1990-1999
Apprendre aux enfants à marcher en droiture devant le Seigneur

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Apprendre aux enfants à marcher en droiture devant le Seigneur


Nos ­enfants sont plus capa­bles de faire face aux tentations lorsqu’ils ­savent et com­pren­nent que l’obéissance aux com­man­de­ments de Dieu leur appor­te la paix et la joie.

Combien chers à Dieu sont les ­petits ­enfants,


Car leur vie ­d’esprit avec lui a com­men­cé.


Combien chè­res et sans prix sont leur sécu­ri­té,


Leur inno­cen­ce et leur pure­té.


Ils font par­tie de son plan éter­nel. 


(Children’s Songbook, p. 180-181)


En ­entrant dans la clas­se de la Primaire, sœur Wilson étu­die cha­que visa­ge de ses élè­ves. «Comme ils ont gran­di et pro­gres­sé!», pense-t-elle. Elle les fit ­s’asseoir ­autour d’elle et com­men­çe sa leçon. «Vous êtes tous extraor­di­nai­res! Vous avez déjà ­appris tant de cho­ses. Vous savez vous ­recueillir et écou­ter les ­leçons. Vous pou­vez même faire la priè­re sans que per­son­ne vous aide.» «Bien sûr,» s’excla­me Clayton, «Ça fait cinq ans que je suis sur la terre!» La vie de Clayton lui sem­blait lon­gue et il ne ­voyait aucu­ne limi­te à ce qu’il pou­vait appren­dre. Frères et sœurs, nos ­enfants ont hâte d’appren­dre. Ils veu­lent être ­instruits. Ils ont ­besoin d’être ­instruits.


La Première Présidence nous a exhor­tés, nous les mem­bres adul­tes de l’Eglise, de nous concen­trer conti­nuel­le­ment sur nos ­enfants, pour les aider à sui­vre les ensei­gne­ments du Sauveur. Le but du pro­gram­me Priorité aux ­enfants est d’atti­rer l’atten­tion des mem­bres adul­tes sur le ­besoin de nous occu­per de nos ­enfants de maniè­re à ce qu’ils puis­sent obte­nir une base soli­de pour le témoi­gna­ge et pour vivre fidè­le­ment l’évan­gi­le de Jésus-Christ (Priorité aux enfants). Quand nous pen­sons à tous les ­petits Clayton, nous com­pre­nons que cela est une res­pon­sa­bi­li­té impor­tan­te et digne de grand inté­rêt.


La Première Présidence a sug­gé­ré qua­tre buts pour nous aider à nous concen­trer sur nos ­enfants. Les buts sont: premièrement, de recon­naî­tre la ­valeur de nos ­enfants; deuxièmement, de moti­ver les ­enfants qui ne par­ti­ci­pent pas enco­re aux béné­dic­tions de l’évan­gi­le; troïsièmement, d’ensei­gner l’évan­gi­le à nos ­enfants de maniè­re à ce qu’ils le com­pren­nent et le met­tent en pra­ti­que; et 4ment, de s’assu­rer que les ­enfants sont pré­pa­rés à rece­voir le bap­tê­me et à être ordon­nés dans la prê­tri­se. J’aime­rais m’attar­der sur le troi­siè­me de ces buts, ensei­gner l’évan­gi­le à nos ­enfants de maniè­re à ce qu’ils le com­pren­nent et le met­tent en pra­ti­que.


Le Seigneur, par la révé­la­tion, nous a ­appris dans la sec­tion 68 des Doctrine et Alliances que les ­parents ont la res­pon­sa­bi­li­té d’instrui­re leurs ­enfants en droi­ture. Les ­parents ont reçu le com­man­de­ment d’«[ensei­gner] à leur ­enfants à prier et à mar­cher en droi­ture ­devant le Seigneur» (verset 28).


Que veut dire «mar­cher en droi­ture ­devant le Seigneur»? La droi­ture, c’est l’hon­nê­te­té, l’hon­neur, la jus­ti­ce. Donc, pour mar­cher en droi­ture, nos ­enfants doi­vent choi­sir de vivre de maniè­re hon­nê­te, hono­ra­ble, et juste. Les ­enfants qui com­pren­nent l’évan­gi­le et le sui­vent peu­vent mar­cher avec assu­ran­ce et avec joie, et ils entre­ront dans la pré­sen­ce de Dieu mar­chant en droi­ture.


Parfois il n’est pas faci­le pour les ­parents d’instrui­re leurs ­enfants. Parfois nous fai­sons des ­erreurs. Nos ­enfants par­fois réagis­sent ­contre ce que nous leur ensei­gnons. Mais comme ­parents nous ­devons tou­jours vou­loir faire de notre mieux, cons­ta­ment mon­trer notre amour, et ne pas nous blâ­mer si nos ­enfants choi­sis­sent un autre che­min. Dans notre ­effort pour encou­ra­ger nos ­enfants à vou­loir mar­cher en droi­ture ­devant le Seigneur, ­posons-nous trois ques­tions.


