«Priez le Père en mon nom»
    Notes de bas de page

    «Priez le Père en mon nom»

    Lorsque nous utilisons l’expression sacrée «au nom de Jésus-Christ», nous touchons à quelque chose de très saint.

    Lorsque notre Maître, le Seigneur Jésus-Christ, s’est réuni avec ses disciples sur les rives de la mer de Galilée, il leur a donné un exemple de prière. Cette prière, qu’on appelle le Notre Père, mérite toute notre considération (voir Matthieu 6:9-13; 3 Néphi 13:9-13).

    Le Seigneur a recommandé, ou peut-être même commandé: «Voici donc comment vous devez prier» (Matthieu 6:9). Alors, concentrez votre esprit et votre cœur sur la manière dont il a commencé cette noble prière. «Notre Père qui es aux cieux . . . » (Ibid.) Quel moment bouleversant! Quelle révélation! «Notre Père», il a dit: «Notre Père.»

    Il aurait pu choisir tant d’autres manières de commencer la prière: «O Créateur du ciel et de la terre, ô Dieu tout-puissant qui est omniprésent, omniscient et omnipotent.» Ces titres contiennent de grandes et nobles vérités. En un seul mot: «Père», il a si bien enseigné ce que nous avons besoin de savoir, ce qu’en fait nous désirons tant savoir. Dieu est notre Père. Nous sommes ses enfants.

    Les prophètes de Dieu proclament que: «tous les êtres humains, hommes et femmes, sont créés à l’image de Dieu. Chacun est un fils ou une fille d’esprit aimé de parents célestes, et, à ce titre, chacun a une nature et une destinée divines» (Déclaration au monde sur la famille, L’Etoile, juin 1996, pp. 10-11).

    Quand un enfant bénéficie de relations satisfaisantes et sécurisantes avec son propre père, il peut naturellement établir un rapport avec son Père céleste. L’enfant sent qu’il est enfant de Dieu et que Dieu est son Père. Cela semble normal, cela semble vrai, parce que c’est vrai. Nous proclamons donc que «dans la condition prémortelle, les fils et les filles d’esprit connaissaient et adoraient Dieu, leur Père éternel» (Dito). Ils le connaissaient alors. Ils le connaîtront naturellement et intuitivement maintenant. Quelle tragédie pour un enfant innocent d’être maltraité au point d’avoir du mal à se tourner vers son Père céleste.

    Il y a quelques années, des amis proches nous ont prêté leur chalet de Island Park, en Idaho. En y arrivant, nous nous sommes aperçus qu’on nous avait donné la mauvaise clé pour ouvrir la porte. Nous n’arrivions pas à ouvrir. Nous avons essayé d’enlever les moustiquaires et d’ouvrir les fenêtres, mais en vain.

    Tout à coup, notre fils, Steven, qui avait environ sept ans, nous a crié qu’il venait de réussir à ouvrir la porte. Eh oui, avec un grand sourire, il était triomphalement dans l’encadrement de la porte. J’étais étonné. Je lui ai demandé comment il avait fait.

    Il a répondu avec sa spontanéité d’enfant: «J’ai baissé la tête et j’ai prié. Quand j’ai relevé la tête, j’ai vu la grosse pierre près des marches du perron, et j’ai pensé: ‹Il y a une clé dessous.› Et il y en avait une!» La prière d’un enfant avait été entendue. Je remercie le Seigneur que ma femme ait enseigné à notre fils à trouver des clés dans les moments difficiles.

    Mes chers frères, sœurs et amis, je vous rends sincèrement et solennellement témoignage que le Seigneur communique avec nous individuellement. Ne soyez jamais, jamais, victime de l’abominable pensée qu’il ne se soucie pas de vous, qu’il ne vous connaît pas. C’est un mensonge satanique qui a pour but de vous détruire.

    Il y a tout juste deux semaines, j’envoyais des courriers électroniques depuis notre ordinateur dans notre appartement de Tokyo, au Japon, à un neveu en Chine, à un fils à Pocatello, en Idaho, et à un autre neveu à Longview, dans l’Etat de Washington. Au milieu des manipulations pour envoyer ces messages, un miracle s’est produit. Notre gendre de Salt Lake City nous a envoyé un message électronique instantané. Il demandait simplement: «Etes-vous là?» J’ai immédiatement répondu: «Je suis là.» Et nous avons «parlé» ensemble par le miracle du courrier électronique.

    Bien sûr que Dieu peut communiquer avec nous et qu’il le fait. D’après Doctrine et Alliances 88:6-13, il y a une lumière qui «sort de la présence de Dieu pour remplir l’immensité de l’espace». Cette lumière «est en tout . . . donne la vie à tout . . . est la loi par laquelle tout est gouverné, à savoir le pouvoir de Dieu». Cette lumière «vous donne la lumière [et] vient par l’intermédiaire de celui qui illumine vos yeux, qui est cette même lumière qui vivifie votre intelligence».

    Notre Père a un formidable système de communications par lequel il transmet des messages et des sentiments. «Oui, voici, je parlerai à ton esprit et à ton cœur par le Saint-Esprit . . . qui demeurera dans ton cœur . . . c’est là l’esprit de révélation» (Doctrine et Alliances 8:2-3). Il connaît ses brebis, il communique avec elles et elles entendent sa voix (voir Jean 10:14-16).

