Jésus-Christ: le Maître-guérisseur
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    Jésus-Christ: le Maître-guérisseur

    Foi, repentir, baptême, témoignage et conversion durable mènent au pouvoir guérisseur du Seigneur.

    Mes frères et sœurs bien-aimés, je vous témoigne de mon amour et vous salue tous. Au nom des Frères, je vous exprime notre gratitude pour votre bonté, pour vos nombreux actes de générosité et de gentillesse, pour vos prières et le soutien que vous nous apportez. Nous rencontrons les mêmes difficultés que vous. Nous sommes tous sujets à la douleur et aux souffrances, à la maladie et à la mort Le Seigneur attend de chacun de nous que nous persévérions jusqu’à la fin, dans les bons comme dans les mauvais moments. En accomplissant tous ensemble son œuvre sacrée, les Frères réalisent l’importance de votre considération attentionnée, offerte avec tant d’amour et reçue avec reconnaissance. Nous vous aimons et prions pour vous comme vous priez pour nous.

    Je suis particulièrement reconnaissant à notre Seigneur Jésus-Christ. Je lui suis reconnaissant de sa bonté et de son invitation bienveillante à venir à lui1. Je m’émerveille devant son pouvoir de guérison sans pareil. Je témoigne que Jésus-Christ est le Maître-guérisseur. C’est l’un des nombreux attributs qui caractérisent sa vie incomparable.

    Jésus est le Christ, le Messie, le Fils de Dieu, le Créateur, le grand Jéhovah, l’Emmanuel promis, notre Sauveur et Rédempteur, notre avocat auprès du Père, notre grand Exemple. Un jour, nous nous tiendrons devant lui, qui sera notre Juge juste et miséricordieux2.

    Guérisons miraculeuses

    En tant que Maître-guérisseur, Jésus a dit à ses amis : « Allez… rapporter… ce que vous avez vu et entendu : les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, et les morts ressuscitent3. »

    Les livres de Matthieu4, Marc5, Luc6 et Jean7 rapportent à maintes reprises que Jésus allait partout prêchant la bonne nouvelle et guérissant tous les malades.

    Quand le Rédempteur ressuscité est apparu au peuple de l’Amérique ancienne, il a invité avec miséricorde les gens qui étaient « affligés d’une façon ou d’une autre8 » à venir à lui et à être guéris.

    Merveilleusement, son autorité divine de guérir les malades a été conférée à de dignes détenteurs de la prêtrise, dans les dispensations précédentes9 et à nouveau dans ces derniers jours, quand son Évangile a été rétabli dans sa plénitude10.

    Influence de la prière sur la guérison

    Nous pouvons aussi avoir accès à son pouvoir de guérison grâce à la prière. Je n’oublierai jamais une expérience que Sœur Nelson et moi avons faite, il y a une trentaine d’années, avec le président Kimball et sa bien-aimée Camilla. Nous étions à Hamilton, en Nouvelle Zélande, pour participer à une grande conférence. Je n’étais pas Autorité générale, à cette époque. J’avais été invité à y participer, ainsi qu’à d’autres réunions semblables dans d’autres îles du Pacifique, en tant que président général de l’École du Dimanche. De plus, en tant que médecin, je veillais sur la santé du président et de sœur Kimball, depuis bien des années. Je connaissais très bien chacun d’eux, à l’extérieur comme à l’intérieur.

    Des jeunes de l’Église avaient préparé un spectacle pour le samedi soir de cette conférence. Malheureusement, le président et sœur Kimball sont tous deux tombés très malades ; chacun avait une forte fièvre. Après avoir reçu une bénédiction de la prêtrise, ils se sont reposés au domicile du président du temple de Nouvelle-Zélande. Le président Kimball a demandé à son conseiller, N. Eldon Tanner, de présider le spectacle et de bien vouloir demander de les excuser, sœur Kimball et lui.

    Sœur Nelson a accompagné le président et sœur Tanner, ainsi que les autres dirigeants à ce spectacle, pendant que le secrétaire du président Kimball, D. Arthur Haycock, et moi veillions sur nos amis fiévreux.

    Pendant que le président Kimball dormait, je lisais tranquillement dans sa chambre. Soudain, il s’est réveillé et a demandé : « Frère Nelson, à quelle heure ce spectacle devait-il commencer ? »

    « À sept heures, président Kimball. »

    « Quelle heure est-il, maintenant ? »

    « Il est presque sept heures », lui ai-je répondu.

