2014
Sœurs dans l’alliance
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Sœurs dans l’alliance

En tant que disciples de Jésus-Christ, nous avons tous des sœurs qui nous aiment et nous soutiennent, quelle que soit notre situation familiale.

DR Congo Welfare Media Trip

Mon premier dimanche comme étudiante à Paris, je m’étonnais de la diversité de ma nouvelle paroisse. La sœur qui dirigeait la Société de Secours était une femme charmante originaire d’Europe de l’Est. Des sœurs d’Afrique de l’Ouest m’ont gentiment prêté leur livre de cantiques. Une femme asiatique qui avait soigneusement traduit sa leçon en français a donné une des leçons les plus sincères que j’aie jamais entendue. J’étais une jeune Américaine vivant à huit mille kilomètres de sa ville natale, mais je me sentais chez moi parmi ces remarquables femmes de l’Église. Nous étions originaires de France, du Cambodge, de Côte-d’Ivoire, d’Ukraine et des États-Unis, mais les différences d’âge et de culture importaient peu. Un esprit de fraternité nous unissait.

Pendant mes premières années à l’université, j’ai pris conscience pour la première fois du groupe incroyable de sœurs auquel j’avais appartenu toute ma vie. Comme je n’ai jamais eu de sœurs biologiques, j’avais parfois du mal à comprendre clairement ce qu’implique le fait d’avoir des sœurs. Bien que reconnaissante d’avoir des parents et des frères merveilleux, je désirais avoir des sœurs avec qui échanger, rire et faire l’expérience de la vie. Au lieu de cela, j’ai appris à compter sur les sœurs que j’ai trouvées dans « l’unité de la foi » (Éphésiens 4:13). De nombreuses expériences m’ont appris que je peux compter sur ces femmes pleines de foi, parce que, grâce à l’Évangile de Jésus-Christ, j’ai des sœurs !

Le monde nous enseigne que les différences familiales, de génération, de culture ou de personnalité nous éloignent. En réalité, les sœurs sont unies par l’amour, le service et notre héritage divin d’enfant de notre Père céleste. Cette unité nous aide à honorer notre alliance du baptême. Nous avons fait la promesse « [d’]entrer dans la bergerie de Dieu et [d’]être appelés son peuple, et [d’être] disposés à porter les fardeaux les uns des autres, afin qu’ils soient légers ;

« oui, et [d’être] disposés à pleurer avec ceux qui pleurent, oui, et [de] consoler ceux qui ont besoin de consolation, et [d’]être les témoins de Dieu en tout temps, et en toutes choses, et dans tous les lieux où [nous serons] » (Mosiah 18:8-9).

Entrer dans la bergerie de Dieu

Les sœurs s’aident mutuellement à respecter l’alliance du baptême de nombreuses façons. Ting Chang de Taïwan est entrée dans la bergerie de Dieu quand elle était à l’école secondaire. Comme sa famille avait des difficultés financières, Ting sautait le repas de midi pour que sa famille fasse des économies. Jina, une camarade, le remarqua. La maman de Jina a commencé à préparer davantage à manger pour que sa fille puisse partager avec Ting. Bientôt Jina a invité son amie à venir à l’église avec elle. La maman de Jina était récemment devenue membre de l’Église et Jina suivait les leçons avec les missionnaires. Pour Ting, l’exemple de charité de ces femmes était puissant et elle a aussi commencé à rencontrer les missionnaires.

Ting et Jina ont lu les Écritures ensemble et ont noté dans leur journal les expériences sacrées qu’elles ont eues. Leur lien fraternel a grandi lorsque les deux jeunes filles se sont fait baptiser le même jour. Aujourd’hui, elle sont toutes les deux en mission à plein temps pour propager la joie de l’Évangile de Jésus-Christ. Jina, sa mère et Ting sont devenues sœurs en vivant les principes du Seigneur et en prenant son nom sur elles.

Sister missionaries

Porter les fardeaux les unes des autres

Le service aimant est une autre caractéristique principale des véritables sœurs. Le service compatissant et les visites d’enseignement sont les moyens fournis par l’Église pour cela. Jacqueline Soares Ribeiro Lima, du Brésil, raconte comment deux instructrices visiteuses ont été une source de bienfaits pour elle et pour sa famille après le diagnostic d’un trouble bipolaire qui l’a rendue incapable d’aller régulièrement à l’Église. « Mon mari, Vladimir, a fait tout ce qu’il a pu pour m’aider dans les phases les plus difficiles de la maladie. Il a affronté les pires moments seul, jusqu’à ce que deux femmes merveilleuses soient appelées à être mes instructrices visiteuses. »

Ces deux femmes, Rita et Fátima, ont montré leur amour en s’informant sur la maladie et en soutenant la famille de Jacqueline. Elle a constamment ressenti leur intérêt sincère pour elle. Elles ont notamment organisé une petite fête pour Jacqueline et confectionné une robe pour sa fille. Finalement, la sollicitude sincère de Rita et de Fátima a aidé spirituellement Jacqueline et elle a recommencé à venir régulièrement à l’Église, soutenue par leur force.

Que les fardeaux de nos sœurs soient physiques, émotionnels ou spirituels, il est merveilleux de tendre la main avec amour à la jeune mère épuisée, à la nouvelle abeille timide, à la femme âgée souffrant de solitude, à la présidente de Société de Secours fatiguée. Les femmes de l’alliance « se réjouissent du service et des bonnes œuvres1 » et recherchent les sœurs qui sont abattues et fatiguées pour les aider à se relever.

