2010-2017
    Soutenir les prophètes
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    Soutenir les prophètes

    Notre soutien aux prophètes est un engagement personnel à faire tout notre possible pour suivre les priorités qu’ils fixent.

    Président Eyring, nous vous remercions de votre message inspirant. Mes chers frères et sœurs, nous vous remercions de votre foi et de votre dévouement. Hier, on nous a tous demandé de soutenir Thomas S. Monson comme prophète du Seigneur et président de son Église. Et souvent nous chantons : « Seigneur, merci pour le prophète1 ». Comprenons-nous réellement, vous et moi, ce que cela signifie ? Imaginez l’honneur que nous fait le Seigneur de soutenir son prophète dont les conseils seront purs, authentiques, motivés par aucune aspiration personnelle et totalement vrais !

    Comment soutenons-nous réellement un prophète ? Longtemps avant de devenir président de l’Église, Joseph F. Smith a expliqué : « Les saints qui soutiennent les autorités de l’Église ont le devoir important de le faire non seulement en levant la main, qui n’en est que la forme, mais aussi en action et en vérité2. »

    Je me souviens bien de l’« action » la plus remarquable que j’ai faite pour soutenir un prophète. Quand je pratiquais la médecine et étais chirurgien cardiaque, j’ai eu la responsabilité de pratiquer une opération à cœur ouvert sur le président Kimball, en 1972, à l’époque où il était président suppléant du Collège des douze apôtres. Il avait besoin d’une opération très complexe. Je n’avais aucune expérience de ce genre de procédure sur un patient de soixante-dix-sept ans en insuffisance cardiaque. Je ne recommandais pas l’opération et j’en ai informé le président Kimball et la Première Présidence. Mais, avec foi, le président Kimball a choisi de se faire opérer, uniquement sur le conseil de la Première Présidence. Cela illustre la façon dont il soutenait ses dirigeants ! Et cette décision m’a fait trembler !

    Grâce au Seigneur, l’opération a été une réussite. Quand le cœur du président Kimball s’est remis à battre, il l’a fait avec une grande vigueur ! À ce moment précis, j’ai eu le témoignage clair de l’Esprit que cet homme serait un jour président de l’Église3 !

    Vous connaissez la suite. À peine vingt mois plus tard, il devenait président de l’Église. Et il a dirigé avec hardiesse et courage pendant plusieurs années.

    Depuis, nous avons soutenu Ezra Taft Benson, Howard W. Hunter, Gordon B. Hinckley et, aujourd’hui, Thomas S. Monson comme présidents de l’Église, des prophètes dans tous les sens du terme !

    Mes chers frères et sœurs, s’il y a une chose que le Rétablissement a faite, c’est de briser le mythe séculaire selon lequel Dieu a cessé de parler à ses enfants. Rien n’est plus éloigné de la vérité que ce mythe. Il y a eu un prophète à la tête de l’Église de Dieu dans toutes les dispensations, depuis Adam jusqu’à notre époque4. Les prophètes témoignent de Jésus-Christ : de sa divinité, de sa mission et de son ministère terrestre5. Nous honorons Joseph Smith comme étant le prophète de cette dernière dispensation. Et nous honorons chaque homme qui lui a succédé comme président de l’Église.

    Quand nous soutenons des prophètes et d’autres dirigeants6, nous le faisons en référence à la loi du consentement commun, car le Seigneur a dit : « Il ne sera donné à aucun homme d’aller prêcher mon Évangile ou d’édifier mon Église, s’il n’est ordonné par quelqu’un qui a l’autorité et dont l’Église sait qu’il a l’autorité et qui a été dûment ordonné par les chefs de l’Église7. »

    Cela nous donne, à nous, membres de l’Église du Seigneur, confiance et foi dans nos efforts pour suivre l’injonction scripturaire d’écouter la voix du Seigneur8 telle qu’elle est donnée par la voix de ses serviteurs, les prophètes9. Tous les dirigeants de l’Église du Seigneur sont appelés par l’autorité appropriée. Aucun prophète, ni aucun autre dirigeant ou dirigeante de l’Église, d’ailleurs, ne s’est jamais appelé lui-même ou appelée elle-même. Aucun prophète n’a jamais été élu. Le Seigneur l’a clairement dit : « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi ; mais moi, je vous ai choisis et ordonnés10. » On ne « vote » pas pour les dirigeants de l’Église de quelque niveau que ce soit. Cependant, il nous est donné de les soutenir.

    Les voies du Seigneur sont différentes des voies de l’homme. Les voies de l’homme font que lorsque quelqu’un devient vieux ou infirme, il est écarté de son poste ou du monde professionnel. Mais les voies de l’homme ne sont pas et ne seront jamais celles du Seigneur. Notre soutien aux prophètes est un engagement personnel à faire tout notre possible pour suivre les priorités qu’ils fixent. Par notre soutien, nous indiquons, comme par serment, que nous reconnaissons que leur appel de prophète est légitime et qu’il nous engage.

