2000-2009
La foi de notre Père
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La foi de notre Père

La véritable religion ne doit pas être le produit de ce qui plaît aux hommes ou des traditions de leurs ancêtres, mais de ce qui plaît à Dieu, notre Père éternel.

Comme nous sommes bénis d’avoir la belle musique du Chœur du Tabernacle !

Mes chers frères, sœurs et amis, je suis heureux d’être avec vous aujourd’hui, d’avoir le grand honneur d’être membre de l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, et d’être l’un d’entre vous.

Je me souviens de ma première réaction quand j’ai reçu du Seigneur l’appel sacré de servir comme nouveau membre de la Première Présidence de l’Église : J’ai ressenti une immense joie. Depuis j’ai découvert de nouvelles dimensions des mots humilité, gratitude et foi.

Je peux vous assurer que personne n’a été plus surpris de mon appel que mes enfants et mes petits-enfants.

Dans l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, nous ne recherchons pas, ni ne refusons, les appels qui viennent de Dieu par des canaux de la prêtrise inspirés. Je prie Dieu de m’accorder de la force et un cœur compréhensif pour magnifier cet appel sacré selon sa volonté et ses desseins.

Le président Hinckley nous manque à tous. Son influence sur cette grande œuvre continuera d’être une bénédiction pour nous.

Je suis très honoré de travailler aux côtés du président Monson. Je le connais depuis de nombreuses années. C’est un homme étonnemment doué et talentueux. C’est le prophète de Dieu. Sa foi et son cœur aimant sont tournés vers tous les pays, toutes les langues et tous les individus.

Je suis reconnaissant de servir avec le président Eyring que j’aime et que je respecte comme grand dirigeant et grand instructeur dans le royaume de Dieu.

Quand le Collège des Douze s’est réuni dans la salle haute du temple de Salt Lake City pour soutenir le président Monson comme seizième Président de l’Église, j’ai été émerveillé par les capacités, la sagesse et la spiritualité extraordinaires des personnes qui m’entouraient. Cela m’a fait prendre plus clairement conscience de mes propres incapacités. J’aime ces hommes de grande foi. Je suis reconnaissant de l’occasion de lever la main pour les soutenir, leur promettre mon soutien. J’aime et je soutiens frère Christofferson, le nouveau membre des Douze.

Quand le Seigneur a appelé Frederick G. Williams comme conseiller de Joseph Smith, le prophète, il lui a commandé : « Sois donc fidèle, remplis l’office que je t’ai désigné, va au secours des faibles, fortifie les mains languissantes et affermis les genoux qui chancellent1. » Je crois que ce conseil s’applique à tous ceux qui acceptent des appels à servir dans le royaume de Dieu, et certainement à moi à cette époque de ma vie.

Un prophète de Dieu et notre président

Je voudrais dire quelques mots du président Monson. Il y a quelques années il est venu à une conférence régionale à Hambourg, en Allemagne, et j’ai eu l’honneur de l’accompagner. Il a une mémoire remarquable et nous avons parlé de nombreux saints d’Allemagne ; j’étais stupéfait qu’il se souvienne aussi bien d’eux.

Il a demandé des nouvelles de Michael Panitsch, ancien président de pieu puis patriarche qui a été l’un des pionniers exemplaires de l’Église en Allemagne. Je lui ai dit que frère Panitsch était gravement malade, qu’il ne pouvait plus quitter son lit et qu’il ne pouvait plus assister aux réunions.

Frère Monson a demandé si nous pouvions lui rendre visite.

Je savais que peu avant sa venue à Hambourg, le président Monson avait subi une intervention chirurgicale au pied et que la marche lui était douloureuse. Je lui expliqué que frère Panitsch vivait au cinquième étage d’un immeuble sans ascenseur, qu’il faudrait monter les escaliers pour le voir.

Mais le président Monson a insisté. Alors nous y sommes allés.

Je me souviens comme il a été difficile au président Monson de monter ces escaliers. Il ne pouvait monter que quelques marches et devait s’arrêter pour se reposer. Il n’a pas murmuré un mot de plainte, et il ne voulait pas faire demi-tour. Comme l’immeuble avait des plafonds hauts, les étages semblaient interminables, mais le président Monson a persévéré de bon cœur jusqu’à l’appartement de frère Panitsch au cinquième étage.

Une fois arrivés, nous avons passé un moment formidable. Le président Monson a remercié en souriant frère Panitsch de sa vie de service dévoué. Avant de partir, nous lui avons donné une merveilleuse bénédiction de la prêtrise.

Personne d’autre que frère Panitsch, sa famille proche et moi-même n’a vu cet acte de courage et de compassion.