La pre­miè­re: Qu’ensei­gnons-nous à nos ­enfants? Nous ­devons leur ensei­gner l’évan­gi­le de Jésus-Christ, cela est essen­tiel. « … je suis le che­min, la véri­té et la vie. Nul ne vient au Père que par moi» (Jean 14:6). Les écri­tures doi­vent être la sour­ce prin­ci­pa­le de notre ensei­gne­ment pour les aider à mar­cher en droi­ture.


Nous ­devons aider nos ­enfants à obte­nir le sen­ti­ment de leur rela­tion avec notre Père céles­te. Ils peu­vent ­savoir que cha­que per­son­ne est lité­ra­le­ment un ­enfant de Dieu et qu’elle est née ayant un patri­moi­ne divin et un poten­tiel sans limi­te. Quand mon neveu avait qua­tre ans, son père était très fier de lui deman­der son nom: «Mark, com­ment t’appel­les-tu?» Mark, se ­levant en se ­tenant droit, répon­dait en fai­sant un sou­ri­re: «Je m’appel­le Mark Andrew Broadbent, ­enfant de Dieu.» Quand nos ­enfants com­pren­nent que Père céles­te est un être réel, qu’il nous aime et qu’il se sou­cie de cha­cun d’eux, ils dési­rent mar­cher en droi­ture.


Nos ­enfants doi­vent appren­dre à prier afin de com­mu­ni­quer avec Père céles­te. Une maman que je ­connais a ­appris à ses ­enfants à prier dès qu’ils ont com­men­çé à par­ler. Elle leur a ­appris à non seu­le­ment le remer­cier sin­cè­re­ment de ses béné­dic­tions, mais aussi à lui deman­der en par­ti­cu­lier de les aider à «choi­sir le bien.» 


Nos ­enfants doi­vent com­pren­dre le prin­ci­pe du libre arbi­tre et la signi­fi­ca­tion des choix qu’ils font. Je me sou­viens que quand j’étais élève de secon­dai­re je vou­lais aban­don­ner mon cours de dac­ti­lo­gra­phie parce que je le trou­vais trop dif­fi­ci­le. Je détes­tais ce cours. J’ai implo­ré mes ­parents de ­signer la ­feuille qui me don­ne­rait la per­mis­sion d’anu­ler ce cours de mon pro­gram­me. Mon père m’avait sou­vent expli­qué pour­quoi selon lui je ­devais conti­nuer ce cours. Il dis­ait: «Quand tu entre­prends quel­que chose, il faut que tu conti­nues jusqu’au bout, cela est très impor­tant, sur­tout si c’est dif­fi­ci­le. Tu dois y tra­vailler et faire de ton mieux.» Finalement, dés­es­pé­ré il m’a dit: «Je t’ai dis ce que j’en pen­sais, et main­te­nant, Ruth, c’est à toi de déci­der. Je signe­rai la ­feuille si c’est cela que tu veux.» Après avoir passé une nuit blan­che à me débat­tre avec ce que je vou­lais faire, j’ai fina­le­ment choi­si de conti­nuer le cours. Bien que j’aie eu beau­coup de mal à appren­dre à taper à la machi­ne toute l’année, je suis conten­te du ­conseil de mon père et d’avoir conti­nué. Il m’a aidé à com­pren­dre mes choix. Son opi­nion était clai­re, mais il ne m’a pas for­cée.


La deuxiè­me ques­tion: Où ­devons ensei­gner nos ­enfants? Le ­meilleur ­endroit pour ensei­gner l’évan­gi­le à nos ­enfants est le foyer. Une mère de onze ­enfants m’a dit une fois: «L’évan­gi­le doit se sen­tir dans l’air de notre mai­son. Nos ­enfants doi­vent pou­voir pres­que le tou­cher. Nous pou­vons leur four­nir un cadre sûr de ­confort pour qu’ils se sen­tent ­libres d’appren­dre et de faire gran­dir leur témoi­gna­ge per­son­nel.»


Nous ensei­gnons par­tout où nous nous trou­vons avec nos ­enfants, et je pense que nous ­devrions avoir du bon temps avec eux en le fai­sant! Nous avons des occa­sions plu­sieurs fois par jour de les ensei­gner, lors­que nous ­allons quel­que part à pied ou en voi­ture, en tra­vaillant ensem­ble, en ­priant ensem­ble, en dis­cu­tant pen­dant les repas, même en chan­geant les cou­ches. Il ne m’a pas fallu long­temps pour appren­dre, peu de temps après la nais­san­ce de notre pre­miè­re fille, Natalie, que chan­ger les cou­ches n’était pas ce que ­j’aimais faire le mieux. Alors, pour m’aider à sur­vi­vre cet étape des cou­ches à chan­ger régu­liè­re­ment, je lui chan­tais des ­chants de la Primaire pour que cela soit plus agré­a­ble pour elle comme pour moi. Bientôt la rou­ti­ne des cou­ches est deve­nu une habi­tu­de qui ne ­m’ennuyait plus. J’ai conti­nué à chan­ter des ­chants à Natalie et aux ­autres ­enfants en leur met­tant des cou­ches parce que j’ai com­pris que c’était une bonne occa­sion qui reve­nait plu­sieurs fois par jour d’instrui­re mes ­enfants.