    Le Seigneur Jésus-Christ nous enseigne à prier, et promet que des réponses viendront. Il déclare: «C’est pourquoi, vous devez sans cesse prier le Père en mon nom» (3 Néphi 18:19). «Priez le Père dans vos familles, toujours en mon nom, afin que vos femmes et vos enfants soient bénis» (3 Néphi 18:21).

    Notez son insistance: «vous devez sans cesse prier le Père en mon nom.» Il n’y a «point d’autre nom donné . . . par [lequel] le salut puisse être donné aux enfants des hommes, si ce n’est dans et par le nom du Christ, le Seigneur omnipotent» (Mosiah 3:17).

    Il y a un puissant récit dans le livre de Moïse, chapitre 1. Au verset 3, le Seigneur déclare à Moïse: «Voici, je suis le Seigneur ton Dieu, Tout-puissant et Infini est mon nom; car je suis sans commencement de jours ou fin d’années; et cela n’est-il pas infini?» Moïse a dû être stupéfait de cette déclaration. Imaginez ce qu’il a dû ressentir à la déclaration suivante qui se trouve au verset 4 du même chapitre: «Et voici, tu es mon fils» (Moïse 1:4). C’est le Seigneur Dieu tout-puissant qui déclare cela, et «Infini est son nom». Puis il dit à Moïse: «Tu es mon fils.» Quel moment merveilleux! Si le Seigneur vous apparaissait, il dirait la même chose.

    Après l’apparition du Seigneur à Moïse, Satan lui est apparu. Il lui a commandé: «Moïse, fils de l’homme, adore-moi» (Moïse 1:12). Moïse a regardé Satan, et, confiant dans la récente révélation du Seigneur, il a répliqué à Satan: «Qui es-tu? Car voici, je suis un fils de Dieu à l’image de son Fils unique, et où est ta gloire, pour que je t’adore?» (Moïse 1:13).

    Moïse avait appris quelque chose au sujet de lui-même. Il était un fils de Dieu. Oh, comme il est important que l’on rappelle cette vérité à nos enfants! Et Moïse a commandé à Satan de partir, mais sans succès. Satan était furieux. Moïse lui a de nouveau commandé de se retirer, et Satan a crié, s’est jeté par terre, refusant encore de partir (voir Moïse 1:19).

    Moïse s’est alors rendu compte qu’il était en danger. Satan n’était pas un personnage ordinaire. Il était effrayant, furieux et puissant. Moïse ne voulait rien avoir à faire avec lui et il a commandé hardiment: «Eloigne-toi de moi, Satan, car je ne veux adorer qu’un seul Dieu, le Dieu de gloire. Alors Satan commença à trembler, et la terre frémit» (Moïse 1:20-21).

    Devant ce pouvoir sombre et amer, comment Moïse pouvait-il résister? Dans ce moment de difficulté extrême, «Moïse reçut de la force, et invoqua Dieu, disant: Au nom du Fils unique, retire-toi, Satan» (Moïse 1:21). Il faisait alors appel à un pouvoir supérieur au sien. Il a puisé à une source de force et d’autorité par l’intermédiaire du Seigneur Jésus-Christ, une puissance que Satan ne pouvait pas défier. «Il arriva que Satan cria d’une voix forte, avec des pleurs, des gémissements et des grincements de dents, et il se retira de la présence de Moïse, de sorte que celui-ci ne le vit plus» (Moïse 1:22).

    Il y a des années, l’un de nos collègues nous a fait part de cette expérience touchante. Sa fille, Kim, venait d’apprendre à compter. En fait, elle savait compter de un à dix. Ils étaient si contents qu’ils ont appelé sa grand-mère au téléphone.

    «Bonjour, mamie. Est-ce que tu veux m’entendre compter?» Puis elle s’est mise à compter: «Un, deux, trois, quatre, cinq, six, spt, huit, neuf, dix. Au nom de Jésus-Christ, amen.» Le Sauveur a peut-être souri, content que Kim sache compter de un à dix.

    Lorsque nous utilisons l’expression sacrée: «au nom de Jésus-Christ», c’est beaucoup plus qu’un moyen de terminer une prière, un témoignage ou un discours. Nous utilisons une expression sacrée, mes frères et sœurs. Nous utilisons un nom des plus sublimes, des plus saints et des plus merveilleux: le nom même du Fils de Dieu. Nous pouvons maintenant aller au Père par son Fils bien-aimé. Quelle puissance, quelle assurance et quelle paix, lorsque nous prions réellement en son nom! Cette conclusion à la prière peut, à bien des égards, être la partie la plus importante de la prière. Nous pouvons faire appel au Père par son Fils victorieux, avec la foi que nos prières seront entendues. Nous pouvons demander et recevoir, nous pouvons chercher et trouver, nous pouvons frapper et la porte s’ouvrira

    Je vous témoigne en ce saint nom, au nom de Jésus-Christ, que Dieu est notre Père. Nous sommes ses enfants. Jésus-Christ est son Fils unique dans la chair. Il est notre Sauveur et Rédempteur bien-aimé. Au nom de Jésus-Christ, amen. 9