Le président Monson aurait pu choisir de se reposer entre nos réunions longues et fréquentes. Il aurait pu demander à voir certains des beaux sites de Hambourg. Je me suis souvent dit qu’il avait été remarquable de préférer voir, plus que tous les sites de cette ville, un membre de l’Église faible et malade qui avait servi le Seigneur fidèlement et humblement.

Le président Monson était venu à Hambourg pour instruire et bénir les gens d’un pays, et c’est ce qu’il a fait. Mais en même temps, il s’est concentré sur les individus, nom par nom. Sa vision étendue lui permet de comprendre les complexités d’une Église mondiale, mais il a aussi suffisamment de compassion pour se concentrer sur l’individu.

En parlant de Jésus qui avait été son ami et son instructeur, l’apôtre Pierre a donné cette description simple : « [Il] allait de lieu en lieu faisant du bien2. »

Je peux dire la même chose de l’homme que nous soutenons aujourd’hui comme le prophète de Dieu.

La foi de nos pères

Je suis étonné de la différence des origines des membres de l’Église. Vous venez de toutes les situations sociales, cultures, langues, régimes politiques et traditions religieuses.

Cette multiplicité d’expériences de la vie m’a fait réfléchir au message de l’un de nos cantiques en anglais sur la foi de nos pères. Dans le refrain, on répète les mots suivants : « Foi de nos pères, sainte foi, nous te serons fidèles jusqu’à la mort3 ! »

La foi de nos pères, j’aime beaucoup cette expression.

Pour beaucoup de membres de l’Église, ces mots font penser à des pionniers vaillants qui ont abandonné le confort de leur maison et sont partis en chariot et à pied rejoindre la vallée du grand lac Salé. J’aime et j’honore la foi et le courage de ces premiers pionniers de l’Église. À cette époque, mes ancêtres vivaient de l’autre côté de l’océan. Aucun ne faisait partie des gens qui ont vécu à Nauvoo ou à Winter Quarters, et aucun n’a traversé les plaines. Mais, en tant que membre de l’Église, je revendique avec gratitude et fierté ce patrimoine pionnier comme étant le mien.

Avec la même joie, je revendique les patrimoines des pionniers actuels de l’Église qui vivent dans tous les pays et dont les histoires de persévérance, de foi et de sacrifice ajoutent des lignes glorieuses au grand refrain de l’hymne du royaume de Dieu dans les derniers jours.

Quand ma famille réfléchit à l’expression « la foi de nos pères », c’est souvent la foi luthérienne qui vient à l’esprit. Pendant des générations nos ancêtres ont appartenu à cette Église. En fait, mon fils a découvert récemment que l’une de nos lignées remonte à Martin Luther lui-même.

Nous honorons et respectons les âmes sincères de toutes les religions, quels que soient l’endroit et l’époque où elles ont vécu, qui ont aimé Dieu, même sans la plénitude de l’Évangile. Nous les louons avec gratitude pour leur altruisme et leur courage. Nous les prenons dans nos bras comme des frères et sœurs, enfants de notre Père céleste.

Nous croyons que c’est un droit de l’homme fondamental d’adorer « le Dieu Tout-Puissant selon les inspirations de notre conscience et nous reconnaissons le même droit à tous les hommes : qu’ils adorent comme ils veulent, où ils veulent ou ce qu’ils veulent4 ».

Nos pères avaient de nombreuses fois et traditions

Comme l’Église rétablie de Jésus-Christ se répand sur tout le globe (elle compte maintenant plus de treize millions de membres), « la foi de nos pères » a une signification plus large. Pour certains cela peut signifier un patrimoine familial dans l’une des centaines de religions chrétiennes ; pour d’autres, cela peut signifier des religions et traditions du Moyen-Orient, d’Asie ou d’Afrique.

J’ai passé la plus grande partie de ma vie dans des régions du monde où les membres de notre Église sont une petite minorité. J’ai alors constaté que souvent, quand les gens trouvent l’Évangile rétabli, ils sont impressionnés, beaucoup veulent même se joindre à l’Église, mais ils hésitent à décevoir leurs ancêtres ; ils ont le sentiment qu’ils doivent être fidèles à la foi de leurs pères.

Je me rappelle avoir remarqué, dans ma jeunesse, une nouvelle famille un dimanche à l’église, une jeune mère avec ses deux filles. Elles se sont rapidement fait baptiser toutes les trois et sont devenues membres de l’Église.

Je connais bien l’histoire de leur conversion parce que l’aînée des filles s’appelait Harriet et qu’elle est par la suite devenue ma femme.

La mère d’Harriet, Carmen, venait de perdre son mari et, pendant une période d’introspection, elle s’était intéressée à l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours. Après avoir étudié la doctrine, Carmen et ses filles ont su que l’Église était vraie et elles ont prévu de se faire baptiser.