    Le président Kimball a dit rapidement : « Dites à sœur Kimball que nous y allons ! »

    J’ai vérifié la température du président Kimball. Elle était normale ! J’ai pris celle de sœur Kimball. Elle était également normale !

    Ils se sont habillés rapidement et sont montés dans une voiture. On nous a conduits au stade de l’université de l’Église de Nouvelle-Zélande. Quand la voiture est entrée dans le stade, nous avons entendu de grands cris éclater spontanément. Cela était des plus inhabituels ! Après nous être assis, j’ai demandé à sœur Nelson la raison de ces cris soudains. Elle m’a répondu que, lorsque le président Tanner avait commencé la réunion, il avait demandé d’excuser le président et sœur Kimball, absent en raison de leur maladie. Puis, on a demandé à un jeune Néo-Zélandais de faire la prière.

    Plein de foi, il a fait une prière que sœur Nelson a décrite comme plutôt longue, mais puissante. Il a dit en substance : « Nous sommes trois mille jeunes Néo-zélandais qui sommes assemblés ici. Nous nous sommes préparés depuis six mois pour chanter et danser pour ton prophète. Veuille, s’il te plait, le guérir et l’amener ici ! » Après qu’il a dit « Amen », la voiture transportant le président et sœur Kimball est entrée dans le stade. Ils ont été immédiatement reconnus, et instantanément, tout le monde a crié sa joie11 !

    Je venais d’être témoin du pouvoir guérisseur du Seigneur ! Je venais aussi d’être témoin de la révélation reçue par son prophète vivant et à laquelle il avait répondu !

    Je reconnais que, parfois, certaines de nos prières les plus ferventes peuvent sembler ne pas être exaucées. Nous nous demandons : « Pourquoi ? » Je connais ce sentiment ! Je connais les craintes et les larmes de ces moments-là. Mais je sais aussi que notre Père céleste n’ignore jamais nos prières et qu’il apprécie toujours notre foi. Je sais que la vision de notre Père céleste plein de sagesse est beaucoup plus étendue que la nôtre. Alors que nous avons connaissance de nos difficultés et de nos souffrances terrestres, il connaît notre progression et notre potentiel immortels. Si nous prions pour connaître sa volonté et que nous nous y soumettons, avec patience et courage, la guérison céleste peut survenir en son temps et à sa façon.

    Étapes vers la guérison

    Les afflictions peuvent résulter de causes spirituelles aussi bien que physiques. Alma le Jeune s’est souvenu que ses péchés étaient si douloureux qu’il a souhaité « être anéanti corps et âme, afin de ne pas être amené à [se] tenir en la présence… de Dieu, pour être jugé de [ses] actions12 ». En de telles occasions, comment pouvons-nous être guéris par lui ?

    Nous pouvons nous repentir plus pleinement ! Nous pouvons nous convertir plus complètement ! Alors la main guérisseuse du « Fils de la Justice13 »peut nous bénir plus efficacement.

    Dans les premiers temps de son ministère terrestre, Jésus a annoncé qu’il avait été envoyé « pour guérir ceux qui ont le cœur brisé14 ». Quel qu’ait été l’endroit où il les a instruits, la façon dont il l’a fait a toujours été la même. Notez bien sa façon d’enseigner, dans ses paroles prononcées à quatre moments et endroits différents.

    • Aux habitants de la Terre Sainte, le Seigneur a dit que son peuple « devait voir de ses yeux, entendre de ses oreilles, comprendre de son cœur, se convertir pour qu’il les guérisse15 ».

    • Au peuple de l’Amérique ancienne, le Seigneur ressuscité a prononcé cette invitation : « Revenez à moi, repentez-vous de vos péchés, et soyez convertis, afin que je vous guérisse16. »

    • Aux dirigeants de son Église, il a enseigné : « Vous continuerez à servir de telles personnes ; car vous ne savez pas si elles ne reviendront pas et ne se repentiront pas, et ne viendront pas à moi d’un cœur pleinement résolu, et je les guérirai17. »

    • Plus tard, au temps du « rétablissement de toutes choses18 », le Seigneur a dit à Joseph Smith, le prophète, concernant les pionniers : « Et lorsqu’ils auront été tentés et auront passé par beaucoup de tribulations, voici, moi, le Seigneur, je les chercherai, et s’ils ne s’endurcissent pas le cœur et ne roidissent pas le cou contre moi, ils seront convertis, et je les guérirai19. »

