouvrir un compte Facebook. À partir de là, nous avons étudié l’étiquetage et l’emballage. Enfin mon entreprise a grandi au point que mon mari a pu quitter son emploi exigeant physiquement et travailler avec moi.

Récemment, quelqu’un m’a demandé comment allaient mes ventes. Je lui ai fièrement dit que maintenant je vendais douze kilos de gâteaux de riz.

Il a dit : « Douze kilos par semaine, c’est excellent ! »

J’ai dit : « Non, frère. J’en vends douze par jour. »

Plus tard, mon fils m’a dit qu’il était heureux que mon entreprise puisse subvenir à nos besoins.

Il a dit : « On dirait que je peux partir en mission à plein temps maintenant. »

Il sert actuellement dans la mission de San Pablo, aux Philippines. Je suis tellement reconnaissante du programme pour l’autonomie ! C’est véritablement ce que voulait dire le Seigneur quand il a déclaré : « J’ai l’intention de pourvoir aux besoins de mes saints (D&A 104:15). »