Quand Carmen a fait part à sa mère de sa décision, celle-ci a été catastrophée. Elle a demandé : « Comment peux-tu être à ce point infidèle à la foi de tes pères ? »

La mère de Carmen n’était pas la seule à objecter. Une de ses sœurs qui avait du caractère, Lisa, a été profondément troublée par la nouvelle. Le mot troublée est peut-être trop faible. Elle était très en colère.

Elle a dit qu’elle irait trouver ces jeunes missionnaires et leur dirait qu’ils avaient tort. Elle est allée à l’église, a trouvé les missionnaires et, vous devinez, Lisa s’est aussi fait baptiser.

De nombreuses années plus tard, la mère de Carmen a aussi acquis le témoignage que l’Évangile de Jésus-Christ avait été rétabli sur la terre. Elle a dit un jour à ses filles et à ses petits-enfants : « Je veux être dans les mêmes cieux que vous. » Alors qu’elle avait environ soixante-quinze ans, elle est aussi entrée dans les eaux du baptême et est devenue membre de l’Église.

La foi de notre Père

Alors, qu’est-ce que la foi de nos pères ? Est-ce la religion de nos parents, grands-parents et arrière-grands-parents ?

Mais, qu’en est-il de la foi des plus anciens avant eux ? Abraham, Isaac et Jacob ? Ne sont-ils pas nos pères ? Ne sommes-nous pas de la maison d’Israël ? Et Noé, Hénoc et nos premiers parents, Adam et Ève ?

Et le Sauveur et les disciples qui l’ont suivi ?

La foi de notre Père céleste a été constante depuis le début des temps, même depuis plus loin que la fondation de ce monde. Jean le révélateur a décrit une grande guerre dans les cieux5. L’objet en était le libre arbitre, comme aujourd’hui. Tous les gens qui ont jamais vécu sur cette terre faisaient partie de ceux qui ont combattu contre Satan et qui étaient avec le Fils et le Père. Par conséquent, ne devons-nous pas allégeance à Dieu, notre Père céleste ?

En tant que membres de l’Église de Jésus-Christ : « Nous croyons en Dieu, le Père éternel, et en son Fils, Jésus-Christ, et au Saint-Esprit6. » Et « nous croyons que, grâce au sacrifice expiatoire du Christ, tout le genre humain peut être sauvé en obéissant aux lois et aux ordonnances de l’Évangile7 ». Nous croyons au grand plan du bonheur, le plan de rédemption, le plan de salut, selon lequel les enfants de Dieu peuvent venir dans la condition mortelle puis retourner en présence du Père, un plan miséricordieux conçu avant la fondation de cette terre.

C’est le plan et la foi de notre Père !

Je témoigne que la doctrine de l’Évangile rétabli de Jésus-Christ est la foi de notre Père céleste. C’est sa vérité, révélée à ses serviteurs les prophètes depuis le temps de notre père Adam jusqu’à notre époque. Le Père et le Fils sont apparus à Joseph Smith pour rétablir la foi de notre Père sur cette terre, pour qu’elle ne soit plus jamais enlevée. Dieu désire que tous ses enfants la reçoivent, quelles que soient leur origine, leur culture ou leurs traditions. La véritable religion ne doit pas être le produit de ce qui plaît aux hommes ou des traditions des ancêtres, mais de ce qui plaît à Dieu, notre Père éternel.

La révélation continue est un élément fondamental de cette foi. La première prière de Joseph Smith en est le témoignage puissant. La révélation est une boussole constante qui nous indique toujours la volonté et la foi de notre Père céleste.

Notre Père céleste aime ses enfants. Il entend les prières des humbles et des sincères de tout pays, de toute langue et de tout peuple. Il accorde la lumière à ceux qui le cherchent, l’honorent et veulent obéir à ses commandements. Nous proclamons joyeusement que la foi de notre Père est sur terre aujourd’hui.

Nous invitons tous les habitants de notre belle planète à goûter sa doctrine et à voir comme elle est douce, bonne et précieuse. Nous demandons aux cœurs sincères d’étudier sa doctrine et de demander à leur Père céleste si elle est vraie. Et, en le faisant, ils pourront découvrir, embrasser la vraie foi de leur Père et la suivre, et cette foi les guérira8.

C’est notre message au monde.

Je témoigne solennellement de la réalité de Dieu le Père, de son Fils, Jésus-Christ, du Saint-Esprit, et des prophètes vivants qui détiennent les clés qui sont parvenues en une chaîne ininterrompue de Joseph Smith à Thomas S. Monson aujourd’hui. Au nom de Jésus-Christ. Amen.