La troi­siè­me ques­tion: Comment ensei­gnons-nous nos ­enfants? Par l’exem­ple. Nos ­enfants appren­nent beau­coup plus en nous obs­er­vant mar­cher en droi­ture que par n’impor­te quel autre moyen. Les ­parents de Blair lui ont ­appris l’impor­tan­ce de la priè­re par l’exem­ple. Il se sou­vient ­qu’allant sou­vent à la cham­bre de ses ­parents il les ­voyait age­nouillés au bord du lit, se ­tenant la main pen­dand qu’ils ­priaient Père céles­te.


Nous appre­nons à nos ­enfants à mar­cher en droi­ture un pas à la fois, avec beau­coup de répé­ti­tion. Un père m’a fait part d’une rou­ti­ne du soir qu’il a avec sa fille. Chaque soir, après l’avoir écou­té faire sa priè­re, il met sa peti­te fille au lit la bor­dant bien, lui deman­de de racon­ter sa jour­née, et lui racon­te à son tour une his­toi­re des écri­tures. Je ­connais une maman qui fait répé­ter à ses ­enfants cette phra­se sim­ple mais puis­san­te avant de par­tir à l’école: «L’évan­gi­le est vrai, je t’aime et je suis ­enfant de Dieu, quoi qu’il arri­ve!» Un écri­teau au-des­sus d’une porte ­d’entrée d’une mai­son dit: «Que l’hon­neur vous accom­pa­gne en reve­nant!» – un rap­pel cons­tant du ­devoir de tous ceux qui pas­sent par cette porte.


Nos ­enfants répon­dent le mieux lorsqu’on les ­instruit avec res­pect et amour. Au cha­pi­tre 8 de Moroni, le pro­phè­te Mormon s’inquiè­te au sujet d’une dis­sen­sion qui s’est pro­dui­te parmi les mem­bres de l’Eglise. Il écrit une let­tre à son fils Moroni à ce sujet, mais avant d’en par­ler, Mormon expri­me son dévoue­ment à l’égard de son fils: «Mon fils Moroni bien-aimé, je me ­réjouis à l’extrê­me de ce que ton Seigneur Jésus-Christ s’est sou­ve­nu de toi et t’a appe­lé à son minis­tè­re et à sa sain­te œuvre. Je pense tou­jours à toi dans mes priè­res, invo­quant sans cesse Dieu, le Père, au nom de son Saint Enfant Jésus, afin que par sa bonté et sa grâce infi­nies ll te garde dans la foi en son nom jusqu’à la fin» (verset 2 et 3). Mormon d’abord réaf­fir­me son amour pour son fils, puis il ­l’instruit. Quand nos ­enfants ­savent d’abord que nous les ­aimons, ils sont plus à même d’écou­ter et d’être ­instruits.


Nos ­enfants sont plus capa­bles de faire face aux dif­fi­cul­tés lorsqu’ils ­savent et com­pren­nent que le res­pect des com­man­de­ments de Dieu peut leur appor­ter la paix et la joie et leur per­met de mar­cher en droi­ture. Dans la voi­ture un jour avec sa Maman et sa peti­te sœur, Clara, cinq ans, sent que sa mère est très trou­blée par quel­que chose: «Maman, qu’est-ce qu’il y a ? Tu as l’air si tri­ste.» Ne vou­lant pas ­entrer dans les ­détails, mais vou­lant cepen­dant recon­naî­tre que sa fille avait rai­son, la maman de Clara lui dit: «Clara, qu’est-ce que tu ­ferais si tu étais tri­ste et frus­trée ?» «Et bien …, ­répond Clara … Je m’arrê­te­rais et je réflé­chi­rais. Puis je prie­rais tout le temps et je ­lirais les écri­tures, sur­tout le Livre de Mormon. Je béni­rais les ­autres. Je ne pen­se­rais qu’aux bon­nes cho­ses que les gens font pour nous, les bon­nes cho­ses, pas les mau­vai­ses.» Clara com­men­ce à com­pren­dre com­ment mar­cher en droi­ture ­devant le Seigneur.


Aux ­parents ici-bas Dieu ­envoie des ­enfants


Pour qu’ils les gui­dent, [ … ] les pro­tè­gent et les ­aiment.


O ­soyons ­dignes de la confian­ce divi­ne


Qu’il a pla­cée en cha­cun de nous


Pour les aider à retour­ner à Dieu en haut. 


(Children’s Songbook, p. 180-181)


Que Dieu nous accor­de en tant que ­parents de pou­voir appren­dre à nos ­enfants com­ment mar­cher en droi­ture ­devant le Seigneur, c’est ma priè­re au nom de Jésus-Christ. Amen.