    L’ordre qu’il adopte est important : foi, repentir, baptême, témoignage et conversion durable mènent au pouvoir guérisseur du Seigneur. Le baptême est un acte d’alliance, un signe d’engagement et une promesse. Le témoignage se développe quand le Saint-Esprit donne la conviction à celui qui cherche sincèrement la vérité. Le témoignage véritable engendre la foi ; il entraîne le repentir et l’obéissance aux commandements de Dieu. Le témoignage engendre l’enthousiasme pour servir Dieu et tout le genre humain20. Le mot conversion signifie « tourner avec21 ». Se convertir veut dire se détourner des voies du monde pour adopter les voies du Seigneur. La conversion inclut le repentir et l’obéissance. La conversion s’accompagne d’un grand changement de cœur22. Ainsi, un vrai converti est « né de nouveau23 » et marche en « nouveauté de vie24 ».

    En tant que vrais convertis, nous sommes motivés à faire ce que le Seigneur veut que nous fassions25 et à être ce qu’il veut que nous soyons26. La rémission des péchés, qui apporte le pardon divin, guérit l’esprit.

    Comment savons-nous si nous sommes vraiment convertis ? Les Écritures nous fournissent des moyens de faire notre examen de conscience. L’un d’eux mesure le degré de conversion requis avant le baptême27. Un autre mesure notre désir de servir les autres. Le Seigneur a dit à Pierre, son disciple : « J’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille point : et toi, quand tu seras converti, affermis tes frères28. » Le désir de servir et d’affermir les autres est un symbole de notre empressement à être guéris.

    Grandeur de sa guérison

    Jean le Bien-aimé a déclaré : « Voici l’agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde29 ! » Quel pouvoir ! Seul le Maître-guérisseur pouvait enlever le péché du monde ! Notre dette à son égard est incalculable.

    Je me souviens bien d’une expérience que j’ai faite alors que je m’adressais à un groupe de missionnaires. Je les ai invités à me poser des questions ; un frère s’est levé. Les larmes aux yeux, il m’a demandé : « Pourquoi Jésus a-t-il dû tant souffrir? » J’ai demandé à ce frère d’ouvrir son livre de Cantiques et de lire les paroles de « Seigneur, mon Dieu ». Voici ce qu’il a lu :

    Puis en songeant au sacrifice extrême

    De notre Dieu, offrant pour nous son Fils

    Qui sur la croix, et pour nos péchés mêmes

    Souffrit la mort en nous donnant la vie30.

    Puis, j’ai demandé à ce frère de lire « Viens vers moi ». Ces paroles sont particulièrement émouvantes parce qu’elles sont écrites comme si le Seigneur lui-même exprimait sa réponse à la question qui venait d’être posée :

    Viens vers moi, bien humblement,

    Que ton cœur soit maintenant

    Plongé dans le souvenir ;

    Sache que j’ai dû souffrir.

    C’est pour toi qu’il a coulé,

    Mon sang qui t’a racheté,

    Quand mon corps était en croix,

    « Dans ce pain béni dès lors,

    Vois l’emblème de mon corps ;

    Dans cette eau pure ou ce vin,

    Celui de mon sang divin31.

    Jésus a souffert profondément parce qu’il nous aime profondément ! Il veut que nous nous repentions et nous convertissions, afin qu’il puisse pleinement nous guérir.

    Lorsque des épreuves difficiles nous arrivent32, il est temps d’approfondir notre foi en Dieu, de travailler dur et de servir les autres. Alors, il guérira notre cœur brisé. Il nous accordera sa paix33 et son réconfort34. Ces grands dons ne seront pas détruits, même par la mort.

    La Résurrection: l’acte suprême de guérison

    Le don de la résurrection est l’acte suprême de guérison du Seigneur. Grâce à lui, tout corps retrouvera sa forme propre et parfaite35. Grâce à lui, aucune situation n’est désespérée. Grâce à lui, des jours meilleurs nous attendent, ici et dans l’au-delà. La joie réelle attend chacun de nous, au-delà du chagrin.

    Je témoigne que Dieu vit, que Jésus est le Christ, le Maître-guérisseur, au nom sacré de Jésus-Christ. Amen.