2000-2009
    De nouveau des prophètes dans le pays
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    De nouveau des prophètes dans le pays

    Ce n’est pas une petite affaire que l’Église déclare au monde qu’elle a des prophètes, des voyants et des révélateurs et nous le déclarons.

    Peu après son entrée dans le corps enseignant de l’Université Brigham Young, un groupe de ses nouveaux collègues ont invité notre amie Carolyn Erasmus à se joindre à eux pour une randonnée un samedi dans les montagnes au-dessus de Provo. Carolyn n’était pas membre de l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, mais elle se sentait bien intégrée dans son nouveau cercle de connaissances. C’est avec enthousiasme qu’elle s’est jointe à eux pour l’ascension.

    Le soleil montait et les grimpeurs en faisaient autant dans la montagne. Puis comme 10 heures approchaient, le groupe a commencé à chercher un endroit pour s’asseoir. Carolyn a pensé : « C’est formidable. Comment ont-ils su que j’avais besoin de repos ? » Et elle s’est aussi mise en devoir de trouver un endroit confortable pour se détendre. Mais les participants semblaient prendre ce repos particulièrement sérieusement. Certains sortaient des crayons et des blocs-notes tandis qu’un autre allumait un transistor.

    Ce qui s’est produit après allait être un tournant de sa vie. Un de ses amis a dit : « Carolyn, nous devons t’expliquer quelque chose. C’est le premier samedi d’octobre et, pour nous, cela signifie non seulement un temps magnifique et les feuillages resplendissants de l’automne, mais aussi la conférence générale de l’Église. En tant que saints des derniers jours, où que nous soyons et quoi que nous fassions, nous nous arrêtons pour écouter. Alors, nous allons rester assis ici parmi les chênes et les sapins, contempler la vallée en dessous de nous et écouter les prophètes de Dieu pendant deux heures. »

    « Deux heures ! a pensé Carolyn. Je ne savais pas qu’il y avait des prophètes de Dieu encore vivants et encore moins qu’il fallait les écouter pendant deux heures. » Elle ne se doutait pas non plus qu’ils allaient s’arrêter encore à quatorze heures pour deux nouvelles heures puis qu’ils l’inviteraient à allumer son poste de radio chez elle et à écouter pendant quatre heures le lendemain.

    La suite s’est passée comme on pouvait s’y attendre. Armée d’un exemplaire relié cuir des Écritures que ses étudiants lui avaient donnée, avec l’amour d’amis et de familles de la paroisse qu’elle a commencé à fréquenter, et des expériences spirituelles que nous souhaitons qu’aient tous les gens qui se frayent un chemin vers la lumière de l’Évangile, Carolyn a été baptisée et confirmée membre de l’Église. Certains diraient qu’on s’y attendait. Ce jour-là, en découvrant la conférence générale assise tout en haut de la montagne qui surplombe BYU, sœur Rasmus a vu se réaliser pour elle l’invitation prophétique d’Ésaïe : « Venez, montons à la montagne de l’Éternel, à la maison du Dieu de Jacob, afin qu’il nous enseigne ses voies et que nous marchions dans ses sentiers. Car de Sion sortira la loi et de Jérusalem la parole de l’Éternel1. »

    Nous arrivons à la fin d’une autre merveilleuse conférence générale. Nous avons eu la bénédiction d’entendre les messages de nos dirigeants et en particulier celui du président Hinckley, l’homme que nous soutenons comme l’oracle de Dieu sur la terre, notre prophète, voyant et révélateur actuel. Comme l’ont fait les prophètes dans les dispensations depuis Adam jusqu’à nos jours, d’une manière figurative, le président Hinckley nous a rassemblés dans une sorte d’équivalent mondial de la vallée d’Adam-ondi-Ahman ; il nous a témoigné son amour, nous a instruits et nous a donné sa bénédiction2.

