Blog

S’efforcer constamment de l’écouter

Joy D. Jones
Présidente générale de la Primaire
02/04/21 | 5 min lire

La première fois que j’ai entendu Russell M. Nelson, le président de l’Église, parler du thème « Écoutez-le », cela m’a interpelée.

En entendant ces deux mots, « Écoutez-le », j’ai été plongée dans un moment de profonde réflexion. On peut facilement trouver normal que le Seigneur soit toujours là, nous parle, nous guide et nous dirige. En acceptant la belle invitation du président Nelson, j’ai trouvé une occasion de méditer, de me pencher sur les expériences de ma vie et de me demander : « Comment est-ce que je l’écoute » ?

Cela m’a aidée à être encore plus réceptive lorsque je l’entends, particulièrement lorsque je sonde les Écritures et les paroles des prophètes modernes, écoute de la musique inspirante, exprime ma reconnaissance, passe du temps avec les enfants et lorsque je le sers et rend témoigne de lui. Je cherche, comme tant d’autres, à l’entendre d’une manière aussi efficace que possible. Nous n’avons pas tous besoin de l’entendre de la même façon. Je crois que ce qui est important, c’est que nous l’écoutions et que nous reconnaissions sa voix afin d’apprendre à le suivre plus souvent. Je vais vous faire part de quelques-uns des moyens que j’essaie d’utiliser pour suivre l’invitation à « l’écouter ».

Je l’écoute au travers de pensées et d’impressions

Très récemment, j’ai reçu une lettre d’une femme que je ne connaissais pas, d’un autre État. Dans cette lettre, cette chère sœur me disait combien elle était reconnaissante envers son instructrice de la Primaire et pour l’influence que celle-ci avait eue sur sa vie. Elle admettait : « Sœur Jones, je ne sais pas pourquoi je vous écris cela, mais j’ai le sentiment que quelqu’un d’autre que moi, doit savoir à quel point cette femme est merveilleuse. » Elle m’expliquait que son ancienne instructrice avait maintenant un cancer de stade quatre et que celle-ci se trouvait en unité de soins palliatifs.

J’ai pris contact avec la femme qui m’avait écrit et elle m’a donné le numéro de téléphone du mari de son ancienne instructrice. J’ai décidé de l’appeler après mes réunions. À peine mes réunions avaient-elle commencées que j’ai entendu le nom de cette femme, suivi de : « Appelle-la maintenant ! » J’ai pris mon téléphone et j’ai appelé, et ce merveilleux mari m’a dit que sa femme était réveillée. Je lui ai lu la lettre et nous avons vécu un moment très émouvant et enrichissant. Je ne m’attribuerais jamais le mérite de l’amour de Dieu, si doux et parfait, mais comme je suis reconnaissante qu’il me permette d’être une petite pièce de son puzzle !

Je l’écoute grâce au Saint-Esprit

L’histoire de cette femme montre que n’importe qui peut entendre la voix du Seigneur, n’importe où et à n’importe quel moment de la vie. À l’âge de douze ans, j’assistais à une réunion de l’Église en Oregon. Mes parents étaient tous les deux assis sur l’estrade et j’étais assise dans la salle avec mes jeunes frères et sœurs. Pendant que j’écoutais, j’ai ressenti l’Esprit par l’intermédiaire de l’orateur. J’écoutais, totalement absorbée, et je ressentais son témoignage puissant.

J’avais l’impression que le Seigneur me disait : « Joy, je te connais. Je t’aime. Je me soucie de toi. Je sais où tu es et ce que tu fais. » Cela a changé mon cœur et cela m’a aidée à progresser spirituellement ce jour-là. Je suis reconnaissante de cette expérience parce que cela me rappelle que les enfants peuvent l’entendre. Dieu parle aux enfants parce qu’ils ont une grand foi et sont disposés à recevoir sa révélation par l’intermédiaire du Saint-Esprit et à agir en conséquence.

Je l’écoute dans le silence de la nuit

Tout comme un enfant est ouvert à la révélation, je suis ouverte à l’apprentissage de nouvelles façons de l’écouter. À peu près à la même époque, j’ai eu l’expérience de me réveiller au cours de nombreuses nuits en pensant à une question particulière que je devais poser à quelqu’un. N’étant pas certaine que ce fût le bon moment pour en parler avec cette personne, j’ai prié mon Père céleste de me guider. Lorsqu’un bon sentiment m’est venu, j’ai posé la question. Remarquablement, cette personne m’a dit que c’était le moment exact où nous devions en parler, et cela m’a confirmé que ce que je ressentais était l’Esprit.

Je suis arrivée à un moment de ma vie où je me trouve souvent éveillée pendant la nuit. Ce sont des instants de paix, lors desquels je l’écoute grâce aux murmures doux et légers qui me bénissent et me guident. Je me rends compte qu’il est important pour moi d’écouter l’inspiration, de l’écrire, d’agir et ne pas l’ignorer.

Je l’écoute quand je suis dans la nature

Je trouve une autre manière paisible de l’écouter quand je suis dehors, dans la nature. Je vis près d’un beau canyon boisé où je peux faire de la randonnée. Quand je suis dehors, je ressens que tout témoigne de lui : les arbres, l’herbe, le ciel bleu et les belles fleurs et plantes. Je me sens proche de lui et plus apte à écouter sa voix dans la quiétude de la nature. Toutes ses créations sont un merveilleux rappel de combien il m’aime et combien il est heureux de m’en faire profiter. Je n’ai nul doute qu’il veut que je sois heureuse.

Je l’écoute en prêtant attentivement l’oreille

Bien que le Seigneur soit très désireux de nous parler, il est néanmoins difficile, dans la pratique, d’écouter attentivement et de réagir rapidement. Parfois, je me suis senti poussée à apporter mon aide, à appeler ou à rendre visite à quelqu’un, pour découvrir plus tard que c’était trop tard. Le moment était passé et j’avais manqué une occasion d’aider ou de changer les choses. J’avais écouté mais n’avais pas réagi assez vite, ou j’avais estimé qu’il y avait d’autres choses plus importantes. Par ces expériences, j’ai appris qu’il était crucial d’agir dès que l’on en reçoit l’inspiration. Mais, comme tout le monde, je progresse peu à peu.

Je l’écoute grâce à la pratique et aux efforts

Il y a de nombreuses années, quand mon mari était à l’université, il a ramené son stéthoscope. Il m’a demandé de l’essayer pour voir ce que j’entendais. J’ai posé le stéthoscope sur son cœur pour l’écouter et j’ai dit : « Oui, tu es vivant. J’entends battre ton cœur ! » Il m’a conseillé d’écouter plus attentivement pour découvrir ce que j’entendais d’autre et il m’a décrit tout ce qu’il pouvait entendre. Par la pratique, il avait affiné sa capacité à entendre des choses que je ne pouvais entendre. Cela a été une leçon pour moi parce que cela m’a rappelé que je devais rechercher plus intensément la voix du Seigneur. Je crois que cela devient plus facile à mesure que nous y consacrons des efforts sincères.

Davantage qu’un battement de cœur évident, nous pouvons entendre, grâce à notre stéthoscope spirituel, les murmures discrets de l’Esprit. Nous pouvons entendre et écouter les tendres directives que le Seigneur cherche à nous donner. Mon désir est de continuer à m’entraîner « à l’écouter » afin de, finalement, toujours l’entendre quand il me parle.


Joy D. Jones
Joy D. Jones est la 13e présidente générale de la Primaire de l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, une organisation de l’Église qui regroupe un million d’enfants de 11 ans et moins.
Commentaires
0