«Quelle espèce d’hommes devez-vous être?»

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    «Quelle espèce d’hommes devez-vous être?»


    Nous devons connaître le Christ mieux que nous ne le connaissons. Nous devons nous souvenir de lui plus souvent que nous ne le faisons. Nous devons le servir plus vaillamment que nous ne le servons.

    Je suis très heu­reux d’être avec vous aujourd’hui et de ­saluer cette belle assem­blée pour la confé­ren­ce géné­ra­le. A cette occa­sion, per­met­tez-moi de vous remer­cier des priè­res que vous avez fai­tes pour les Autorités géné­ra­les, pour notre santé, nos voya­ges et nos situa­tions per­son­nel­les. Nous som­mes bénis par ces priè­res fer­ven­tes, et nous vous expri­mons notre gra­ti­tu­de.


    L’une des ques­tions les plus impor­tan­tes ­jamais ­posées à l’homme, l’a été par le Fils de Dieu lui-même, le Sauveur du monde. Il a deman­dé à un grou­pe de dis­ci­ples du Nouveau Monde, un grou­pe qui était impa­tient d’être ­instruit par lui ­d’autant plus qu’il ­allait les quit­ter peu après, il leur a deman­dé: «Quelle espè­ce d’hom­mes devez-vous être?» Puis, il conti­nue immé­dia­te­ment: «Tels que je suis moi-même» (3 Néphi 27:27). 


    Le monde est plein de gens tout dis­po­sés à nous dire: «Fais ce que je dis.» Nous ne man­quons pas de ­conseilleurs sur tous les ­sujets pos­si­bles. Mais il y en a peu qui sont prêts à dire: «Fais ce que je fais.» Et, bien sûr, un seul dans l’his­toi­re du monde peut à juste titre et légi­ti­me­ment faire cette décla­ra­tion. L’his­toi­re nous four­nit de nom­breux exem­ples d’hom­mes et de fem­mes jus­tes, mais même les ­meilleurs mor­tels ont un genre de fai­bles­se ou l’autre. Aucun ne peut ser­vir de modè­le infailli­ble à sui­vre, quel­les que ­soient ses bon­nes inten­tions.


    Seul le Christ peut être notre idéal, notre «étoi­le brillan­te du matin». Lui seul peut dire sans aucu­ne réser­ve: «Suivez-moi, appre­nez de moi, fai­tes ce que vous m’avez vu faire, Buvez de mon eau et man­gez de mon pain. Je suis le che­min, la véri­té et la vie. Je suis la loi et la lumiè­re. Levez les yeux vers moi et vous ­vivrez. Aimez-vous les uns les ­autres comme je vous ai aimés.»


    Quel appel clair et sono­re! Quelle convic­tion et quel exem­ple à une épo­que de doute et de man­que d’exem­ple.


    Nous souf­frons tous aujourd’hui de l’absen­ce d’Ezra Taft Benson, notre pro­phè­te, et nous ­aurions aimé qu’il nous parle. Je me per­mets de lui ren­dre hom­ma­ge en ­citant une décla­ra­tion qu’il a faite à cette chai­re sur le bel exem­ple du Christ. Il a dit – et j’y ajou­te mon pro­pre témoi­gna­ge de sa véra­ci­té:


    «Il y a près de deux mille ans, un homme par­fait mar­cha sur la terre – Jésus le Christ … Chez lui, se trou­vaient tou­tes les ver­tus en par­fai­te har­mo­nie; il ensei­gna la véri­té aux hom­mes – afin qu’ils ­soient ­libres; son exem­ple et ses pré­cep­tes four­nis­sent le grand modè­le – le seul che­min sûr – pour toute l’huma­ni­té» (Ezra Taft Benson, Teachings, p. 8.)


    Le grand modè­le! Le seul che­min sûr! La lumiè­re et la vie du monde! Comme nous ­devrions être recon­nais­sants que Dieu ait ­envoyé son Fils uni­que sur la terre pour faire au moins deux cho­ses que per­son­ne d’autre ­n’aurait pu faire. La pre­miè­re chose que le Christ a faite comme Fils par­fait et sans péché a été de rache­ter toute l’huma­ni­té de la Chute, four­nis­sant une expia­tion pour le péché d’Adam et pour nos pro­pres ­péchés si nous accep­tons de le sui­vre. La deuxiè­me chose qu’il a faite a été d’éta­blir un exem­ple par­fait de vie juste, de bonté, de mis­éri­cor­de et de com­pas­sion de façon que le reste de l’huma­ni­té puis­se ­savoir com­ment vivre, com­ment pro­gres­ser, qu’elle puis­se ­savoir com­ment deve­nir plus sem­bla­ble à Dieu.


    Suivons le Fils de Dieu dans tous les domai­nes de la vie. Faisons de lui notre exem­ple et notre guide. Nous ­devrions nous deman­der en toute occa­sion: «Que ­ferait Jésus?» et ensui­te être plus cou­ra­geux pour agir selon la répon­se. Nous ­devons sui­vre le Christ dans le ­meilleur sens de ce mot. Nous ­devrions nous occu­per de son œuvre comme il s’occu­pe de celle de son Père. Nous ­devons ­essayer d’être comme lui, tout comme les ­enfants de la Primaire le chan­tent. Dans la mesu­re où nos capa­ci­tés mor­tel­les nous l’auto­ri­sent, nous ­devrions faire tous les ­efforts néces­sai­res pour deve­nir comme le Christ – le seul exem­ple par­fait et sans péché que le monde ait ­jamais vu.


    Jean, son dis­ci­ple bien-aimé, a dit du Christ: «Nous avons contem­plé sa gloi­re» (Jean 1:14). Ils obs­er­vè­rent la vie par­fai­te du Sauveur alors qu’il ­œuvrait, ensei­gnait et ­priait. Ainsi, nous aussi, nous ­devons contem­pler sa gloi­re de tou­tes les maniè­res pos­si­bles.


    Nous ­devons connaî­tre le Christ mieux que nous ne le connais­sons. Nous ­devons nous sou­ve­nir de lui plus sou­vent que nous ne le fai­sons. Nous ­devons le ser­vir plus vaillam­ment que nous ne le ser­vons. Alors nous boi­rons de l’eau qui jailli­ra jus­que dans la vie éter­nel­le et nous man­ge­rons le pain de vie.


    Quelle espè­ce d’homme et de femme ­devons-nous être? Tel qu’il est. Au nom de Jésus-Christ. Amen.