    Je pense qu’on peut dire sans risque que ce que les frères et les sœurs nous ont dit ce week-end, pendant cette conférence générale, aura un effet édifiant et, si besoin est, que cela changera la vie de chacun de nous, comme ça l’a fait pour sœur Erasmus et des milliers d’autres qui, deux fois par an, répondent à notre cantique : « Viens écouter la voix de Dieu, le prophète a parlé3. »

    Pour exprimer mon témoignage et ma gratitude pour les messages et la signification de cette conférence générale, je vais suggérer trois choses que ces rassemblements semi-annuels déclarent au monde entier.

    Tout d’abord, ils annoncent avec enthousiasme et sans équivoque qu’il y a de nouveau, actuellement, un prophète sur la terre et qu’il parle au nom du Seigneur. Et nous avons bien besoin d’être guidés ainsi. Notre époque est pleine de troubles et de difficultés. Nous voyons des guerres dans le monde et de la détresse chez nous. Tout autour de nous, nos voisins ont des peines personnelles et des chagrins familiaux. Des foules connaissent la peur et des problèmes de toutes sortes. Cela nous rappelle que, lorsque ces brouillards de ténèbres ont enveloppé les voyageurs dans la vision de l’arbre de vie de Léhi, ils ont enveloppé tous les gens présents, les justes comme les injustes, les jeunes comme les personnes âgées, les nouveaux convertis comme les membres anciens. Dans cette allégorie, tous ont connu l’opposition et la douleur, et, seule la barre de fer, la parole de Dieu déclarée, peut les conduire en sécurité. Nous avons tous besoin de cette barre. Nous avons tous besoinde cette parole. Personne n’est en sécurité sans elle, et quand elle fait défaut tous peuvent « [tomber] dans des sentiers interdits et se [perdre] », comme nous le rapporte le récit4. Comme nous sommes reconnaissants d’avoir entendu la voix de Dieu et ressenti la force de cette barre de fer au cours des deux derniers jours de cette conférence !

    Sans que cela soit fréquent, il arrive, au fil des ans, que certains disent que les Autorités, dans leurs déclarations, ont perdu le contact avec la réalité, qu’elles ne connaissent pas les problèmes, que certaines de leurs règles et pratiques sont démodées, ne valent plus à notre époque.

    Moi qui suis le moindre des hommes que vous avez soutenus pour être témoins personnels de la manière dont nous sommes guidés dans l’Église, je déclare, avec toute la ferveur de mon âme, que jamais, ni dans ma vie privée ni dans ma vie professionnelle, je n’ai côtoyé des personnes qui sont aussi au courant, qui connaissent aussi bien les problèmes qui se posent à nous, qui regardent si profondément dans le passé, qui restent si ouvertes sur l’avenir, et pèsent si attentivement et à l’aide de la prière tout ce qui se trouve entre les deux. Je témoigne que la compréhension de ce groupe d’hommes et de femmes sur les problèmes de moralité et de société dépasse celle de tout groupe de réflexion ou d’experts que je connaisse dans ces mêmes domaines sur la terre. Je rends un témoignage personnel que ce sont d’une grande bonté, qu’elles travaillent dur et vivent humblement. Ce n’est pas une petite affaire que l’Église déclare au monde qu’elle a des prophètes, des voyants et des révélateurs et nous le déclarons. C’estune véritable lumière qui brille dans un monde enténébré et elle vient de ces sources.

    Deuxièmement, chacune de ces conférences est un appel à l’action non seulement dans notre vie mais encore en faveur des gens qui nous entourent, ceux de notre famille et de notre religion ainsi que des gens qui n’en font pas partie. Ce matin, le président Hinckley nous a rappelé de manière émouvante que c’est le 150e anniversaire des convois de charrettes à bras qui, alors que la conférence générale se rassemblait en octobre 1856, ici dans la vallée du lac Salé, chancelaient sur les derniers kilomètres dans les plaines gelées du Nebraska, et n’allaient pas tarder à être bloquées dans les neiges infranchissables du Wyoming. Il nous a cité le message inspirant que le président Young a adressé aux saints à la conférence générale : « Allez et ramenez ces personnes qui sont en ce moment dans les plaines5. »