Pleurer avec celles qui pleurent

Les femmes de foi suivent l’exemple du Sauveur lorsqu’elles tendent la main avec tendresse. Il n’y a peut-être pas de meilleur exemple d’amour désintéressé dans les Écritures que celui de Naomi de Bethléhem et de sa belle-fille, Ruth, la Moabite. Ruth a choisi de servir sa belle-mère après la mort du mari et des fils de Naomi. Accablée de chagrin, Naomi a décidé de retourner dans son pays natal. Bien que d’origines culturelles et religieuses différentes, ces femmes sont devenues amies en s’aidant mutuellement à mener une vie juste et en surmontant les épreuves ensemble.

L’exemple et le service de Ruth étaient tellement grands que les lamentations de Naomi se sont changées en joie d’avoir la chance d’avoir cette belle-fille et cette sœur merveilleuse dans l’Évangile. Leur lien était si fort que les autres femmes, voyant leur amour mutuel, ont déclaré : « Béni soit l’Eternel, qui […] [t’a donné] ta belle-fille, qui t’aime […], elle qui vaut mieux pour toi que sept fils » (Ruth 4:14-15).

Social interaction

Consoler celles qui ont besoin de consolation

Un petit mot d’une sœur de sa paroisse a réconforté Raihau Gariki, de Tahiti, qui avait été appelée instructrice à la Société de Secours juste un mois après ses dix-huit ans. Elle n’était pas à l’aise d’instruire « des mères et des grand-mères, des femmes qui en savaient déjà tellement, qui avaient rencontré de nombreuses épreuves et vécu beaucoup de choses ». Après sa première leçon, elle a reçu « un petit mot plein d’amour » d’une femme de la classe. Ce mot a renforcé sa confiance et elle l’a collé dans son journal pour qu’il l’aide dans les moments difficiles.

Les sœurs dans l’Évangile se réconfortent et se soutiennent mutuellement dans les moments d’affliction. J. Scott Featherstone, président d’un pieu d’Utah, se souvient d’avoir accompagné sa femme lors d’une visite à une femme de leur pieu dont le mari venait de décéder. « Ma femme l’a simplement prise dans ses bras, a pleuré avec elle et l’a réconfortée jusqu’à ce qu’elle se sente aimée. » Parfois, être sœur est aussi simple que cela.

Être les témoins de Dieu

Il se manifeste un grand pouvoir lorsque des femmes de tout âge s’unissent pour « défendre la vérité et la vertu2 ». Nos liens de sœurs dans l’Évangile de Jésus-Christ peuvent nous fortifier dans toutes les situations que nous rencontrons dans un monde de plus en plus mauvais. Même les sœurs très jeunes peuvent être des témoins : Jessica Vosaniyaqona, de Californie (États-Unis), a découvert l’Évangile grâce aux filles de six ans de sa classe de Primaire, qui lui ont rappelé l’importance de la famille et en ont témoigné.

Les sœurs d’âge mûr sont aussi des exemples importants. Kimm Frost, d’Utah, se souvient de nombreuses femmes, notamment Ursula Squires, qui, par leur influence, l’ont aidée à rester forte dans l’Évangile. Kimm raconte : « Sœur Squires est devenue ma compagne de visite lorsqu’elle avait plus de quatre-vingt-dix ans. Elle avait du mal à voir et à entendre, mais elle était totalement dévouée à l’Évangile. Elle ne ratait jamais une réunion de l’Église et faisait ses visites d’enseignement avec fidélité. […] Elle était une source d’inspiration pour moi. » Par leur exemple ou leur témoignage, les sœurs peuvent devenir des disciples unies du Maître.

Sœurs dans l’Église de Dieu

J’ai vraiment trouvé des sœurs lorsque j’ai vu les femmes « être les témoins de Dieu en tout temps, et en toutes choses, et dans tous les lieux » (Mosiah 18:9). J’ai eu l’occasion de faire une mission à plein temps. Je reconnais que, lorsque j’ai reçu mon appel pour la mission de Temple Square (à Salt Lake City Utah), la seule mission de l’Église exclusivement féminine, j’étais tendue à l’idée d’être entourée de tant de femmes. Je n’aurais pas dû m’inquiéter. Mon témoignage des relations entre sœurs a grandi de manière exponentielle grâce à mes échanges avec de nombreuses femmes, qui toutes témoignaient du Sauveur par leurs actions quotidiennes.

Le premier soir de Noël que j’ai passé en mission, mon président de mission a rassemblé toutes les sœurs pour regarder un film édifiant. À un moment, le film montrait deux sœurs qui s’aidaient à surmonter une situation déstabilisante. J’ai été touchée par leur unité. Quand j’ai regardé le film et les sœurs rayonnantes autour de moi, l’Esprit m’a témoigné fortement que ce lien entre sœurs est éternel et ordonné de notre Père céleste, et que je faisais moi aussi partie de cette fraternité. Quelle vérité merveilleuse : nous ne sommes jamais seules car le Seigneur nous a donné à toutes des sœurs !

Emotions and feelings. Youth. Female

Photographie de femmes de République Démocratique du Congo, Howard Collett