2015
Puis-je me confesser ?
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Puis-je me confesser ?

Anonyme

J’étais assis en face d’un membre de la présidence de pieu et mon cœur a commencé à s’emballer. J’étais inquiet depuis que le greffier de pieu m’avait appelé pour convenir d’un rendez-vous. Savait-il que je n’étais pas digne de servir ?

J’avais décidé que certains péchés seraient plus faciles à exposer à la barre du jugement de Dieu qu’à révéler ici, sur terre, pensant que ce serait égoïste de divulguer des choses qui feraient du mal à ma femme ou lui feraient honte. Il valait mieux que je les surmonte par moi-même et vive avec le fardeau. Le seul problème était que je ne pouvais pas les surmonter par moi-même.

J’étais assis et le conseiller dans la présidence de pieu était en train de me proposer un appel. Il a dit : « Frère, acceptez-vous cet appel ? » Comme j’avais envie de crier « Oui ! » Au lieu de cela, presque involontairement, je me suis entendu dire : « Je ne peux pas ; je dois me débarrasser de certains péchés. »

L’anxiété et le soulagement m’ont envahi simultanément lorsque j’ai confessé la nature générale du péché. Il m’a demandé si j’en avais parlé avec mon évêque. « Non. » Avec ma femme ? « Non. » Il m’a serré la main, a souri et m’a dit qu’il était fier de moi pour avoir confessé, puis il m’a dit de parler avec l’évêque et avec ma femme.

J’ai obéi en commençant par ma femme, éliminant ainsi ce que je craignais le plus. Elle m’aimait toujours ! Oui, elle était contrariée, et nous avions des choses à régler, mais elle m’aimait et m’a encouragé à aller voir l’évêque.

Quand j’y suis allé, il m’a immédiatement accueilli dans son bureau. J’ai essayé, avec difficulté, d’expliquer pourquoi j’étais là. Je dissimulais mes péchés depuis si longtemps que je savais à peine par où commencer. Il m’a encouragé avec amour à tout dire. J’ai expliqué la nature générale de mes péchés et j’ai demandé du temps pour fournir l’inventaire complet de mes méfaits. Il a accepté sans réserve.

Je n’avais pas encore commencé à me confesser complètement mais déjà je sentais mes épaules se soulager de tout le poids du monde. J’ai aussi éprouvé le nouvel espoir d’être enfin libéré de ce fardeau.

J’ai passé les semaines suivantes à prier, à lire les Écritures et à faire l’inventaire que j’allais présenter à mon évêque et à mon Père céleste. J’ai tout d’abord exposé ma liste à mon Père céleste, le cœur brisé et l’esprit contrit, afin de lui indiquer que j’étais désolé et que je désirais sincèrement changer. J’ai pris un autre rendez-vous avec l’évêque et lui ai montré toute ma liste. Il ne m’a pas jeté de regard sévère, il n’a pas crié ni ne m’a réprimandé. Au lieu de cela, il m’a pris dans ses bras. Il m’a témoigné de son amour et de celui du Seigneur, disant que j’étais dorénavant sur le chemin du vrai repentir. J’ai su que c’était vrai.

Confesser mes péchés, qui était autrefois ma plus grande crainte, est devenu l’une des plus belles expériences de ma vie. Cela a été la première étape pour que je comprenne vraiment le don et le pouvoir guérisseur de l’expiation de Jésus-Christ.