    Tout comme porter secours aux personnes en détresse était le thème de la conférence d’octobre 1856, c’est aussi le thème de cette conférence-ci et de la précédente et de la suivante, au printemps. Ce ne sont peut-être pas les vents violents, les enterrements dans le sol gelé que nous aurons à affronter au cours de cette conférence, mais il y a toujours des nécessiteux, des pauvres, des fatigués, des découragés, des affligés, des personnes qui s’égarent « dans les sentiers interdits » que nous avons mentionnés plus tôt et des multitudes des gens qui « ne sont empêchés d’accéder à la vérité que parce qu’ils ne savent pas où la trouver6 ». Tous sont là, les genoux qui chancellent et les mains languissantes7, et le mauvais temps arrive. Ils ne peuvent être secourus que par les gens qui ont plus, savent plus et peuvent aider davantage. Ne vous souciez pas de demander : « Où sont-ils ? » Ils sont partout, à notre droite, à notre gauche, dans notre quartier et sur notre lieu de travail, danschaque collectivité, dans chaque comté et pays du monde. Prenez votre équipage et votre chariot. Chargez-le de votre amour, de votre témoignage et d’un sac spirituel de farine. Puis prenez la route dans n’importe quelle direction. Le Seigneur vous guidera vers ces personnes qui sont dans le besoin, si vous embrassez l’Évangile de Jésus-Christ qui a été enseigné au cours de cette conférence. Ouvrez votre cœur et vos mains aux personnes qui sont prises au piège de l’équivalent du 21e siècle de Martin’s Cove et Devil’s Gate. En faisant ainsi, nous répondons à la supplication répétée du Maître en faveur de la brebis, des drachmes ou des âmes perdues8.

    Enfin, une conférence générale de l’Église est une déclaration au monde entier que Jésus est le Christ, que lui et son Père, le Dieu et le Père de tous, sont apparus au jeune Joseph Smith en accomplissement de la promesse d’autrefois que Jésus de Nazareth ressuscité rétablirait son Église sur la terre et qu’il reviendrait de la même manière que… les saints de Judée l’avaient vu aller au ciel9.Cette conférence et toutes les autres conférences semblables sont une déclaration qu’il a condescendu à venir sur terre, y a vécu dans la pauvreté et dans l’humilité, y a souffert le chagrin, le rejet, la déception et la mort afin que nous soyons sauvés de ces tourments tandis que se présente notre vie éternelle, et que c’est « par ses meurtrissures que nous sommes sauvés10 ». Cette conférence proclame à toutes les nations, familles, langues et peuples la promesse messianique empreinte d’amour que « sa miséricorde dure à toujours11 ».

    À vous tous qui pensez que vous êtes perdus et qu’il n’y a plus d’espoir, ou qui pensez que vous avez agi trop mal pendant trop longtemps, à tous ceux d’entre vous qui vous souciez d’être bloqués quelque part dans les plaines hivernales de la vie et qui avez brisé votre charrette dans le voyage, cette conférence fait retentir le refrain incessant de Jéhovah : « Ma main est encore étendue12. » Il a dit : « J’allongerai le bras pour eux. [S’ils] me renient, je serai miséricordieux envers eux… S’ils se repentent et viennent à moi ; car mon bras est allongé toute la journée, dit le Seigneur Dieu des armées13. » Sa miséricorde endure éternellement et sa main est encore étendue. L’amour pur du Christ, la charité qui ne périt jamais, la compassion qui supporte tout même lorsque toute autre force disparaît14.

    Je témoigne de ce Jésus qui va vers les gens, qui secourt, qui est miséricordieux, de cette Église qui est son Église rétablie, basée sur son amour rédempteur et que, comme il est déclaré dans le Livre de Mormon, « des prophètes envoyés par le Seigneur vinrent parmi le peuple, prophétisant… Et il vint de nouveau des prophètes dans le pays15 ». Je témoigne que le président Hinckley est à tout point de vue et des pieds à la tête, un tel prophète, quelqu’un dont nous chérissons la vie et la voix, et pour qui nous avons tant prié. Il conclura à présent ce rassemblement semi-annuel. Pour cette bénédiction, toutes ces bénédictions et bien d’autres encore, j’exprime personnellement mes remerciements au moment de cette conférence générale, au nom sacré de Jésus-Christ. Amen.