    Vingt-six ans avant de devenir président de l’Église, George Albert Smith a dit : « Lorsque nous levons la main […], l’obligation que nous contractons est des plus sacrées. Cela ne signifie pas que nous continuerons tranquillement de suivre notre chemin et que nous sommes disposés à laisser le prophète du Seigneur diriger cette œuvre. Cela signifie […] que nous le soutiendrons, que nous prierons pour lui, que nous défendrons sa réputation et que nous nous efforcerons de suivre les instructions que le Seigneur lui demandera de nous donner11. »

    Le Seigneur vivant dirige son Église vivante12 ! Le Seigneur révèle sa volonté pour l’Église à son prophète. Hier, après avoir été invités à soutenir Thomas S. Monson comme président de l’Église, il nous a aussi été donné de le soutenir, lui, les conseillers dans la Première Présidence et les membres du Collège des douze apôtres comme prophètes, voyants et révélateurs. Réfléchissez à cela ! Nous soutenons quinze hommes comme prophètes de Dieu ! Ils détiennent toutes les clés de la prêtrise qui ont jamais été conférées à l’homme dans cette dispensation.

    L’appel de quinze hommes au saint apostolat est pour nous, membres de l’Église, une grande protection. Pourquoi ? Parce que les décisions de ces dirigeants se doivent d’être unanimes13. Pouvez-vous vous imaginer comment l’Esprit doit agir chez quinze hommes pour qu’il y ait unanimité ? Ces quinze hommes ont des expériences intellectuelles et professionnelles variées, et leur opinion diffère sur de nombreux sujets. Croyez-m’en ! Ces quinze hommes, prophètes, voyants et révélateurs, savent quelle est la volonté de Dieu lorsqu’ils parviennent à l’unanimité ! Ils sont attachés à veiller à ce que la volonté du Seigneur s’accomplisse véritablement. Le Notre Père est le modèle dont chacun de ces quinze hommes s’inspire quand il prie : « Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel14. »

    L’apôtre qui a la plus grande ancienneté dans l’apostolat préside15. Ce système fondé sur l’ancienneté fait que ce sont généralement des hommes plus âgés qui deviennent présidents de l’Église16. Cela permet d’avoir une continuité, une maturité chevronnée, de l’expérience et une préparation considérable, selon la direction que donne le Seigneur.

    L’Église d’aujourd’hui a été organisée par le Seigneur lui-même. Il a mis en place un système de direction remarquable où tout est dédoublé et renforcé. Ce système nous garantit d’être dirigés par un prophète, même si d’inévitables maladies et incapacités surviennent en raison de l’âge17. Il y a de multiples contrepoids et protections en place afin qu’aucun homme ne puisse jamais égarer l’Église. Les hauts dirigeants sont constamment instruits afin d’être prêts un jour à siéger dans les plus hauts conseils. Ils apprennent à entendre la voix du Seigneur grâce aux murmures de l’Esprit.

    Quand il était premier conseiller d’Ezra Taft Benson, qui approchait alors de la fin de sa vie dans la condition mortelle, Gordon B. Hinckley a expliqué :

    « Les principes et les modalités que le Seigneur a mis en place pour le gouvernement de son Église prévoient l’éventualité de telles circonstances. Il est important […] qu’il n’y ait aucun doute ou souci à propos de la direction de l’Église et de l’exercice des dons prophétiques, y compris le droit à l’inspiration et à la révélation dans l’administration des affaires et des programmes de l’Église, quand le président est malade ou n’est pas en mesure de remplir pleinement ses fonctions.

    « La Première Présidence et le Conseil des douze apôtres, appelés et ordonnés pour détenir les clefs de la prêtrise, ont l’autorité et la responsabilité de gouverner l’Église, d’en administrer les ordonnances, d’en exposer la doctrine et d’en établir et maintenir les pratiques. »

    Le président Hinckley a ajouté :

    « Quand le président est malade ou n’est pas en mesure de remplir pleinement tous les devoirs de son office, ses deux conseillers fonctionnent ensemble comme un collège de la Première Présidence. Ils effectuent le travail quotidien de la Présidence. 

    « […] Mais pour toute question de règles, de modalités, de programmes ou de doctrine, on a recours à une consultation libre et dans la prière de la Première Présidence et des Douze ensemble18. »

    L’année dernière, cinquième anniversaire de sa présidence de l’Église, Thomas S. Monson a évoqué ses cinquante années de service apostolique et fait la déclaration suivante : « L’âge finira par laisser sa marque sur chacun de nous. Cependant, nous joignons notre voix à celle du roi Benjamin qui a dit : ‘Je suis semblable à vous, sujet à toutes sortes d’infirmités de corps et d’esprit ; cependant j’ai été choisi … et consacré par mon père … et j’ai été gardé et préservé par sa puissance incomparable, pour vous servir de tout le pouvoir, de tout l’esprit et de toute la force que le Seigneur m’a accordés (Mosiah 2:11).’ »

    Le président Monson a ajouté : « Malgré les problèmes de santé qui peuvent survenir, malgré les faiblesses du corps ou de l’esprit, nous servons de notre mieux. Je vous assure que l’Église est dans de bonnes mains. Le système établi de Conseil de la Première Présidence et du Collège des Douze nous garantit de toujours être en de bonnes mains et que, quoi qu’il arrive, nous n’avons nul besoin de nous inquiéter ou de craindre. Notre Sauveur, Jésus-Christ, que nous suivons, que nous adorons et que nous servons, est toujours à la barre19. »

    Frère Monson, merci de ces vérités ! Et merci de votre vie de service exemplaire et dévoué. J’aimerais m’exprimer au nom des membres de l’Église du monde entier pour vous dire notre reconnaissance unanime et sincère. Nous vous rendons hommage. Nous vous aimons. Nous vous soutenons, non seulement en levant la main, mais également de tout notre cœur et de tous nos efforts dévoués. Avec humilité et ferveur nous prions pour notre cher prophète20 ! Au nom de Jésus-Christ. Amen.